Sommaire des motifs de décision portant sur Rapaflo ™
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
RapafloMC
Silodosine, 8 mg et 4 mg, Capsule, Orale
Watson Laboratories, Inc.
No de contrôle de la présentation : 121740
Émis le : 2011-05-04
Avant-propos
Le Sommaire des motifs de décision (SMD) de Santé Canada expose les motifs d'ordre scientifique et réglementaire sur lesquels reposent les décisions de Santé Canada concernant la réglementation des médicaments et des instruments médicaux. Les SMD sont rédigés en langage technique à l'intention des personnes et groupes intéressés aux décisions de Santé Canada portant sur un produit donné et sont le reflet des observations consignées dans les rapports d'évaluation. À ce titre, les SMD servent à compléter et non à répéter l'information contenue dans la monographie de produit.
Nous invitons les lecteurs à consulter le « Guide du lecteur sur le Sommaire des motifs de décision - Médicaments au sujet de l'interprétation des termes et des acronymes utilisés ici. Ils trouveront également dans ce guide un aperçu du processus d'examen des présentations de drogue dans le feuillet intitulé « Comment les médicaments sont examinés au Canada », qui décrit les facteurs pris en considération par Santé Canada au cours du processus d'examen et d'autorisation d'une présentation de drogue. Les lecteurs devraient aussi consulter le document intitulé « Initiative du sommaire des motifs de décision - Foire aux questions ».
Le SMD correspond à l'information dont disposent les autorités de réglementation de Santé Canada au moment de prendre une décision. Les présentations subséquentes examinées à d'autres fins ne sont pas incluses dans la Phase I de la stratégie de mise en oeuvre des SMD. Pour obtenir de l'information à jour sur un produit en particulier, les lecteurs sont priés de consulter la monographie la plus récente de ce produit. Santé Canada fournit également l'information au sujet mises en garde diffusées après la commercialisation ou d'avis émis à la suite d'effets indésirables (EI).
Pour de plus amples renseignements sur un produit en particulier, les lecteurs peuvent également se rendre sur les sites Web des organismes de réglementation d'autres pays. L'information reçue à l'appui d'une présentation de drogue au Canada peut cependant ne pas être identique à celle reçue par d'autres gouvernements.
Autres politiques et lignes directrices
Les lecteurs sont invités à consulter le site Web de Santé Canada, où ils trouveront d'autres politiques et lignes directrices au sujet des médicaments, notamment le document intitulé «Gestion des présentations de drogues ».
1 Information sur le produit et la présentation
Marque nominative :
Fabricant/promoteur :
Ingrédient médicinal :
Dénomination commune internationale :
Concentration :
Forme posologique :
Voie d'administration :
Identification numérique de drogue (DIN) :
- 02361671 - 8 mg
- 02361663 - 4 mg
Classe pharmaco-thérapeutique (classe ATC) :
Ingrédients non médicinaux :
Type et numéro de présentation :
numéro de contrôle : 121740
Date de la présentation :
Date de l'autorisation :
RAPAFLO est une marque de commerce de Watson Laboratories, Inc.
2 Avis de décision
Le 11 janvier 2011, Santé Canada a émis à l'intention de Watson Laboratories, Inc. un avis de conformité du produit pharmaceutique Rapaflo.
Rapaflo contient l'ingrédient médicinal silodosine, qui est un alphabloquant α1.
Rapaflo est indiqué dans le traitement des signes et symptômes de l'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). La silidosine est très sélective pour les adrénorécepteurs α1A. L'inhibition des adrénorécepteurs α1A fait en sorte que le muscle lisse de la prostate se détend, ce qui occasionne une amélioration de la circulation d'urine et une réduction des symptômes de HBP. La silodosine a une affinité bien inférieure aux adrénorécepteurs α1B.
L'autorisation de commercialisation s'appuie sur l'information sur la chimie et la fabrication, les études non cliniques et cliniques présentées. L'efficacité et l'innocuité de Rapaflo ont été démontrées dans deux études de phase III randomisées, contrôlées à double insu ménées dans de multiples centres sur une période de douze semaines. Au total, 923 patients ont été randomisés et 466 patients ont reçu Rapaflo à une dose de 8 mg par jour. L'analyse de l'efficacité primaire a été effectuée au moyen du score international symptomatique de la prostate (IPSS), qui évaluait les symptômes irritatifs (fréquence, urgence et nycturie) et obstructifs (hésitation, purge incomplète, intermittence et faible jet). Dans les deux études, les changements moyens du total des scores de l'IPSS de la valeur de référence à la semaine 12 étaient statistiquement supérieurs chez les groupes traités avec Rapaflo comparativement à ceux traités avec un placebo. L'efficacité de Rapaflo a été maintenue pendant jusqu'à une année de traitement chez les patients qui ont ensuite participé à un essai clinique ouvert à long terme de 40 semaines. Dans toutes les études cliniques, Rapaflo était généralement bien toléré.
