Sommaire des motifs de décision portant sur Veozah

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)

Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Veozah est accessible ci-dessous.

Activité récente relative à Veozah

Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit. À l'heure actuelle, aucun TAPA n'est disponible pour Veozah. Lorsqu'un TAPA sera disponible pour Veozah, il sera incorporé dans ce SMD.

Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Veozah

SMD émis le : 2025-02-24

L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Veozah.

Fezolinetant

Identification numérique de drogue (DIN) : 02553600 - 45 mg fezolinetant, comprimé, voie orale d’administration

Astellas Pharma Canada, Inc.

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 280470

Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle (Nouvelle substance active)

Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : G02 Autres produits gynécologiques

Date de présentation : 2023-11-01

Date d’autorisation : 2024-12-02

Le 2 décembre 2024, Santé Canada a émis à l'intention d’Astellas Pharma Canada Inc. un Avis de conformité pour le produit médicamenteux Veozah.

L'autorisation de mise en marché de Veozah s'appuie sur l'information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D'après l'évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages-effets nocifs-incertitudes de Veozah est considéré comme étant favorable pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause.

1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?

Veozah est un antagoniste du récepteur de la neurokinine 3 (NK3). Il a été autorisé pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause.

Veozah n’est pas indiqué pour usage chez les populations pédiatriques et gériatriques (les personnes de moins de 18 ans et celles âgées de 65 ans ou plus).

Veozah (45 mg de fézolinétant) est présenté sous forme de comprimé. En plus de l'ingrédient médicinal, le comprimé contient de l’oxyde de fer (oxyde de fer rouge), de l’hydroxypropylcellulose, de l’hypromellose, de l’hydroxypropylcellulose de basse substitution, du stéarate de magnésium, du mannitol, de la cellulose microcristalline, du polyéthylène glycol (macrogol), du talc et du dioxyde de titane.

L'utilisation de Veozah est contre-indiquée chez les patientes :

  • qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à l’un ou l’autre des ingrédients de la formulation, y compris tout ingrédient non médicamenteux ou tout composant du contenant.

  • atteintes d’une cirrhose connue.

  • atteintes d’une insuffisance rénale grave ou une maladie rénale en phase terminale.

  • qui utilisent des inhibiteurs concomitants modérés ou forts du cytochrome P450 (CYP) 1A2.

  • ayant une grossesse confirmée ou soupçonnée.

Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit de Veozah est accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).

2 Pourquoi Veozah a-t-il été autorisé?

Santé Canada estime que Veozah a un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause.

La ménopause, qui survient à l’âge moyen de 51,4 ans, est définie comme l’arrêt permanent de la fonction ovarienne, après 12 mois consécutifs d’aménorrhée. Les symptômes vasomoteurs, communément appelés bouffées de chaleur, sont ressentis par jusqu’à 80 % des femmes pendant la ménopause. Les symptômes comprennent des sensations soudaines et brèves de chaleur qui affectent principalement la partie supérieure du corps, y compris la tête, le cou, la poitrine et le haut du dos. Ces épisodes durent généralement d’une à cinq minutes et sont souvent accompagnés de transpiration, de rougeurs de la face et du cou, de frissons, de moiteur, d’anxiété et parfois de palpitations cardiaques. La gravité des symptômes vasomoteurs peut être classée comme légère, où les activités quotidiennes ne sont pas affectées; modérée, où il y a une certaine interférence avec les activités quotidiennes; et grave, où les activités quotidiennes deviennent difficiles à réaliser. Les symptômes vasomoteurs peuvent persister pendant 7 à 11 ans. Au Canada, la thérapie hormonale ménopausique est le traitement principal et le plus efficace des symptômes vasomoteurs associés à la ménopause. Cependant, la thérapie hormonale ménopausique présente des contre-indications et des risques graves pour la santé, notamment le potentiel de développer un cancer de l’endomètre lors de l’œstrogénothérapie non compensée et un cancer du sein lors de la thérapie combinée d’œstrogène et de progestérone. Le chlorhydrate de clonidine est actuellement la seule thérapie non hormonale autorisée pour le soulagement des symptômes vasomoteurs de la ménopause chez les patientes pour lesquelles la thérapie hormonale ménopausique est soit contre-indiquée, soit non privilégiée.

L’ingrédient médicamenteux dans Veozah, le fezolinetant, est un antagoniste du récepteur de la neurokinine 3 (NK3). Le mécanisme par lequel le fézolinétant exerce ses effets thérapeutiques consiste à bloquer la liaison de la neurokinine B (NKB) sur le neurone kisspeptine/neurokinine B/dynorphine (KNDy), modulant ainsi l’activité neuronale dans le centre thermorégulateur du cerveau.

Veozah s’est révélé efficace dans le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause. L’autorisation de mise en marché de Veozah était fondée sur les données de deux études pivots de phase III de conception identique (2693-CL-0301 et 2693-CL-0302) et d’une étude d’innocuité de phase III à long terme de 52 semaines, contrôlée par placebo (2693-CL-0304).

