Sommaire des motifs de décision portant sur Armlupeg

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)

Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l’autorisation initiale d’un produit. Le SMD portant portant sur Armlupeg est accessible ci-dessous.

Activité récente relative à Armlupeg

Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d’inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit. À l'heure actuelle, aucun TAPA n'est disponible pour Armlupeg. Lorsqu'un TAPA sera disponible pour Armlupeg, il sera incorporé dans ce SMD.

Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Armlupeg

SMD émis le : 2024-12-22

L’information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Armlupeg.

Pegfilgrastim

Identification numérique de drogue (DIN) : 02550857 - pegfilgrastim 6 mg/0.6 ml (10 mg/ml), solution, administration par voie sous-cutanée

Lupin Pharma Canada Limited

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 262990

Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle

Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : L03 Immunostimulants

Date de présentation : 2022-03-31

Date d’autorisation : 2024-08-16

Le 16 août 2024, Santé Canada a émis à l’intention de Lupin Pharma Canada Limited un Avis de conformité pour Armlupeg, un médicament biosimilaire de Neulasta (le médicament biologique de référence). Les termes « Médicament biologique biosimilaire » et « médicament biosimilaire » sont utilisés par Santé Canada pour décrire les versions ultérieures d’un produit biologique innovateur dont la similarité à un médicament biologique de référence a été démontrée. Armlupeg contient l’ingrédient médicinal pegfilgrastim, qui s’est avéré très similaire au pegfilgrastim contenu dans Neulasta, le médicament biologique de référence.

Lorsqu’une autorisation de mise en marché est délivrée pour un médicament biosimilaire, cela signifie que le produit est fortement similaire au médicament biologique de référence sur le plan de la qualité et qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative entre les deux produits sur les plans de l’efficacité et de l’innocuité. Le poids de la preuve en matière de similarité repose sur les résultats d’études structurelles et fonctionnelles, tandis que les programmes d’évaluation cliniques et non cliniques sont conçus pour couvrir les zones potentielles d’incertitude résiduelles. La détermination finale de la similarité est fondée sur l’ensemble de la présentation, notamment sur les données issues d’études comparatives structurelles, fonctionnelles, non cliniques et cliniques. La démonstration de la similarité entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence permet au promoteur d’appuyer la présentation du médicament biosimilaire sur les données d’innocuité et d’efficacité du médicament biologique de référence relativement aux indications proposées. Pour de plus amples renseignements sur l’autorisation des produits biologiques similaires, veuillez consulter le site Web de Santé Canada consacré aux Médicaments biologiques similaires.

Dans cette présentation de drogue, Neulasta est le médicament biologique de référence. Le promoteur a soumis pour Armlupeg une demande d’autorisation pour l’indication actuellement autorisée pour Neulasta. La similarité entre Armlupeg et Neulasta a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

L’autorisation de mise en marché d’Armlupeg s’est appuyée sur les données soumises sur la qualité (chimie et fabrication) et sur la similarité démontrée entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La similarité a été établie à partir de données provenant d’études comparatives structurelles et fonctionnelles, d’une étude pharmacocinétique et pharmacodynamique comparative chez des sujets adultes en santé et d’une étude comparative sur l’immunogénicité chez les patients atteints de cancer du sein. Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que le profil avantages-risques d’Armlupeg est jugé semblable au profil avantages-risques du médicament biologique de référence et est donc vu comme favorable pour l’utilisation d’Armlupeg dans la réduction de l’incidence des infections, manifestées par la neutropénie fébrile, pour des patients atteints de tumeurs malignes non myéloïdes recevant des médicaments myélosuppresseurs antinéoplasiques.

1 Sur quoi l’autorisation porte-t-elle?

Armlupeg (le pegfilgrastim), un facteur recombinant de stimulation des colonies de granulocytes, est indiqué pour réduire l’incidence des infections, manifestées par la neutropénie fébrile, pour des patients atteints de tumeurs malignes non myéloïdes recevant des médicaments myélosuppresseurs antinéoplasiques.

