Sommaire des motifs de décision portant sur Sunvepra
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Sunvepra est accessible ci-dessous.
Activité récente relative à Sunvepra
Les SMD relatifs aux médicaments autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que la présentation de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.
Tableau des activités postautorisation (TAPA) portant sur Sunvepra
Mise à jour :
Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l'égard de Sunvepra, un produit dont l'ingrédient médicinal est asunaprévir. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la liste des abréviations qui se trouvent dans les TAPA.
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez le document intitulé Gestion des présentations de drogues.
Identification numérique de drogue (DIN) :
- DIN 02452294 - 100 mg, asunaprévir, capsule, orale
Tableau des activités postautorisation (TAPA)
| Type et numéro d'activité ou de présentation | Date de présentation | Décision et date | Sommaire des activités |
|---|---|---|---|
| Nouvel examen de l'innocuité débuté par Santé Canada | Sans objet | Débuté entre2019-02-01 | Santé Canada a débuté un examen de l'innocuité pour Sunvepra entre 2019-02-01 et 2019-02-28. |
| Nouvel examen de l'innocuité débuté par Santé Canada | Sans objet | Débuté entre2018-12-01 | Santé Canada a débuté un examen de l'innocuité pour Sunvepra entre 2018-12-01 and 2018-12-31. |
| DIN 02452294 annulé après commercialisation | Sans objet | Date de cessation :2017-10-16 | Le fabricant a avisé Santé Canada que la vente du médicament a été suspendue après la mise sur le marché. Santé Canada a annulé le DIN conformément à l'alinéa C.01.014.6(1)a) du Règlement sur les aliments et drogues. |
| Résumé de l'examen de l'innocuité publié | Sans objet | Publié2017-04-27 | Résumé de l'examen de l'innocuité publié antiviraux à action directe (AAD) |
| PM Nº 199423 | 2014-05-16 | Délivrance d'une LNO2017-01-27 | Présentation déposée en tant que Niveau II (90 jours) - Préavis de modification (changements relatifs à la gestion du risque) afin de mettre à jour l'MP en ajoutant de nouveaux renseignements sur l'innocuité. A cause du PM, des modifications ont été effectuées aux sections suivantes de l'MP : « Mises en garde et précautions importantes », Mises en gardes et précautions, et Posologie et administration. Des modifications correspondantes ont été effectuées à la partie III de l'MP intitulée Renseignements pour les patients sur les médicaments. La présentation a été examinée et est considérée acceptable. Une LNO a été délivrée. |
| Mise à jour | Sans objet | Publiée2016-12-01 | Mise à jour publiée, présentant des renseignements importants en matière d'innocuité à l'intention du grand public, des professionnels de la santé et les hôpitaux. |
| Résumé de l'examen de l'innocuité publié | Sans objet | Publié2016-12-01 | Résumé de l'examen de l'innocuité publié antiviraux à action directe (AAD) |
| Avis de mise en marché d'un produit pharmaceutique (DIN 02452294) | Sans objet | Date de la première vente :2016-04-22 | Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues. |
| PDN Nº 172617 | 2014-05-16 | Délivrance d'un AC2016-03-09 | Délivrance d'un Avis de conformité relatif à une Présentation de drogue nouvelle. |
Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Sunvepra
SMD émis le : 2016-04-25
L'information suivante concerne la présentation de drogue nouvelle pour Sunvepra.
Asunaprévir, 100 mg, capsule, orale
Identification(s) numérique(s) de drogue(s):
- 02452294
Bristol-Myers Squibb Canada
sentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 172617
Le 9 mars 2016, Santé Canada a émis à l'intention de Bristol-Myers Squibb Canada un avis de conformité du produit pharmaceutique Sunvepra.
L'autorisation de mise sur le marché appuie sur l'information sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques présentées (pharmacologie, innocuité et efficacité). Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que Sunvepra a un profil avantages/risques favorable lorsqu'il est utilisé en association avec d'autres agents dans le traitement de l'hépatite C chronique chez les adultes infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) de génotype 1 ou 4 qui présentent une hépatopathie compensée, dont la cirrhose.
1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?
L'utilisation de Sunvepra (asunaprévir) était autorisée en association avec d'autres agents dans le traitement de l'hépatite C chronique chez les adultes infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) de génotype 1 ou 4 qui présentent une hépatopathie compensée, dont la cirrhose.
Sunvepra est un agent antiviral; il s'agit d'un inhibiteur sélectif de la protéase NS3/4A (protéine non structurale 3/4A) du VHC et de la réplication subséquente de l'acide ribonucléique (ARN) viral permettant une couverture des génotypes 1 et 4.
Il faut tenir compte des points suivants au moment d'instaurer un traitement par Sunvepra :
- Le traitement par Sunvepra devrait être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans le traitement de l'hépatite C chronique.
- Sunvepra ne doit pas être administré en monothérapie.
- Le schéma thérapeutique dépend du génotype et du sous-type du virus.
- Sunvepra n'a pas été étudié chez les patients n'ayant pas répondu antérieurement à un schéma thérapeutique comprenant asunaprévir ou d'autres inhibiteurs de la protéase du VHC.