Les études 2693-CL-0301 et 2693-CL-0302 comprenaient une période de 12 semaines à double insu et contrôlée par placebo, suivie d’une période de prolongation de 40 semaines de traitement actif sans contrôle placebo. Les critères d’admissibilité étaient identiques pour les deux études. Les participantes avaient entre 40 et 65 ans et présentaient des symptômes vasomoteurs modérés ou graves associés à une ménopause confirmée cliniquement ou hormonalement. Au total, 341 femmes post-ménopausiques (174 dans l’étude 2693-CL-0301 et 167 dans l’étude 2693-CL-0302) ont reçu Veozah à 45 mg par jour et 342 femmes post-ménopausiques (175 dans l’étude 2693-CL-0301 et 167 dans l’étude 2693-CL-0302) ont reçu un placebo. Dans les deux études, le traitement quotidien à 45 mg de Veozah a entraîné de manière constante des réductions statistiquement significatives de la fréquence et de la gravité des symptômes vasomoteurs modérés à graves par rapport aux données de référence, comparativement au placebo à la semaine 4 et à la semaine 12. De plus, la réduction de la fréquence des bouffées de chaleur observée chez les participantes traitées par Veozah a été considérée comme cliniquement significative dans les deux études, car elle dépassait la réduction seuil cliniquement significative de la fréquence des bouffées de chaleur définie par au moins deux épisodes par jour par rapport au groupe placebo.

Dans l’étude d’innocuité à long terme (2693-CL-0304), 1 220 femmes (dont 609 qui recevaient Veozah à 45 mg une fois par jour) ont été exposées à Veozah.

La principale préoccupation en matière d’innocuité établie pour Veozah est le risque d’augmentation des transaminases hépatiques. Dans les trois essais cliniques de phase III, des augmentations des taux sériques de transaminases (alanine aminotransférase [ALT] et/ou aspartate aminotransférase [AST]) supérieures à trois fois la limite supérieure de la normale (LSN) ont été observées chez 2,3 % des femmes recevant Veozah (taux d’incidence ajusté en fonction de l’exposition [TIAE] de 2,7 par 100 années-personnes) par rapport à 0,9 % des femmes recevant le placebo (TIAE de 1,5 par 100 années-personnes). Aucun cas de la loi de Hy n’a été observé; cependant, un cas d’augmentation de l’AST plus de 20 fois la LSN a été observé au cours des 12 premières semaines dans le groupe recevant Veozah à 30 mg dans l’étude 2693-CL-0301. La plupart des femmes présentant des augmentations des taux sériques d’ALT ou d’AST étaient asymptomatiques. Les taux de transaminases sont revenus aux taux de prétraitement (ou proches de ceux-ci) et n’ont pas provoqué de séquelles lors de la poursuite de l’administration de la dose, ni lors de l’interruption ou de l’arrêt de l’administration de la dose. Étant donné que dans le cadre des études, les patientes atteintes d’une maladie hépatique active, celles ayant un indice de masse corporelle très élevé ou celles prenant des drogues qui inhibent fortement le métabolisme de Veozah ont été exclues, il est impossible d’exclure la possibilité d’aggravation ou de progression des lésions hépatiques dans une population plus large. Suivant la mise en marché, des cas d’hépatotoxicité graves, mais réversibles ont été signalés dans les premières semaines de traitement par Veozah : des élévations des transaminases (plus de 10 fois la LSN) accompagnées d’une augmentation de la bilirubine et/ou de la phosphatase alcaline ont été observées. Des symptômes tels que de la fatigue, du prurit, de la jaunisse, une urine foncée ou des douleurs abdominales ont parfois été observés. Le risque d’hépatotoxicité est abordé par des avertissements appropriés dans la monographie de produit de Veozah. En outre, la monographie de produit de Veozah recommande des épreuves de laboratoire hépatiques de suivi mensuellement pendant les 3 premiers mois, à 6 mois et à 9 mois après le début du traitement et lorsque des symptômes (comme des nausées, des vomissements ou une jaunisse) peuvent évoquer une atteinte hépatique.

Dans l’étude d’innocuité à long terme (2693-CL-0304), un déséquilibre numérique a été observé dans l’incidence de malignité entre les groupes de traitement par Veozah et par placebo. Cette constatation a conduit à une analyse post hoc approfondie par le promoteur des études de phase II et III sur le fézolinétant, en mettant un accent particulier sur les néoplasmes malins. Les malignités observées dans les études cliniques concordaient avec les types de malignités couramment observées dans la population étudiée, et il n’existe aucune donnée probante claire reliant Veozah à un risque accru de malignité. Les données sont toutefois insuffisantes pour exclure une association entre l’exposition à Veozah et un risque accru de malignité ou un risque accru de progression chez les patients présentant des lésions néoplasiques préexistantes. Par conséquent, ces renseignements ont été inclus dans la section Mises en garde et précautions de la monographie de produit de Veozah.