Armlupeg est un médicament biosimilaire à Neulasta. Les deux médicaments contiennent du pegfilgrastim, l’ingrédient médicamenteux, qui est une forme pégylée et à action prolongée du facteur recombinant de stimulation des colonies de granulocytes humains à méthionyle (appelé filgrastim). La partie protéique du pegfilgrastim, le filgrastim, est produite dans des bactéries Escherichia coli génétiquement modifiées et est ensuite conjuguée avec du polyéthylène glycol (PEG). Le filgrastim et le pegfilgrastim stimulent la prolifération et la différenciation des cellules progénitrices myéloïdes en neutrophiles. Cependant, en raison de sa partie PEG, le pegfilgrastim a une clairance rénale réduite et une demi-vie prolongée par rapport au filgrastim.

Santé Canada ne dispose d’aucune donnée sur l’utilisation du pegfilgrastim chez les patients de moins de 18 ans. Par conséquent, une indication d’usage pédiatrique n’a pas été autorisée.

Sur les 930 patients atteints de cancer qui ont reçu du pegfilgrastim au cours des études cliniques, 139 patients (15 %) étaient âgés de 65 ans ou plus et 18 patients (2 %) avaient 75 ans ou plus. On n’a observé aucune différence globale d’innocuité ou d’efficacité entre les patients plus âgés et les patients plus jeunes. De même, d’autres expériences cliniques présentées n’ont pas permis de cerner des différences dans les réponses entre les patients plus âgés et les patients plus jeunes. Toutefois, en raison du petit nombre de participants âgés, on ne peut exclure de petites différences cliniquement pertinentes dans les réponses au traitement par pegfilgrastim.

Armlupeg (pegfilgrastim à 6 mg/0,6 ml [10 mg/ml]) est présenté sous forme de solution fournie dans une seringue préremplie à usage unique. En plus de l’ingrédient médicamenteux, la solution contient du sorbitol, de l’acide acétique glacial, de l’acétate de sodium trihydrate, du polysorbate 20 et de l’eau pour injection.

L’utilisation d’Armlupeg est contre-indiquée chez les patients présentant une hypersensibilité connue aux produits dérivés d’Escherichia coli, au pegfilgrastim, au filgrastim ou à tout ingrédient dans la formulation, y compris tout ingrédient non médicamenteux, ou composant du contenant.

Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d’utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit d’Armlupeg est accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.

2 Pourquoi Armlupeg a-t-il été autorisé?

Armlupeg est considéré comme un biosimilaire de Neulasta, le médicament biologique de référence. La similarité entre Armlupeg et Neulasta a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Les études comparatives structurelles et fonctionnelles présentées ont fourni des données probantes de la similarité physicochimique et fonctionnelle entre Armlupeg et Neulasta, le produit biologique de référence, autorisé aux États-Unis (désigné ci-après comme US-Neulasta). US-Neulasta est le médicament biologique de référence non canadien déclaré et représente un substitut approprié pour Neulasta autorisé au Canada puisqu’il satisfait à toutes les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien énoncées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Armlupeg et US-Neulasta ont présenté des profils pharmacocinétiques et pharmacodynamiques comparables dans l’étude croisée et comparative de phase I, à répartition aléatoire, à double insu, à dose unique et à deux périodes chez des sujets en santé (étude ARL/18/360/LBC-19-146). Dans l’étude comparative d’immunogénicité menée chez des patients atteints d’un cancer du sein soignés par une chimiothérapie myélosuppressive (étude LRP/PegGCSF/2016/004), il n’y avait aucune différence cliniquement significative entre Armlupeg et US-Neulasta en matière d’immunogénicité. En outre, les données sur l’innocuité obtenues dans ces deux études n’ont révélé aucune différence cliniquement significative entre Armlupeg et US-Neulasta. Aucune nouvelle préoccupation en matière d’innocuité n’a été relevée chez les sujets en santé après l’administration d’une dose unique sous-cutanée d’Armlupeg et chez les patients atteints d’un cancer du sein qui ont reçu une dose d’Armlupeg par cycle de chimiothérapie pendant quatre cycles.

