Sommaire des motifs de décision portant sur Victoza ®

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
VictozaMD

Liraglutide, 6 mg/mL, Solution, Sous-cutanée

Novo Nordisk Canada Inc.

No de contrôle de la présentation : 119928

Émis le : 2010-10-26

Avant-propos

Le Sommaire des motifs de décision (SMD) de Santé Canada expose les motifs d'ordre scientifique et réglementaire sur lesquels reposent les décisions de Santé Canada concernant la réglementation des médicaments et des instruments médicaux. Les SMD sont rédigés en langage technique à l'intention des personnes et groupes intéressés aux décisions de Santé Canada portant sur un produit donné et sont le reflet des observations consignées dans les rapports d'évaluation. À ce titre, les SMD servent à compléter et non à répéter l'information contenue dans la monographie de produit.

Nous invitons les lecteurs à consulter le « Guide du lecteur sur le Sommaire des motifs de décision - Médicaments au sujet de l'interprétation des termes et des acronymes utilisés ici. Ils trouveront également dans ce guide un aperçu du processus d'examen des présentations de drogue dans le feuillet intitulé « Comment les médicaments sont examinés au Canada », qui décrit les facteurs pris en considération par Santé Canada au cours du processus d'examen et d'autorisation d'une présentation de drogue. Les lecteurs devraient aussi consulter le document intitulé « Initiative du sommaire des motifs de décision - Foire aux questions ».

Le SMD correspond à l'information dont disposent les autorités de réglementation de Santé Canada au moment de prendre une décision. Les présentations subséquentes examinées à d'autres fins ne sont pas incluses dans la Phase I de la stratégie de mise en oeuvre des SMD. Pour obtenir de l'information à jour sur un produit en particulier, les lecteurs sont priés de consulter la monographie la plus récente de ce produit. Santé Canada fournit également l'information au sujet mises en garde diffusées après la commercialisation ou d'avis émis à la suite d'effets indésirables (EI).

Pour de plus amples renseignements sur un produit en particulier, les lecteurs peuvent également se rendre sur les sites Web des organismes de réglementation d'autres pays. L'information reçue à l'appui d'une présentation de drogue au Canada peut cependant ne pas être identique à celle reçue par d'autres gouvernements.

Autres politiques et lignes directrices

Les lecteurs sont invités à consulter le site Web de Santé Canada, où ils trouveront d'autres politiques et lignes directrices au sujet des médicaments, notamment le document intitulé «Gestion des présentations de drogues ».

1 Information sur le produit et la présentation

Marque nominative :

VictozaMD

Fabricant/promoteur :

Novo Nordisk Canada Inc.

Ingrédient médicinal :

Liraglutide

Dénomination commune internationale :

Liraglutide

Concentration :

6 mg/mL

Forme posologique :

Solution

Voie d'administration :

Sous-cutanée

Identification numérique de drogue (DIN) :

  • 02351064

Classe pharmaco-thérapeutique (classe ATC) :

Glucagon-like peptide-1 (GLP-1) humain

Ingrédients non médicinaux :

Phosphate disodique dihydraté, propylèneglycol, phénol et eau pour injection.

Type et numéro de présentation :

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 119928

Date de la présentation :

2008-06-27

Date de l'autorisation :

2010-05-21

VICTOZAMD est une marque de commerce de Novo Nordisk A/S, utilisée sous licence par Novo Nordisk Canada Inc.

2 Avis de décision

Le 21 mai 2010, Santé Canada a émis à l'intention de Novo Nordisk Canada Inc. un avis de conformité du produit pharmaceutique VictozaMD.

VictozaMD contient l'ingrédient médicinal liraglutide, un analogue du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) humain.

VictozaMD est indiqué pour une administration uniquotidienne dans le traitement des adultes atteints du diabète de type 2 afin d'améliorer le contrôle glycémique en association avec :

  • la metformine, quand un régime alimentaire et l'exercice plus la dose maximale tolérée de metformine n'ont pas contrôlé adéquatement la glycémie;
  • la metformine et une sulfonylurée, quand un régime alimentaire et l'exercice plus une bithérapie avec la metformine et une sulfonylurée n'ont pas contrôlé adéquatement la glycémie.

VictozaMD ne doit pas être utilisé dans le traitement du diabète de type 1 (appelé antérieurement diabète insulinodépendant ou DID).

VictozaMD est un analogue du GLP-1 humain, qui agit comme agoniste du récepteur du GLP-1. Comme le GLP-1, VictozaMD active le récepteur du GLP-1, ce qui augmente la formation intracellulaire d'adénosine monophosphate cyclique (AMPc) et stimule la sécrétion d'insuline en présence d'une glycémie élevée. La sécrétion d'insuline est ralentie lorsque la glycémie revient à la normale. VictozaMD réduit aussi la sécrétion de glucagon de manière glucodépendante.

L'autorisation de commercialisation s'appuie sur des données issues d'études de contrôle de la qualité et d'études non cliniques et cliniques. L'innocuité et l'efficacité cliniques de VictozaMD ont été évaluées d'après les résultats de cinq études de phase III du programme de développement clinique Liraglutide Effect and Action in Diabetes (LEAD). Deux de ces études, soit LEAD 2 et LEAD 5, appuient les indications autorisées. Les deux étaient des études randomisées, contrôlées et à double insu de 26 semaines menées auprès de patients atteints du diabète de type 2 (LEAD 2, taille de l'échantillon [n] = 1091; LEAD 5, n = 581) ayant été traités par des antidiabétiques oraux depuis au moins 3 mois.

Dans l'étude LEAD 2, les patients ont été randomisés selon un ratio 2:2:2:1:2 pour recevoir :

  • VictozaMD 1,8 mg + metformine 1500 à 2000 mg/jour
  • VictozaMD 1,2 mg + metformine 1500 à 2000 mg/jour
  • VictozaMD 0,6 mg + metformine 1500 à 2000 mg/jour
  • Placebo + metformine 1500 à 2000 mg/jour
  • Glimépiride 4 mg/jour + metformine 1500 à 2000 mg/jour

Pour évaluer l'efficacité, on a mesuré les variations de la concentration d'hémoglobine glycosylée (HbA1c), un indicateur de la glycémie moyenne d'une personne sur une période de 3 mois. Le traitement par des doses de 1,8 mg et de 1,2 mg (mais non de 0,6 mg) de VictozaMD en association avec la metformine a entraîné des réductions moyennes de l'HbA1c qui n'étaient pas inférieures au résultat obtenu avec le traitement par le glimépiride en association avec la metformine.

Dans l'étude LEAD 5, les patients ont été randomisés selon un ratio 2:1:2 pour recevoir :

  • VictozaMD 1,8 mg + metformine 2000 mg/jour + glimépiride 2 à 4 mg/jour
  • Placebo + metformine 2000 mg/jour + glimépiride 2 à 4 mg/jour
  • Insuline glargine + metformine 2000 mg/jour + glimépiride 2 à 4 mg/jour

Le traitement par 1,8 mg de VictozaMD en association avec le glimépiride et la metformine a entraîné une réduction moyenne de l'HbA1c qui était significativement plus importante, sur le plan statistique, que le traitement par le placebo associé au glimépiride et à la metformine.