L’innocuité pour l’endomètre a également été évaluée dans les études cliniques de Veozah. Dans les trois études de phase III, l’incidence de l’hyperplasie de l’endomètre ou de la malignité de l’endomètre est demeurée inférieure ou égale à 1 %, la limite supérieure de l’intervalle de confiance unilatéral à 95 % étant inférieure ou égale à 4 %.

Astellas Pharma Canada, Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Veozah. Le PGR est conçu de manière à décrire les problèmes d'innocuité connus et potentiels, à présenter le plan de surveillance prévu et, au besoin, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques associés au produit. Après examen, le PGR a été jugé acceptable.

Les étiquettes interne et externe, la notice d'accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Veozah qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l'étiquetage, à l'utilisation d'un langage clair et aux éléments de conception.

Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Veozah a été accepté.

Dans l’ensemble, selon les études non cliniques et cliniques, Veozah a démontré avoir un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable pour la population de patientes visée. Des mises en garde et des précautions appropriées, des contre-indications et des recommandations de surveillance sont en place dans la monographie de produit de Veozah pour répondre aux préoccupations en matière d’innocuité.

Cette Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'Avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs de décision d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication).

3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Veozah?

L’examen de la composante clinique de la présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Veozah était fondé sur une évaluation critique du dossier de données cliniques soumis à Santé Canada. En outre, les examens cliniques réalisés par la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA) et l’Agence européenne des médicaments (EMA) ont été utilisés comme références supplémentaires, conformément à la méthode 3 décrite dans l'ébauche de la ligne directrice : L'utilisation d'examens étrangers par Santé Canada. De plus, les examens non cliniques effectués par la FDA et l’EMA ont été réalisés conformément à la méthode 2 décrite dans le document susmentionné, c’est-à-dire que les deux examens ont été évalués de manière critique, tandis que le dossier de données non cliniques soumis à Santé Canada a été consulté lorsque nécessaire. La décision réglementaire canadienne sur la PDN de Veozah a été prise de manière indépendante sur la base de l’examen canadien.

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : gestion des présentations et des demandes de drogues.

Étapes importantes de la présentation : Veozah

Étape importante de la présentation

Date

Réunion préalable à la présentation

2023-10-18

Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle

2023-11-01

Examen préliminaire

Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire

2023-12-18

Réponse d'Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire déposée

2023-12-20

Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire émise

2024-01-04

Examen

Une demande a été accordée pour interrompre l'examen (extension pour répondre à une demande de clarification)

33 jours au total

Évaluation biostatistique terminée

2024-07-04

Évaluation biopharmaceutique terminée

2024-09-11

Évaluation du plan de gestion des risques terminée 

2024-11-13

Évaluation de la qualité terminée

2024-11-22

Évaluation non clinique terminée

2024-11-26

Examen de l'étiquetage terminé

2024-11-27

Évaluation clinique/médicale terminée

2024-11-28

Délivrance de l'Avis de conformité par la directrice générale, Direction des produits pharmaceutiques

2024-12-02

4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?

Les exigences en matière d'activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.

5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l'égard de Veozah?

Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d'être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.

À l'heure actuelle, aucun TAPA n'est disponible pour Veozah. Lorsque le TAPA sera disponible, il sera incorporé dans ce SMD.

Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.

6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?

Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :

7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?

Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Veozah? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.

7.1 Motifs cliniques de la décision

Pharmacologie clinique

Les données de pharmacologie clinique soumises appuient l’utilisation de Veozah (fézolinétant) pour l’indication spécifiée.

La pharmacocinétique du fézolinétant a été étudiée chez des adultes en bonne santé, hommes et femmes, ainsi que chez des femmes post-ménopausiques présentant des symptômes vasomoteurs. Chez les femmes en bonne santé, la concentration plasmatique maximale observée (Cmax) et la surface sous la courbe de concentration (SSC) de fézolinétant ont augmenté de manière proportionnelle avec des doses quotidiennes uniques dans la plage de 20 à 60 mg. Suivant une administration à doses quotidiennes uniques, les concentrations plasmatiques de fézolinétant à l’état d’équilibre ont généralement été atteintes au jour 2, avec une accumulation minimale de fézolinétant. Le temps moyen pour atteindre la Cmax de fézolinétant était de 1,5 heure (intervalle : 1 à 4 heures) chez les femmes en bonne santé. D’après une analyse pharmacocinétique de la population, la pharmacocinétique de fézolinétant est similaire chez les femmes préménopausiques en bonne santé et chez les femmes post-ménopausiques présentant des symptômes vasomoteurs.

Le fézolinétant est principalement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP) 1A2 (et dans une moindre mesure par le CYP2C9 et le CYP2C19). Le métabolite principal, ES259564, est environ 20 fois moins puissant que le composé parent. Après l’administration orale de fézolinétant, 76,9 % de la dose a été excrétée dans l’urine (1,1 % inchangée) et 14,7 % dans les fèces (0,1 % inchangée).

