Sommaire des motifs de décision portant sur Jubbonti

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)

Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l’autorisation initiale d’un produit. Le SMD portant sur Jubbonti est accessible ci-dessous.

Activité récente relative à Jubbonti

Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d’inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.

Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Jubbonti, un produit dont l’ingrédient médicinal est denosumab. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la Liste des abréviations qui se trouvent dans les Tableaux des activités postautorisation (TAPA).

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez la Ligne Directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.

Mise à jour : 2024-10-17

Identification numérique de drogue (DIN) : 02545411 - denosumab 60 mg/ml, solution, administration par voie sous-cutanée

Tableau des activités postautorisation (TAPA)

Type et numéro d’activité ou de présentation

Date de présentation

Décision et date

Sommaire des activités

Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DIN 02545411)

Sans objet

Date de la première vente :

2024-07-25

Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues.

PDN Nº 271806

2023-01-27

Délivrance d’un AC :

2024-02-16

Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle.

Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Jubbonti

SMD émis le : 2024-10-17

L’information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Jubbonti.

Denosumab

Identification numérique de drogue (DIN) : 02545411- denosumab 60 mg/ml, solution, administration par voie sous-cutanée

Sandoz Canada Inc.

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 271806

Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle

Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : M05 Médicaments pour le traitement de maladies osseuses

Date de présentation : 2023-01-27

Date d’autorisation : 2024-02-16

Le 16 février 2024, Santé Canada a émis à l’intention de Sandoz Canada Inc. un Avis de conformité pour Jubbonti, un médicament biosimilaire de Prolia (le médicament biologique de référence). Les termes « Médicament biologique biosimilaire » et « médicament biosimilaire » sont utilisés par Santé Canada pour décrire les versions ultérieures d’un produit biologique innovateur dont la similarité à un médicament biologique de référence a été démontrée. Au Canada, les médicaments biologiques biosimilaires étaient précédemment dénommés « produits biologiques ultérieurs ». Jubbonti contient l’ingrédient médicinal denosumab, qui s’est avéré très similaire au denosumab contenu dans Prolia, le médicament biologique de référence.

Lorsqu’une autorisation de mise en marché est délivrée pour un médicament biosimilaire, cela signifie que le produit est fortement similaire au médicament biologique de référence sur le plan de la qualité et qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative entre les deux produits sur les plans de l’efficacité et de l’innocuité. Le poids de la preuve en matière de similarité repose sur les résultats d’études structurelles et fonctionnelles, tandis que les programmes d’évaluation cliniques et non cliniques sont conçus pour couvrir les zones potentielles d’incertitude résiduelles. La détermination finale de la similarité est fondée sur l’ensemble de la présentation, notamment sur les données issues d’études comparatives structurelles, fonctionnelles, non cliniques et cliniques. La démonstration de la similarité entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence permet au promoteur d’appuyer la présentation du médicament biosimilaire sur les données d’innocuité et d’efficacité du médicament biologique de référence relativement aux indications proposées. Pour de plus amples renseignements sur l’autorisation des produits biologiques similaires, veuillez consulter le site Web de Santé Canada consacré aux Médicaments biologiques similaires.

Dans cette présentation de drogue, Prolia est le médicament biologique de référence. Le promoteur a soumis pour Jubbonti une demande d’autorisation relative aux indications actuellement autorisées pour Prolia. La similarité entre Jubbonti et Prolia a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

L’autorisation de mise en marché de Jubbonti s’est appuyée sur les données soumises sur la qualité (chimie et fabrication) et sur la similarité démontrée entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La similarité a été établie à la lumière de données issues d’études comparatives structurelles, fonctionnelles, non cliniques et cliniques. Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que le profil avantages-risques de Jubbonti est jugé similaire au profil avantages-risques du médicament biologique de référence et est donc vu comme favorable pour :

  • le traitement des femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures, ce dernier étant défini par des antécédents de fracture ostéoporotique ou la présence de multiples facteurs de risque de fractures, ou chez qui d’autres traitements contre l’ostéoporose ont échoué ou n’ont pas été tolérés. Chez les femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose, Jubbonti réduit l’incidence des fractures vertébrales, non vertébrales et de la hanche;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures, ce dernier étant défini par des antécédents de fracture ostéoporotique ou la présence de multiples facteurs de risque de fractures, ou chez qui d’autres traitements contre l’ostéoporose ont échoué ou n’ont pas été tolérés;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate non métastatique qui reçoivent un traitement antiandrogénique et qui sont à risque élevé de fractures;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes atteintes d’un cancer du sein non métastatique qui reçoivent un inhibiteur de l’aromatase comme traitement adjuvant, qui ont une faible masse osseuse et qui sont à risque élevé de fractures;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes et les hommes qui sont à risque élevé de fractures en raison d’une corticothérapie continue par voie générale;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes et les hommes à risque élevé de fractures qui commencent ou qui ont commencé récemment une corticothérapie de longue durée.

