Sommaire de décision réglementaire portant sur Octasa
Décisions d'examen
Le sommaire de décision réglementaire explique la décision de Santé Canada face au produit pour lequel une autorisation de mise en marché est demandée. Le sommaire de décision réglementaire comporte le but de la présentation et le motif de la décision.
Type de produit:
Ingrédient(s) médicinal(aux):
Classe thérapeutique :
Type de présentation :
Numéro de contrôle :
Quel était l'objet de la présentation?
Ce supplément à une présentation de drogue nouvelle (SPDN) a été déposé en vue d’obtenir une autorisation de commercialisation pour un nouveau dosage et schéma thérapeutique pour Octasa (comprimés à libération différée de 1 600 mg de mésalamine) pour le traitement de la colite ulcéreuse active légère à modérée et le maintien de la rémission de la colite ulcéreuse légère à modérée chez les adultes. Après examen, on a approuvé une indication pour l’induction de la rémission de la colite ulcéreuse active et modérée.
Pourquoi la décision a-t-elle été rendue?
Santé Canada considère que le profil avantages-effets nocifs-incertitudes d’Octasa (comprimés à libération différée de 1 600 mg de mésalamine) est favorable pour l’induction de la rémission chez les patients adultes atteints de colite ulcéreuse (CU) active et modérée.
L’indication proposée a été appuyée par les résultats d’un essai pivot de phase 3 de non-infériorité multinational, multicentrique, randomisé, à double insu et à contrôle actif (essai TP0503). L’étude comprenait deux phases : une phase d’induction (étude TP0503_I) et une phase de prolongation ouverte (étude TP0503_M).
L’étude TP0503_I a été effectuée chez 817 patients atteints d’une CU légèrement à modérément active pour une période d’induction de la phase de rémission de huit semaines. Dans cette partie de l’étude, 409 patients ont été traités au moyen de 3,2 g/jour d’Octasa à une dose de 1 600 mg administré une fois par jour le matin et 408 patients ont été traités à l’aide de 3,2 g/jour d’ASACOL à une dose de 400 mg administré deux fois par jour le matin et le soir. L’ASACOL a été sélectionné comme comparateur actif parce qu’il s’agit d’un traitement efficace et établi de la CU légère à modérée. À noter que l’interruption récente de l’ASACOL à une dose de 400 mg (DIN 01997580) n’a pas eu d’incidence sur la pertinence du dépôt de l’ensemble de données cliniques pour Octasa à une dose de 1 600 mg. Le principal paramètre d’efficacité était l’induction de la rémission clinique et endoscopique à la huitième semaine. La rémission clinique et endoscopique a été définie comme étant le score sur l’échelle de Mayo de ≤ 2 sans sous-score individuel > 1. Le score de l’échelle de Mayo pour l’activité de la CU fournit une évaluation de la gravité de la maladie. Octasa était non inférieure au contrôle actif avec une marge de non-infériorité unilatérale de -10 %. Les taux de rémission clinique et endoscopique dans l’ensemble d’analyse selon le protocole étaient de 22,4 % et de 24,6 % chez les patients traités au moyen d’Octasa et à l’aide du comparateur actif, respectivement. Dans une analyse de sous-groupe fondée sur la gravité de la maladie, on n’a pas démontré la non-infériorité chez les patients atteints de CU active légère. Par conséquent, on n’a pas pu autoriser l’indication pour la CU légère. Les résultats du paramètre d’efficacité secondaire de la rémission endoscopique appuyaient la non-infériorité. Toutefois, l’étude n’a pas pu démontrer la non-infériorité pour les paramètres secondaires de la réponse endoscopique, de la rémission clinique, du sous-score de saignement rectal de 0 ou de la réponse clinique et endoscopique.
L’étude TP0503_M a été effectuée chez 476 patients qui étaient en rémission (patients en rémission; 202 patients) ou qui ont eu une certaine réponse au traitement (répondants; 274 patients) à la 12e semaine pour une période d’entretien de 26 semaines. L’objectif principal de cette phase était d’évaluer l’innocuité et la tolérabilité à long terme d’Octasa à une dose de 1 600 mg et de démontrer le maintien de la rémission clinique à la 38e semaine (fin de l’étude). Cette phase de l’étude n’était pas comparative et avait une durée de 26 semaines, ce qui n’est pas conforme aux lignes directrices internationales établies pour la conception d’études pour l’élaboration de traitements pour la CU (c’est-à-dire, la Food and Drug Administration des États-Unis [FDA] ou l’Agence européenne des médicaments [EMA]) qui stipulent qu’il faut une phase d’entretien d’au moins 52 semaines dans un cadre comparatif. De plus, le paramètre d’efficacité primaire à la 38e semaine était le maintien de la rémission clinique, qui était différent du paramètre primaire évalué à la phase d’induction de cette étude (rémission clinique et endoscopique). Enfin, on a observé une tendance à la baisse des taux de rémission et de réponse cliniques d’ici la 38e semaine. Dans l’ensemble, la conception et les analyses de l’étude ont été considérées comme exploratoires, car elles n’ont pas fourni de données probantes adéquates pour la prise de décisions réglementaires. Par conséquent, l’indication proposée pour le maintien de la rémission n’a pas été accordée.
La mésalamine a une longue histoire d’utilisation et a donc un profil d’innocuité bien établi et bien caractérisé pour la population de l’indication. Selon les études présentées, Octasa à une dose de 1 600 mg a été bien toléré. Au cours de l’étude pivot, 409 patients ont reçu 1 600 mg d’Octasa. La plupart des réactions indésirables de gravité légère à modérée étaient des réactions indésirables communes au traitement au moyen de la mésalamine par voie orale, y compris les douleurs abdominales, la diarrhée, les nausées et les vomissements. Les événements indésirables apparus en cours de traitement (EIT) les plus souvent signalés étaient la douleur abdominale (1,5 % par rapport à 0,7 % dans le groupe traité au moyen d’Octasa à une dose de 1 600 mg et le groupe traité à l’aide du comparateur actif, respectivement), l’augmentation de l’alanine aminotransférase (1,2 % par rapport à 0,5 %), l’hématurie (1,2 % par rapport à 0,5 %), la leucocyturie (1,2 % par rapport à 0,5 %) et la protéinurie (1,0 % par rapport à 0,5 %). Il est à noter que dans l’essai pivot d’induction, les patients du groupe traité au moyen d’Octasa à une dose de 1 600 mg ont connu une proportion plus élevée d’EIT que ceux traités à l’aide du comparateur actif (32 % par rapport à 26,5 % respectivement). Une vaste expérience post-commercialisation appuie l’innocuité de l’utilisation de la mésalamine par voie orale. Dans l’ensemble, les risques sont considérés comme gérables au moyen de l’étiquetage dans la monographie de produit.
Dans l’ensemble, les avantages prévus d’Octasa à une dose de 1 600 mg l’emportaient sur ses risques dans les conditions d’usage recommandées dans la monographie de produit d’Octasa à une dose de 1 600 mg.
Décision rendue
Autorisé; un avis de conformité a été délivré conformément au Règlement sur les aliments et drogues.
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| KORSUVA | 02529688 | VIFOR FRESENIUS MEDICAL CARE RENAL PHARMA LTD | Difélikéfaline (acétate de difélikéfaline) 50 MCG / ML |