Dans l'ensemble, on n'a observé aucune différence au chapitre de l'innocuité ou de l'efficacité entre les patients de moins de 65 ans et ceux âgés de 65 ans et plus.
L'innocuité et l'efficacité de Sunvepra n'ont pas été étudiées chez les enfants (< 18 ans).
Sunvepra est contre-indiqué chez les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament, à un ingrédient de la formulation ou à un composant du contenant.
Lorsque Sunvepra est utilisé en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine, les contre-indications de ces agents s'appliquent également au traitement d'association. Consulter la monographie de produit des agents concernés pour obtenir la liste des contre indications.
L'utilisation de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine est contre indiquée chez les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir et chez les hommes dont la partenaire est enceinte, est susceptible de l'être ou envisage de le devenir, en raison des risques d'anomalies congénitales et de mort fœtale associés à la ribavirine.
Sunvepra est contre-indiqué chez les patients qui présentent une insuffisance hépatique modérée ou grave (classe B ou C de Child-Pugh, score de 7 ou plus) ou une hépatopathie décompensée.
Sunvepra est contre-indiqué en association avec les médicaments :
- dont l'élimination dépend de l'enzyme 2D6 du cytochrome P450 (CYP2D6) et pour lesquels des concentrations plasmatiques élevées sont associées à des arythmies ventriculaires graves et à la mort subite;
- qui sont des inducteurs ou des inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A;
- qui sont de puissants inhibiteurs des polypeptides de transport d'anions organiques (OATP) 1B1 ou 2B1.
Sunvepra a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans la monographie de produit Sunvepra, en tenant compte des risques potentiels associés à l'administration de ce produit pharmaceutique.
Sunvepra (100 mg asunaprévir) est offert sous forme de capsule. En plus de l'ingrédient actif, chaque capsule contient du butyl hydroxytoluène, du monocaprylocaprate de glycérol de type 1, des triglycérides à chaîne moyenne et du polysorbate 80. L'enveloppe de la capsule contient de la gélatine, de la glycérine, une solution de sorbitol et de sorbitan et du dioxyde de titane.
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication).
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter également la monographie de produit Sunvepra approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
2 Pourquoi Sunvepra a-t-il été autorisé?
Santé Canada estime que Sunvepra a un profil avantages/risques favorable lorsqu'il est utilisé en association avec d'autres agents dans le traitement de l'hépatite C chronique de génotype 1 ou 4 chez les adultes qui présentent une hépatopathie compensée, dont la cirrhose.
L'hépatite C est une maladie infectieuse du foie causée par le virus de l'hépatite C (VHC). Le principal objectif du traitement de l'infection à VHC consiste à éliminer le virus, un processus appelé « réponse virologique soutenue » (RVS). Une fois atteinte, la RVS est considérée comme une guérison de l'infection par le VHC.
Le VHC provoque une inflammation du foie et mène souvent à des complications graves comme la cirrhose, l'insuffisance hépatique et le cancer du foie. L'hépatite C est la première cause de transplantation hépatique en Amérique du Nord. Au Canada, on estime à environ 300000 le nombre de personnes infectées par le VHC.
En traitement d'association, Sunvepra s'est révélé efficace pour le traitement de l'hépatite C chronique chez les adultes infectés par le VHC de génotype 1 ou 4 qui présentent une hépatopathie compensée, dont la cirrhose. L'efficacité et l'innocuité de Sunvepra en association avec Daklinza comme schéma à prise orale ont été évaluées chez des patients infectés par le VHC de génotype 1b présentant une hépatopathie compensée dans le cadre de l'étude pivot ouverte de phase III HALLMARK-DUAL. L'efficacité et l'innocuité de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine ont été évaluées chez des patients infectés par le VHC de génotype 1 ou 4 dans le cadre de l'étude pivot ouverte de phase III HALLMARK-QUAD. Dans le cadre de ces deux essais cliniques, la réponse virologique soutenue (RVS, le paramètre primaire) était définie comme un taux d'ARN du VHC inférieur au seuil inférieur de quantification (SIQ) 12 semaines après la fin du traitement (RVS à la semaine 12 [RVS12]).
Les résultats sur l'efficacité obtenus de l'étude HALLMARK-DUAL appuient l'utilisation de Sunvepra en association avec Daklinza chez les patients atteints d'une infection chronique par le VHC de génotype 1b (GT-1b), avec ou sans cirrhose compensée. La bithérapie s'est révélée efficace chez les patients naïfs de traitement (90.6 % RVS12), les patients ayant connu un échec à un traitement antérieur par l'association interféron et ribavirine (82.4 % RVS12, y compris une réponse partielle ou nulle, et les patients intolérants/non admissibles à l'interféron (82.6 % RVS12 qui disposaient d'options de traitement limitées. Le principal bénéfice potentiel de ce schéma, c'est qu'il est exempt de peginterféron alfa et de ribavirine et qu'il offre une autre option de traitement. Ce choix de bithérapie s'adresse uniquement aux patients infectés par le GT1b et la durée du traitement est de 24 semaines, comparativement aux traitements plus récents exempts de peginterféron alfa et de ribavirine, qui sont administrés pendant 12 à 24 semaines selon la population de patients. Les données de la bithérapie ont démontré des taux de RVS 12 semaines après la fin du traitement (RVS12) similaires parmi divers facteurs de base, notamment les hommes et les femmes, les patients âgés de 65 ans et plus et ceux âgés de moins de 65 ans, les patients atteints ou non de cirrhose, les patients présentant un ARN du VHC initial = 800000 UI/mL et < 800000 UI/mL et les patients avec un génotype CC ou non-CC de l'interleukine 28B. Les patients ont présenté un taux élevé d'observance du traitement (= 95,0 %) sur une période de 24 semaines, ce qui indique que le schéma est bien toléré, que le nombre de comprimés à prendre est faible et que le traitement est facile à administrer.