L’utilisation concomitante du fézolinétant avec des inhibiteurs du CYP1A2 peut augmenter l’exposition au fézolinétant à des degrés variables. D’après les données des études sur les interactions médicamenteuses et les prédictions fondées sur des modèles, Veozah est contre-indiqué chez les patients utilisant simultanément des inhibiteurs du CYP1A2 modérés ou forts.

Une démarche fondée sur un modèle a été réalisée pour évaluer le risque de prolongation de l’intervalle QT de fézolinétant. À une dose 20 fois supérieure à la dose maximale recommandée, le fézolinétant ne prolonge pas l’intervalle QT dans une mesure d’importance clinique.

Veozah n’a pas été étudié chez les personnes atteintes d’une insuffisance hépatique grave. D’après les données pharmacocinétiques disponibles, l’utilisation de Veozah n’est pas recommandée chez les personnes présentant une insuffisance hépatique modérée ou grave. De plus, il est contre-indiqué chez les personnes atteintes de cirrhose. Veozah est également contre-indiqué chez les personnes présentant une insuffisance rénale grave (taux de filtration glomérulaire estimé [TFGe] inférieur à 30 ml/min/1,73 m2) et chez les personnes atteintes d’une maladie rénale en phase terminale (TFGe inférieur à 15 ml/min/1,73 m2).

Aucune modification de dose de Veozah n’est recommandée chez les personnes atteintes d’une insuffisance hépatique légère ou d’une insuffisance rénale légère ou modérée.

Les analyses de l’exposition-réponse pour l’innocuité ont relevé une association potentielle entre l’exposition au fézolinétant et l’incidence de taux sériques d’alanine aminotransférase (ALT) ou d’aspartate aminotransférase (AST) supérieurs à trois fois la limite supérieure de la normale (LSN), en fonction des données combinées des études de phase II et de phase III.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit de Veozah approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Efficacité clinique

Les principales données probantes en matière d’efficacité de Veozah dans le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause proviennent de deux études de phase III pivots de conception identique, soit 2693-CL-0301 et 2693-CL-0302. Les deux études comprenaient une période de 12 semaines à double insu et contrôlée par placebo, suivie d’une période de prolongation de 40 semaines de traitement actif sans contrôle placebo. Les critères d’admissibilité étaient identiques pour les deux études. Les participantes avaient entre 40 et 65 ans et présentaient des symptômes vasomoteurs modérés ou graves associés à une ménopause confirmée cliniquement ou hormonalement. La population étudiée comprenait des femmes post-ménopausiques ayant subi l’une ou plusieurs des interventions suivantes : hystérectomie antérieure (32,1 %), ovariectomie antérieure (21,6 %) ou usage préalable d’une thérapie de substitution hormonale (19,9 %). Il fallait qu’elles aient présenté au moins sept épisodes modérés à graves de symptômes vasomoteurs par jour dans les dix jours précédant la répartition aléatoire dans les études.

Au total, 341 femmes post-ménopausiques (174 dans l’étude 2693-CL-0301 et 167 dans l’étude 2693-CL-0302) ont reçu Veozah à 45 mg par jour et 342 femmes post-ménopausiques (175 dans l’étude 2693-CL-0301 et 167 dans l’étude 2693-CL-0302) ont reçu un placebo. Les deux études ont évalué quatre paramètres d’efficacité coprincipaux :

  • Changement moyen de la fréquence des symptômes vasomoteurs modérés à graves entre le dénombrement de référence et la semaine 4.

  • Changement moyen de la fréquence des symptômes vasomoteurs modérés à graves entre le dénombrement de référence et la semaine 12.

  • Changement moyen de la gravité des symptômes vasomoteurs modérés à graves entre le dénombrement de référence et la semaine 4.

  • Changement moyen de la gravité des symptômes vasomoteurs modérés à graves entre le dénombrement de référence et la semaine 12.

Dans les deux études, le traitement quotidien à 45 mg de Veozah a entraîné de manière constante des réductions statistiquement significatives de la fréquence et de la gravité des symptômes vasomoteurs modérés à graves par rapport aux données de référence, comparativement au placebo à la semaine 4 et à la semaine 12.

Dans l’étude 2693-CL-0301, Veozah a réduit la fréquence des symptômes vasomoteurs modérés à graves aux 24 heures de 5,39 épisodes par rapport au dénombrement de référence à la semaine 4 et de 6,44 épisodes par rapport au dénombrement de référence à la semaine 12, comparativement à des réductions de la fréquence des symptômes de 3,32 et 3,90 épisodes, respectivement, dans le groupe recevant le placebo. Dans l’étude 2693-CL-0302, Veozah a réduit la fréquence des symptômes vasomoteurs modérés à graves aux 24 heures de 6,26 épisodes par rapport au dénombrement de référence à la semaine 4 et de 7,50 épisodes par rapport au dénombrement de référence à la semaine 12, tandis que le groupe placebo a montré des réductions de la fréquence des symptômes de 3,72 et 4,97 épisodes, respectivement.