VictozaMD (6 mg/mL, liraglutide) est offert sous forme de solution pour injection dans un stylo jetable prérempli. Pour tous les patients, VictozaMD est administré par voie sous-cutanée une fois par jour, à toute heure de la journée, indépendamment des repas. Au début du traitement, VictozaMD devrait être administré à une dose de 0,6 mg une fois par jour pendant au moins une semaine. Cette dose de départ permet de diminuer l'apparition de symptômes de nature gastro-intestinale en début de traitement. Après une semaine, la dose quotidienne de 0,6 mg devrait être augmentée à 1,2 mg. Selon la réponse au traitement et après au moins une semaine, la dose peut être augmentée à 1,8 mg une fois par jour en vue d'obtenir un meilleur contrôle de la glycémie. Les recommandations concernant la posologie sont énoncées dans la monographie de produit.

VictozaMD est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de carcinome médullaire de la thyroïde et chez les patients atteints du syndrome de néoplasie endocrinienne multiple de type 2. VictozaMD est aussi contre-indiqué chez les femmes enceintes ou qui allaitent, de même que chez les patients hypersensibles au liraglutide ou à tout ingrédient de la formulation.

La monographie de produit contient un encadré de mise en garde exposant les problèmes d'innocuité de VictozaMD en ce qui concerne le risque possible de tumeur des cellules C de la thyroïde.

VictozaMD devrait être administré selon les conditions décrites dans la monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à l'administration de ce produit pharmaceutique. Les conditions détaillées relatives à l'usage de VictozaMD sont décrites dans la monographie de produit.

Conformément à son examen des données portant sur la qualité, l'innocuité et l'efficacité du produit, Santé Canada juge que le rapport entre les avantages et les risques de VictozaMD est favorable aux indications ci-dessus. Dans l'autorisation de commercialisation, Santé Canada a exigé du promoteur un plan de gestion du risque qui permettra de s'assurer que les avantages continuent de l'emporter sur les risques.

3 Motifs d'ordre scientifique et réglementaire

Le 5 juin 2009, un avis d'insuffisance (ADI) a été délivré par Santé Canada à l'endroit de la présentation de drogue nouvelle (PDN) portant sur VictozaMD. L'ADI a été émis, car à la lumière des données présentées, il y avait lieu de se préoccuper d'un risque potentiel de cancer des cellules C de la thyroïde chez l'humain. Il a été demandé au promoteur d'inclure dans sa réponse à l'ADI un plan révisé de gestion du risque, en plus de fournir des rapports mis à jour sur un certain nombre d'études.

Le 22 juin 2009, le promoteur a présenté sa réponse à l'ADI. Après l'examen de la présentation, un avis de conformité (AC) a été délivré le 21 mai 2010. Ces événements et les dates correspondantes figurent dans la section 4 « Étapes importantes de la présentation ».

3.1 Motifs d'ordre qualitatif

3.1.1 Substance médicamenteuse (ingrédient médicinal)
Renseignements généraux

Le liraglutide, l'ingrédient médicinal de VictozaMD, est un antagoniste acylé du récepteur du GLP-1 humain dont la séquence d'acides aminés présente 97 % d'homologie avec le GLP-1 endogène humain (7-37). Le liraglutide active le récepteur du GLP-1, un récepteur membranaire couplé à l'adénylyl cyclase des cellules bêta du pancréas. L'activité cellulaire du GLP-1 fait intervenir la protéine G stimulatrice (Gs) et l'adénylyl cyclase, qui, une fois activées, induisent une production d'AMPc intracellulaire et, par la suite, une libération d'insuline dans la circulation sanguine. Le liraglutide stimule également une baisse de la sécrétion de glucagon dépendante du glucose. L'effet hypoglycémiant est aussi attribuable à un ralentissement de la vidange gastrique.

Procédé de fabrication et contrôles en cours de fabrication

La substance médicamenteuse liraglutide est fabriquée à l'aide d'un procédé à plusieurs étapes comprenant une fermentation, la récupération de la protéine cible, sa purification et son acylation. Les données sur la validation des procédés ont montré que le procédé de fabrication est uniforme et que le produit est de qualité acceptable.

Les matières utilisées dans la fabrication de la substance médicamenteuse sont jugées appropriées et/ou conformes aux normes s'appliquant à l'usage prévu.

Le procédé de fabrication de la substance médicamenteuse a été mis à l'échelle et optimisé pendant le processus d'élaboration. Les modifications apportées à chaque génération du processus ont été adéquatement décrites et comparées. Des données portant sur la mise en circulation des lots, sur la stabilité et sur la caractérisation ont aussi été utilisées pour étayer les comparaisons.

Les contrôles en cours de fabrication ont été examinés et jugés acceptables. Les spécifications des matières brutes utilisées pour la fabrication de la substance médicamenteuse ont également été jugées satisfaisantes.

Caractérisation

Des études de caractérisation détaillées ont été effectuées pour garantir que le liraglutide présente systématiquement la structure caractéristique et l'activité biologique désirées.

Une comparaison des lots de liraglutide produits par des procédés différents a été effectuée : tous les lots étaient semblables sur le plan des caractéristiques physico-chimiques.

Contrôle de la substance médicamenteuse

Des copies des méthodes d'analyse et, s'il y a lieu, les rapports de validation ont été présentés et sont jugés satisfaisants pour toutes les méthodes qui ont servi à l'analyse du produit fini ainsi qu'aux essais de stabilité portant sur le liraglutide.

Les concentrations d'impuretés liées au produit et au procédé ont été adéquatement surveillées tout au long de la fabrication. Les résultats des rapports de validation des procédés et des contrôles en cours de fabrication démontrent que les impuretés de la substance médicamenteuse sont adéquatement contrôlées. Les concentrations d'impuretés observées dans la substance médicamenteuse ont été jugées conformes aux limites établies.

Les spécifications sont jugées acceptables pour la substance médicamenteuse. Les résultats des analyses finales de lots ont été examinés et se sont situés à l'intérieur des critères d'acceptation proposés.

L'emballage de la substance médicamenteuse est jugé acceptable.

Stabilité

À la lumière des données sur la stabilité présentées, fondées sur des essais de longue durée, en temps réel et accélérés, la durée de conservation, les conditions d'entreposage et les conditions d'expédition proposées pour la substance médicamenteuse étaient bien étayées et sont jugées satisfaisantes.

3.1.2 Produit pharmaceutique
Description et composition

Le produit pharmaceutique est offert sous forme d'une solution stérile, claire et incolore dans une cartouche de 3 mL. La cartouche est fermée à l'aide d'un bouchon constitué d'un disque de caoutchouc laminé sans latex. Le caoutchouc laminé comprend une couche de polyisoprène synthétique et une couche de bromobutyle. La couche de bromobutyle est directement en contact avec le produit. Le piston de caoutchouc de la cartouche de 3 mL est en bromobutyle rouge. La cartouche de 3 mL s'insère dans un stylo injecteur.

Un millilitre de VictozaMD contient 6 mg de liraglutide et les ingrédients non médicinaux suivants : phosphate disodique dihydraté, propylèneglycol, phénol et eau pour injection. Chaque stylo prérempli contient 3 mL de VictozaMD, ce qui équivaut à 18 mg de liraglutide (base libre, anhydre).

Tous les ingrédients non médicinaux (excipients) présents dans le produit pharmaceutique sont autorisés par le Règlement sur les aliments et drogues. Les données sur la stabilité présentées à l'appui de la formulation commerciale proposée attestent la compatibilité du liraglutide avec les excipients.