Lupin Pharma Canada Limited a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Armlupeg. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d’innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable.

Les étiquettes interne et externe, la notice d’accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit d’Armlupeg qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l’étiquetage, à l’utilisation d’un langage clair et aux éléments de conception.

Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé d’Armlupeg a été accepté.

Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que le profil avantages-risques d’Armlupeg est jugé similaire à celui du médicament biologique de référence, Neulasta. Par conséquent, le profil avantages-risques d’Armlupeg est considéré comme favorable pour l’indication recherchée : la réduction de l’incidence des infections, manifestées par la neutropénie fébrile, pour des patients atteints de tumeurs malignes non myéloïdes recevant des médicaments myélosuppresseurs antinéoplasiques. Comme pour Neulasta, des mises en garde et des précautions appropriées sont en place dans la monographie de produit d’Armlupeg pour répondre aux préoccupations en matière d’innocuité. Un encadré Mises en garde et précautions importantes a été inclus dans la monographie de produit d’Armlupeg, comme dans la monographie de produit de Neulasta. L’encadré met en évidence l’apparition signalée d’une rupture splénique, y compris des cas mortels, suivant l’administration du pegfilgrastim et de son composé parent, le filgrastim, ainsi que l’apparition signalée de crises graves de la maladie falciforme, y compris des cas mortels, associées à l’utilisation du pegfilgrastim (et du filgrastim) chez les patients présentant un trait ou une maladie falciforme. La section sur les réactions indésirables de la monographie de produit d’Armlupeg est fondée sur l’expérience clinique avec Neulasta.

Cette PDN répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l’Avis de conformité prévu à l’article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.

3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation d’Armlupeg?

L’examen des composants de qualité, des composants non cliniques et des composants cliniques de la Présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Armlupeg était fondé sur une évaluation critique du dossier de données présenté à Santé Canada. De plus, lors de l’examen des composants de qualité de la PDN, les renseignements fournis par la Food and Drug Administration des États-Unis ont été utilisés comme référence supplémentaire, conformément à la méthode 3 décrite dans l’ébauche de la ligne directrice : L’utilisation d’examens étrangers par Santé Canada. La décision réglementaire canadienne concernant la PDN d’Armlupeg a été prise de manière indépendante sur la base de l’examen canadien.

Dans le cadre du processus d’examen de la présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Armlupeg, Santé Canada a émis un avis d’insuffisance (ADI) fondé sur les lacunes qualitatives relevées. Par la suite, ces lacunes ont été traitées de façon satisfaisante dans la réponse du promoteur à l’ADI, et un avis de conformité a été délivré le 16 août 2024.

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.

Étapes importantes de la présentation : Armlupeg

Étapes importantes de la présentation

Date

Réunion préalable à la présentation

2018-03-27

Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle

2022-03-31

Examen préliminaire

Lettre d’acceptation à l’issue de l’examen préliminaire émise

2022-05-20

Examen

Deux demandes ont été accordées pour interrompre l’examen (extensions pour répondre aux demandes de clarification)

107 jours au total

Évaluation du plan de gestion des risques terminée

2022-11-28

Évaluation clinique/médicale terminée

2023-05-16

Évaluation de la qualité inactive

2023-06-09

Examen de l'étiquetage inactif

2023-06-29

Avis d'insuffisance émis par la directrice générale, Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques (problèmes de la qualité)

2023-06-30

Réponse de l'Avis d'insuffisance déposée

2023-09-28

Examen préliminaire de la réponse de l'Avis d'insuffisance

Lettre d'Acceptation à l'issue de l'examen préliminaire émise

2023-10-23

Examen de la réponse de l'Avis d'insuffisance

Évaluation de la qualité terminée

2024-07-02

Examen de l'étiquetage terminé

2024-08-14

Délivrance de l’Avis de conformité par la directrice générale, Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques

2024-08-16

4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?

Les exigences en matière d’activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.

