Sommaire de décision réglementaire portant sur Simponi I.V.
Décisions d'examen
Le sommaire de décision réglementaire explique la décision de Santé Canada face au produit pour lequel une autorisation de mise en marché est demandée. Le sommaire de décision réglementaire comporte le but de la présentation et le motif de la décision.
Type de produit:
Ingrédient(s) médicinal(aux):
Classe thérapeutique :
Type de présentation :
Numéro de contrôle :
Quel était l'objet de la présentation?
Cette présentation a pour objet de demander l’autorisation d’utiliser Simponi I.V. dans le traitement de l’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire chez les enfants de 2 ans et plus.
Pourquoi la décision a-t-elle été rendue?
Pour cette présentation, des données cliniques provenant d’une étude de phase 3, non contrôlée et ouverte (étude CNTO148JIA3003) ont été fournies. L’étude CNTO148JIA3003 était une étude pharmacocinétique (PC) de 52 semaines sur l’innocuité et l’efficacité menée chez 127 patients âgés de 2 à < 18 ans, atteints d’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire, dont la maladie est active, avec une réponse inadéquate au ou une incapacité à tolérer le méthotrexate (MTX), qui ont reçu le Simponi I.V. 80 mg/m2 aux semaines 0 et 4, et toutes les 8 semaines par la suite. Les sujets qui ont accompli la visite de la 52e semaine avaient la possibilité de continuer le traitement avec Simponi I.V. jusqu’à la 244e semaine.
L’efficacité du golimumab IV dans le cas d’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire est basée sur l’exposition et l’extrapolation de l’efficacité établie de Simponi I.V. chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Les similitudes entre la présentation clinique, la progression de la maladie et la réactivité aux thérapies, y compris les inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale alpha (TNF) de l’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire et de la PR appuient l’extrapolation de l’efficacité en fonction de l’exposition appariée. De plus, on a observé des tendances numériques favorables à l’amélioration par rapport aux valeurs de référence pour les paramètres d’efficacité exploratoire de l’étude CNTO148JIA3003 dans l’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire active.
Les paramètres d’efficacité exploratoire ont été évalués toutes les 4 semaines pendant la période d’étude CNTO148JIA3003 de 52 semaines. Basé sur la réponse de l’American College of Rheumatology (ACR) concernant l’arthrite juvénile idiopathique, le traitement avec Simponi I.V. a entraîné une réduction des signes et des symptômes d’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire. Ces améliorations ont été notées à la 4e semaine, ont augmenté jusqu’à la 28e semaine et se sont poursuivies jusqu’à la 52e semaine de traitement. Les proportions de sujets qui ont obtenu une réponse de 30 ou 90 avec l’ACR concernant l’arthrite juvénile idiopathique étaient respectivement de 83,5 % et de 46,5 % à la 28e semaine et de 75,6 % et de 48,8 % à la 52e semaine. Environ un tiers des sujets ont répondu aux critères relatifs aux maladies inactives à la 28e semaine ainsi qu’à la 52e semaine. À la 28e semaine, 1,6 % des sujets recevant un traitement pour l’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire ont obtenu une rémission clinique, qui a augmenté et qui est passée à 12,6 % à la 52e semaine. Dans l’ensemble, le traitement avec Simponi I.V. a entraîné des réductions cliniquement significatives qui se sont poursuivies jusqu’à la 52e semaine.
La proportion de sujets traités avec du golimumab qui a connu au moins 1 événement indésirable (EI) jusqu’à la 28e semaine était de 77,2 % et jusqu’à la 52e semaine, de 85,0 %. La catégorie de système d’organe avec la plus forte proportion de sujets atteints d’EI était les infections et les infestations allant jusqu’à la 28e semaine (57,5 %) et jusqu’à la 52e semaine (66,9 %). Aucun décès n’a été signalé jusqu’à la 52e semaine; toutefois, un décès attribuable à un choc septique a été signalé après la 52e semaine et considéré comme étant lié au médicament. Des cessations de traitement dues à des EI ont eu lieu chez 11 sujets. 83 sujets (65,4 %) ont signalé une infection comme EI, et ce allant jusqu’à la 52e semaine. Les infections les plus fréquemment signalées étaient les infections des voies respiratoires supérieures, la nasopharyngite, la gastro-entérite et la tonsillite. Des réactions à la perfusion ont été signalées chez 3 sujets et n’ont pas été considérées comme étant de type sérieux ou grave qui aurait entraîné l’abandon du médicament à l’étude.
Un nouveau diagnostic de malignité (mycosis fongoïdes) a été signalé jusqu’à la 52e semaine. Cette malignité a été considérée comme grave, possiblement liée au golimumab et a entraîné l’interruption du traitement. Un sujet a développé une nouvelle maladie auto-immune de lupus érythémateux disséminé conduisant à l’arrêt du traitement. Il n’y a pas eu de réactions anaphylactiques ou de maladie sérique, ni d’événements démyélinisants ou d’événements hépatobiliaires cliniquement pertinents jusqu’à la 52e semaine. Le profil d’innocuité global du golimumab chez les enfants était comparable à celui des adultes et aucun nouveau signal d’innocuité n’a été identifié.
Dans l’ensemble, la Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques (DMBR) estime qu’il existe suffisamment de preuves à l’appui d’un profil d’avantages et de risques positif pour Simponi I.V. dans le traitement de l’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire active chez les enfants de 2 ans et plus.
Décision rendue
Autorisé; un avis de conformité a été délivré conformément au Règlement sur les aliments et drogues.