Dans l'étude HALLMARK-QUAD, le schéma posologique de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine a été mis à l'essai chez des populations de patients infectés par le VHC de génotype 1 et de génotype 4 ayant connu un échec à un traitement antérieur (réponse partielle ou nulle). Des taux élevés de RVS12 ont été observés chez les patients infectés par le génotype 1 (93,2 %) et ceux infectés par le génotype 4 (100 %). Le taux élevé chez les patients infectés par le génotype 4 était similaire aux résultats observés avec le schéma sofosbuvir-peginterféron alfa-ribavirine (96 %) chez les patients infectés par le VHC de génotype 4 naïfs de traitement.
Le profil d'innocuité du schéma posologique de Sunvepra en association avec Daklinza était constant parmi les divers sous-groupes, y compris les patients présentant ou non une cirrhose. De même, le profil d'innocuité pour les 12 premières semaines de traitement était constant chez les patients naïfs de traitement qui avaient reçu le traitement d'association Sunvepra-Daklinza ou le placebo.
Le profil d'innocuité du schéma posologique de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine correspondait de manière générale au profil d'innocuité du traitement d'association peginterféron alfa-ribavirine. Le profil avantages-risques était similaire à celui du traitement d'association peginterféron alfa-ribavirine.
Sunvepra a été associé à plusieurs interactions médicamenteuses, dont certaines ont donné lieu à des contre-indications, en particulier avec les médicaments dont l'élimination dépend de l'enzyme CYP2D6 du cytochrome P450, les inducteurs et les inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A et les puissants inhibiteurs des polypeptides de transport d'anions organiques (OATP) 1B1 ou 2B1.
La plupart des événements indésirables en cours de traitement étaient d'intensité légère à modérée, et le taux d'événements indésirables ayant entraîné l'abandon du traitement à l'étude était faible, à 3,1 %, la raison la plus fréquente étant l'élévation du taux de transaminases hépatiques non liée à des signes de décompensation hépatique constante. L'événement le plus préoccupant était le risque d'hépatotoxicité.
Des élévations des taux d'alanine aminotransférase (ALT) ou d'aspartate aminotransférase (AST) ont été relevées comme une préoccupation possible en matière d'innocuité au cours des essais de phase II et de phase III portant sur Sunvepra, et des cas possibles de lésions hépatiques d'origine médicamenteuse ont été constatés chez des patients traités par des schémas à base de Sunvepra. Compte tenu de la réversibilité des élévations des taux de transaminase, de la capacité d'assurer une surveillance clinique et du fait que les médecins expérimentés dans le traitement du VHC sont en mesure de gérer et de comprendre les élévations des taux d'ALT et d'AST, ces élévations liées au traitement peuvent être gérées en toute sécurité au sein de la population de patients. Le risque d'hépatotoxicité figure dans un encadré intitulé Mises en garde et précautions importantes de la monographie de produit de Sunvepra. Des directives sur la surveillance des enzymes hépatiques visant à corriger ce problème d'innocuité potentiel figurent également dans la monographie de produit.
Bristol-Myers Squibb Canada a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Sunvepra. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d'innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit.
Santé Canada a examiné le rapport sur les produits à présentation et à consonance semblables soumis par le promoteur, et le nom proposé pour le produit pharmaceutique a été accepté.
Le 24 juin 2015, le promoteur a reçu un Avis de non-conformité (ANC) pour Sunvepra. Le problème mentionné dans l'ANC a été indentifié dans l'examen des données sur les caractéristiqes chimiques et la fabrication. Le promoteur a répondu à l'ANC et toutes les préoccupations ayant donné lieu à celui-ci ont été résolues de façon satisfaisante.
Globalement, les avantages thérapeutiques constatés dans les études pivot sont prometteurs et les avantages du traitement par Sunvepra sont considérés à dépasser les risques potentiels. D'après les données non cliniques et les études cliniques, Sunvepra présente un profil d'innocuité acceptable. Les problèmes d'innocuité relevés peuvent être gérés à l'aide de l'étiquetage et la surveillance appropriée. La monographie de produit de Sunvepra présente les mises en garde et les précautions appropriées concernant les problèmes d'innocuité soulevés.
Cette présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs de décision d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication).
3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Sunvepra?