Il incombe au promoteur d’Armlupeg de surveiller les renseignements sur l'innocuité d’Armlupeg après sa mise en marché. Il devra également surveiller la monographie de produit du médicament biologique de référence à la recherche de signaux d’alarme en matière d’innocuité qui pourraient avoir des répercussions sur le profil d’innocuité d’Armlupeg ainsi que mettre à jour la monographie de produit d’Armlupeg afin de tenir compte de ces alarmes, le cas échéant. Les nouveaux problèmes d’innocuité initialement détectés avec Armlupeg, le médicament biologique de référence ou d’autres agents biologiques contenant le même ingrédient médicinal ne concerneront pas nécessairement à la fois pour Armlupeg et le médicament de référence. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter la Médicaments biologiques biosimilaires au Canada : Fiche d’information.

5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l’égard d’Armlupeg?

Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d’être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.

À l'heure actuelle, aucun TAPA n'est disponible pour Armlupeg. Lorsqu'un TAPA sera disponible pour Armlupeg, il sera incorporé dans ce SMD.

Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.

6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?

Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :

7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s’est fondé Santé Canada?

Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation d’Armlupeg? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.

7.1 Motifs d’ordre qualitatif

Armlupeg (pegfilgrastim) a été développé comme médicament biosimilaire de Neulasta (pegfilgrastim), le médicament biologique de référence. Le poids de la preuve de la similarité entre un biosimilaire et le médicament biologique de référence est fourni par des études structurelles et fonctionnelles. Les médicaments biosimilaires sont fabriqués selon les mêmes normes réglementaires que les autres médicaments biologiques. En plus d’un ensemble typique de données sur la chimie et la fabrication soumis pour un nouveau médicament biologique normalisé, les présentations de médicaments biosimilaires comprennent des données complètes démontrant les similarités avec le médicament biologique de référence.

Études comparatives structurelles et fonctionnelles

Des études comparatives structurelles et fonctionnelles ont été menées pour comparer les propriétés physicochimiques et biologiques d’Armlupeg et de Neulasta autorisées aux États-Unis (US-Neulasta). Aux fins de la présente présentation de drogue, Santé Canada a considéré US-Neulasta comme un substitut approprié pour Neulasta autorisé au Canada, car il satisfaisait à toutes les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien stipulées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Les résultats des études de biosimilarité démontrent qu’Armlupeg et US-Neulasta sont identiques en ce qui a trait à la structure primaire et très similaires en ce qui concerne la structure d’ordre supérieur, l’activité biologique et les attributs liés au produit médicamenteux. On a observé des différences dans les substances et les impuretés du produit. Les lots d’Armlupeg présentaient des niveaux inférieurs d’espèces de poids moléculaire élevé, des variantes dipégylées et des variantes désamidées. Ces différences analytiques dans les substances et les impuretés du produit n’ont aucune incidence sur l’activité biologique du pegfilgrastim et il est peu probable qu’elles soient cliniquement significatives. Les études comparatives de dégradation forcée effectuées dans différentes conditions de stress ont généré des profils de dégradation très similaires pour Armlupeg et US-Neulasta, ce qui confirme davantage la similarité des produits. Collectivement, ces résultats suggèrent qu’Armlupeg est très semblable à US-Neulasta et soutient les exigences de qualité pour qu’Armlupeg soit considéré comme un médicament biosimilaire à Neulasta.

Caractérisation de la substance médicamenteuse

Le pegfilgrastim, l’ingrédient médicamenteux contenu dans Armlupeg, est un conjugué covalent du facteur recombinant de stimulation des colonies de granulocytes humains à méthionyle (appelé filgrastim) ayant une seule molécule de polyéthylène glycol (PEG) de 20 kDa.

Des études de caractérisation détaillées ont été effectuées pour garantir que le pegfilgrastim présente systématiquement la structure caractéristique et l’activité biologique souhaitées.

Les résultats des études de validation du procédé indiquent que les méthodes utilisées permettent de contrôler adéquatement les quantités d’impuretés liées au produit et au procédé. Les impuretés qui ont été signalées et caractérisées ne dépassaient pas les limites établies et acceptables.