1 Sur quoi l’autorisation porte-t-elle?

Jubbonti (denosumab), un régulateur du métabolisme osseux, est un inhibiteur du ligand (RANKL) du récepteur activateur du facteur nucléaire kappa‑B (RANK). Il a été autorisé pour le traitement des femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures; le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures; le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate non métastatique qui reçoivent un traitement antiandrogénique et qui sont à risque élevé de fractures; le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes atteintes d’un cancer du sein non métastatique qui reçoivent un inhibiteur de l’aromatase comme traitement adjuvant et le traitement visant à accroître la masse osseuse dans le cadre du traitement et de la prévention de l’ostéoporose cortisonique chez les femmes et les hommes à risque élevé de fractures.

D’après les données présentées et examinées par Santé Canada, l’innocuité et l’efficacité du denosumab chez les patients pédiatriques n’ont pas été établies. Par conséquent, Santé Canada n’a pas autorisé d’indication pour une utilisation chez les patients pédiatriques.

Dans un essai clinique effectué chez des femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose, 94,7 % des patientes qui ont reçu du denosumab étaient âgées de 65 ans ou plus et 31,6 % étaient âgées de 75 ans ou plus. On n’a observé aucune différence globale d’innocuité ou d’efficacité du denosumab entre ces deux groupes d’âge de patientes âgées. D’autres expériences cliniques signalées avec le denosumab n’ont pas indiqué de différences de réponses entre les patients âgés de 65 ans ou plus et ceux de moins de 65 ans, mais on ne peut exclure une plus grande sensibilité chez certaines personnes plus âgées.

Jubbonti est un médicament biosimilaire à Prolia. Les deux drogues contiennent l’ingrédient médicinal denosumab. Le denosumab est un anticorps monoclonal recombinant de l’immunoglobuline humaine G2 (IgG2) qui se lie avec une affinité et une spécificité élevées au RANKL. Le ligand est une protéine transmembranaire ou soluble essentielle à la formation, au fonctionnement et à la survie des ostéoclastes, les cellules responsables de la résorption osseuse. La prévention de l’interaction entre le RANKL et son récepteur, le RANK, exprimé à la surface des ostéoclastes et de leurs précurseurs, inhibe la formation, le fonctionnement et la survie des ostéoclastes, ce qui réduit la résorption osseuse et augmente la masse et la résistance de l’os cortical et de l’os trabéculaire.

La similarité entre Jubbonti et le médicament de référence Prolia a été établie à partir d’études comparatives structurelles et fonctionnelles, d’études comparatives non cliniques, ainsi que d’une étude clinique comparative chez des femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique, conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Jubbonti (denosumab à 60 mg/ml) est présenté sous forme de solution fournie dans une seringue préremplie à usage unique. En plus de l’ingrédient médicinal, la solution contient de l’acide acétique, de l’acide chlorhydrique, du polysorbate 20, de l’hydroxyde de sodium, du sorbitol et de l’eau pour les injections.

L’utilisation de Jubbonti est contre-indiquée chez :

  • les patients qui sont hypersensibles à ce médicament ou à tout ingrédient de la formulation, y compris tout ingrédient non médicinal, ou composant du contenant;

  • les patients atteints d’hypocalcémie;

  • les patientes qui sont enceintes ou qui essaient de le devenir. Jubbonti peut nuire au fœtus lorsqu’il est administré à une femme enceinte. Chez les femmes en âge de procréer, un test de grossesse devrait être effectué avant de commencer le traitement au moyen de Jubbonti. L’exposition in utero au denosumab chez les singes cynomolgus a entraîné une augmentation des pertes fœtales, des mortinaissances et de la mortalité postnatale, ainsi que des preuves d’absence de ganglions lymphatiques, de croissance osseuse anormale et de diminution de la croissance néonatale. Si Jubbonti est utilisé pendant la grossesse, ou si la patiente tombe enceinte pendant la prise de ce médicament, elle devrait être informée du risque pour le fœtus.

Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d’utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit de Jubbonti est accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.