Rapaflo (8 mg et 4 mg, silodosine) est offert sous forme de capsule. La dose recommandée est de 8 mg une fois par jour avec un repas. Chez les patients atteints d'une insuffisance rénale modérée, la dose doit être réduite à une dose de 4 mg prise une fois par jour avec un repas. Les recommandations concernant la posologie sont énoncées dans la monographie de produit.Rapaflo est contre-indiqué chez les patients atteints des conditions énumérées ci-dessous :
- Patients qui présentent une hypersensibilité connue à la silodosine ou à toute composante de la formulation de Rapaflo;
- Patients qui présentent une insuffisance hépatique grave (cote de Child-Pugh ≥ 10);
- Patients atteints d'insuffisance rénale terminale (excrétion de créatinine de moins de 30 mL/min);
- Patients qui utilisent des inhibiteurs de l'isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP) concomitant [par exemple (p. ex.) kétoconazole, clarithromycine, itraconazole ou ritonavir]; et
- Patients qui utilisent des alphabloquants concomitants (p. ex. prazosine, térazosine ou doxazosine).
Rapaflo devrait être administré selon les conditions décrites dans la monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à l'administration de ce produit pharmaceutique. Les conditions détaillées relatives à l'usage de Rapaflo sont décrites dans la monographie de produit.
Conformément à son examen des données portant sur la qualité, l'innocuité et l'efficacité du produit, Santé Canada juge que le rapport entre les avantages et les risques de Rapaflo est favorable au traitement des signes et symptômes de la HBP.
3 Motifs d'ordre scientifique et réglementaire
3.1 Motifs d'ordre qualitatif
3.1.1 Substance médicamenteuse (ingrédient médicinal)
Renseignements généraux
Silodosine, l'ingrédient médicinal de Rapaflo, est un antagoniste sélectif pour les sous-types adrénorécepteurs α1A dans la prostate et la vessie. L'inhibition des adrénorécepteurs α1A fait en sorte que le muscle lisse de la prostate se détend, ce qui occasionne une amélioration de la circulation d'urine et une réduction des symptômes de HBP.
Procédé de fabrication et contrôles en cours de fabrication
La substance médicamenteuse est un dérivé synthétique. Les contrôles en cours de fabrication ont été examinés et jugés acceptables.
Caractérisation
La structure de silodosine a été adéquatement élucidée, et les spectres représentatifs ont été fournis. Les propriétés physiques et chimiques ont été décrites et sont jugées satisfaisantes.
Les impuretés et produits de dégradation découlant de la fabrication et/ou de l'entreposage ont été signalés et caractérisés. Ces produits étaient conformes aux limites établies par l'International Conference on Harmonisation et/ou ont été qualifiés au moyen d'études toxicologiques; ils sont donc considérés comme acceptables.
Contrôle de la substance médicamenteuse
Les spécifications de la substance médicamenteuse ainsi que les méthodes d'analyse utilisées pour le contrôle de la qualité de la silodosine ont été jugées acceptables.
Des copies des méthodes d'analyse et, s'il y a lieu, les rapports de validation ont été présentés et sont jugés satisfaisants pour toutes les méthodes qui ont servi à l'analyse du produit fini ainsi qu'aux essais de stabilité portant sur silodosine.
Après examen, on a déterminé que les résultats des analyses de lots sont tous conformes aux spécifications et témoignent d'une qualité constante des lots produits.
Les composantes proposées pour l'emballage sont considérées comme acceptables.
Stabilité
À la lumière des données sur la stabilité présentées, fondées sur des essais accélérés, de longue durée, en temps réel, la période de contre-essai proposée pour la substance médicamenteuse était bien étayée et est jugée satisfaisante.
3.1.2 Produit pharmaceutique
Description et composition
Rapaflo est disponible en deux concentrations : 8 mg et 4 mg. Les formulations sont directement proportionnelles et diffèrent uniquement en terme de taille de capsule et la pesée au remplissage pour offrir 8 mg et 4 mg du produit.
La capsule de concentration de 8 mg de taille 1 est blanche et opaque, et porte l'inscription « WATSON 152 » à l'encre verte sur la partie supérieure de la capsule et l'inscription « 8 mg » sur le corps. Chaque capsule renferme 8 mg de silodosine et les ingrédients inactifs suivant : D-Mannitol, stéarate de magnésium, l'amidon prégélénatisé et le dodécyl sulfate de sodium. La capsule contient de la gélatine et du dioxyde de titane, et l'inscription est imprimée avec de l'encre contenant de l'AD&C bleu no 1, du substrat d'aluminium et de l'oxyde de fer jaune. Les capsules de 8 mg sont offertes dans des flacons de 30 capsules et 90 capsules.
La capsule de concentration de 4 mg de taille 3 est blanche et opaque, et porte l'inscription « WATSON 151 » à l'encre jaune sur la partie supérieure de la capsule et l'inscription « 4 mg » sur le corps. Chaque capsule renferme 4 mg de silodosine et les ingrédients inactifs suivant : D-Mannitol, stéarate de magnésium, l'amidon prégélénatisé et le dodécyl sulfate de sodium. La capsule contient de la gélatine et du dioxyde de titane, et l'inscription est imprimée avec de l'encre contenant de l'oxyde de fer jaune. Les capsules de 4 mg sont offertes dans des flacons de 30 capsules et 90 capsules.
Tous les ingrédients non médicinaux (excipients) présents dans le produit pharmaceutique sont autorisés par le Règlement sur les aliments et drogues. Les données sur la stabilité présentées à l'appui de la formulation commerciale proposée attestent la compatibilité de la silodosine avec les excipients.