Une présentation de drogue nouvelle (PDN) portant sur Sunvepra a été déposée auprès de Santé Canada le 16 mai 2014. En raison de problème soulevé lors de l'examen des données sur les caractéristiques chimiques et la fabrication, un Avis de non-conformité (ANC) a été émis le 24 juin 2015. Le problème mentionné dans l'ANC visait une préoccupation liée à une impureté génotoxique potentiellement présente dans la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique. Le promoteur a répondu à l'ANC et toutes les préoccupations ayant donné lieu à celui-ci ont été résolues de façon satisfaisante. Les examens ont été réalisés et la présentation a été jugée conforme à la Loi sur les aliments et drogues et au Règlement connexe. Un avis de conformité a été émis le 9 mars 2016.
Étapes importantes de la présentation: Sunvepra
| Étape importante de la présentation | Date |
|---|---|
| Dépôt de la présentation : | 2014-05-16 |
| Examen préliminaire 1 | |
| Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire : | 2014-07-15 |
| Examen 1 | |
| Évaluation de la qualité terminée : | 2015-06-12 |
| Évaluation clinique terminée : | 2015-08-07 |
| Avis de non-conformité (ANC) émis par la Directrice générale, Direction des produits thérapeutiques : | 2015-06-24 |
| Réponse déposée : | 2015-09-22 |
| Examen préliminaire 2 | |
| Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire : | 2015-10-15 |
| Examen 1 ou 2 | |
| Évaluation de la qualité terminée : | 2016-02-11 |
| Évaluation clinique terminée : | 2016-03-08 |
| Examen de l'étiquetage terminé : | 2016-02-18 |
| Délivrance de l'Avis de conformité par la Directrice générale, Direction des produits thérapeutiques : | 2016-03-09 |
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice de lindustrie : gestion des présentations de drogues.
4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?
Les exigences en matière d'activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement connexe.
6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?
Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits pharmaceutiques, veuillez suivre les liens suivants :
- Consultez MedEffet Canada pour connaître les derniers avis, mises en garde et retraits concernant les produits commercialisés.
- Voir la Base de données des avis de conformité (AC) pour accéder à la liste des dates d'autorisation de tous les médicaments ayant reçu un AC depuis 1994.
- Consultez la Base de données sur les produits pharmaceutiques (BDPP) pour obtenir la dernière monographie de produit. La BDPP contient des renseignements précis sur les médicaments dont l'utilisation a été approuvée au Canada et qui ont été déclarés (l'entreprise a déclaré à Santé Canada que le produit était commercialisé).
- Voir l'Avis de conformité avec conditions (AC-C) et les documents connexes pour obtenir les fiches de renseignements et les avis les plus récents concernant les produits ayant reçu un AC en vertu de la Ligne directrice sur les avis de conformité avec conditions (AC-C), le cas échéant. En cliquant sur les liens correspondant au nom du produit (selon le cas), vous pouvez accéder à la fiche de renseignements, l'avis d'admissibilité et la « Lettre aux professionnels de santé ».
- Consultez le Registre des brevets pour obtenir la liste des brevets déposés relativement à des ingrédients médicinaux, le cas échéant.
- Consultez le Registre des drogues innovantes pour obtenir la liste des drogues admissibles à la protection des données en vertu de l'article C.08.004.1 du Règlement sur les aliments et drogues, le cas échéant.
7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
7.1 Motifs cliniques de la décision
Pharmacologie clinique
L'asunaprévir, l'ingrédient actif contenu dans Sunvepra, est un inhibiteur du complexe sérine protéase NS3/4A (protéine non structurale 3/4A) du virus de l'hépatite C (VHC). Ce complexe enzymatique est chargé de transformer la polyprotéine du VHC pour produire des protéines virales matures nécessaires à la réplication virale. L'asunaprévir est l'ingrédient le plus actif contre les complexes protéase NS3/4A représentant le génotype 1 (GT-1) du VHC.
Diverses formulations ont été utilisées lors des essais de phase I et de phase II. Au début des études de pharmacologie clinique de phase I, on a utilisé une capsule gélatineuse dure, puis un comprimé pelliculé aux étapes ultérieures des études de pharmacologie clinique de phase I et de phase II. Les deux formulations présentaient une faible biodisponibilité, et les propriétés pharmacocinétiques étaient fortement influencées par les aliments. Pour améliorer la biodisponibilité orale et atténuer l'effet des aliments, on a mis au point une capsule gélatineuse molle pour les études de phase III. Des études biopharmaceutiques cliniques ont été présentées et ont réussi à combler les lacunes des diverses formulations de la capsule gélatineuse molle des phases I/II à la phase III (et la formulation définitive du marché).
Des élévations des taux d'alanine aminotransférase (ALT) et d'aspartate aminotransférase (AST) ont été observées au cours des essais cliniques de phase II et III des schémas à base de Sunvepra. Les fréquences des hausses des taux d'ALT et d'AST étaient plus élevées au cours des essais sur l'administration de Sunvepra en association avec Daklinza réalisés au Japon que dans les essais internationaux sur ce schéma thérapeutique. Au cours d'une étude de soutien (HALLMARK-NIPPON) effectuée au Japon, 7 % des patients ont présenté un taux d'ALT dépassant 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN), tandis que c'était le cas de 2 % des patients de l'étude internationale HALLMARK-DUAL. Le risque d'hépatotoxicité figure dans un encadré intitulé Mises en garde et précautions importantes de la monographie de produit de Sunvepra.