2 Pourquoi Jubbonti a-t-il été autorisé?

Jubbonti est considéré comme un biosimilaire de Prolia, le médicament biologique de référence. La similarité entre Jubbonti et Prolia a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

La substance médicamenteuse, le denosumab (également connu sous le nom de GP2411), a été élaborée en tant que médicament biosimilaire au denosumab de référence commercialisé par Amgen Canada Inc. sous la forme de deux produits médicamenteux qui diffèrent uniquement par les concentrations de denosumab, les fermetures de récipients et les indications : Prolia (denosumab à 60 mg/ml fourni dans une seringue préremplie) et Xgeva (denosumab à 120 mg/1,7 ml [70 mg/ml] fourni dans un flacon à usage unique). Sandoz Canada Inc. a présenté à Santé Canada la Présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Jubbonti, un médicament biosimilaire prévu de Prolia, en parallèle avec la PDN pour Wyost (numéro de contrôle 267788), un médicament biosimilaire prévu de Xgeva. Un sommaire des motifs de la décision distinct sera disponible pour Wyost.

D’après les études comparatives structurelles et fonctionnelles présentées, on a jugé que les attributs de qualité de Jubbonti et de Prolia étaient très semblables. Les résultats pharmacocinétiques, pharmacodynamiques, d’efficacité, d’innocuité et d’immunogénicité provenant d’une étude clinique comparative, à double insu et randomisée effectuée chez 527 femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique ont fourni des données probantes de la comparabilité clinique de Jubbonti et de Prolia. Selon les marges d’équivalence prédéfinies, l’étude a démontré la similarité entre Jubbonti et Prolia en ce qui concerne le paramètre d’efficacité primaire de l’amélioration en pourcentage de la densité minérale osseuse de la colonne lombaire du niveau de référence à la 52e semaine. En ce qui a trait aux profils d’innocuité et d’immunogénicité, il n’y avait aucune différence cliniquement significative entre Jubbonti et Prolia. L’étude a également démontré la similarité de Jubbonti et de Prolia en ce qui concerne la pharmacocinétique du denosumab et des effets sur les biomarqueurs pharmacodynamiques évalués (télopeptide C-terminal du collagène de type I [CTX], un marqueur de la résorption osseuse et le propeptide N terminal du procollagène de type I [PINP], un marqueur de la formation osseuse).

La PDN de Jubbonti a demandé l’autorisation pour toutes les indications accordées à Prolia. Au Canada, Prolia est autorisé depuis 2010 pour le traitement des femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures; le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures; le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate non métastatique qui reçoivent un traitement antiandrogénique et qui sont à risque élevé de fractures; le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes atteintes d’un cancer du sein non métastatique qui reçoivent un inhibiteur de l’aromatase comme traitement adjuvant et le traitement visant à accroître la masse osseuse dans le cadre du traitement et de la prévention de l’ostéoporose cortisonique chez les femmes et les hommes à risque élevé de fractures.

Le promoteur a fourni une justification scientifique acceptable pour demander l’autorisation d’indications qui n’ont pas été directement étudiées dans le programme de développement clinique de Jubbonti.

Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que le profil avantages-risques de Jubbonti est jugé similaire à celui du médicament biologique de référence, Prolia. Par conséquent, le profil avantages-risques de Jubbonti est considéré comme favorable pour les indications demandées.

Sandoz Canada Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Jubbonti. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d’innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable.

Les étiquettes interne et externe, la notice d’accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Jubbonti qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l’étiquetage, à l’utilisation d’un langage clair et aux éléments de conception.

Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Jubbonti a été accepté.

Dans l’ensemble, les avantages thérapeutiques de Jubbonti pour les indications autorisées devraient être semblables aux avantages connus du médicament biologique de référence, Prolia, et sont considérés comme étant supérieurs aux risques. Les problèmes d’innocuité déterminés peuvent être gérés par l’étiquetage et une surveillance adéquate. Des avertissements et des précautions appropriés sont présents dans la monographie de produit de Jubbonti pour répondre aux préoccupations d’innocuité cernées. La section sur les réactions indésirables de la monographie du produit Jubbonti est fondée sur l’expérience clinique avec Prolia.

Cette PDN répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l’Avis de conformité prévu à l’article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.

3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Jubbonti?

L’examen des composants de qualité, des composants non cliniques et des composants cliniques de la Présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Jubbonti était fondé sur une évaluation critique du dossier de données présenté à Santé Canada. De plus, lors de l’examen des composants de qualité de la PDN, les renseignements fournis par la Food and Drug Administration des États-Unis ont été utilisés comme référence supplémentaire, conformément à la méthode 3 décrite dans l’ébauche de la ligne directrice : L’utilisation d’examens étrangers par Santé Canada. La décision réglementaire canadienne concernant la PDN de Jubbonti a été prise de manière indépendante sur la base de l’examen canadien.