Élaboration du produit pharmaceutique

Les données sur l'élaboration du produit pharmaceutique, y compris sur l'élaboration du système récipient-fermeture, sont jugées acceptables. Les données présentées dans cette section décrivent la composition de VictozaMD, la justification du choix de la formulation, le procédé de fabrication du produit, y compris l'emballage, les lots ayant fait l'objet d'une caractérisation in vitro et les effets des modifications de la formulation sur l'innocuité et/ou l'efficacité de VictozaMD. On a examiné les études sur lesquelles reposait le choix des excipients à utiliser dans le produit pharmaceutique et de leur concentration, et elles sont jugées acceptables.

Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation tout au long de l'élaboration du produit pharmaceutique ont été examinées et sont jugées acceptables. Ces modifications n'ont aucun effet indésirable sur les paramètres associés au comportement du produit pharmaceutique.

Procédé de fabrication et contrôles en cours de fabrication

Le procédé de fabrication du produit pharmaceutique VictozaMD consiste essentiellement en les étapes suivantes : dissolution de la substance médicamenteuse et des autres ingrédients, formulation, malaxage, ajustement du pH, filtration stérilisante, remplissage en conditions d'asepsie, mise en place du dispositif de fermeture de la cartouche, inspection, assemblage dans un stylo injecteur, étiquetage et conditionnement. Le procédé de fabrication a été adéquatement validé.

Tout l'équipement, tous les contrôles en cours de fabrication et tous les paramètres de fonctionnement détaillés ont été dûment décrits dans la documentation fournie dans la présentation et sont jugés acceptables. Le procédé de fabrication est considéré comme dûment contrôlé à l'intérieur de limites justifiées.

Contrôle du produit pharmaceutique

VictozaMD a été soumis à des tests visant à vérifier l'identité, l'apparence, le pH, les matières particulaires, la stérilité, la teneur en protéines, la teneur en produits de dégradation et en protéines de poids moléculaire élevé, et les concentrations d'endotoxines bactériennes; les résultats étaient conformes aux critères d'acceptation. Les spécifications des tests et les méthodes d'analyse sont jugées acceptables; la durée de conservation ainsi que les limites de libération des produits de dégradation, pris séparément ou globalement, se situent à l'intérieur de limites acceptables.

Le processus de validation est jugé complet. Des copies des méthodes d'analyse et, s'il y a lieu, les rapports de validation ont été présentés et sont jugés satisfaisants pour toutes les méthodes qui ont servi à l'analyse du produit fini ainsi qu'aux essais de stabilité portant sur VictozaMD.

Les résultats d'analyse de tous les lots étaient conformes aux limites des spécifications proposées.

Conformément au programme de contrôle et d'évaluation de Santé Canada avant l'autorisation de mise en circulation d'un lot de produit (biologique) visé à l'annexe D, les lots de produit final typiques ont été soumis à une analyse ciblée réalisée dans les installations. Les résultats et les analyses appuient la décision d'émettre un avis de conformité à l'égard de ce produit.

Stabilité

À la lumière des données sur la stabilité présentées, fondées sur des essais de longue durée, des essais accélérés et des essais en conditions sévères, la durée de conservation proposée pour VictozaMD de 30 mois à une température de 2 à 8 °C est considérée comme acceptable.

Selon les études sur la stabilité des lots principaux et des lots auxiliaires au moment de l'usage, une période d'usage de 30 jours à température ambiante (jusqu'à 30 °C) ou au réfrigérateur (entre 2 et 8 °C) est jugée comme acceptable.

Le stylo injecteur de VictozaMD à la concentration de 6,0 mg/mL doit être placé à l'abri de la lumière lorsqu'il n'est pas utilisé (le bouchon doit être replacé sur le stylo injecteur après utilisation). Le stylo injecteur de VictozaMD à 6,0 mg/mL doit aussi être protégé de la chaleur excessive et de la lumière solaire pendant son utilisation.

La compatibilité du produit pharmaceutique avec le système récipient-fermeture a été établie au moyen de tests officinaux et d'études de stabilité. Le système récipient-fermeture satisfait à tous les critères d'acceptation des tests de validation.

3.1.3 Installations et équipement

L'évaluation sur place des installations utilisées pour la fabrication du produit pharmaceutique et la substance médicamenteuse n'a pas été réalisée en raison de contraintes d'horaire et de problèmes liés au volume de travail.

Les résultats des plus récentes évaluations réalisées dans ces installations pour l'examen d'autres peptides recombinants ont montré que le fait de ne pas réaliser une évaluation sur place dans le cadre d'un processus d'examen entraînait un risque faible.

L'aménagement, le fonctionnement et les mécanismes de contrôle des installations et de l'équipement servant à la production de VictozaMD sont jugés acceptables pour les activités et les produits fabriqués.

3.1.4 Évaluation de l'innocuité des agents adventices

Les matières brutes d'origine animale ou recombinante ayant servi à la fabrication ont subi des tests permettant de garantir qu'elles sont exemptes d'agents adventices. Les excipients utilisés dans la formulation du produit pharmaceutique ne sont pas d'origine animale ni humaine.

3.1.5 Conclusion

L'information soumise sur les caractéristiques chimiques et la fabrication de VictozaMD montre que la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées sur l'élaboration et la validation ont été menées, et des contrôles adéquats sont en place pour la commercialisation.

3.2 Motifs non cliniques de la décision

3.2.1 Pharmacodynamique

Le liraglutide et un puissant agoniste complet et sélectif des récepteurs clonés du GLP-1 chez l'humain, la souris, le rat, le lapin, le porc et le singe. Le principal mécanisme permettant l'action prolongée du liraglutide est la liaison à l'albumine, qui se traduit par une demi-vie longue dans le plasma, et l'autoassociation, qui entraîne une absorption lente. On a aussi observé qu'il était plus résistant à l'action de la dipeptidyl peptidase IV (DPP-IV) et de l'endopeptidase neutre (NEP). L'apparente réduction d'activité de la substance en présence d'albumine indique que seule la fraction libre de liraglutide est responsable de son effet pharmacologique in vitro et in vivo.

L'effet hypoglycémiant du liraglutide a été étudié chez la souris, le rat et le porc. Il a été établi que cet effet était attribuable à une sécrétion d'insuline glucodépendante, à une baisse de la sécrétion de glucagon glucodépendante, à un ralentissement de la vidange gastrique et à une augmentation de la masse des cellules bêta (uniquement durant la phase de diabète).

3.2.2 Pharmacocinétique

Au moment de l'examen, des études de pharmacocinétique avaient été menées chez l'humain, et ces études ont été jugées plus pertinentes que les études non cliniques de pharmacocinétique. Ainsi, les études non cliniques de pharmacocinétique n'ont pas été passées en revue aux fins de l'évaluation de la présente demande.

3.2.3 Toxicologie

Les études toxicologiques menées avec le liraglutide ont été réalisées chez le rat, la souris et le macaque de Buffon. Ces espèces ont été choisies, car il a été démontré qu'elles étaient pertinentes sur le plan pharmacologique pour les évaluations non cliniques de l'innocuité et parce que leur profil métabolique était comparable à celui de l'humain.

Toxicité à dose unique

Des études de toxicité aiguë ont été effectuées avec des souris et des rats auxquels on a administré une dose élevée de liraglutide, à savoir 10 mg/kg de poids corporel, par voie sous-cutanée (SC) ou intraveineuse (IV). Chez les deux espèces, on n'a constaté aucune mortalité pendant la période d'observation de 14 jours, et les seules manifestations observées étaient une baisse temporaire du gain pondéral et de l'ingestion de nourriture. Les signes cliniques transitoires n'ont été observés que chez le rat, après une administration IV, et on a assisté à un rétablissement complet le 4e jour après l'administration de la dose. Sur la base de ces observations, il a été établi que la dose létale médiane (DL50) était > 10 mg/kg de poids corporel.