Élaboration du produit pharmaceutique
Les modifications apportées au procédé de fabrication à la formulation tout au long de l'élaboration du produit pharmaceutique ont été examinées et sont jugées acceptables.
Procédé de fabrication et contrôles en cours de fabrication
La méthode de fabrication est jugée acceptable, et le procédé est considéré comme dûment contrôlé à l'intérieur de limites justifiées.
Le procédé validé permet de fabriquer le produit de façon à répondre systématiquement aux spécifications du produit fini.
Contrôle du produit pharmaceutique
Rapaflo a été soumis à des tests visant à en vérifier l'identité, l'apparence, l'uniformité de contenu, l'activité, la dissolution, la teneur en humidité, les concentrations des produits de dégradation, des impuretés liées aux médicaments et des impuretés microbiologiques; les résultats étaient conformes aux critères d'acceptation. Les spécifications des tests et les méthodes d'analyse sont jugées acceptables.
Le processus de validation est jugé complet.
Les résultats des analyses finales de lots ont été examinés et sont jugés conformes aux spécifications du produit pharmaceutique.
Stabilité
À la lumière des données sur la stabilité présentées, fondées sur des essais accélérés, de longue durée et en temps réel, la durée de conservation proposée pour Rapaflo de 36 mois à une température de 15 à 30°C est considérée comme acceptable, lorsque le produit est conservé à l'abri de la lumière et de l'humidité. La compatibilité du produit pharmaceutique avec le système récipient-fermeture a été établie au moyen de tests officinaux et d'études de stabilité.
3.1.3 Installations et équipement
L'aménagement, le fonctionnement et les mécanismes de contrôle des installations et de l'équipement servant à la production de Rapaflo sont jugés acceptables pour les activités et les produits fabriqués.
Toutes les installations sont conformes aux Bonnes pratiques de fabrication (BPF).
3.1.4 Évaluation de l'innocuité des agents adventices
L'excipient, la gélatine, présent dans l'enveloppe de la capsule est d'origine animale. Une lettre d'attestation confirmant que le matériel ne vient pas de pays touchés par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)/encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) a été fournie, et il est donc considéré comme étant propre à l'usage humain.
3.1.5 Conclusion
L'information soumise sur les caractéristiques chimiques et la fabrication de Rapaflo montre que la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées sur l'élaboration et la validation ont été menées, et des contrôles adéquats sont en place pour la commercialisation.
3.2 Motifs non cliniques de la décision
3.2.1 Pharmacodynamique
Les effets de traitement de silodosine sont reliés aux effets sur les adrénorécepteurs du système nerveux sympathique. Un nombre d'études de liaison aux récepteurs démontre que la silodosine, lorsque comparée au chlorhydrate de tamsulosine, au chlorhydrate de prazosine et au chlorhydrate de térazosine, illustre une plus grande affinité et sélectivité aux adrénorécepteurs α1A. De plus, silodosine démontre une plus grande urosélectivité comparativement aux autres médicaments thérapeutiques disponibles et une plus longue durée des effets inhibiteurs lorsque comparée à tamsulosine. Des épreuves biologiques d'affinité ont également été effectuées avec des métabolites de silodosine. Tous les métabolites démontraient des affinités plus faibles que silodosine. Il est également important de noter que des études ont démontré que la silodosine possède une plus faible affinité aux autres adrénorécepteurs (autres que les adrénorécepteurs β2) suggérant ainsi que l'utilisation de silodosine serait moins susceptible de présenter des effets par types de récepteur autre que les adrénorécepteurs α1Adans des conditions d'utilisation clinique.
Des études pharmacologiques d'innocuité ont été effectuées afin d'évaluer les effets de la silodosine sur le système cardiovasculaire, le système nerveux central et l'appareil respiratoire. Très peu d'effets ont été observés sur le système nerveux central ou l'appareil respiratoire des rats et des chiens traités au silodosine. Bien que la silodosine n'ait aucun effet sur la fréquence cardiaque ou l'électrocardiographie, on a remarqué des effets sur la tension artérielle chez les chiens; une diminution de près de 20 % de la valeur de base après l'administration par voie orale du silodosine à 20 mg/kg, et on a également observé une diminution avec la dose de 0,20 mg/kg. La dose de 20 mg/kg est environ 800 fois plus élevée que le dosage équivalent efficace de 0,026 mg/kg chez les chiens. Cependant, ces résultats soulèvent la possibilité d'effets sur la tension artérielle chez les humains à la posologie recommandée au niveau clinique. Par conséquent, l'étiquette devrait clairement indiquer le potentiel d'une diminution de la tension artérielle à la suite de l'administration de silodosine. Des études pharmacologiques d'innocuité menées avec le glucuronide de silodosine (le métabolite plasmatique principal de silodosine) n'ont démontré aucun effet significatif sur le système cardiovasculaire, le système nerveux central et l'appareil respiratoire.