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.

Étapes importantes de la présentation : Jubbonti

Étapes importantes de la présentation

Date

Réunion préalable à la présentation

2021-04-27

Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle

2023-01-27

Examen préliminaire

Lettre d’acceptation à l’issue de l’examen préliminaire émise

2023-03-20

Examen

Trois demandes ont été accordées pour interrompre l’examen (extensions pour répondre aux demandes de clarification)

34 jours au total

Évaluation du plan de gestion des risques terminée

2023-11-21

Évaluation de la qualité terminée

2024-02-05

Évaluation clinique/médicale terminée

2024-02-15

Examen de l’étiquetage terminé

2024-02-15

Délivrance de l’Avis de conformité par la directrice générale, Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques

2024-02-16

4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?

Les exigences en matière d’activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.

Il incombe au promoteur de Jubbonti de surveiller les renseignements sur l'innocuité de Jubbonti après sa mise en marché. Il devra également surveiller la monographie de produit du médicament biologique de référence à la recherche de signaux d’alarme en matière d’innocuité qui pourraient avoir des répercussions sur le profil d’innocuité de Jubbonti ainsi que mettre à jour la monographie de produit de Jubbonti afin de tenir compte de ces alarmes, le cas échéant. Les nouveaux problèmes d’innocuité initialement détectés avec Jubbonti, le médicament biologique de référence ou d’autres agents biologiques contenant le même ingrédient médicinal ne concerneront pas nécessairement à la fois pour Jubbonti et le médicament de référence. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter la Médicaments biologiques biosimilaires au Canada : Fiche d’information.

5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l’égard de Jubbonti?

Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d’être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.

Le TAPA relatif à Jubbonti est accessible ci-dessus.

Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.

6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?

Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :

7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s’est fondé Santé Canada?
7.1 Motifs d’ordre qualitatif

Jubbonti (denosumab, également connu sous le nom de GP2411) a été développé comme médicament biosimilaire de Prolia (dénosumab), le médicament biologique de référence. Le poids de la preuve de la similarité entre un biosimilaire et le médicament biologique de référence est fourni par des études structurelles et fonctionnelles. Les médicaments biosimilaires sont fabriqués selon les mêmes normes réglementaires que les autres médicaments biologiques. En plus d’un ensemble typique de données sur la chimie et la fabrication soumis pour un nouveau médicament biologique normalisé, les présentations de médicaments biosimilaires comprennent des données complètes démontrant les similarités avec le médicament biologique de référence.

Études comparatives structurelles et fonctionnelles

La substance médicamenteuse, le denosumab (GP2411), a été élaborée en tant que médicament biosimilaire au denosumab de référence commercialisé par Amgen Canada Inc. sous la forme de deux produits médicamenteux qui diffèrent uniquement par la concentration de denosumab, le système de fermeture des récipients et les indications : Prolia (denosumab à 60 mg/ml fourni dans une seringue préremplie) et Xgeva (denosumab à 120 mg/1,7 ml [70 mg/ml] fourni dans un flacon à usage unique). Sandoz Canada Inc. a présenté à Santé Canada la Présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Jubbonti, un médicament biosimilaire prévu de Prolia, en parallèle avec la PDN pour Wyost (numéro de contrôle 267788), un médicament biosimilaire prévu de Xgeva.

Le promoteur a effectué des études complètes d’évaluation de la biosimilarité au moyen d’une gamme d’analyses structurales comparatives et d’essais fonctionnels pour démontrer la biosimilarité analytique et fonctionnelle entre le GP2411 et les produits biologiques de référence approuvés dans l’Union européenne (désignés ici sous le nom de Prolia‑UE et Xgeva‑UE) et aux États‑Unis (désignés ici sous le nom de Prolia‑É.‑U. et Xgeva‑É.‑U.) Prolia‑É.‑U. et Xgeva‑É.‑U. ont été considérés comme étant des substituts appropriés pour Prolia et Xgeva autorisés au Canada, car ils répondaient aux exigences d’un médicament biologique de référence non canadien énoncées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. Les évaluations analytiques et fonctionnelles comparatives de GP2411, de Prolia‑UE, de Prolia‑É.‑U., de Xgeva‑UE et de Xgeva‑É.‑U., conjointement avec les résultats des comparaisons pharmacocinétiques et pharmacodynamiques à trois voies de GP2411, de Xgeva‑É.‑U. et de Xgeva‑UE chez des hommes adultes en bonne santé (étude CGP24112101 ou étude 101) ont contribué à établir un lien scientifique entre Prolia‑É.‑U. et Prolia‑UE (ce dernier est le seul produit médicamenteux de référence utilisé dans l’étude CGP24112301, décrite dans la section Motifs cliniques de la décision), ainsi qu’entre Xgeva‑É.‑U. et Xgeva‑UE.