Toxicité à doses multiples et cancérogénicité

Des études de toxicité subchronique ont été réalisées chez la souris et le rat. La principale manifestation observée chez les deux espèces était une baisse du gain pondéral et de l'ingestion de nourriture, surtout notée pendant la première semaine de l'étude.

Après avoir exposé des souris et des rats au liraglutide pendant une longue période, on a observé l'apparition d'altérations prénéoplasiques et néoplasiques dans la glande thyroïde. Ces altérations sont survenues à des doses situées à l'intérieur de la fourchette des doses thérapeutiques chez l'humain. Les données tirées des études mécanistes étaient insuffisantes pour qu'il soit possible de conclure que les observations concernant les cellules C de la thyroïde chez les rongeurs ne sont pas pertinentes chez l'humain, signe d'un possible problème d'innocuité grave associé à une toxicité et à un effet oncogène touchant les cellules C de la thyroïde humaine (voir la section 3.3.4 « Innocuité clinique/Cancer »). On a aussi relevé une hausse de l'incidence des fibrosarcomes dorsaux (et des décès attribuables à ces derniers) dans des tissus cutanés et sous-cutanés des souris mâles à des doses d'environ 45 fois les doses thérapeutiques.

Les études de toxicité subchronique menées chez le macaque de Buffon indiquent que le liraglutide était généralement bien toléré. Le liraglutide a été administré pendant 1 mois, 13 semaines et 52 semaines. La principale manifestation observée était une réduction du gain ou de la perte pondérale et une baisse de l'ingestion de nourriture pendant la première semaine. Rien n'indiquait une toxicité au niveau de la thyroïde chez le singe.

Génotoxicité

Selon les études de génotoxicité classiques, le liraglutide ne s'est pas révélé mutagène.

Toxicité pour l'appareil reproducteur et le développement

Une étude sur le développement a été réalisée chez le lapin aux doses suivantes : 0,01, 0,025 et 0,05 mg/kg de poids corporel par jour. Aucun effet lié au traitement n'a été observé en ce qui concerne les paramètres relatifs à la césarienne; cependant, la fréquence des anomalies majeures avait tendance à augmenter à toutes les doses étudiées. Dans les groupes ayant reçu 0,025 et 0,05 mg/kg de poids corporel/jour, des cas uniques de microphtalmie ont été observés aux deux doses. On a aussi noté une augmentation de la fréquence d'os pariétaux reliés entre eux chez les fœtus dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée et des cas uniques de scission du sternum. Selon ces données, on considère que le liraglutide est tératogène chez le lapin à toutes les doses testées. En outre, les anomalies mineures considérées comme liées au traitement étaient une augmentation des cas d'os jugal relié/fusionné à un os maxillaire à toutes les doses et une augmentation des cas de vésicule biliaire bilobée/à deux branches aux doses de 0,025 et 0,50 mg/kg de poids corporel/jour.

Le liraglutide a entraîné une toxicité embryofœtale chez le rat et chez le lapin et constituait un agent tératogène potentiel chez le lapin aux doses thérapeutiques. Par conséquent, les femmes qui souhaitent être enceintes devraient être informées des effets indésirables (EI) éventuels du liraglutide sur le fœtus. Il est fortement recommandé de ne pas utiliser le liraglutide pour traiter les femmes enceintes.

Tolérance locale

Dans les études de toxicité subchronique menées chez le macaque de Buffon, on a constaté une irritation au point d'injection à toutes les doses. L'irritation était maximale dans le groupe ayant reçu 5,0 mg/kg de poids corporel/jour et était considérée comme liée au traitement.

3.2.4 Résumé et conclusion

Il a été établi que le liraglutide était un agoniste hautement sélectif du récepteur du GLP-1 présentant une durée d'action prolongée et les effets pharmacologiques attendus in vitro et in vivo. Les propriétés pharmacocinétiques et les voies métaboliques étaient semblables chez toutes les espèces. Les données non cliniques sur l'innocuité indiquent que le liraglutide a induit des tumeurs des cellules C thyroïdiennes dépendantes de la dose et de la durée du traitement à des expositions ayant une importance clinique chez les rats et les souris mâles et femelles. Comme on ignore dans quelle mesure ce phénomène est pertinent chez l'humain, il fera l'objet d'une surveillance étroite.

La base de données sur la toxicité de Victoza (liraglutide) est conforme à la ligne directrice S6 (Pre-clinical Safety Evaluation of Biotechnology-Derived Pharmaceuticals) de l'International Conference on Harmonisation (ICH).

3.3 Motifs cliniques de la décision

3.3.1 Pharmacodynamique

Les doses de 1,8 mg et de 1,2 mg de VictozaMD ont permis de faire diminuer la glycémie à jeun moyenne de 3,90 mmol/L et de 3,33 mmol/L, respectivement, en comparaison avec le placebo. Deux heures après un repas normal, les différences de glycémie postprandiale moyenne entre le placebo et les deux doses étaient de 6,02 mmol/L et de 5,63 mmol/L. En outre, les doses de 1,8 mg et de 1,2 mg de VictozaMD ont fait baisser la glycémie postprandiale différentielle (définie comme étant la différence entre les valeurs de la glycémie 90 minutes après le repas et celles immédiatement après le repas pour les trois repas) de 1,1 mmol/L et de 1,08 mmol/L, en moyenne, respectivement.

VictozaMD a stimulé la sécrétion d'insuline liée à l'augmentation de la glycémie. À la suite d'une perfusion de glucose par paliers et de l'administration d'une dose unique de liraglutide, le taux de sécrétion d'insuline a augmenté chez les patients atteints de diabète de type 2 jusqu'à atteindre un taux comparable à celui observé chez les sujets en bonne santé.

VictozaMD a fait diminuer la glycémie en stimulant la sécrétion d'insuline et en réduisant la sécrétion de glucagon. Une dose unique d'environ 0,7 mg de VictozaMD n'a pas altéré la sécrétion de glucagon en réponse à une glycémie faible. Par ailleurs, on a observé une plus faible libération de glucose endogène avec VictozaMD en raison de la sécrétion accrue d'insuline et de la sécrétion réduite de glucagon.

VictozaMD ralentit aussi la vidange gastrique et, par conséquent, l'apparition du glucose postprandial dans la circulation.

Électrophysiologie cardiovasculaire

Le récepteur du GLP-1 est présent dans le tissu cardiaque. L'activation de ce récepteur par le GLP-1 induit une production d'AMPc et active la protéine kinase A. Les effets pharmacodynamiques de l'activation du récepteur du GLP-1 présent dans le cœur font encore l'objet d'études.