3.2.2 Pharmacocinétique
Absorption
La biodisponibilité de silodosine chez les rats était de 9,2 à 9,4 % selon les résultats utilisant des doses de 0,3 ou 1 mg/kg. Les résultats démontrent un faible taux d'absorption du médicament par l'estomac, mais un taux d'absorption plus élevé a été constaté dans la région intestinale. Chez les chiens, la biodisponibilité de silodosine après l'administration par voie orale de 0,5 mg/kg était de 25,2 % avec des concentrations maximales après 1,5 heure. Après l'administration de silodosine chez les souris, les rats et les chiens, la concentration plasmatique maximale (Cmax) était habituellement atteinte après environ 2 heures. Chez les souris et les rats ayant reçu des doses multiples, les concentrations plasmatiques augmentaient lorsque les niveaux de dosage augmentaient.
Distribution
Après une dose unique ou des doses multiples chez les rats, la silodosine radiomarquée était rapidement et largement diffusée à tous les tissus. Cependant, on a trouvé de faibles taux dans le cerveau, le cervelet, le globe oculaire et la moelle épinière. Les niveaux étaient élevés dans le tractus gastro-intestinal et dans la vessie. On a décelé un faible taux de radioactivité au niveau des foetus.
Métabolisme
Silodosine était principalement métabolisée dans le foie. L'administration par voie orale répétée de silodosine chez les rats mâles avait de faibles effets sur les enzymes hépatiques qui métabolisent le médicament.
Excrétion
La principale voie d'élimination était les selles.
3.2.3 Toxicologie
Toxicité à dose unique
Une étude sur l'administration par voie orale d'une dose unique chez les rats a révélé que la dose létale était d'environ 800 mg/kg pour les mâles et les femelles. Chez les chiens, la dose létale de silodosine était environ de 1 500 mg/kg pour l'administration par voie orale.
Ces deux niveaux de dosage sont beaucoup plus élevés que la dose thérapeutique recommandée chez les humains (0,11 mg/kg/jour) et ont démontré une importante marge de sécurité.
Toxicité à doses multiples
Les principaux signes cliniques observés dans des études sur des doses multiples chez les animaux étaient cohérents avec les effets liés à la catégorie de médicament. On estime que la dose sans effet nocif observé (DSENO) se situe à 10 mg/kg/jour après une administration orale répétée chez les chiens mâles. Après avoir administré une dose répétée chez les rats mâles, on estime que la DSENO était environ à 5 mg/kg/jour. Il est important de noter que même à la DSENO, des effets ont été observés, même qu'ils étaient prévus, en fonction du mécanisme d'action pharmacologique des antagonistes adrénorécepteurs α1. Lorsque l'on compare les DSENO obtenues dans diverses études utilisant la dose recommandée de silodosine, il est évident que les données démontrent une bonne marge de sécurité, bien que le risque potentiel de réduction de pression artérielle devrait être noté.
Génotoxicité/Mutagénicité
Silodosine ne semble pas être génotoxique dans les essais de génotoxicité in vitro et in vivo utilisant les bonnes mesures de contrôle. Le métabolite glucuronide ne semble pas être mutagène et n'a induit aucune une aberration chromosomique dans les conditions testées.
Cancérogénicité
Des études de carcinogénicité ont été menées autant chez les animaux mâles et femelles. Chez les souris, la silodosine était cancérogène chez les femelles à des doses de 150 mg/kg/jour et supérieures, cependant ceci est probablement provoqué par les niveaux de prolactine élevés qui ne se produisent pas à de faibles doses de silodosine. De plus, la silodosine à des doses de 100 mg/kg/jour n'était pas cancérogène chez les souris mâles. Chez les rats mâles, les doses de 150 mg/kg/jour augmentaient l'incidence d'adénomes folliculaires de la thyroïde, cependant une dose moins élevée de 50 mg/kg/jour n'était pas cancérogène. On croit que cette augmentation d'adénomes folliculaires de la thyroïde est causée par la réglementation accrue de l'activité des uridines diphosphates glucuronosyltransférases (UDP-GT) chez les rats, qui mène à une augmentation du catabolisme des hormones thyroïdiennes, menant à une augmentation des sécrétions de la thyréostimuline (TSH) de l'hypophyse. On a découvert que les tumeurs thyroïdiennes chez les humains ne sont pas induites par ce mécanisme. De plus, il existe une importante marge de sécurité (72 fois) entre les doses cliniques chez les humaines et les doses qui n'induisent pas des tumeurs thyroïdiennes chez les rats. Par conséquent, il semble ne pas avoir un risque de cancérogénicité avec les doses thérapeutiques pour les humains. L'accumulation de substances semblables à la lipofuscine observée lors d'une étude de 52 semaines a également démontré qu'elle n'était pas causée par la sérine inhibitrice de silodosine ou de protéase à cystéine.
Toxicité pour l'appareil reproducteur et le développement
La silodosine affecte les taux de fertilité et d'accouplement chez les rats mâles et femelles à des doses de 20 mg/kg/jour et supérieures. La silodosine ne s'est pas révélée tératogène chez les rats à des doses atteignant 1000 mg/kg/jour et chez les lapins à des doses jusqu'à 60 mg/kg/jour. De plus, la DSENO pour le développement prénatal et postnatal chez les rats était beaucoup plus élevée que la dose qui déclenche la toxicité maternelle générale (30 mg/kg/jour). La DSENO pour la survie prénatale et postnatale des petits et le développement comportemental et la capacité de reproduction chez les petits de la première génération (F1) chez les rats était supérieure à 300 mg/kg/jour. Encore une fois, les données confirment que la silodosine n'est pas tératogène à des doses thérapeutiques chez les humains.