Les résultats des études de biosimilarité démontrent que le GP2411 et Prolia/Xgeva sont identiques en ce qui a trait à la structure primaire et très similaires en ce qui concerne la structure d’ordre supérieur, la pureté et les impuretés, les activités biologiques et les attributs liés au produit médicamenteux. De plus, les données démontrent que le GP2411 et Prolia/Xgeva se lient spécifiquement et sélectivement à la cible, le ligand du récepteur activateur du facteur nucléaire kappa‑B (RANKL), et elles confirment que le GP2411 et Prolia/Xgeva n’induisent pas de cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante de l’anticorps, de phagocytose à médiation cellulaire dépendante de l’anticorps, ni de cytotoxicité dépendante du complément. On a observé de légères différences entre le GP2411 et Prolia/Xgeva au niveau des isoformes d’immunoglobuline G2A (IgG2A), des variants de charge, de la déamidation et de la glycation. Toutefois, ces différences analytiques n’ont aucune incidence sur l’activité biologique du denosumab et n’ont probablement pas de signification clinique. On a observé des niveaux légèrement plus élevés de glycanes à teneur élevée en mannose dans le GP2411 par rapport aux produits de référence, mais les différences ne devraient pas avoir une signification clinique. Les études comparatives de dégradation forcée effectuées dans différentes conditions de stress ont généré des profils de dégradation très similaires pour le GP2411 et Prolia/Xgeva, ce qui confirme davantage la similarité des produits. Collectivement, les résultats suggèrent que le GP2411 est très semblable à Prolia/Xgeva et soutient les exigences de qualité pour que le GP2411 soit considéré comme un médicament biosimilaire à Prolia/Xgeva.

Caractérisation de la substance médicamenteuse

Le denosumab (GP2411), l’ingrédient médicinal dans Jubbonti, est un anticorps monoclonal IgG2 entièrement humain ayant une affinité et une spécificité pour le RANKL. L’anticorps monoclonal est constitué de deux chaînes lourdes de la sous‑classe gamma 2 (contenant 447 acides aminés par chaîne) et de deux chaînes légères de la sous‑classe kappa (contenant 215 acides aminés par chaîne). Son poids moléculaire approximatif est de 145 kDa.

Des études de caractérisation détaillées ont été effectuées pour garantir que le denosumab présente systématiquement la structure caractéristique et l’activité biologique souhaitées.

Les résultats des études de validation du procédé indiquent que les méthodes utilisées permettent de contrôler adéquatement les quantités d’impuretés liées au produit et au procédé. Les impuretés qui ont été signalées et caractérisées ne dépassaient pas les limites établies et acceptables.

Procédé de fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux et contrôles du processus

La substance médicamenteuse de Jubbonti est produite à l’aide d’une lignée cellulaire d’ovaire de hamster chinois qui est génétiquement modifiée pour exprimer la protéine.

Un flacon unique de la banque de cellules de travail est décongelé et utilisé comme inoculum de départ. Après une série d’étapes d’expansion, les cellules sont transférées dans le bioréacteur de production. La récolte en vrac est clarifiée par centrifugation et filtration profonde. Par la suite, la substance médicamenteuse est purifiée à partir de la récolte clarifiée au moyen d’une série d’étapes de chromatographie, d’inactivation virale et de filtration virale. Celles‑ci sont suivies d’une étape d’ultrafiltration ou d’une diafiltration visant à concentrer la protéine à la valeur cible et à transférer la solution de protéine dans la solution tampon. Après la filtration finale et le remplissage dans des contenants, la substance médicamenteuse est entreposée à une température égale ou inférieure à -60 °C.

Le processus de fabrication du produit médicamenteux comprend la décongélation de la substance médicamenteuse, la fabrication de la solution de dilution de l’excipient, la fabrication de la solution du produit médicamenteux en vrac (comprenant la préparation et la filtration microbienne), suivie de la filtration stérile, du remplissage aseptique, de l’assemblage, de l’inspection visuelle, de l’étiquetage, de l’emballage secondaire et de l’entreposage à une température allant de 2 °C à 8 °C. Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) présents dans Jubbonti n’est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. La compatibilité de l’ingrédient médicinal avec les excipients est confirmée par les données de stabilité fournies.