Une étude randomisée, croisée, contrôlée avec placebo, menée à double insu et en deux périodes a été réalisée auprès de 51 volontaires en bonne santé (25 hommes et 26 femmes, de 18 à 44 ans). Après la randomisation, les sujets du groupe VictozaMD ont reçu une dose uniquotidienne de 0,6 mg de VictozaMD par voie SC pendant la première semaine, de 1,2 mg une fois par jour par voie SC pendant la deuxième semaine et de 1,8 mg une fois par jour par voie SC pendant la troisième semaine de traitement, selon un schéma d'ajustement croissant. À la fin de la deuxième et de la troisième semaine, immédiatement après la septième et dernière dose, soit 1,2 et 1,8 mg de VictozaMD, respectivement, les sujets ont passé une série d'électrocardiogrammes (ECG) pendant 24 heures. Les sujets du groupe ayant reçu le placebo ont suivi le même calendrier de traitement et d'examens, à la différence qu'ils recevaient des injections SC de placebo.

Les résultats de cette étude indiquent que VictozaMD, aux doses thérapeutiques de 1,2 et de 1,8 mg, cause une accélération prolongée de la fréquence cardiaque, un allongement de l'intervalle PR et un raccourcissement de l'intervalle QTc.

Fréquence cardiaque

La dose de 1,2 mg de VictozaMD administré au 14e jour de traitement et celle de 1,8 mg administrée au 21e jour étaient associées à une augmentation statistiquement significative de la fréquence cardiaque à tous les points temporels. La proportion de sujets présentant une fréquence cardiaque supérieure à 90 battements par minute (bpm) était de 20,0 % pour VictozaMD à la dose de 1,2 mg comparativement à 8,0 % pour le placebo et de 23,5 % pour VictozaMD à la dose de 1,8 mg comparativement à 3,9 % pour le placebo.

Intervalle PR

Le 14e jour, la dose de 1,2 mg de VictozaMD a allongé de manière statistiquement significative l'intervalle PR à tous les points temporels. Le 21 e  jour, la dose de 1,8 mg de VictozaMD a entraîné un allongement statistiquement significatif de l'intervalle PR pour 10 des 12 points temporels à la suite de l'administration de la dose. La moyenne maximale de l'allongement ajustée en fonction du placebo et des valeurs initiales était de 10 ms pour la dose de 1,2 mg et de 9,0 ms pour la dose de 1,8 mg. En cours de traitement, l'intervalle PR a dépassé 200 ms chez 4 % des sujets traités par VictozaMD et chez 2 % des sujets recevant le placebo. La proportion de sujets ayant un intervalle PR supérieur à 200 ms au début de l'essai et dont l'ampleur ou la fréquence a augmenté en cours de traitement était de 6 % dans le groupe VictozaMD et de 2 % dans le groupe placebo.

Intervalle QT

Les doses de 1,2 mg et de 1,8 mg de VictozaMD étaient associées à un raccourcissement statistiquement significatif de l'intervalle QTc à la plupart des points temporels après l'administration de la dose. La portée clinique d'un raccourcissement de cette amplitude induit par le médicament n'est pas connue.

3.3.2 Pharmacocinétique
Absorption

L'absorption de VictozaMD après une injection SC est lente, et la concentration maximale est atteinte 8 à 12 heures après l'administration de la dose. La concentration maximale estimée de liraglutide était de 9,4 nmol/L pour une dose unique de 0,6 mg de liraglutide administrée par injection SC. À la dose de 1,8 mg de liraglutide, la concentration moyenne de liraglutide à l'état d'équilibre (ASCτ/24) était d'environ 34 nmol/L. L'exposition à VictozaMD (ASC) a augmenté de manière quasi linéaire avec la dose (µg/kg) et présentait une augmentation attribuable à une accumulation entre le 1er et le 11e  jour. Le coefficient de variation interindividuelle de l'ASC du liraglutide s'élevait à 11 % après l'administration d'une dose unique. VictozaMD peut être administré par injection sous-cutanée dans l'abdomen, la cuisse ou le haut du bras. La biodisponibilité absolue de VictozaMD après une injection SC est d'environ 55 %.

Distribution

Le volume de distribution apparent après une injection SC de VictozaMD se situe entre 11 et 17 L. Le volume de distribution moyen après une injection IV est de 0,07 L/kg. VictozaMD se lie considérablement aux protéines plasmatiques (> 98 %).

Métabolisme

Dans les 24 heures suivant l'administration d'une dose unique de [3H]-liraglutide à des sujets en bonne santé, le principal composant trouvé dans le plasma était le liraglutide dans sa forme intacte. Deux métabolites plasmatiques mineurs ont été décelés (≤ 9 % et ≤ 5 % de l'exposition totale du plasma à la radioactivité). VictozaMD est métabolisé dans l'organisme de la même manière que les grosses protéines, sans qu'un organe particulier serve de voie majeure d'élimination.

Excrétion

Après l'administration d'une dose de [1H]-liraglutide, on n'a pas détecté de liraglutide intact dans l'urine ou les excréments. Seule une faible proportion de la radioactivité administrée a été excrétée sous forme de métabolites du liraglutide dans l'urine ou les excréments (6 % et 5 %, respectivement). La radioactivité présente dans l'urine et les excréments était surtout excrétée au cours des 6 à 8 premiers jours, et était contenue dans trois métabolites mineurs.

Après l'injection SC d'une dose unique de VictozaMD, la clairance moyenne est d'environ 1,2 L/h, et la demi-vie d'élimination, d'environ 13 heures.

3.3.3 Efficacité clinique

L'efficacité de VictozaMD a été évaluée dans le cadre de cinq études pivotales de phase III faisant partie du programme de développement clinique LEAD. Deux de ces études, soit LEAD 2 et LEAD 5, appuyaient les indications autorisées; elles duraient 26 semaines et étaient menées auprès de patients atteints de diabète de type 2 ayant été traités par des antidiabétiques oraux depuis au moins 3 mois.

Études pivotales

LEAD 2

Dans l'étude LEAD 2, on a examiné le contrôle de la glycémie chez des sujets atteints de diabète de type 2 après une administration uniquotidienne de VictozaMD en association avec la metformine, de glimépiride en association avec la metformine, ou de metformine en monothérapie. Cette étude d'une durée de 6 mois était multicentrique, multinationale, et menée à double insu avec double placebo, et comportait une période de prolongation de 18 mois.

Au total, 1091 patients atteints de diabète de type 2 et ayant été traités depuis au moins 3 mois avec divers antidiabétiques oraux (ADO) ont été randomisés selon un ratio de 2:2:2:1:2 pour recevoir :

  • VictozaMD 1,8 mg + placebo (au lieu du glimépiride) + metformine 1500 à 2000 mg/jour;
  • VictozaMD 1,2 mg + placebo (au lieu du glimépiride) + metformine 1500 à 2000 mg/jour;
  • VictozaMD 0,6 mg + placebo (au lieu du glimépiride) + metformine 1500 à 2000 mg/jour;
  • Placebo (au lieu de VictozaMD) + placebo (au lieu du glimépiride) + metformine 1500 à 2000 mg/jour; ou
  • Placebo (au lieu de VictozaMD) + glimépiride 4 mg/jour + metformine 1500 à 2000 mg/jour.

Chaque groupe a reçu au moins un placebo, et un groupe (metformine en monothérapie) a reçu deux placebos. Le placebo correspondant à Victoza a été administré par voie sous-cutanée, et le placebo correspondant au glimépiride, par voie orale.