Procédé de fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux et contrôles du processus

Le processus de fabrication de la substance médicamenteuse d’Armlupeg, le pegfilgrastim, commence par la fabrication de l’intermédiaire critique, le filgrastim. Le filgrastim est produit dans une souche d’Escherichia coli génétiquement modifiée. Le processus de fabrication du filgrastim comprend la fermentation bactérienne par lots alimentés, la séparation cellulaire, la lyse cellulaire, l’isolement et le lavage des corps d’inclusion, le repliement, l’ultrafiltration et la diafiltration, la purification, la formulation, la filtration et l’entreposage entre 2 °C et 8 °C. Par la suite, l’intermédiaire filgrastim est soumis à une réaction de pégylation, c’est-à-dire une conjugaison avec un propionaldéhyde de méthoxy-polyéthylène glycol (mPEG-PAL) de 20 kDa pour produire du filgrastim pégylé (pegfilgrastim). Le filgrastim pégylé subit ensuite une purification par chromatographie d’échange de cations, suivie d’une ultrafiltration et d’une diafiltration, de l’addition de polysorbate 20, d’une filtration et de son entreposage entre 2 °C et 8 °C.

Le processus de fabrication du produit médicamenteux consiste à mettre en commun et à mélanger la substance médicamenteuse, à effectuer la filtration stérile, le remplissage, l’inspection visuelle, l’emballage et l’entreposage entre 2 °C et 8 °C. Armlupeg est fourni dans une seringue préremplie avec un dispositif de protection BD UltraSafe PlusMC Passive Needle Guard. Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) présents dans Armlupeg n’est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. La compatibilité du pegfilgrastim avec les excipients est confirmée par les données de stabilité fournies.

Dans le cadre de la stratégie de contrôle du processus de fabrication, des contrôles sont mis en œuvre à l’opération unitaire la plus appropriée afin d’assurer l’uniformité du processus et la qualité du produit à toutes les étapes de la fabrication. Dans l’ensemble, les processus de fabrication de l’intermédiaire filgrastim, de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux sont contrôlés par des paramètres de processus multiples, des contrôles et des essais en cours de fabrication dont les plages d’exploitation sont définies, des limites d’action et des critères d’acceptation.

La validation du processus a été effectuée avec des lots consécutifs de l’intermédiaire filgrastim, de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux et fabriqués à l’échelle commerciale prévue. Les données de qualification du rendement du processus ont démontré qu’à l’aide du processus de fabrication, on parvenait de façon constante à fabriquer l’intermédiaire filgrastim, la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux et qu’ils étaient de qualité acceptable. Tous les paramètres du processus, les attributs du processus, les résultats des tests de libération et les résultats de stabilité pour tous les lots de validation répondaient aux critères prédéfinis, aux limites d’acceptation et aux spécifications. Toutes les études de validation du processus ont été jugées fructueuses et appuient les délais de conservation, la clairance des impuretés, les durées de vie de la résine ou de la membrane, les filtres, les tests pour les substances extractibles et les lixiviables, l’assurance de la stérilité, le remplissage, l’expédition et d’autres activités et équipements connexes.

Contrôle de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux

Les spécifications de libération et de stabilité pour la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été établies et justifiées de manière appropriée. Tous les critères d’acceptation de libération et de stabilité ont été respectés pour l’intermédiaire filgrastim, la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux.

Toutes les méthodes d’analyse internes ont été validées de manière appropriée. Les normes de référence ont été bien caractérisées et un programme approprié est en place pour qualifier la nouvelle matière de référence primaire et de travail à l’avenir.

Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Aucun risque n’a été identifié quant à la formation ou à l’introduction de nitrosamines pendant les processus de fabrication de substances médicamenteuses et de produits médicamenteux. Par conséquent, aucun essai de confirmation n’est requis.