Les contrôles des étapes critiques des procédés de fabrication de substances médicamenteuses et de produits médicamenteux ont été établis au cours du développement de la fabrication et ont été fondés sur une évaluation des risques et une caractérisation des procédés. La validation des procédés, effectuée à l’échelle commerciale prévue, a démontré que les procédés de fabrication sont capables de produire de façon constante la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux qui répondent aux spécifications et aux attributs de qualité prédéfinis.

Contrôle de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux

Les spécifications de libération et de stabilité pour la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été établies et justifiées de manière appropriée. Les procédures d’analyse utilisées pour les essais de libération et de stabilité de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux ont été validées de manière appropriée conformément aux directives pertinentes de l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use. Les méthodes officinales étaient conformes aux normes de la Pharmacopée pertinentes.

Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Aucun risque n’a été identifié quant à la formation ou à l’introduction de nitrosamines pendant les processus de fabrication de substances médicamenteuses et de produits médicamenteux. Par conséquent, aucun essai de confirmation n’est requis.

Jubbonti est une drogue visée à l’annexe D (produits biologiques) et est donc assujettie au Programme d’autorisation de mise en circulation des lots de Santé Canada avant d’être vendue conformément à la Ligne directrice à l’intention des promoteurs : Programme d’Autorisation de Mise en Circulation des Lots de Drogues Visées à l’Annexe D (Produits Biologiques).

Stabilité de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux

Sur la base des données sur la stabilité présentées, la durée de conservation et les conditions d’entreposage proposées pour la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été adéquatement étayées et jugées satisfaisantes. La durée de conservation proposée de 36 mois à 2 °C à 8 °C pour le produit médicamenteux, lorsqu’il est protégé de la lumière, est considérée comme acceptable.

La compatibilité du produit médicamenteux avec le système récipient-fermeture a été démontrée au moyen d’études sur la stabilité et d’études sur les substances extractibles et lixiviables.

Installations et équipement

D’après le score de l’évaluation des risques déterminés par Santé Canada, une évaluation sur place de l’installation de fabrication du produit pharmaceutique n’a pas été jugée nécessaire. Pendant l’examen, au lieu de l’évaluation sur place recommandée de l’installation de fabrication de la substance médicamenteuse, Santé Canada a pris en compte les observations d’inspection de la Food and Drug Administration des États‑Unis (FDA) (mentionnées dans le formulaire FDA 483) ainsi que les mesures correctives et préventives correspondantes.

L’aménagement, le fonctionnement et les mécanismes de contrôle des installations et de l’équipement servant à la production sont jugés acceptables pour les activités et les produits fabriqués. Les deux installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.

Évaluation de l’innocuité des agents adventifs

Le procédé de fabrication de la substance médicamenteuse fait appel à des mesures de contrôle adéquates afin de prévenir les contaminations et de maintenir un contrôle microbien. Des tests en cours de fabrication sont effectués pour surveiller la charge biologique, les endotoxines, les mycoplasmes et les virus. Les étapes du procédé de purification conçues pour inactiver et éliminer tout contaminant viral potentiel du processus de culture cellulaire sont validées de manière adéquate.

Aucune matière première d’origine animale ou humaine n’est utilisée dans Le procédé de fabrication de la substance médicamenteuse. Les autres matériaux utilisés sont conformes à la Note explicative concernant la réduction du risque de transmission des agents des encéphalopathies spongiformes animales par les médicaments à usage humain et vétérinaire (EMEA/410/01, Rév.3). Le risque de contamination du produit médicamenteux par l’encéphalopathie spongiforme bovine et les agents de l’encéphalopathie spongiforme transmissible est considéré comme étant négligeable.

Les excipients utilisés dans la formulation du produit médicamenteux ne sont pas d’origine animale ou humaine.

7.2 Motifs non cliniques de la décision

En ce qui concerne les médicaments biosimilaires, le degré de similarité sur le plan de la qualité détermine la portée et l’étendue des données non cliniques requises. Les études non cliniques permettent de compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et de clarifier les zones potentielles d’incertitude résiduelles. Selon la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires, lorsque la similitude est bien établie par des études structurales et fonctionnelles et que des études mécanistiques in vitro poussées indiquent une similitude, il peut ne pas être nécessaire de procéder à des non-études cliniques in vivo.

Les résultats de l’évaluation de la similitude analytique (voir les études comparatives structurelles et fonctionnelles) ont démontré un niveau élevé de similitude entre Jubbonti et Prolia. On n’a indiqué aucune incertitude résiduelle qui devait être résolue par d’autres études comparatives non clinique in vivo de pharmacodynamique, de pharmacocinétique et de toxicologie.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Jubbonti approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

7.3 Motifs cliniques de la décision

L’objectif du programme clinique d’un médicament biosimilaire est de démontrer qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La complexité structurelle du médicament biologique et la disponibilité d’un paramètre pharmacodynamique pertinent et sensible déterminent la portée et l’étendue des données cliniques requises. Le programme d’études cliniques vise à compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et à clarifier les zones potentielles d’incertitude résiduelles.