La réduction de la fréquence des bouffées de chaleur observée chez les participantes traitées par Veozah a été considérée comme cliniquement significative dans les deux études, car elle dépassait la réduction seuil cliniquement significative de la fréquence des bouffées de chaleur définie par au moins deux épisodes par jour par rapport au groupe placebo. À la semaine 4, la différence de réduction de la fréquence des symptômes entre le groupe traité par Veozah et le groupe placebo était de 2,07 épisodes dans l’étude 2693-CL-0301 et de 2,55 épisodes dans l’étude 2693-CL-0302. L’effet est demeuré constant jusqu’à la semaine 12 : les différences de réduction de la fréquence des symptômes entre le groupe traité par Veozah et le groupe placebo étaient de 2,55 et de 2,53 épisodes dans l’étude 2693-CL-0301 et l’étude 2693-CL-0302, respectivement.

Dans l’étude 2693-CL-0301, Veozah a réduit la gravité quotidienne des symptômes vasomoteurs de 0,46 point à la semaine 4 et de 0,57 point à la semaine 12, comparativement à des réductions de 0,27 point et de 0,37 point, respectivement, dans le groupe placebo. Dans l’étude 2693-CL-0302, Veozah a réduit la gravité des symptômes vasomoteurs de 0,61 et 0,77 point à la semaine 4 et à la semaine 12, respectivement, tandis que le groupe placebo a montré des réductions de 0,32 point à la semaine 4 et de 0,48 point à la semaine 12.

Indication

La Présentation de drogue nouvelle relative à Veozah a été initialement déposée par le promoteur pour l'indication proposée suivante :

Veozah (comprimés pelliculés de fézolinétant) est un antagoniste sélectif non hormonal du récepteur de la neurokinine 3 indiqué pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause.

Après des révisions mineures, Santé Canada a approuvé l'indication suivante :

Veozah (comprimés pelliculés de fézolinétant) est indiqué pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Veozah approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Innocuité clinique

Les principales données probantes sur l’innocuité de Veozah dans le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à graves associés à la ménopause proviennent de deux études pivots de phase III (2693-CL-0301 et 2693-CL-0302, décrites dans la section Efficacité clinique) et d’une étude sur l’innocuité de phase III à long terme de 52 semaines et contrôlée par placebo (étude 2693-CL-0304).

Dans les trois études cliniques de phase III, 2 203 participantes ont reçu Veozah à 30 mg ou Veozah à 45 mg une fois par jour. Parmi ces participantes, 1 900 sont entrés dans la période de traitement de 52 semaines, tandis que 303 sont entrés dans la période de traitement de 40 semaines.

Dans les périodes de 12 semaines contrôlées par placebo des deux études pivots, les réactions indésirables à un médicament les plus fréquemment signalées chez les participantes traitées par Veozah à 45 mg une fois par jour (survenant chez au moins 2 % des participantes et plus fréquemment que chez les participantes traitées par placebo) étaient des élévations des tests hépatiques (3,2 % contre 2,6 %) et des douleurs abdominales (2,1 % contre 2,0 %).

Dans la période de 52 semaines contrôlée par placebo de l’étude 2693-CL-0304, 1 220 femmes (dont 609 qui recevaient Veozah à 45 mg une fois par jour) ont été exposées à Veozah. Les réactions indésirables à un médicament rapportées chez au moins 2 % des participantes traitées par Veozah à 45 mg et à une incidence plus élevée que chez les participantes traitées par placebo étaient les maux de tête (9,7 % contre 9,5 %), les élévations des tests hépatiques (5,3 % contre 4,8 %), les douleurs abdominales (4,4 % contre 2,1 %), la diarrhée (3,9 % contre 2,6 %), l’insomnie (3,9 % contre 1,8 %), les nausées (3,1 % contre 2,5 %), la fatigue (2,8 % contre 2,6 %) et les bouffées de chaleur (2,5 % contre 1,6 %).

La principale préoccupation en matière d’innocuité établie pour Veozah est le risque d’augmentation des transaminases hépatiques. Dans l’étude 2693-CL-0304, des élévations des taux d’ALT ou d’AST supérieurs à trois fois la LSN ont été signalées chez 2,0 % (12/589) des femmes du groupe traité par Veozah à 45 mg, par rapport à 1,0 % (6/583) des femmes du groupe recevant le placebo.