Autres études de toxicité
D'autres études de toxicité démontrent que la silodosine ne provoque pas d'hémolyse dans le sang humain, ni d'irritation après une injection intramusculaire chez les lapins.
D'autres études ont été menées afin de déterminer les effets de la silodosine sur les niveaux d'hormones dans le sang. On a déterminé que la DSENO, dans le cadre des niveaux d'hormones dans le sang, était de 15 mg/kg chez les rats et de 20 mg/kg chez les souris.
Chez les souris mâles, la DSENO pour la réaction phototoxique de la silodosine était de 100 mg/kg et chez les souris femelles, était de 150 mg/kg.
3.2.4 Résumé et conclusion
Un programme exhaustif d'études pharmacologiques, pharmacocinétiques et de toxicologie non clinique a été effectué en appui à la présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Rapaflo. Les études requises pour soutenir une demande de mise en marché ont été terminées et présentées. Des études pivotales en pharmacologique, pharmacocinétique et en toxicologie en appui à la PDN ont été effectuées conformément aux bonnes pratiques de laboratoire. Les rapports étaient bien documentés et ne soulevaient aucune préoccupation à propos de leur authenticité ou de leur validité.
Deux sujets préoccupants ont été déterminés lors de l'examen des données non cliniques. Le premier sujet et sans doute le plus important est le problème d'hypotension orthostatique observé chez les études menées auprès d'animaux à des doses de la gamme thérapeutique pour les humains, et également dans les études pharmacocinétiques, pharmacodynamiques et cliniques chez les humains. Cet effet est clairement étiqueté dans la monographie de produit et il s'agit d'un événement indésirable bien connu et traitable. Le deuxième sujet de préoccupation est une observation de la cancérogénicité (thyroïde) dans certaines études menées auprès d'animaux. Le promoteur a offert des explications adéquates afin de répondre à nos préoccupations concernant le mécanisme. La marge de sécurité 72 fois plus élevée pour la dose cancérogène par rapport aux doses thérapeutiques chez les humains. Dans des études cliniques, nous n'avons observé aucune sorte de cancérogénicité. Les observations de cancérogénicité chez les études animales sont étiquetées dans la partie appropriée de la monographie de produit.
Dans l'ensemble, les données pharmacologiques et toxicologiques non cliniques présentées soutiennent l'utilisation du Rapaflo (silodosine) pour l'indication approuvée actuelle.
3.3 Motifs cliniques de la décision
Rapaflo contient l'ingrédient médicinal silodosine, qui est un inhibiteur très sélectif pour les adrénorécepteurs α1A dans la prostate et la vessie. La silodosine est commercialisée aux États-Unis et dans l'Union européenne (UE) depuis 2008 pour le traitement des symptômes de l'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). Les données après la mise en marché et les rapports d'examen de la Food and Drug Administration (FDA) et de l'UE sur la silodosine ont été consultés et utilisés comme ressources supplémentaires pendant l'examen de cette PDN. Santé Canada a trouvé que les rapports d'examen de la FDA et de l'UE validaient l'évaluation globale de Santé Canada en offrant des conclusions semblables concernant la pharmacologie clinique, l'efficacité et l'innocuité.
3.3.1 Pharmacodynamique
Des études in vitro démontrent que silodosine est très sélective pour les adrénorécepteurs α1A qui sont principalement situés dans la prostate, la vessie, la capsule prostatique et l'urètre prostatique. L'inhibition des adrénorécepteurs α1A fait en sorte que le muscle lisse de ces tissus se détend, ce qui occasionne une diminution de la résistance à la sortie de la vessie et une réduction des symptômes de HBP, tels qu'un jet hésitant, interrompu et faible, l'urgence et l'écoulement ou la miction goutte à goutte, et une miction plus fréquente. Silodosine a une affinité bien inférieure aux adrénorécepteurs α1B. Le taux de liaison α1A:α1B de silodosine est extrêmement élevé (162:1).
Aucune enquête rigoureuse dose-effet chez les humains n'a été effectuée avec silodosine dans le but d'analyser les effets pharmacodynamiques à court terme que l'on pensait être prédictif de la réponse thérapeutique puisque aucun marqueur biologique ou procédure solide n'est connu. Cependant, dans toutes les études pharmacologiques cliniques, les signes vitaux (tension artérielle systolique et diastolique, fréquence cardiaque) étaient étroitement surveillés. Au cours d'une étude de dose croissante effectuée au moyen de doses suprathérapeutiques de silodosine (16 à 48 mg par jour), on a observé une relation avec la dose autant pour l'hypotension orthostatique symptomatique que pour un changement maximal de la ligne de base de la tension artérielle. La dose maximale tolérée semble se situer à 48 mg à la suite de ces deux effets.