Une étude à double insu, randomisée, à groupes parallèles et à contrôle actif (étude CGP24112301) a comparé la pharmacocinétique, la pharmacodynamie, l’efficacité, l’innocuité et l’immunogénicité de Jubbonti (GP2411) et de Prolia‑UE chez 527 femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique. L’étude comportait deux périodes de traitement : PT1 (du premier jour à la 52e semaine) et PT2 (de la 52e semaine à la 78e semaine). Le premier jour, les participants ont été répartis aléatoirement selon un ratio de 1:1 pour recevoir deux doses de Jubbonti (255 patients) ou de Prolia‑UE (257 patients) pendant la PT1. À la 52e semaine (le début de la PT2), tous les participants des groupes traités au moyen de Jubbonti ont continué le traitement à l’aide d’une troisième dose de Jubbonti, tandis que les participants du groupe traité à l’aide de Prolia‑UE ont été répartis aléatoirement selon un ratio de 1:1 pour soit continuer avec une troisième dose de Prolia‑UE, soit passer à Jubbonti.

Il convient de noter que l’établissement d’un lien scientifique entre Prolia‑É.‑U. (le produit médicamenteux de référence non canadien qui, aux fins de cette présentation, a été déclaré par Santé Canada comme étant un substitut approprié à Prolia approuvé au Canada) et Prolia‑UE (le seul produit médicamenteux de référence utilisé dans l’étude CGP24112301) est détaillé dans la section Motifs d’ordre qualitatif.

Pharmacocinétique et pharmacodynamie comparatives

L’étude CGP24112301 a démontré une similarité entre Jubbonti et Prolia‑UE en termes de paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques évalués chez les femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique.

Les estimations ponctuelles des rapports de la moyenne géométrique (Jubbonti/Prolia‑UE) de la concentration maximale observée (Cmax) et les intervalles de confiance (IC) à 90 % des rapports de la moyenne géométrique (Jubbonti/Prolia‑UE) de la surface sous la courbe de concentration entre le moment 0 et le moment de la dernière concentration quantifiable (SSC0-t) après l’administration de la première dose de 60 mg se situaient dans les normes de biodisponibilité comparatives préspécifiées de 80,0 % à 125,0 %, comme le précise la ligne directrice de Santé Canada : Normes en matière d’études de biodisponibilité comparatives : Formes pharmaceutiques de médicaments à effets systémiques (2018).

Les marqueurs pharmacodynamiques évalués étaient le télopeptide C‑terminal du collagène de type I (CTX), un marqueur de la résorption osseuse, et le propeptide N terminal du procollagène de type I (PINP), un marqueur de la formation osseuse. L’IC à 95 % du rapport (Jubbonti/Prolia‑UE) des moyennes géométriques de la surface sous la courbe de l’effet en fonction du temps (SSCET) du pourcentage de variation des concentrations sériques de CTX à partir du niveau de référence après la première dose de 60 mg étaient inclus dans les limites d’équivalence prédéfinies de 0,80 à 1,25. Les concentrations sériques de CTX et de PINP ainsi que leur variation en pourcentage à partir du niveau de référence étaient comparables entre les groupes de traitement au cours de la PT1 et de la PT2.

Efficacité, innocuité et immunogénicité comparatives

Le principal paramètre d’efficacité de l’étude CGP24112301 était le pourcentage de changement à partir du niveau de référence de la densité minérale osseuse (DMO) de la colonne lombaire à la 52e semaine. Jubbonti et Prolia‑UE ont démontré une efficacité similaire dans le traitement des femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique. L’IC à 95 % pour la différence entre le groupe traité au moyen de Jubbonti et le groupe traité à l’aide de Prolia‑UE dans les moyennes des variations en pourcentage de la DMO‑LS au niveau de référence à la 52e semaine était entièrement contenu dans les marges d’équivalence prédéfinies de -1,45 % à 1,45 %. Des paramètres secondaires supplémentaires d’efficacité suggéraient des similitudes.

Jubbonti a été bien toléré pendant la période allant jusqu’à 78 semaines. Les types, l’incidence et la gravité des événements indésirables étaient habituellement cohérents avec ceux observés pour Prolia‑UE.

