Sommaire de décision réglementaire portant sur Keytruda
Décisions d'examen
Le sommaire de décision réglementaire explique la décision de Santé Canada face au produit pour lequel une autorisation de mise en marché est demandée. Le sommaire de décision réglementaire comporte le but de la présentation et le motif de la décision.
Type de produit:
Ingrédient(s) médicinal(aux):
Classe thérapeutique :
Type de présentation :
Numéro de contrôle :
Quel était l'objet de la présentation?
Le but du présent supplément à une présentation de drogue nouvelle (SPDN) est d’obtenir une nouvelle indication pour Keytruda pour le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du sein triple négatif (CSTN) en phase précoce, en combinaison avec la chimiothérapie comme traitement néoadjuvant, puis de le continuer en tant que monothérapie comme traitement adjuvant après la chirurgie. À la suite de l’évaluation de la trousse de données soumise, Santé Canada a autorisé Keytruda pour l’indication suivante : Keytruda est indiqué pour le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du sein triple négatif (CSTN) à haut risque et en phase précoce, en association avec la chimiothérapie comme traitement néoadjuvant, puis continué en tant que monothérapie comme traitement adjuvant après la chirurgie.
Pourquoi la décision a-t-elle été rendue?
L’autorisation était fondée sur un essai clinique international, multicentrique, randomisé, à double insu et contrôlé par placebo, KEYNOTE-522. Les patients (n=1174) atteints d’un cancer du sein triple négatif (CSTN), à haut risque et en phase précoce ont reçu soit Keytruda (n=669), soit un placebo (n=333) en association avec la chimiothérapie (contenant de la carboplatine, du paclitaxel, de la doxorubicine ou de l’épirubicine, et du cyclophosphamide) comme traitement néoadjuvant, puis en tant que monothérapie comme traitement adjuvant après la chirurgie. Le traitement avec Keytruda (200 mg toutes les 3 semaines) ou le placebo a continué pendant 17 cycles, ou jusqu’à ce que la maladie se reproduise ou que la toxicité soit inacceptable. Les paramètres d’efficacité co-primaires étaient le taux de survie sans événement et le taux de réponse pathologique complète (pCR). La survie globale (SG) était un paramètre secondaire clé.
L’étude a démontré une amélioration statistiquement significative du taux de survie sans événement dans le groupe Keytruda par rapport au groupe placebo (ratio de risque [RR] 0,63, intervalle de confiance de 95 % [IC] : 0,48. 0,82), ce qui représente une réduction de 37 % du risque de progression de la maladie qui empêche la chirurgie définitive, la récurrence d’une maladie locale ou éloignée, une deuxième tumeur maligne primaire ou un décès dû à une cause quelconque. L’ampleur de l’amélioration du taux de survie sans événement dans le groupe Keytruda est cliniquement significative. Le taux de la pCR était statistiquement plus élevé dans le groupe Keytruda que dans le groupe placebo, avec une différence de 13,6 % (IC à 95 % : 5,4, 21,8). Le résultat de la pCR soutient le résultat du taux de survie sans événement. Les données de SG n’étaient pas complètes et il n’y avait pas d’effet préjudiciable sur la SG dans le groupe Keytruda.
Le profil d’innocuité de Keytruda en combinaison avec le régime néoadjuvant de chimiothérapie puis en tant que monothérapie comme traitement adjuvant est généralement compatible avec les profils d’innocuité connus de Keytruda et des agents chimiothérapeutiques. Presque tous les patients ont connu au moins un évènement indésirable lié au traitement. Les évènements indésirables liés au traitement chez ≥ 20 % des patients du groupe Keytruda étaient les nausées, l’alopécie, l’anémie, la neutropénie, la fatigue, la diarrhée, une augmentation de l’alanine aminotransférase, les vomissements, l’asthénie, les éruptions cutanées, la constipation, une diminution du nombre de neutrophiles, une augmentation de l’aspartate aminotransférase, la neuropathie périphérique et une diminution de l’appétit. Des événements indésirables graves liés au traitement se sont produits chez 34 % des patients du groupe Keytruda et 20 % des patients du groupe placebo. Les évènements indésirables graves liés au traitement chez ≥ 2 % des patients du groupe Keytruda comprenaient la neutropénie fébrile (14,7 %), la pyréxie (2,6 %) et l’anémie (2,4 %). Des événements indésirables mortels ont été signalés chez 7 patients (0,9 %) et 1 patient (0,3 %) des groupes Keytruda et placebo, respectivement.
Les patients qui présentent un risque élevé de CSTN à un stade précoce ont besoin de nouvelles options de traitement néoadjuvant et adjuvant pour réduire le risque de récidive de la maladie (y compris les métastases) après une chirurgie définitive et pour améliorer le pronostic. Dans ce contexte, l’avantage de Keytruda en combinaison avec la chimiothérapie comme traitement néoadjuvant puis en tant que monothérapie comme traitement adjuvant après la chirurgie est considéré comme l’emporter sur son risque associé pour les patients adultes atteints de CSTN à haut risque et en phase précoce. Les principales constatations en matière d’innocuité et les recommandations connexes en matière de gestion des risques sont décrites adéquatement dans la monographie de produit (MP). Santé Canada a examiné un plan de gestion des risques (PGR) mis à jour pour Keytruda et l’a jugé acceptable. La dose recommandée de Keytruda est de 200 mg toutes les 3 semaines ou de 400 mg toutes les 6 semaines. Consultez la MP pour plus de détails.
Santé Canada a accordé le statut d’examen prioritaire à cette présentation.
Décision rendue
Autorisé; émission d'un Avis de conformité (AC) conformité à Règlement sur les aliments et drogues.