Au moment de la randomisation, les sujets ont été stratifiés en fonction de leur traitement antérieur aux ADO (monothérapie ou traitement en concomitance). La randomisation a eu lieu après une période de 3 semaines d'ajustement forcé de la dose de metformine, qui était optionnelle ou pouvait être modifiée pour les sujets ayant pris de la metformine avant l'étude, suivie d'une période d'entretien de 3 semaines sous metformine. Au cours de la période d'ajustement, la dose de metformine a été augmentée à 2000 mg/jour. Après la randomisation, une période d'ajustement de 2 semaines a commencé, suivie d'une période de traitement d'entretien de 24 semaines avec des doses quotidiennes fixes de VictozaMD et de glimépiride. La dose de glimépiride utilisée dans l'étude (4 mg/jour) était inférieure à la dose maximale approuvée au Canada (8 mg/jour), mais égale à la dose maximale approuvée dans certains autres pays participants à l'étude, et se situait à l'intérieur de la fourchette de la dose d'entretien habituelle (entre 1 et 4 mg/jour). La dose quotidienne de metformine devait être maintenue tout au long de l'étude, dans la mesure du possible, mais pouvait être réduite à 1500 mg au minimum puis être augmentée à 2000 mg à la discrétion du chercheur.

Le pourcentage de patients ayant abandonné l'étude en raison d'un traitement inefficace s'élevait à 5,4 % dans le groupe ayant reçu 1,8 mg de VictozaMD et de la metformine, à 3,7 % dans le groupe ayant reçu du glimépiride et de la metformine et à 23,8 % dans le groupe traité par la metformine en monothérapie.

Pour évaluer l'efficacité de VictozaMD, on a mesuré les variations de la concentration d'HbA1c, un indicateur de la glycémie moyenne d'une personne, sur une période de 3 mois. Le paramètre d'efficacité primaire était la variation de la concentration d'HbA1c après 26 semaines de traitement par rapport à la concentration au début de l'étude. Le traitement par des doses de 1,8 mg et de 1,2 mg (mais non de 0,6 mg) de VictozaMD en association avec la metformine a entraîné des réductions moyennes de la concentration d'HbA1c qui n'étaient pas inférieures au résultat obtenu avec le traitement par le glimépiride en association avec la metformine.

LEAD 5

Dans l'étude LEAD 5, on a examiné le contrôle de la glycémie de sujets atteints de diabète de type 2 après l'administration uniquotidienne de VictozaMD en association avec le glimépiride et la metformine, de glimépiride en association avec la metformine ou d'insuline glargine en association avec le glimépiride et la metformine. Cette étude, d'une durée de 6 mois, était multicentrique et multinationale. Dans le cas du groupe placebo et du groupe traité par VictozaMD, l'étude a été menée à double insu, mais pour ce qui est du groupe témoin actif (insuline glargine), l'étude était ouverte.

En tout, 581 patients atteints de diabète de type 2 ayant été traités depuis au moins 3 mois avec divers schémas posologiques d'ADO ont été randomisés dans un ratio 2:1:2 pour recevoir :

  • VictozaMD 1,8 mg + metformine 2000 mg/jour + glimépiride 2 à 4 mg/jour
  • Placebo + metformine 2000 mg/jour + glimépiride 2 à 4 mg/jour
  • Insuline glargine + metformine 2000 mg/jour + glimépiride 2 à 4 mg/jour.

La randomisation a eu lieu après une phase de préinclusion de 6 semaines consistant en 3 semaines d'ajustement forcé de la dose de metformine et de glimépiride, suivie d'une période d'entretien de 3 autres semaines. Au cours de la période d'ajustement, les doses quotidiennes de metformine et de glimépiride ont été augmentées à 2000 mg et à 4 mg, respectivement. La dose de glimépiride administrée dans le cadre de l'étude (4 mg/jour) était inférieure à la dose maximale de glimépiride approuvée au Canada (8 mg/jour), mais égale à la dose maximale approuvée dans certains autres pays participants, et se situait dans la fourchette des doses d'entretien habituelles (entre 1 et 4 mg). Après la randomisation, les patients randomisés pour recevoir 1,8 mg de VictozaMD ont subi une période d'ajustement de 2 semaines avec VictozaMD. Au cours de l'étude, les doses de VictozaMD et de metformine étaient fixes, alors que la dose de glimépiride pouvait être réduite à 3 ou 2 mg/jour. Les patients randomisés pour recevoir l'insuline glargine ajustaient leur dose deux fois par semaine pendant les 8 premières semaines du traitement en se basant sur l'automesure de leur glycémie à jeun le jour de l'ajustement. Après la 8e semaine, la fréquence de l'ajustement de l'insuline glargine était laissée à la discrétion du chercheur, mais, au minimum, la dose d'insuline glargine devait être révisée, au besoin, à la 12e semaine et à la 18e semaine.

Seulement 20 % des patients traités par l'insuline glargine ont atteint la cible prédéterminée de glycémie à jeun, soit une valeur ≤5,5 mmol/L; par conséquent, la dose d'insuline glargine n'a pas été ajustée de façon optimale chez la plupart des patients.

Le pourcentage de patients qui se sont retirés de l'étude en raison d'un traitement inefficace était de 0,9 % dans le groupe ayant reçu 1,8 mg de VictozaMD, du glimépiride et de la metformine, de 11,3 % dans le groupe traité par glimépiride et par metformine et de 0,4 % dans le groupe ayant reçu de l'insuline glargine, du glimépiride et de la metformine.

Le paramètre d'efficacité primaire était la variation de la concentration d'HbA1c après 26 semaines de traitement par rapport à la concentration du début de l'étude. Le traitement par VictozaMD à la dose de 1,8 mg en association avec le glimépiride et la metformine a entraîné une plus grande réduction moyenne statistiquement significative de la concentration d'HbA1c que le traitement par le placebo associé au glimépiride et à la metformine.

Conclusion

L'efficacité du traitement par VictozaMD en association avec la metformine est satisfaisante au regard de l'indication proposée. Le traitement en association avec la metformine et le glimépiride (une sulfonylurée) était moins efficace, surtout en raison de l'ajustement sous-optimal des sujets faisant partie du groupe témoin ayant reçu l'insuline glargine au cours de l'étude ouverte.

3.3.4 Innocuité clinique

L'innocuité de VictozaMD a été évaluée en tenant compte des données de cinq études pivotales de phase III du programme de développement clinique LEAD. En outre, on a évalué d'autres données provenant du résumé de l'ensemble des données sur l'innocuité (tirées de tous les essais cliniques du programme de développement sur le liraglutide), du rapport périodique de pharmacovigilance soumis après 120 jours et des données fournies par le promoteur à la demande de Santé Canada durant l'examen.

Cancer

Pendant les essais cliniques, on a signalé quatre cas d'hyperplasie des cellules C de la thyroïde chez les patients traités par VictozaMD et un cas chez les patients sous comparateur (1,3 vs 0,6 cas pour 1000 années-sujets, respectivement). Par la suite, deux autres cas d'hyperplasie des cellules C de la thyroïde ont été déclarés chez les patients traités par VictozaMD, et un cas de carcinome médullaire de la thyroïde (CMT) a été déclaré chez les patients sous comparateur. Avant le traitement, la concentration sérique de calcitonine du patient sous comparateur atteint de CMT était > 1000 ng/L, ce qui laisse croire à l'existence d'une maladie préexistante. Tous les cas ont été diagnostiqués après une thyroïdectomie, effectuée en raison de résultats anormaux obtenus lors de dosages réguliers de la calcitonine sérique, prévus dans le protocole. Quatre des cinq patients traités par VictozaMD présentaient une concentration élevée de calcitonine au début de l'étude et durant celle-ci. Un patient traité par VictozaMD et un patient non traité par VictozaMD ont vu leur concentration de calcitonine s'élever pendant le traitement.