3.3.2 Pharmacocinétique
Absorption
Après l'administration par voie orale, silodosine était rapidement absorbée et atteignait une Cmax de 0,9-2,3 heures après l'administration. Les valeurs de la Cmax étaient proportionnelles aux doses entre les doses uniques de 0,5 mg et 12 mg. On a observé une relation linéaire entre les doses semblables et les doses multiples quotidiennes de 16 mg à 48 mg, et entre les doses uniques et les doses multiples de 4 mg et 8 mg. La biodisponibilité absolue était environ de 32 %. Les aliments semblent diminuer la Cmax et le temps pour atteindre la Cmax, mais n'ont aucun effet significatif sur l'exposition et les valeurs de la Surface sous la courbe (SSC).
Une étude la bioéquivalence n'est pas nécessaire puisque la proportionnalité des doses entre les capsules de 4 mg et 8 mg a déjà été démontrée.
Distribution
Le volume de distribution était de 49,5 L, approximativement équivalent au quantité d'eau dans le corps humain. Le taux de liaison de silodosine aux protéines plasmatiques était environ de 97 %, et le taux de liaison protéinique de la glucuronide de silodosine (principal métabolite de la silodosine) était environ de 91 %. Le taux de transfert des cellules sanguines était de 2,2 à 3,7 %, suggérant que seulement un faible pourcentage de silodosine est transféré dans les cellules sanguines.
Métabolisme
Silodosine subit une importante métabolisation par glucuronidation, alcool et aldéhyde déshydrogénase, et les voies 3A4 du cytochrome P450 (CYP). Le principal métabolite de silodosine est un conjugué de glucuronide (KMD-3213G), que l'étude in vitro a révélé actif, a une demi-vie biologique prolongée et atteint des niveaux d'exposition (SSC) environ 4 fois plus élevés que celui de silodosine. Le deuxième plus important métabolite (KMD-3293) est formé au moyen de l'alcool et de l'aldéhyde déshydrogénase et atteint des niveaux d'exposition plasmatiques semblables à ceux de silodosine. Cependant, on ne prévoit pas que ce métabolite contribuera de façon significative à l'activité pharmacologique.
Excrétion
Silodosine est principalement excrétée dans les selles. Après l'administration par voie orale de la silodosine radiomarquée, la récupération de la radioactivité après dix jours était environ de 33,5 % dans l'urine et de 54,9 % dans les selles.
Études sur l'interaction des médicaments
CYP3A4 est l'isoforme d'enzyme hépatique principal touché dans le métabolisme de la silodosine. Silodosine est également un substrat pour la glycoprotéine P. Les substances qui inhibent ou provoques ces enzymes et transporteurs peuvent avoir des effets sur les concentrations plasmatiques de silodosine et de son métabolite actif.
Les concentrations sanguines et l'exposition à silodosine étaient accrues de façon cliniquement importante lorsque silodosine était administrée avec du kétoconazole, un inhibiteur de CYP3A4 puissant. On recommande d'éviter l'usage concomitant avec d'inhibiteurs puissants de l'isoenzyme CYP3A4 (tels que le kétoconazole, l'itraconazole ou le ritonavir).
Les concentrations plasmatiques de digoxine à l'état d'équilibre (un substrat de la glycoprotéine P) n'ont pas été touchées de façon significative par silodosine. Rapaflo est déconseillé aux patients qui utilisent de puissants inhibiteurs de glycoprotéine P comme la cyclosporine.
Populations particulières
Les écarts des pharmacocinétiques de silodosine entre des sujets jeunes et vieux en bon état de santé n'étaient pas cliniquement significatifs.
Les concentrations plasmatiques de silodosine et des principaux métabolites étaient plus élevées chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée comparativement aux patients ayant une fonction rénale normale. Un ajustement de la dose est requis pour les patients ayant une insuffisance rénale modérée, et Rapaflo est contre-indiqué chez les patients qui présentent une insuffisance rénale grave.
Lorsque silodosine était administrée aux sujets souffrant d'un dysfonctionnement hépatique modéré, les pharmacocinétiques de silodosine et des ses principaux métabolites étaient légèrement altérés. La clairance rénale avait augmenté chez les sujets souffrant d'un dysfonctionnement hépatique modéré. Les pharmacocinétiques de silodosine chez les sujets qui présentent une insuffisance hépatique grave n'ont pas fait l'objet d'études et par conséquent, Rapaflo est contre-indiqué chez les patients qui présentent une insuffisance hépatique grave.
3.3.3 Efficacité clinique
L'efficacité de Rapaflo (silodosine) pour le soulagement des symptômes de l'HBP bénigne a été démontrée dans deux études pivotales de phase III randomisées, en double insu et contrôlées menées dans de multiples centres sur une période de douze semaines. Les études d'appui comprennent une étude de phase II à multiples centres, randomisée, à double insu, à dose ajustée, contrôlée et parallèle avec des capsules de Rapaflo de 4 mg et 8 mg et une étude européenne qui a évalué l'efficacité de silodosine (8 mg une fois par jour) à un médicament de comparaison positif et un placebo. L'efficacité à long terme a été démontrée dans des essais cliniques ouverts à long terme d'une durée pouvant atteindre jusqu'à 12 mois.