Armlupeg est une drogue visée à l’annexe D (produits biologiques) et est donc assujettie au Programme d’autorisation de mise en circulation des lots de Santé Canada avant d’être vendue conformément à la Ligne directrice à l’intention des promoteurs : Programme d’Autorisation de Mise en Circulation des Lots de Drogues Visées à l’Annexe D (Produits Biologiques).

Stabilité de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux

Sur la base des données sur la stabilité présentées, la durée de conservation et les conditions d’entreposage proposées pour l’intermédiaire filgrastim, la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été adéquatement étayées et jugées satisfaisantes. La durée de conservation proposée de 36 mois à 2 °C à 8 °C pour le produit médicamenteux, lorsqu’il est protégé de la lumière, est considérée comme acceptable.

La compatibilité du produit médicamenteux avec le système récipient-fermeture a été démontrée au moyen d’études sur la stabilité et d’études sur les substances extractibles et lixiviables.

Installations et équipement

D’après le score de l’évaluation des risques déterminés par Santé Canada, une évaluation sur place de l’intermédiaire critique, de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux a été jugée nécessaire dans les installations de fabrication. Toutefois, une telle évaluation n’a pas été effectuée au cours de la période d’examen. Santé Canada a examiné les résultats et les observations issues de l’évaluation virtuelle récente d’un site de la même installation de fabrication effectuée relativement au processus de fabrication d’un autre produit biologique. De plus, Santé Canada a tenu compte des observations d’inspection de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis (mentionnées dans le formulaire FDA 483), ainsi que les mesures correctives et préventives correspondantes.

L’aménagement, le fonctionnement et les mécanismes de contrôle de l’installation et de l’équipement servant à la production sont jugés acceptables pour les activités et les produits fabriqués. L’installation est conforme aux bonnes pratiques de fabrication.

Évaluation de l’innocuité des agents adventifs

Des mesures de contrôle adéquates sont incorporées dans le processus de fabrication d’Armlupeg pour prévenir la contamination et maintenir le contrôle microbien.

Le système bactérien d’expression des protéines utilisé (Escherichia coli) utilisé ne favorise pas la croissance des agents adventices viraux. Les essais sur les bactériophages, la charge biologique et les endotoxines sont intégrées dans la stratégie de contrôle et répondent aux lignes directrices et exigences pertinentes.

Aucune matière première d’origine animale ou humaine n’est utilisée dans le procédé de fabrication de la substance médicamenteuse. Les autres matériaux utilisés sont conformes à la Note explicative concernant la réduction du risque de transmission des agents des encéphalopathies spongiformes animales par les médicaments à usage humain et vétérinaire (EMEA/410/01 Rév.3). Le risque de contamination du produit médicamenteux par l’encéphalopathie spongiforme bovine et les agents de l’encéphalopathie spongiforme transmissible est considéré comme étant négligeable.

Les excipients utilisés dans la formulation du produit médicamenteux ne sont pas d’origine animale ou humaine.

7.2 Motifs non cliniques de la décision

En ce qui concerne les médicaments biosimilaires, le degré de similarité sur le plan de la qualité détermine la portée et l’étendue des données non cliniques requises. Les études non cliniques permettent de compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et de clarifier les zones potentielles d’incertitude résiduelles. Selon la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires, lorsque la similitude est bien établie par des études structurales et fonctionnelles et que des études mécanistiques in vitro poussées indiquent une similitude, il peut ne pas être nécessaire de procéder à des non-études cliniques in vivo.

Les résultats de l’évaluation de la similitude analytique (voir les études comparatives structurelles et fonctionnelles) ont démontré un niveau élevé de similitude entre Armlupeg et Neulasta. On n’a indiqué aucune incertitude résiduelle qui devait être résolue par d’autres études comparatives non clinique in vivo de pharmacodynamique, de pharmacocinétique et de toxicologie.

7.3 Motifs cliniques de la décision

L’objectif du programme clinique d’un médicament biosimilaire est de démontrer qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La complexité structurelle du médicament biologique et la disponibilité d’un paramètre pharmacodynamique pertinent et sensible déterminent la portée et l’étendue des données cliniques requises. Le programme d’études cliniques vise à compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et à clarifier les zones potentielles d’incertitude résiduelles.