On ignore si les tumeurs touchant les cellules C de la thyroïde, dépendantes de la dose et de la durée du traitement et observées à des expositions cliniquement pertinentes chez le rat et la souris, indiquent un risque accru de CMT chez l'humain. Par ailleurs, le dépistage des CMT a révélé un taux accru de cancer papillaire de la thyroïde associé au liraglutide. On s'attend à ce que la surveillance mise en œuvre dans la collectivité en réponse au risque perçu de cancer de la thyroïde entraîne une augmentation du nombre de thyroïdectomies, ce qui pourrait causer une morbidité plus importante que la maladie induite par le médicament elle-même; cela devrait constituer un risque en soi.

Système cardiovasculaire

Augmentation de la fréquence cardiaque

Au cours d'une étude clinique menée auprès de volontaires en bonne santé subissant des ECG en série, on a observé une augmentation moyenne sur 24 heures de 7 à 8 bpm avec le traitement par VictozaMD. Chez les patients atteints de diabète, on a constaté une hausse du pouls moyen de 2 à 4 bpm pendant les essais cliniques de longue durée. Il convient d'être prudent lorsqu'on administre VictozaMD à des patients présentant des maladies cardiaques qui pourraient s'aggraver en présence d'une augmentation de la fréquence cardiaque (c'est-à-dire, cardiopathie ischémique et tachyarythmie); les données cliniques obtenues dans cette population de patients sont rares. Dans l'ensemble des études cliniques réalisées chez des patients diabétiques, l'incidence d'un paramètre mixte pour toutes les tachyarythmies était plus élevée après un traitement par VictozaMD comparativement au placebo.

Allongement de l'intervalle PR

Un allongement de l'intervalle PR moyen pouvant atteindre 10 ms a été constaté chez des volontaires en bonne santé traités par VictozaMD au cours d'une étude clinique. Chez les volontaires en bonne santé et chez les patients diabétiques, la fréquence d'un bloc auriculo-ventriculaire de premier degré était plus élevée avec un traitement par VictozaMD qu'avec le placebo. L'importance clinique de ces changements n'est pas bien connue; toutefois, en raison de l'expérience clinique limitée acquise chez des patients ayant déjà une anomalie du système de conduction (par exemple, un bloc auriculo-ventriculaire de premier, de deuxième ou de troisième degré marqué) ou un trouble du rythme cardiaque (comme une tachyarythmie), il faut faire preuve de prudence chez ces patients.

Pancréatite

Au cours des études cliniques sur VictozaMD, on a noté sept cas de pancréatite chez les patients traités par VictozaMD et un cas chez les patients sous comparateur (2,2 vs 0,6 cas pour 1000 années-sujets, respectivement). Chez les patients ayant reçu VictozaMD, cinq cas de pancréatite aiguë et deux cas de pancréatite chronique ont été signalés. Tous les événements étaient graves, à l'exception d'un cas de pancréatite chronique constaté chez un patient traité par VictozaMD. Un cas mortel de pancréatite nécrosante a été observé chez un patient ayant reçu VictozaMD. Par la suite, cinq autres cas de pancréatite ont été déclarés dans le cadre des études cliniques sur VictozaMD. L'un d'eux était un cas de pancréatite aiguë survenue chez un patient dont on ignore le traitement subi. Les quatre autres cas sont survenus chez des patients traités par VictozaMD; il s'agissait de deux cas de pancréatite aiguë, d'un cas de pancréatite chronique et d'un cas de pancréatite non aiguë.

Autres problèmes d'innocuité

Hypoglycémie

Dans les études cliniques d'une durée d'au moins 26 semaines, aucun patient sous comparateur et sept patients traités par VictozaMD ont connu un épisode majeur d'hypoglycémie dont le traitement a nécessité l'aide d'une autre personne. Six des sept patients traités par VictozaMD prenaient également une sulfonylurée. On pouvait réduire le risque d'hypoglycémie en abaissant la dose de sulfonylurée.

Événements indésirables gastro-intestinaux

Les EI les plus fréquemment associés à VictozaMD étaient gastro-intestinaux (GI). Dans l'ensemble des études cliniques de longue durée, des EI GI liés à la dose ont été signalés chez 41 % des patients traités par VictozaMD. Les événements survenus plus fréquemment chez les patients traités par VictozaMD étaient les suivants : nausées, vomissements, diarrhée, dyspepsie et constipation. Environ 13 % des patients traités par VictozaMD et 2 % des patients sous comparateur ont signalé des nausées pendant les deux premières semaines du traitement. La plupart des épisodes de nausées étaient légers ou modérés et se sont estompés avec le temps. Les abandons causés par des EI GI sont survenus chez 5,0 % des patients traités par VictozaMD et 0,5 % des patients sous comparateur, principalement pendant les 2 ou 3 premiers mois des études.

Immunogénicité

Dans l'ensemble des études cliniques d'une durée de 26 semaines ou plus, on a cherché la présence d'anticorps anti-liraglutide à la fin du traitement chez approximativement 50 % à 70 % des patients ayant reçu VictozaMD. Dans ces études, les anticorps anti-liraglutide ont été détectés chez 8,6 % des patients traités par VictozaMD. On n'a pas vérifié si les anticorps réagissant de façon croisée avec le GLP-1 dans son état natif neutralisaient ce dernier; par conséquent, on n'a pas évalué la possibilité d'une neutralisation d'importance clinique du GLP-1 à l'état natif. Des anticorps neutralisant le liraglutide in vitro ont été décelés chez 2,3 % des patients traités par VictozaMD dans une étude de 52 semaines dans laquelle on a administré le médicament en monothérapie, et chez 1,0 % des patients ayant reçu VictozaMD dans les études d'une durée de 26 semaines faisant appel à un traitement en concomitance.

Selon les données présentées, la fréquence de l'apparition des anticorps concorde avec ce qui a été observé avec d'autres produits biologiques. Les sujets présentant des anticorps dirigés contre le liraglutide avaient tendance à déclarer plus de réactions d'hypersensibilité, mais ils étaient rares. La formulation qui sera commercialisée était associée à davantage d'événements liés au point d'injection que la formulation d'origine, mais ces événements n'étaient pas graves et peu d'entre eux ont entraîné des retraits de l'étude.

Réactions au point d'injection

Les réactions au point d'injection, le plus souvent des ecchymoses et de la douleur, ont été signalées par environ 2 % des sujets ayant reçu VictozaMD dans les essais contrôlés de longue durée. Moins de 0,2 % des patients traités par VictozaMD ont cessé le traitement en raison de réactions au point d'injection. Aucun de ces patients n'a obtenu de résultat positif pour des anticorps anti-liraglutide. En général, les réactions au point d'injection n'étaient pas graves, mais augmentaient en fonction de la dose de liraglutide.

Conclusion

Les principaux problèmes d'innocuité associés au traitement par VictozaMD étaient les suivants : événements cardiovasculaires, cas rares de pancréatite et événements GI. En outre, dans les études non cliniques, le liraglutide a induit l'apparition de tumeurs des cellules C de la thyroïde dépendantes de la dose et de la durée du traitement à des expositions cliniquement pertinentes chez les rats et les souris mâles et femelles. On ignore dans quelle mesure ce phénomène est pertinent chez l'humain; par conséquent, il est impossible d'écarter l'existence d'un risque potentiel.