Dans les deux études pivotales (Étude 1 et Étude 2), 457 patients ont reçu un placebo et 466 patients ont reçu Rapaflo à une dose de 8 mg par jour. L'analyse de l'efficacité primaire a été effectuée au moyen du score international symptomatique de la prostate (IPSS), qui évaluait les symptômes irritatifs (fréquence, urgence et nycturie) et obstructifs (hésitation, purge incomplète, intermittence et faible jet). Le taux de circulation d'urine maximal (Qmax) était une mesure d'efficacité secondaire.
Dans les deux études, les capsules de 8 mg de Rapaflo administrées une fois par jour représentaient un agent efficace pour traiter les signes et les symptômes de HBP, comme mesuré par l'IPSS et le taux de circulation d'urine maximal. Les effets de traitement étaient très significatifs pour le paramètre primaire de l'IPSS dans les 3 à 4 jours suivant la première dose. On a également observé des effets importants sur les sous-notes d'irritation et d'obstruction de l'IPSS pour la même durée. Dans les 3 à 4 jours après la première dose, le changement du score moyen de la ligne de base de l'IPSS était de -3,9 pour le groupe traité au Rapaflo comparativement à -2,0 pour le groupe traité au placebo dans l'Étude 1, et de -4,4 pour le groupe traité au Rapaflo comparativement à -2,5 pour le groupe traité au placebo dans l'Étude 2. Ces effets de traitement positifs sont demeurés relativement constants tout au long de la période de traitement de 12 mois. De plus, les patients ont inscrit avoir remarqué des améliorations considérables aux questions sur la qualité de vie aux semaines 1, 2 et 4 de l'Étude 1, et à toutes les étapes mesurées dans l'Étude 2. Des effets de traitement statistiquement significatifs sur les taux de circulation d'urine ont été notés dans les 2 à 6 heures suivant la première dose et à la fin des Études 1 et 2. Aucune différence significative sur le plan clinique n'a été notée dans les effets de traitement chez les patients de race, d'état gériatrique ou l'état des reins (fonction rénale normale, insuffisance rénale faible ou modérée) différents. Les patients qui ont reçu du Rapaflo dans l'Étude 1 et 2 et qui ont participé à un essai clinique de 40 semaines ont continué à remarquer des améliorations de l'IPSS total pendant toute la durée du traitement jusqu'à un an.
L'efficacité du Rapaflo par rapport au placebo a aussi été démontrée dans deux autres études cliniques contrôlées. Dans l'étude de la Phase II, une plus grande amélioration (réduction) du score de l'indice symptomatique de la American Urological Association (AUA) du début à la fin de l'étude a été observée autant chez les groupes traités au Rapaflo 8 mg (-6,8±5,8) et 4 mg (-5,7±5,5) comparativement au groupe placebo (-4,0±5,5). Ces réductions étaient statistiquement significatives et représentaient d'importantes réductions globales dans les éléments d'irritation et d'obstruction totaux du score. On a également observé une plus grande amélioration du Qmax dans les groupes recevant les capsules de 8 mg (3,4±5,7 mL/sec) et 4 mg (2,9±4,0 mL/sec) comparativement au groupe placebo (1,5±4,4 mL/sec). Dans l'étude européenne, le traitement au Rapaflo était supérieur au placebo dans le cadre des changements à la ligne de base au paramètre ou de la semaine 12 dans le score total de l'IPSS-1.
3.3.4 Innocuité clinique
L'innocuité clinique de Rapaflo a été évaluée dans un nombre d'études de la Phase I, Phase II et Phase III, et les données présentées soutiennent l'innocuité et la tolérabilité de la dose de 8 mg une fois par jour. L'analyse des données d'innocuité n'indique pas qu'il y a un écart important entre les doses de 4 mg et de 8 mg.
Dans les deux études pivotales de la Phase III (Étude 1 et Étude 2) d'une durée de 12 semaines, 466 patients ont reçu une capsule de 8 mg de Rapaflo une fois par jour et 457 patients ont reçu un placebo. On n'a signalé aucun décès lié à l'utilisation de ce produit, bien qu'un patient ait souffert d'une syncope grave jugée comme possiblement liée à l'utilisation du Rapaflo. Le patient à qui cet incident est survenu recevait également un autre alphabloquant qui a confondu la détermination de l'interdépendance. Parmi les événements indésirables les plus communs survenus pendant le traitement, voici ceux qui étaient le plus liés au médicament : éjaculation rétrograde (28,1 %), étourdissement (3,2 %), diarrhée (2,6 %), hypotension orthostatique (2,6 %), céphalée (2,4 %), nasopharyngite (2,4 %) et congestion nasale (2,1 %). La cause la plus commune menant à la cessation du traitement au Rapaflo était l'éjaculation rétrograde (2,8 %). L'hématologie, la chimie sérique, l'analyse des urines et d'autres essais cliniques en laboratoire [antigène prostatique spécifique (APS), hémoglobine A1c, prolactine et tests de la fonction thyroïdienne] individuels ont été évalués, mais Rapaflo n'a causé aucun changement significatif dans les analyses cliniques effectuées en laboratoire. Rapaflo n'a démontré aucun potentiel pour les effets sur la tension artérielle en décubitus et le pourcentage de patients traités au Rapaflo avec un test orthostatique positif à 1 et 3 minutes était de 1,3 % et 1,9 %, respectivement. Rapaflo n'a démontré aucun potentiel de modifier les résultats de l'examen physique, de l'examen et la palpation mammaire ou thyroïdienne, ou de l'électrocardiogramme (ECG).