Dans les trois essais cliniques de phase III, une élévation des taux de transaminases sériques (ALT et/ou AST) supérieurs à trois fois la LSN s’est produite chez 2,3 % des femmes recevant Veozah (taux d’incidence ajusté en fonction de l’exposition [TIAE] de 2,7 par 100 années-personnes) par rapport à 0,9 % des femmes recevant le placebo (TIAE de 1,5 par 100 années-personnes). Aucun cas de la loi de Hy n’a été observé; cependant, dans l’étude 2693-CL-0301, un cas d’élévation du taux d’AST supérieur à 20 fois la LSN s’est produit au cours des 12 premières semaines dans le groupe recevant une dose plus faible de Veozah (30 mg). La plupart des femmes présentant des élévations des taux d’ALT ou d’AST étaient asymptomatiques; les taux de transaminases revenaient généralement aux taux de prétraitement et n’ont pas provoqué de séquelles lors de la poursuite de l’administration de la dose, ni lors de l’interruption ou de l’arrêt de l’administration de la dose.

La conclusion a été tirée que Veozah, aux schémas posologiques utilisés dans les études cliniques, est généralement sûr pour le foie. Cependant, étant donné que dans le cadre des études, on a exclu les patientes atteintes d’une maladie hépatique active, celles ayant un indice de masse corporelle très élevé ou celles prenant des drogues qui inhibent fortement le métabolisme de Veozah, il est impossible d’exclure la possibilité d’aggravation ou de progression des lésions hépatiques dans la population générale. Puisque l’utilisation de Veozah est prévue dans une population vaste et diversifiée, il demeure possible que des événements indésirables hépatiques rares surviennent. Selon les données cliniques disponibles, on s’attend à ce que de tels cas soient rares.

Suivant la mise en marché, des cas d’hépatotoxicité graves, mais réversibles ont été signalés dans les premières semaines de traitement par Veozah : des élévations des transaminases (plus de 10 fois la LSN) accompagnées d’une augmentation de la bilirubine et/ou de la phosphatase alcaline ont été observées. Des symptômes tels que de la fatigue, du prurit, de la jaunisse, une urine foncée ou des douleurs abdominales ont parfois été observés.

Le risque d’hépatotoxicité est abordé par des avertissements appropriés dans la monographie de produit de Veozah. L’évaluation de la fonction hépatique au dénombrement de référence (y compris les taux d’ALT, d’AST et de bilirubine sérique [totale et directe]) est recommandée avant d’instaurer le traitement. Le traitement par Veozah ne devrait pas être instauré si les taux d’ALT ou d’AST sont égaux ou supérieurs à deux fois la LSN ou si la bilirubine totale est élevée. Si les taux d’ALT ou d’AST sont supérieurs à 1,5 fois la LSN, mais inférieurs à 2 fois la LSN, Veozah devrait être utilisé avec prudence. En outre, la monographie de produit de Veozah recommande des épreuves de laboratoire hépatiques de suivi mensuellement pendant les 3 premiers mois, à 6 mois et à 9 mois après le début du traitement et lorsque des symptômes (comme des nausées, des vomissements ou une jaunisse) peuvent évoquer une atteinte hépatique.

De plus, dans l’étude d’innocuité à long terme (2693-CL-0304), un déséquilibre numérique a été observé dans l’incidence de la malignité entre les groupes de traitement par Veozah et par placebo : il y avait quatre cas de malignité chez trois participants du groupe de traitement par Veozah 30 mg, neuf cas chez sept participants du groupe Veozah à 45 mg et un cas dans le groupe placebo. Deux cas de carcinome basocellulaire chez un participant, un cas d’adénocarcinome de l’endomètre et un cas de carcinome épidermoïde de la peau ont été signalés dans le groupe Veozah à 30 mg. Dans le groupe Veozah à 45 mg, il y avait deux cas d’adénocarcinome de l’endomètre, deux cas de cancer du côlon, un cas de mélanome malin in situ, un cas de cancer du poumon non à petites cellules avec un cas de cancer du foie (métastases suspectées) chez un participant, et un cas de carcinome épidermoïde de la cavité buccale avec un cas de cancer des os (local avancé) dans la mandibule chez un participant. Le groupe placebo a signalé un cas de carcinome épidermoïde du front. Ces résultats ont conduit à une analyse post hoc approfondie des études de phase II et III, et ont mis un accent particulier sur les néoplasmes malins. Aucune préoccupation potentielle concernant les néoplasmes malins n’a été soulevée par le promoteur dans les études de phase IIa et IIb. Dans l’étude 2693-CL-0301, une participante du groupe Veozah à 45 mg présentait une tumeur bénigne au poumon qui était un hématome pulmonaire confirmé par l’histologie, tandis qu’une participante du groupe placebo présentait un carcinome apocrine du sein et un carcinome épidermoïde de la peau. Dans l’étude 2693-CL-0302, deux cas de carcinome épidermoïde ont été rapportés chez deux participants du groupe Veozah à 45 mg; l'un des deux cas était un kératoacanthome. Un cas de carcinome invasif du sein a été signalé dans le groupe placebo/Veozah à 30 mg (apparition le jour 151).