Deux études cliniques ont été menées pour démontrer la similarité entre Armlupeg et Neulasta, qui est autorisé aux États-Unis (US-Neulasta) : une étude pharmacocinétique et pharmacodynamique comparative sur des sujets en santé (étude ARL/18/360/LBC-19-146) et une étude d’immunogénicité comparative chez des patients atteints de cancer du sein (étude LRP/PegGCSF/2016/004). Aux fins de la présente présentation de drogue, Santé Canada a considéré US-Neulasta comme un substitut approprié pour Neulasta autorisé au Canada, car il satisfaisait à toutes les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien stipulées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Pharmacocinétique et pharmacodynamie comparatives

Les profils pharmacocinétiques et pharmacodynamiques d’Armlupeg et de US-Neulasta ont été évalués dans l’étude croisée et comparative de phase I, à répartition aléatoire, à double insu, à dose unique et à deux périodes chez des sujets en santé (étude ARL/18/360/LBC-19-146).

Au cours de la première période de l’étude, des sujets adultes en santé ont été randomisés pour recevoir Armlupeg (131 sujets) ou US-Neulasta (133 sujets) sous forme d’une dose sous-cutanée unique de 6 mg. Au cours de la deuxième période, les sujets auxquels on avait administré Armlupeg au cours de la première période ont reçu US-Neulasta, et vice versa. Cent dix sujets ont reçu Armlupeg et 113 sujets ont reçu US-Neulasta pendant la deuxième période. Chaque période a duré 14 jours. Une période d’élimination d’au moins 42 jours séparait les deux périodes. Au total, 218 sujets ont terminé l’étude et ont reçu à la fois Armlupeg et US-Neulasta.

La comparaison des paramètres pharmacocinétiques a montré que le rapport des moyennes géométriques pour la concentration maximale observée (Cmax) entre Armlupeg et US-Neulasta était de 94,4 %, et l’intervalle de confiance (IC) de 95 % du rapport des moyennes géométriques pour la surface sous la courbe de concentration (SSC) du temps zéro au moment de la dernière concentration quantifiable (SSC0-t) entre Armlupeg et US-Neulasta était de 89,9 % à 100,0 %. Ces résultats se situaient dans les marges de biodisponibilité pharmacocinétique comparatives allant de 80,0 % à 125,0 %, selon les marges établies dans les lignes directrices de Santé Canada. Normes comparatives de biodisponibilité : Formulations utilisées pour les effets systémiques (2018). Par conséquent, l’étude a démontré des profils pharmacocinétiques comparables entre Armlupeg et le médicament de référence.

La comparabilité pharmacodynamique entre Armlupeg et US-Neulasta a également été démontrée dans l’étude, en fonction de l’évaluation du nombre absolu de neutrophiles (NAN) comme marqueur pharmacodynamique pertinent pour l’activité des produits contenant un facteur recombinant de stimulation des colonies de granulocytes. Le rapport des moyennes géométriques pour la valeur maximale observée du NAN par rapport aux données de référence (NAN-Cmax) entre Armlupeg et US-Neulasta était de 100,3 %. De plus, l’IC de 95 % du rapport des moyennes géométriques de la surface sous la courbe de l’effet du temps zéro au moment du dernier effet mesurable (SSCET0-tlast) pour ce qui est du NAN entre Armlupeg et US-Neulasta était de 98,7 % à 101,8 %. Les résultats se situaient dans les marges d’équivalence prédéfinies allant de 90,00 % à 111,11 %.