3.3.5 Questions additionnelles

Dans le cadre de l'autorisation de commercialisation de VictozaMD, Santé Canada a exigé que le promoteur prenne certains engagements pour la période postcommercialisation. Ces engagements sont notamment les suivants (liste non exhaustive) :

  • Présenter à Santé Canada, avant la commercialisation de VictozaMD, une présentation supplémentaire de drogue nouvelle (comme convenu) qui doit comprendre les données issues de l'étude NN2211-1860 (liraglutide + metformine vs metformine + sitagliptine) et toute nouvelle donnée tirée d'études menées sur le liraglutide à l'appui des indications de la PDN (par exemple, étude NN2211-1796). Si un nouveau rapport d'innocuité est rédigé sur VictozaMD, il devrait être également inclus.
  • Présenter à Santé Canada, conformément à la réglementation canadienne, tous les événements indésirables graves (y compris les tumeurs malignes, les événements cardiovasculaires, les pancréatites, et cætera) survenus dans toutes les études cliniques réalisées avec VictozaMD.
  • Présenter à Santé Canada le matériel didactique médical et le plan de communication (destiné aux fournisseurs de soins de santé) portant sur VictozaMD pour obtenir des commentaires et une rétroaction.
  • Présenter un plan canadien de gestion du risque révisé qui tient compte des activités postapprobation convenues avec le promoteur, des indications approuvées pour le Canada, du statut international de VictozaMD, etc.
  • Proposer des études sur les paramètres cardiovasculaires et un registre sur les séries de cas de carcinome médullaire de la thyroïde pour inclure les patients canadiens dans ces études.
  • Fournir à Santé Canada des rapports d'innocuité concis tout les trois mois, notamment des copies des rapports présentés aux autres organismes de réglementation, une fois le produit commercialisé, en plus des rapports périodiques de pharmacovigilance.
  • Informer Santé Canada au moment opportun de tous les cas soupçonnés de cancer de la thyroïde possiblement liés à VictozaMD et d'autres événements indésirables graves de façon continue.
  • Présenter à Santé Canada les protocoles et les rapports rédigés sur les études non cliniques (S1583-3, 1583-4 et 1583-5), les études cliniques (1583-6 et 1583-9) et tout rapport ou toute correspondance envoyée à un autre pays (par exemple, mise à jour concernant les engagements ou les exigences postapprobation).

3.4 Évaluation des avantages / risques et recommandation

3.4.1 Évaluation des avantages/risques

Le liraglutide induit des tumeurs des cellules C de la thyroïde dépendantes de la dose et de la durée du traitement à des expositions cliniquement pertinentes chez les rats et les souris mâles et femelles. On ignore si cette donnée est pertinente pour l'humain. Les autres problèmes d'innocuité pertinents sont les suivants : EI cardiovasculaires (accélération de la fréquence cardiaque, allongement de l'intervalle PR et tachyarythmie), rares cas de pancréatite et événements GI.

VictozaMD en association avec la metformine ou en association avec la metformine et une sulfonylurée était plus efficace à réduire la concentration d'HbA1c que les comparateurs. L'autre bienfait du traitement est le taux plus faible d'hypoglycémie causée par le médicament administré en concomitance avec la metformine comparativement à l'administration de metformine et d'une sulfonylurée.

Étant donné l'incertitude entourant le risque de CMT chez l'humain, le rejet de ce produit a été envisagé toutefois, le bienfait clinique de VictozaMD à titre de premier agent de sa classe au Canada pour le traitement du diabète de type 2 doit aussi être pris en compte, et on a jugé que ce bienfait l'emporte sur le risque non connu chez l'humain. Bien que plusieurs classes de produits pour le traitement du diabète de type 2 soient actuellement sur le marché canadien, il existe néanmoins de nombreux patients atteints de diabète de type 2 (45 % aux États-Unis) qui ne peuvent atteindre la concentration d'HbA1c escomptée (< 7 %), ce qui indique qu'il est toujours nécessaire de mettre au point de nouveaux médicaments. Il a été établi que VictozaMD en association avec la metformine ou en association avec la metformine et une sulfonylurée était efficace pour réduire la concentration d'HbA1c par rapport aux comparateurs. En outre, le traitement par VictozaMD en association avec la metformine entraîne un risque plus faible d'hypoglycémie par rapport à la metformine combinée à une sulfonylurée. Comme la metformine est le traitement de première intention recommandé pour le diabète de type 2, VictozaMD a été autorisé comme médicament de deuxième ou de troisième intention uniquement.

Parmi les autres éléments pris en compte pour autoriser VictozaMD, figurent les activités postapprobation et les études à mener pour la gestion et la surveillance du risque de cancer médullaire de la thyroïde et des problèmes d'innocuité cardiovasculaire.

Compte tenu de l'incertitude entourant le risque de cancer de la thyroïde et, dans une moindre mesure, le risque d'autres problèmes d'innocuité majeurs (problèmes cardiovasculaires et pancréatite), du besoin médical non satisfait, de l'absence au Canada d'un GLP-1 de source pharmaceutique (exénatide), de la gravité du diabète de type 2, du fait que VictozaMD a été autorisé par d'autres gouvernements (par exemple, États-Unis, Europe, Australie), de l'étiquetage convenu (indications restreintes et encadrés de mise en garde dans la monographie de produit sur le risque de cancer de la thyroïde) et des études et des activités postcommercialisation planifiées et convenues (y compris un registre sur les séries de cas sur 15 ans et d'autres études), Santé Canada considère qu'à ce jour les bienfaits de VictozaMD l'emportent sur les risques dans la population cible. Par conséquent, afin que ce bienfait continue de l'emporter sur tout risque survenant après l'autorisation, Santé Canada a exigé un plan de gestion du risque.

3.4.2 Recommandation

Après avoir examiné les données sur la qualité, l'innocuité et l'efficacité de ce produit, Santé Canada estime que VictozaMD a un profil avantages/risques favorable au traitement du diabète de type 2 chez l'adulte et améliore le contrôle glycémique en association avec :

  • la metformine, quand un régime alimentaire et l'exercice plus la dose maximale tolérée de metformine n'ont pas contrôlé adéquatement la glycémie;
  • la metformine et une sulfonylurée, quand un régime alimentaire et l'exercice plus une bithérapie avec la metformine et une sulfonylurée n'ont pas contrôlé adéquatement la glycémie.

La PDN répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1 et, par conséquent, Santé Canada a émis l'AC prévu par l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues.

4 Étapes importantes de la présentation

Étapes importantes de la présentation: VictozaMD

Étape importante de la présentationDate
Réunion préalable à la présentation :2008-05-15
Dépôt de la présentation :2008-07-02
Examen préliminaire 1
Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire :2008-08-15
Examen 1
Évaluation biopharmaceutique terminée :2009-06-05
Évaluation de la qualité terminée :2009-06-05
Évaluation clinique terminée :2009-06-05
Évaluation biostatistique terminée :2009-06-05
Avis d'insuffisance (ADI) émis par le directeur général (problèmes d'innocuité) :2009-06-05
Réponse déposée :2009-06-22
Examen préliminaire 2
Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire :2009-07-14
Examen 2
Évaluation biopharmaceutique terminée :2010-05-21
Évaluation de la qualité terminée :2010-05-21
Évaluation clinique terminée :2010-05-21
Évaluation biostatistique terminée :2010-05-21
Examen de l'étiquetage terminé :2010-03-31
Délivrance de l'avis de conformité (AC) par le directeur général :2010-05-21