Les malignités observées concordaient avec les types de malignités couramment observées dans la population étudiée, et il n’existe aucune donnée probante claire reliant Veozah à un risque accru de malignité. Les données sont toutefois insuffisantes pour exclure une association entre l’exposition à Veozah et un risque accru de malignité ou un risque accru de progression chez les patients présentant des lésions néoplasiques préexistantes. Ces renseignements ont été inclus dans la section Mises en garde et précautions de la monographie de produit de Veozah.

L’innocuité pour l’endomètre a également été évaluée dans les études cliniques de Veozah. Les analyses des biopsies de l’endomètre dans l’étude 2693-CL-0304 ont détecté une hyperplasie simple sans atypie chez l’une des participantes du groupe Veozah à 45 mg et un adénocarcinome de l’endomètre chez l’une des participantes du groupe Veozah à 30 mg. Dans les trois études de phase III, un cas d’hyperplasie de l’endomètre et un cas de malignité de l’endomètre (0,6 %, la limite supérieure de l’intervalle de confiance unilatéral à 95 % étant de 1,8 %) ont été observés dans le groupe Veozah à 45 mg. L’incidence de ces événements est demeurée inférieure ou égale à 1 %, la limite supérieure de l’intervalle de confiance unilatéral à 95 % étant inférieure ou égale à 4 %. Aucun cas d’hyperplasie ou de carcinome de l’endomètre n’a été observé dans le groupe placebo.

Dans l’ensemble, en fonction des données examinées, le profil d’innocuité de Veozah est considéré comme acceptable pour la population de patients visée. La monographie de produit approuvée de Veozah présente les mises en garde et les mesures de précaution appropriées concernant les problèmes d'innocuité relevés

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Veozah approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

7.2 Motifs non cliniques de la décision

Le fézolinétant, l’ingrédient médicamenteux dans Veozah, est un antagoniste du récepteur de la neurokinine 3 (NK3) qui bloque la liaison de la neurokinine B (NKB) sur le neurone kisspeptine/neurokinine B/dynorphine (KNDy) pour moduler l’activité neuronale dans le centre thermorégulateur.

In vitro, le fézolinétant démontre une affinité élevée pour le récepteur NK3 humain (avec des valeurs inhibitrices constantes [Ki] de 19,9 à 22,1 nmol/l), ce qui est plus de 450 fois supérieur à son affinité de liaison aux récepteurs humains NK1 ou NK2. Le principal métabolite, ES259564, a une affinité environ 20 fois plus faible pour les récepteurs NK3 humains par rapport au fézolinétant. Tant le fézolinétant que son principal métabolite n’ont aucun effet non ciblé significatif (tel que testé sur d’autres récepteurs, canaux ioniques, transporteurs et enzymes).

Des études pharmacodynamiques in vivo ont démontré que le fézolinétant atténuait les symptômes semblables aux bouffées de chaleur chez des rats ayant subi une ovariectomie (un modèle non clinique pour les symptômes vasomoteurs de la ménopause). Chez ces rats, le fézolinétant a diminué les niveaux plasmatiques de l’hormone lutéinisante, mais il n’a eu aucun effet sur les niveaux plasmatiques de l’hormone folliculostimulante, de l’œstradiol, de la progestérone et de la testostérone.

Les études d’innocuité pharmacologiques du fézolinétant n’ont révélé aucun effet indésirable grave sur les systèmes nerveux central, cardiovasculaire et respiratoire aux doses cliniquement pertinentes.

La pharmacocinétique du fézolinétant a été rigoureusement évaluée chez des rats et des singes cynomolgus. Après administration par voie orale, le fézolinétant est rapidement et facilement absorbé, largement distribué dans les tissus et métabolisé, et la majeure partie de la dose est excrétée dans l’urine ou les fèces dans les 48 heures suivant son administration. Suite à l’administration de fézolinétant radiomarqué à des rates enceintes, des composants radioactifs ont été retrouvés dans le liquide amniotique et dans le fœtus, indiquant un transfert transplacentaire. De plus, après l’administration de fézolinétant radiomarqué à des rats en lactation, des composants radioactifs étaient présents dans leur lait et dans les tissus de leur progéniture.

Des études de toxicité du fézolinétant à doses répétées ont été effectuées sur des rats pendant 4, 13 et 26 semaines. Les taux de cholestérol totaux ont augmenté à toutes les doses utilisées (supérieures ou égales à 30 mg/kg). À des doses supérieures ou égales à 100 mg/kg, les effets indésirables liés à la drogue comprenaient des signes cliniques semblables à la sédation du système nerveux central, une augmentation du poids du foie et de la glande thyroïde, ainsi que des résultats microscopiques montrant une hypertrophie hépatocellulaire centrolobulaire et une hypertrophie des cellules folliculaires de la thyroïde. À la dose sans effet nocif observé (DSENO; 30 mg/kg/jour), la marge d’innocuité était d’environ 58 fois la surface sous la courbe de concentration de zéro à 24 heures (SSC24) à la dose thérapeutique humaine. Les effets secondaires observés dans le foie et la thyroïde sont considérés comme une réponse adaptative à l’induction enzymatique propre aux rats.