Dans le cadre d'une étude portant uniquement sur l'insuffisance hépatique, l'exposition systémique à l'asunaprévir, l'ingrédient médicinal de Sunvepra, était nettement plus élevée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée ou grave. Sunvepra est contre-indiqué chez les patients qui présentent une insuffisance hépatique modérée ou grave (classe B ou C de Child-Pugh, score de 7 ou plus) ou une hépatopathie décompensée. L'insuffisance hépatique légère n'a eu aucun effet apparent sur l'exposition.
Sunvepra a été associé à plusieurs interactions médicamenteuses, dont certaines ont donné lieu à des contre-indications, en particulier avec les médicaments dont l'élimination dépend de l'enzyme CYP2D6 du cytochrome P450, les inducteurs et les inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A et les puissants inhibiteurs des polypeptides de transport d'anions organiques (OATP) 1B1 ou 2B1. Les interactions médicamenteuses possibles sont décrites dans la monographie de produit de Sunvepra.
Globalement, les données pharmacologiques cliniques appuient l'usage de Sunvepra pour l'indication mentionnée.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit Sunvepra approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Efficacité clinique
L'efficacité et l'innocuité de Sunvepra en association avec Daklinza comme schéma à prise orale ont été évaluées dans le cadre de deux essais de phase III chez des patients infectés par le génotype 1b (GT-1b) seulement, à savoir l'étude pivot HALLMARK-DUAL (nombre de patients [n] = 747) et l'étude de soutien HALLMARK-NIPPON (n = 222). L'efficacité et l'innocuité de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine ont été évaluées dans le cadre de l'étude de phase III HALLMARK-QUAD (n = 398) chez des patients infectés par le génotype 1 (GT-1) ou le génotype 4 (GT-4). Dans toutes les études, le paramètre primaire était la réponse virologique soutenue (RVS) définie comme un taux d'ARN du VHC inférieur au seuil inférieur de quantification (SIQ) 12 semaines après la fin du traitement (RVS12).
Sunvepra en association avec Daklinza pour le traitement des patients infectés par le virus de l'hépatite C de génotype 1b
L'étude HALLMARK-DUAL (Étude AI447028) était une étude pivot ouverte, internationale, menée auprès de patients atteints d'une infection chronique par le VHC de GT-1b et d'une hépatopathie compensée naïfs de traitement, ayant connu un échec à un traitement antérieur par l'association interféron alfa et ribavirine, y compris une réponse partielle ou nulle, ou intolérants/non admissibles à un traitement à base d'interféron. Le plan d'étude comprenait également un modèle de traitement différé pour les patients faisant partie de la cohorte de patients naïfs de traitement. Autrement dit, les patients de cette cohorte ont été randomisés selon un rapport 2:1 en vue de recevoir Sunvepra à raison de 100 mg deux fois par jour et Daklinza à raison de 60 mg une fois par jour pendant 24 semaines ou un placebo pendant 12 semaines (le groupe placebo a été transféré dans une autre étude et a reçu le traitement par Sunvepra et Daklinza pendant 24 semaines). Le modèle de traitement différé visait à recueillir des données comparatives sur l'innocuité plutôt que de comparer la réponse virologique entre deux groupes d'étude, parce qu'il était attendu qu'aucun patient recevant le placebo ne présenterait une réponse virologique.
L'étude HALLMARK-NIPPON (Étude AI447026) était une étude ouverte de soutien menée au Japon auprès de patients atteints d'une infection chronique par le VHC de GT-1b et d'une hépatopathie compensée qui ont connu un échec à un traitement antérieur par l'association interféron alfa ou bêta et ribavirine, y compris une réponse partielle ou nulle, ou qui étaient intolérants/non admissibles à un traitement à base d'interféron.
Dans le cadre de l'étude HALLMARK-DUAL, un pourcentage élevé de patients infectés par le GT-1b a répondu au traitement d'association Sunvepra-Daklinza. En ce qui a trait au paramètre primaire, les taux de RVS12 étaient les suivants : 90,6 % chez les patients naïfs de traitement, 82,4 % chez les patients ayant connu un échec à un traitement antérieur, y compris une réponse partielle ou nulle, et 82,6 % chez les patients intolérants/non admissibles à l'interféron. On a également signalé des taux élevés de RVS12 similaires pour l'étude de soutien NIPPON. Globalement, ces résultats indiquent que la bithérapie (Sunvepra en association avec Daklinza) constitue un schéma thérapeutique par voie orale efficace, sans peginterféron alfa ni ribavirine pour les populations indiquées, soit les patients naïfs de traitement, les patients ayant connu un échec à un traitement antérieur et les patients intolérants/non admissibles à l'interféron. Dans l'ensemble, le traitement associant Sunvepra et Daklinza a démontré des taux de RVS élevés et comparables dans tous les sous groupes des facteurs de base propres à l'hôte, notamment l'âge (< 65 ans et = 65 ans), le sexe, le statut de la cirrhose, le polymorphisme de l'interleukine 28B, les antécédents de traitement (réponse nulle ou partielle à un traitement contre le VHC ou intolérance/non admissibilité à un traitement à base d'interféron/de ribavirine) et les patients ayant une charge virale variable, par exemple, une charge virale de < 800000 UI/mL ou > 800000 UI/mL. Selon les données de suivi à long terme accessibles, les patients ayant atteint une RVS12 à la suite d'un traitement par Sunvepra en association avec Daklinza ont continué de montrer une efficacité à long terme. La bithérapie offre une autre option de traitement pour certaines populations de patients.
Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine pour le traitement des patients infectés par le virus de l'hépatite C de génotype 1 ou 4
L'étude HALLMARK-QUAD (Étude AI447029) était une étude pivot ouverte, internationale, à un seul groupe de traitement menée auprès d'adultes présentant une hépatopathie compensée et ayant connu un échec à un traitement antérieur par l'association peginterféron alfa 2a ou 2b et ribavirine, y compris une réponse partielle ou nulle.
Dans le cadre de cette étude, le traitement par Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine s'est révélé un schéma thérapeutique efficace avec des taux élevés de RVS12 confirmés de 93 à 100 % chez les patients infectés par le GT-1 et le GT-4 tolérants à l'interféron, difficiles à traiter et ayant connu un échec à un traitement antérieur par l'association peginterféron alfa et ribavirine, y compris une réponse partielle ou nulle. Les taux de RVS12 ont été constamment élevés dans tous les sous-groupes de facteurs propres à l'hôte (notamment l'âge, le sexe, le statut de la cirrhose, le polymorphisme de l'interleukine 28B, une réponse nulle ou partielle à un traitement antérieur contre le VHC) et les facteurs viraux (comme la charge virale). Le traitement par Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine administré à des patients infectés par le GT-1 et ayant présenté une réponse partielle ou nulle à un traitement antérieur a permis d'atteindre des taux de RVS12 de 93-94 %.
Indication
L'indication proposée pour Sunvepra au moment du dépôt de la demande était la suivante :
« Sunvepra (asunaprévir) est un inhibiteur de la protéase NS3/4A du virus de l'hépatite C (VHC) indiqué dans le traitement de l'infection chronique par le VHC chez les adultes qui présentent une hépatopathie compensée, dont la cirrhose, en association avec :
- Daklinza (daclatasvir), un inhibiteur du complexe de réplication NS5A, chez les patients infectés par le VHC de génotype 1b;
- Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine, chez les patients infectés par le VHC de génotype 1 ou 4.
Il faut tenir compte des points suivants au moment d'instaurer un traitement par Sunvepra :
- Sunvepra ne doit pas être administré en monothérapie.
- Le schéma thérapeutique dépend du génotype du virus.
- Sunvepra n'a pas été étudié chez les patients n'ayant pas répondu antérieurement à un schéma thérapeutique comprenant Sunvepra ou d'autres inhibiteurs de la protéase du VHC. »
Des révisions mineures ont été apportées à l'indication proposée à l'origine pour simplifier le libellé et préciser les génotypes pour lesquels Sunvepra est indiqué. La nouvelle indication recommandée est la suivante :
« Sunvepra (asunaprévir) est indiqué en association avec d'autres agents dans le traitement de l'hépatite C chronique chez les adultes infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) de génotype 1 ou 4 qui présentent une hépatopathie compensée, dont la cirrhose.
Il faut tenir compte des points suivants au moment d'instaurer un traitement par Sunvepra :
- Le traitement par Sunvepra devrait être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans le traitement de l'hépatite C chronique.
- Sunvepra ne doit pas être administré en monothérapie.
- Le schéma thérapeutique dépend du génotype et du sous-type du virus.
- Sunvepra n'a pas été étudié chez les patients n'ayant pas répondu antérieurement à un schéma thérapeutique comprenant asunaprévir ou d'autres inhibiteurs de la protéase du VHC. »
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit Sunvepra approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Innocuité clinique
Plus de 3000 patients ont été exposés à Sunvepra (asunaprévir) au cours des études de phase I, de phase II et de phase III, dont 2912 patients infectés par le VHC. Dans neuf études de phase II et de phase III terminées et en cours, 2159 patients infectés par le VHC ont été exposés à la dose recommandée de Sunvepra, soit une capsule gélatineuse molle à 100 mg deux fois par jour ou l'équivalent en comprimé à 200 mg deux fois par jour.
Le traitement oral par Sunvepra (100 mg deux fois par jour) en association avec Daklinza (60 mg une fois par jour) a montré un profil d'innocuité et de tolérabilité favorable par rapport aux schémas thérapeutiques à base d'interféron/de ribavirine administrés à des patients infectés par le VHC de GT-1b naïfs de traitement, déjà traités ou intolérants/non admissibles à un traitement à base d'interféron/de ribavirine, notamment les patients atteints d'une cirrhose compensée et les personnes âgées. Contrairement aux schémas à base d'interféron/de ribavirine, aucun événement indésirable cliniquement important de myélosuppression (anémie, neutropénie), de thrombocytopénie, de dépression ou de symptômes pseudogrippaux n'a été observé avec le schéma d'association Sunvepra et Daklinza (sans interféron/ribavirine).