Immunogénicité comparative

Le traitement à l’aide d’une protéine thérapeutique est accompagné du risque d’immunogénicité (le développement d’anticorps anti-médicament [AAM], qui ont le potentiel de neutraliser l’activité biologique du médicament). Les profils d’immunogénicité d’Armlupeg et de US-Neulasta ont été comparés dans le cadre d’une étude d’immunogénicité comparative, ouverte et de groupe parallèle, menée auprès de patients atteints d’un cancer du sein traités par chimiothérapie myélosuppressive (étude LRP/PegGCSF/2016/004). Les patients ont été randomisés pour recevoir Armlupeg (70 patients) ou US-Neulasta (68 patients) à une dose de 6 mg administrée par voie sous-cutanée le jour 2 ou le jour 3 de chaque cycle de chimiothérapie de 21 jours pendant quatre cycles. Les proportions de patients présentant des anticorps anti-pegfilgrastim apparus en cours de traitements étaient faibles et équilibrées entre les groupes (groupe Armlupeg : 1,7 %, groupe US-Neulasta : 5,4 %). L’étude a démontré qu’il n’y avait aucune différence cliniquement significative entre Armlupeg et US-Neulasta en matière d’immunogénicité.

De même, aucune différence cliniquement significative n’a été observée dans les fréquences d’anticorps anti-pegfilgrastim liants et d’anticorps anti-pegfilgrastim neutralisants entre les sujets en santé ayant reçu Armlupeg ou US-Neulasta dans l’étude pharmacocinétique et pharmacodynamique comparative (ARL/18/360/LBC-19-146).

Innocuité comparative

Les données d’innocuité provenaient de l’étude pharmacocinétique et pharmacodynamique comparative (ARL/18/360/LBC-19-146) chez des sujets en santé et de l’étude d’immunogénicité comparative (LRP/PegGCSF/2016/004) chez des patients atteints de cancer du sein.

Aucune nouvelle préoccupation en matière d’innocuité n’a été relevée chez les sujets en santé après l’administration d’une dose unique sous-cutanée d’Armlupeg et chez les patients atteints d’un cancer du sein qui ont reçu une dose d’Armlupeg par cycle de chimiothérapie pendant quatre cycles. Selon les données fournies, le profil d’innocuité d’Armlupeg est considéré comme comparable à celui établi pour le médicament biologique de référence Neulasta. Comme pour Neulasta, des mises en garde et des précautions appropriées sont en place dans la monographie de produit d’Armlupeg pour répondre aux préoccupations en matière d’innocuité. Un encadré Mises en garde et précautions importantes a été inclus dans la monographie de produit d’Armlupeg, comme dans la monographie de produit de Neulasta. L’encadré met en évidence l’apparition signalée d’une rupture splénique, y compris des cas mortels, suivant l’administration du pegfilgrastim et de son composé parent, le filgrastim, ainsi que l’apparition signalée de crises graves de la maladie falciforme, y compris des cas mortels, associées à l’utilisation du pegfilgrastim (et du filgrastim) chez les patients présentant un trait ou une maladie falciforme. La section sur les réactions indésirables de la monographie de produit d’Armlupeg est fondée sur l’expérience clinique avec Neulasta.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter également la monographie de produit d’Armlupeg approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Indications

Dans le cadre de cette présentation de drogue, le promoteur a demandé l’autorisation d’Armlupeg pour l’indication accordée à Neulasta, le médicament biologique de référence.

La similarité entre Armlupeg et Neulasta a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. Fait important, la démonstration de la similarité entre un médicament biosimilaire proposé et son médicament biologique de référence permet au promoteur de présenter sa demande pour le médicament biosimilaire proposé de se fonder sur l’information sur l’innocuité et l’efficacité déjà générée pour le médicament biologique de référence.

Compte tenu de l’ensemble des données probantes présentées, dont les résultats des comparaisons structurelles, fonctionnelles, et cliniques pharmacocinétiques, pharmacodynamiques, de l’immunogénicité et de l’innocuité entre Armlupeg et Neulasta, Santé Canada a autorisé Armlupeg pour la même indication détenue par Neulasta, comme suit :

Armlupeg est indiqué pour réduire l’incidence des infections, manifestées par la neutropénie fébrile, pour des patients atteints de tumeurs malignes non myéloïdes recevant des médicaments myélosuppresseurs antinéoplasiques.