Des études de toxicité du fézolinétant à doses répétées ont également été menées chez des singes cynomolgus (d’une durée de 5, 13 et 39 semaines). Une dose de 40 mg/kg/jour a été associée à la mortalité chez un des animaux. L’animal moribond présentait une anémie hémorragique aiguë et une thrombocytopénie grave. Une thrombocytopénie a également été observée chez l’un des animaux survivant à la dose de 40 mg/kg/jour, mais pas chez les deux autres animaux restants. À la DSENO (25 mg/kg/jour), la marge d’innocuité était de 43 fois la SSC24 à la dose thérapeutique humaine. La masse osseuse des singes cynomolgus n’a pas été affectée après une administration à long terme de fézolinétant.

Dans les études de génotoxicité, le fézolinétant et le métabolite principal, ES259564, n’ont pas présenté de potentiel génotoxique. Dans une étude de carcinogénicité de 2 ans chez des rats, une incidence accrue d’adénome des cellules folliculaires de la thyroïde a été rapportée à la dose de 100 mg/kg (186 fois la SSC24 humaine à la dose thérapeutique humaine). L’augmentation de cette incidence est considérée comme un effet propre aux rats, secondaire à l’induction des enzymes métaboliques des hépatocytes et ne constitue donc pas un risque clinique de carcinogénicité. En outre, une incidence accrue de thymomes bénins, légèrement supérieure à la plage de contrôle historique, a été observée à la dose de 100 mg/kg. Étant donné que ces résultats n’ont été observés qu’à des niveaux d’exposition nettement supérieurs (plus de 50 fois) à l’exposition clinique à la dose thérapeutique humaine, ils ne sont pas censés être pertinents pour les humains.

Dans les études de toxicité relatives à la reproduction et au développement, le fézolinétant n’a eu aucun effet sur la fertilité des femelles ni sur le développement embryonnaire précoce à des doses allant jusqu’à 100 mg/kg/jour chez les rats (143 fois la SSC24 à la dose thérapeutique humaine). La létalité embryonnaire a été observée à une dose de 100 mg/kg/jour chez les rats et de 125 mg/kg/jour chez les lapins. La DSENO pour la toxicité embryofœtale était de 50 mg/kg/jour chez les rats et de 45 mg/kg/jour chez les lapins (respectivement 62 et 16 fois la SS24 à la dose thérapeutique humaine). Fézolinétant n’a pas montré de potentiel tératogène chez les rats ou les lapins. Dans l’étude de développement prénatal et postnatal chez les rats, la progéniture mâle (génération F1) a montré un retard de maturation reproductive masculine qui a affecté la fertilité. La DSENO pour le développement de la génération F1 a été déterminée à 10 mg/kg/jour pour les mâles (11 fois la SSC24 à la dose thérapeutique humaine) et à 100 mg/kg/jour pour les femelles (204 fois la SSC24 à la dose thérapeutique humaine). Les effets indésirables du fézolinétant sur la grossesse et la progéniture mâle étaient considérés comme faisant partie de ses actions pharmacologiques. Étant donné que la population cible du traitement est constituée de femmes post-ménopausiques, ces effets sur la reproduction et le développement ne sont pas considérés comme cliniquement pertinents. Fait important, selon les études sur les animaux, Veozah est contre-indiqué pendant la grossesse.

La monographie de produit de Veozah présente les résultats des études non cliniques ainsi que les risques potentiels pour l'être humain. À la lumière de l'utilisation prévue de Veozah, la présentation n'indique aucun problème pharmacologique ou toxicologique qui empêcherait l'autorisation du produit.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Veozah approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

7.3 Motifs d'ordre qualitatif

L'information soumise sur la qualité (les caractéristiques chimiques et la fabrication) de Veozah montre que la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées sur le développement pharmaceutique ont été menées et une stratégie de contrôle adéquate est en place pour les processus commerciaux. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation effectuées tout au long du développement du produit médicamenteux ont été examinées et jugées acceptables. D'après les données sur la stabilité soumises, la durée de conservation proposée de 36 mois est jugée acceptable lorsque le produit est entreposé à la température ambiante (entre 15 ºC et 30 ºC).

Les limites proposées concernant les impuretés liées aux médicaments sont considérées comme étant suffisamment qualifiées (c’est-à-dire dans les limites établies par l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use et/ou qualifiées à partir d’études toxicologiques). Les risques liés à la présence potentielle d’impuretés de nitrosamine dans la substance médicamenteuse et/ou le produit médicamenteux sont considérés comme négligeables ou ont été traités adéquatement (p. ex., avec des limites qualifiées et une stratégie de contrôle appropriée).

Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.

Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) contenus dans le produit médicamenteux n’est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. En outre, aucun des excipients ne sont d’origine humaine ou animale.