Des taux élevés d'observance des traitements à base de peginterféron alfa et de ribavirine et des taux faibles d'abandon prématuré en raison d'événements indésirables témoignaient d'un profil de tolérabilité favorable pour le traitement oral par Sunvepra en association avec Daklinza. La plupart des événements indésirables en cours de traitement étaient d'intensité légère à modérée, et le taux d'événements indésirables ayant entraîné l'abandon du traitement à l'étude était faible, à 3,1 %, la raison la plus fréquente étant l'élévation du taux de transaminases hépatiques. Ces abandons précoces n'étaient pas liés à une décompensation hépatique continue confirmée et, en outre, 16 des 19 patients qui avaient abandonné le traitement à l'étude en raison d'une élévation du taux de transaminases ont atteint une RVS. Des élévations des taux d'ALT ou d'AST ont déjà été relevées comme une préoccupation possible en matière d'innocuité au cours des études non cliniques et dans les données cliniques tirées d'études de l'asunaprévir. La dose utilisée dans le programme de Sunvepra avait été réduite, passant de 600 mg deux fois par jour à 200 mg deux fois par jour, selon les augmentations des taux d'ALT/d'AST observées à la dose de 600 mg.
Dans le cadre de l'étude HALLMARK-DUAL (décrite à la section Efficacité clinique), aucune différence cliniquement pertinente n'a été observée quant au profil d'innocuité de Sunvepra en association avec Daklinza par rapport au placebo pendant les 12 premières semaines du traitement chez les patients naïfs de traitement. Globalement, on a aussi observé dans cet ensemble de données le profil d'innocuité du schéma Sunvepra en association avec Daklinza chez les patients atteints d'une cirrhose, qui n'a montré aucune différence par rapport aux patients non cirrhotiques.
Le profil d'innocuité de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine pour le traitement des infections par le VHC causées par le GT-1 ou le GT-4 chez des patients ayant connu un échec à un traitement antérieur à base d'interféron/ribavirine a été évalué dans le cadre de l'étude HALLMARK-QUAD (décrite à la section Efficacité clinique). Il a été établi que ce profil d'innocuité correspondait au profil d'innocuité historique du traitement par le peginterféron alfa et la ribavirine seuls, qui comprend des anomalies hématologiques de grade 3 ou 4 et d'autres événements indésirables caractéristiques du traitement par le peginterféron alfa/ribavirine, à l'exception des taux élevés de transaminases observés dans d'autres études de Sunvepra. Aucune différence cliniquement significative n'a été observée chez les patients avec ou sans cirrhose parmi les patients exposés au schéma thérapeutique de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine.
Risque d'hépatotoxicité
Des élévations des taux d'ALT ou d'AST ont été observées au cours des essais cliniques de phase II et de phase III portant sur des schémas thérapeutiques à base de Sunvepra. Dans les analyses visant à évaluer Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine, des événements relatifs à l'innocuité hépatique (particulièrement associés à une augmentation des taux d'ALT et d'AST) ont été signalés à un taux plus élevé comparativement au placebo en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine. En outre, ces événements étaient plus fréquents dans les études japonaises que dans celles menées auprès de patients non japonais qui comprenaient des sujets asiatiques provenant de Taiwan et de la Corée. Cette observation était plus marquée dans la fréquence des élévations du taux d'ALT de grade 3 ou 4 et d'AST de grade 3 ou 4 déclarées dans les études japonaises par rapport aux études non japonaises. La fréquence des élévations du taux d'ALT de grade 3 ou 4 déclarées était supérieure dans les schémas thérapeutiques de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine par rapport aux schémas sans Sunvepra, c'est-à-dire le placebo en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine.
Chez les patients traités par Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine, une première élévation du taux d'ALT de grade 3 ou 4 est survenue dans les 16 jours et la dernière à 168 jours (fin du traitement). En général, la durée médiane avant l'inversion de ces anomalies liées au taux d'ALT était de moins de 4 semaines.
Dans les études internationales et japonaises de phase II et de phase III portant sur l'utilisation de Sunvepra en association avec Daklinza et dans les études portant sur l'utilisation de Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine, on a relevé quatre cas potentiels de lésions hépatiques d'origine médicamenteuse, soit trois patients traités par Sunvepra en association avec Daklinza au cours des études de phase III et un patient traité par Sunvepra en association avec Daklinza, le peginterféron alfa et la ribavirine. On a également relevé deux cas potentiels de lésions hépatiques d'origine médicamenteuse chez des patients traités par des doses élevées de Sunvepra à 600 mg une fois par jour en association avec le peginterféron alfa et la ribavirine. Aucun signe de décompensation hépatique clinique n'a été constaté dans les cas relevés de lésions hépatiques d'origine médicamenteuse, et les anomalies observées en laboratoire étaient réversibles après l'interruption de Sunvepra.