Le profil d'innocuité des capsules de 8 mg de Rapaflo administrées une fois par jour était semblable aux essais cliniques ouverts à long terme de 40 semaines. L'éjaculation rétrograde était l'événement indésirable le plus commun survenu lors du traitement. Parmi les autres événements, on retrouve les étourdissements, la diarrhée, l'hypotension orthostatique, la congestion nasale, la diminution de libido et les céphalées. Rapaflo n'est pas associé à aucun changement significatif des paramètres en laboratoire et il n'y avait aucune conclusion cliniquement significative dans les signes vitaux, les paramètres de laboratoire ou les interprétations d'ECG à 12 dérivations.
Une étude sur l'intervalle QT a été menée et Rapaflo (8 mg et 24 mg) n'a démontré aucun effet significatif sur le rythme cardiaque ainsi que la durée des intervalles PR et QRS chez 183 sujets en bonne santé.
L'éjaculation rétrograde et l'hypotension orthostatique étaient les principaux événements indésirables. L'éjaculation rétrograde est survenue chez 10 à 15 % des patients. Cet événement indésirable est réversible avec l'arrêt du traitement et est largement inoffensif de nature. Un seul cas de syncope s'est produit lorsque silodosine était utilisée en même temps avec un autre antagoniste α1, ce qui souligne le besoin d'avoir un étiquetage approprié. Les questions d'innocuité déterminées sont clairement étiquetées dans la monographie de produit. D'après les données fournies dans cette présentation et dans les rapports d'approbation de la FDA et de l'UE, il n'existe aucun obstacle à l'approbation de ce produit d'après son innocuité.
3.4 Évaluation des avantages / risques et recommandation
3.4.1 Évaluation des avantages/risques
L'efficacité et l'innocuité de Rapaflo ont été démontrées dans des études cliniques pivotales de phase III contrôlées avec placebo. Rapaflo avait des effets positifs précoces et soutenus sur les symptômes de la HBP tels que mesurés par un changement de la ligne de base du score de l'IPSS qui évaluait les symptômes irritatifs (fréquence, urgence et nycturie) et obstructifs (hésitation, purge incomplète, intermittence et faible jet). Le traitement au Rapaflo produit également des augmentations rapides et importantes des taux maximums de circulation d'urine ainsi que des effets positifs de la qualité de vie mesurée par la sous-échelle de l'évaluation de la qualité de vie de l'IPSS.
Les événements indésirables du médicament survenus pendant le traitement les plus communs sont l'éjaculation rétrograde, les étourdissements, la diarrhée, l'hypotension orthostatique, la céphalée, la nasopharyngite et la congestion nasale. Tous les événements indésirables communs observés étaient compatibles avec le profil des effets secondaires des médicaments antagonistes α1 approuvés. Aucune nouvelle question d'innocuité pour cette catégorie de médicament n'a été soulevée pendant les études cliniques. Tout comme les autres alphabloquants, le plus grand risque est l'hypotension. Cet événement indésirable est bien reconnu avec cette catégorie de médicaments et est identifié dans la section des Mises en garde et des précautions de la Monographie de produit. Les risques liés au traitement au Rapaflo sont clairement étiquetés dans la monographie de produit.
Dans l'ensemble, les données présentées dans cette application démontrent que Rapaflo possède un profil avantages-risques favorable. Les conclusions concernant l'innocuité et l'efficacité de silodosine étaient semblables dans les rapports d'examen de l'UE et la FDA. Rapaflo est disponible à l'échelle internationale depuis quelques années maintenant et les données après la mise en marché n'indiquent pas que le profil d'innocuité est profondément différent des données provenant des études cliniques jusqu'à maintenant.
3.4.2 Recommandation
Conformément à son examen des données portant sur la qualité, l'innocuité et l'efficacité du produit, Santé Canada juge que le rapport entre les avantages et les risques de Rapaflo est favorable au traitement des signes et symptômes de la HBP. La Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1 et, par conséquent, Santé Canada a émis l'Avis de Conformité (AC) prévu par l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues.
4 Étapes importantes de la présentation
Étapes importantes de la présentation: RapafloMC
| Étape importante de la présentation | Date |
|---|---|
| Réunion préalable à la présentation : | 2008-10-30 |
| Dépôt de la présentation : | 2009-12-21 |
| Examen préliminaire | |
| Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire : | 2010-02-12 |
| Réponse déposée : | 2010-02-26 |
| Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire : | 2010-03-18 |
| Examen 1 | |
| Évaluation biopharmaceutique terminée : | 2010-11-17 |
| Évaluation de la qualité terminée : | 2011-01-07 |
| Évaluation clinique terminée : | 2011-01-11 |
| Examen de l'étiquetage terminé : | 2011-01-10 |
| Délivrance de l'Avis de Conformité par le directeur général : | 2011-01-11 |
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| RAPAFLO | 02361671 | ALLERGAN INC | Silodosine 8 MG |
| RAPAFLO | 02361663 | ALLERGAN INC | Silodosine 4 MG |