Le traitement à l’aide d’une protéine thérapeutique est accompagné du risque d’immunogénicité (le développement d’anticorps anti-médicament [AAM], qui ont le potentiel de neutraliser l’activité biologique du médicament). Dans l’étude CGP24112301, les taux d’AAM et d’AAM neutralisants, dans l’ensemble, étaient similaires dans les deux groupes de traitement. Tout au long de PT1, l’incidence des AAM apparus en cours de traitements était de 35,4 % dans le groupe traité au moyen de Jubbonti et de 40,9 % dans le groupe traité à l’aide de Prolia‑UE. Tout au long de l’étude, les titres d’anticorps anti‑médicament sont demeurés très faibles dans tous les groupes de traitement. L’incidence des AAM neutralisants était similaire dans les deux groupes de traitement. Parmi les patients qui ont eu des AAM apparus en cours de traitements, on a détecté des anticorps neutralisants chez 1,1 % des patients traités au moyen de Jubbonti et chez 0,4 % des patients traités à l’aide de Prolia‑UE.

Comparativement à la PT1, il n’y a pas eu d’augmentation de l’incidence des AAM ou des valeurs des titres d’AAM au cours de la PT2. Après être passé de Prolia‑UE à Jubbonti, il n’y a eu aucune augmentation des titres d’AAM, des réponses persistantes d’AAM ou de l’incidence des AAM neutralisants. Les AAM détectés n’ont pas eu d’incidence sur les paramètres pharmacodynamiques, pharmacocinétiques, d’efficacité ou d’innocuité évalués.

Dans l’ensemble, les résultats de l’étude CGP24112301 suggèrent qu’il n’y a pas de différences cliniquement significatives entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence en termes d’efficacité, d’innocuité et d’immunogénicité. Le profil d’innocuité de Jubbonti est considéré comme comparable à celui établi pour le médicament biologique de référence Prolia. Les préoccupations en matière d’innocuité identifiées sont traitées de façon appropriée dans la section « Mises en garde et précautions » de la monographie de produit de Jubbonti, comme elles le sont dans la monographie de produit de Prolia.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter également la monographie de produit de Jubbonti approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Indications

Dans le cadre de cette présentation de drogue, le promoteur a demandé l’autorisation de Jubbonti pour toutes les indications accordées pour Prolia, le médicament biologique de référence.

La similarité entre Jubbonti et Prolia a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. La démonstration de la similarité entre un médicament biosimilaire proposé et son médicament biologique de référence permet au promoteur de présenter sa demande pour le médicament biosimilaire proposé de se fonder sur l’information sur l’innocuité et l’efficacité déjà générée pour le médicament biologique de référence et, par conséquent, les essais cliniques ne sont pas tenus d’appuyer chacune des indications demandées. Le promoteur a fourni des données provenant d’un essai clinique comparatif effectué chez des femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique. En outre, le promoteur a fourni une justification scientifique acceptable pour demander l’autorisation d’indications qui n’ont pas été directement étudiées dans le programme de développement clinique de Jubbonti. La justification a fait référence au mode d’action commun du denosumab dans toutes les indications et les profils pharmacocinétiques, d’innocuité et d’immunogénicité comparables du denosumab pour l’ensemble des indications approuvées et des populations de patients.

Après examen des éléments de données probantes présentés, Jubbonti a été autorisé pour toutes les indications actuellement détenues pour Prolia, comme suit :

  • le traitement des femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures, ce dernier étant défini par des antécédents de fracture ostéoporotique ou la présence de multiples facteurs de risque de fractures, ou chez qui d’autres traitements contre l’ostéoporose ont échoué ou n’ont pas été tolérés. Chez les femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose, Jubbonti réduit l’incidence des fractures vertébrales, non vertébrales et de la hanche;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose qui sont à risque élevé de fractures, ce dernier étant défini par des antécédents de fracture ostéoporotique ou la présence de multiples facteurs de risque de fractures, ou chez qui d’autres traitements contre l’ostéoporose ont échoué ou n’ont pas été tolérés;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate non métastatique qui reçoivent un traitement antiandrogénique et qui sont à risque élevé de fractures;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes atteintes d’un cancer du sein non métastatique qui reçoivent un inhibiteur de l’aromatase comme traitement adjuvant, qui ont une faible masse osseuse et qui sont à risque élevé de fractures;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes et les hommes qui sont à risque élevé de fractures en raison d’une corticothérapie continue par voie générale;

  • le traitement visant à accroître la masse osseuse chez les femmes et les hommes à risque élevé de fractures qui commencent ou qui ont commencé récemment une corticothérapie de longue durée.