La monographie de produit de Sunvepra a été révisée afin d'inclure des énoncés sur la surveillance des taux d'ALT et d'AST une fois toutes les deux semaines pendant les 12 premières semaines de traitement, puis toutes les quatre semaines jusqu'à la fin du traitement. Toute tendance à la hausse des taux d'ALT ou d'AST justifie une surveillance plus fréquente. De plus, si des élévations du taux d'ALT de 10 fois la LSN ou plus surviennent au cours du traitement, il faut arrêter immédiatement ce dernier de façon définitive.
En outre, des passages ont été ajoutés pour souligner que des cas potentiels de lésions hépatiques d'origine médicamenteuse ont été constatés et que les fréquences des hausses des taux d'ALT et d'AST étaient plus élevées au cours des essais sur l'administration de Sunvepra en association avec Daklinza réalisés au Japon que dans les essais internationaux sur ce schéma thérapeutique.
Compte tenu de la réversibilité des élévations des taux de transaminase, de la capacité d'assurer une surveillance clinique et du fait que les médecins qui administrent Sunvepra sont expérimentés dans le traitement du VHC et qu'ils sont en mesure de gérer et de comprendre les élévations des taux d'ALT et d'AST, ces élévations liées au traitement peuvent être gérées en toute sécurité au sein de la population de patients. La monographie de produit de Sunvepra a été adéquatement révisée pour tenir compte de ce problème d'innocuité potentiel. Le risque d'hépatotoxicité figure dans un encadré intitulé Mises en garde et précautions importantes de la monographie de produit.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit Sunvepra approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.2 Motifs non cliniques de la décision
L'ensemble de données non cliniques présenté à l'appui de Sunvepra (asunaprévir) a été considéré comme étant rigoureux et exhaustif. Toutes les études pharmacologiques, pharmacocinétiques et toxicologiques ont été présentées et réalisées conformément aux bonnes pratiques de laboratoire ou conformément aux lignes directrices de l'International Council for Harmonisation (l'ICH).
Les études toxicologiques ont démontré que l'asunaprévir était généralement bien toléré par les organes cibles, à savoir le foie, le tractus gastro-intestinal et la glande surrénale. Aucun risque particulier de toxicité pour la reproduction ou le développement n'a été observé, outre les effets associés à une toxicité générale à des doses élevées; néanmoins, l'utilisation de Sunvepra n'est pas recommandée durant la grossesse chez l'humain.
Les résultats des études non cliniques ainsi que les risques pour l'être humain ont été ajoutés dans la monographie de produit. À la lumière de l'utilisation prévue de Sunvepra, la présentation n'indique aucun problème pharmacologique ou toxicologique qui empêcherait l'autorisation du produit. La monographie de produit présente les mises en garde et les mesures de précaution pertinentes concernant les problèmes d'innocuité relevés.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit Sunvepra approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.3 Motifs d'ordre qualitatif
La présentation de drogue pour Sunvepra a déjà fait l'objet d'un Avis de non-conformité (ANC). Le problème mentionné dans l'ANC visait une préoccupation liée à une impureté génotoxique potentiellement présente dans la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique. Le promoteur a répondu à l'ANC en présentant des données démontrant que cette impureté est contrôlée durant la fabrication de la substance médicamenteuse et que sa présence dans la substance médicamenteuse ou le produit pharmaceutique n'est pas attribuable à la fabrication ou à la dégradation. Toutes les préoccupations ayant donné lieu à l'ANC ont été résolues de façon satisfaisante. La présentation de drogue a été acceptée de nouveau pour examen, pour être ensuite jugée conforme aux exigences de l'alinéa C.08.002(2)f) de la Loi sur les aliments et drogues, en ce qui concerne l'information sur la qualité (chimie et fabrication).
L'information soumise sur les caractéristiques chimiques et la fabrication de Sunvepra montre que la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées sur l'élaboration et la validation ont été menées, et des contrôles adéquats sont en place pour la commercialisation. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation tout au long de l'élaboration du produit pharmaceutique sont jugées acceptables. D'après les données sur la stabilité présentée, on estime que la durée 24 mois de conservation proposée est acceptable lorsque le produit est entreposé à une température de 15 à 30 °C à l'abri de la lumière.
On estime que les limites proposées concernant les impuretés liées au médicament ont été raisonnablement qualifiées, c'est-à-dire qu'elles se situent dans les limites établies par l'International Council for Harmonisation (l'ICH) et/ou qu'elles sont qualifiées à partir d'études toxicologiques.
Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.
Tous les ingrédients non médicinaux (décrits ci-dessus) présents dans le produit pharmaceutique sont autorisés en vertu du Règlement sur les aliments et drogues pour un usage dans les médicaments.
Aucune matière d'origine humaine ou animale n'est utilisée pour la fabrication de la substance médicamenteuse asunaprévir.
La gélatine utilisée dans la fabrication de l'enveloppe de la capsule est extraite du cuir de bovins. Les fournisseurs ont présenté des déclarations attestant que leurs produits sont conformes à la Note explicative concernant la réduction du risque de transmission des agents des encéphalopathies spongiformes animales par les médicaments à usage humain et vétérinaire (EMEA/410/01, Révision 3).