Sommaire des motifs de décision portant sur Lazcluze
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)
Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Lazcluze est accessible ci-dessous.
Activité récente relative à Lazcluze
Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.
Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Lazcluze, un produit dont l’ingrédient médicinal est le mésylate de lazertinib. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la Liste des abréviations qui se trouvent dans les Tableaux des activités postautorisation (TAPA).
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez la Ligne Directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.
Mise à jour : 2025-05-28
Identification numérique de drogue (DIN) :
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DIN 02555964 – 80 mg lazertinib, tablet, administration par voie orale
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DIN 02555972 – 240 mg lazertinib, tablet, administration par voie orale
Tableau des activités postautorisation (TAPA)
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Type et numéro d’activité ou de présentation |
Date de présentation |
Décision et date |
Sommaire des activités |
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Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DINs 02555964 et 02555972) |
Sans objet |
Date de la première vente 2025-04-28 |
Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues. |
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PDN Nº 285014 |
2024-03-15 |
Délivrance d’un AC 2025-03-06 |
Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle. |
Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Lazcluze
SMD émis le : 2025-05-28
L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Lazcluze.
Mésylate de lazertinib
Identification numérique de drogue (DIN) :
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DIN 02555964 – 80 mg lazertinib, tablet, administration par voie orale
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DIN 02555972 – 240 mg lazertinib, tablet, administration par voie orale
Janssen Inc.
Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 285014
Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle (Nouvelle substance active)
Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : L01 Agents antinéoplasiques
Date de présentation : 2024-03-15
Date d’autorisation : 2025-03-06
Le 6 mars 2025, Santé Canada a émis à l'intention de Janssen Inc. un Avis de conformité pour le produit médicamenteux Lazcluze.
L'autorisation de mise en marché de Lazcluze s'appuie sur l'information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D'après l'évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages-effets nocifs-incertitudes de Lazcluze est considéré comme étant favorable lorsqu'indiqué en association avec de l’amivantamab dans le traitement de première intention des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé (ne se prêtant pas à un traitement curatif) ou métastatique avec délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21 du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).
1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?
Lazcluze, un inhibiteur de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR), a été autorisé pour une utilisation en association avec l’amivantamab dans le traitement de première intention des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé (ne se prêtant pas à un traitement curatif) ou métastatique avec délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21 du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).
Lors de l’utilisation de Lazcluze en association avec de l’amivantamab, consulter la monographie de produit de l’amivantamab pour en savoir plus sur ce médicament.
L'utilisation de Lazcluze n'a pas été autorisée chez les enfants (âge moins de 18 ans), en raison de l'absence de données sur l'innocuité et l'efficacité du produit dans cette population de patients.
Aucun ajustement posologique de la dose initiale n’est requis en fonction de l’âge. Les résultats des études cliniques semblent indiquer que l’utilisation de Lazcluze en association avec de l’amivantamab chez les personnes âgées est associée à des différences en matière d’innocuité. Des différences ont été observées dans les analyses de sous-groupes en ce qui concerne l’efficacité chez les patients âgés; cependant, aucune analyse statistique formelle de l’efficacité n’a été prévue dans les analyses de sous-groupes en fonction de l’âge, et l’interprétation de ces différences n’est pas concluante.
Lazcluze (80 mg et 240 mg lazertinib) se présente sous forme de comprimé. En plus de l'ingrédient médicinal, chaque comprimé contient : oxyde de fer noir (comprimé à 240 mg), croscarmellose sodique, monocaprylocaprate de glycérol de type I, silice colloïdale hydrophobe, macrogol (polyéthylène glycol [PEG]), stéarate de magnésium, mannitol, cellulose microcristalline, alcool polyvinylique, oxyde de fer rouge (comprimé à 240 mg), dioxyde de titane, talc, et oxyde de fer jaune (comprimé à 80 mg).
L'utilisation de Lazcluze est contre-indiquée chez les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à tout ingrédient de la formulation, notamment tout ingrédient non médicinal, ou composant du contenant.
Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit de Lazcluze est accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).
2 Pourquoi Lazcluze a-t-il été autorisé?
Santé Canada estime que Lazcluze a un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable pour une utilisation en association avec l’amivantamab dans le traitement de première intention des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé (ne se prêtant pas à un traitement curatif) ou métastatique avec délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21 du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).
Le CPNPC localement avancé et métastatique est une maladie potentiellement mortelle. Au Canada, la survie nette après cinq ans pour le cancer du poumon localement avancé ou métastatique (y compris le cancer du poumon à petites cellules et le CPNPC) est de 16 % et de 3 %, respectivement. On détecte des mutations de l’EGFR chez environ 15 % des patients occidentaux et jusqu’à 58 % des patientes est‑asiatiques, les plus fréquentes étant les délétions de l’exon 19 et les mutations de substitution L858R dans l’exon 21. On les observe chez environ 85 % des patients atteints de CPNPC porteurs des mutations activatrices de l’EGFR.
Actuellement, les traitements disponibles pour les patients atteints d’un CPNPC dépendent du stade de la maladie et de leur état de santé général. Les options incluent la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie externe.
Au Canada, les inhibiteurs de l’EGFR erlotinib, gefitinib, osimertinib et afatinib ont été approuvés pour le traitement de première ligne des patients atteints d’un CPNPC de stade IIIB (non susceptible d’être traité au moyen d’une chirurgie curative) ou de stade 4 présentant une mutation de l’EGFR. Parmi ces options, la norme de soins actuelle pour le traitement de première ligne du CPNPC présentant une mutation de l’EGFR est l’osimertinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase de l’EGFR de troisième génération. L’osimertinib est également indiqué en association avec le pemetrexed et une chimiothérapie à base de platine pour le traitement de première ligne des patients atteints d’un CPNPC localement avancé (ne pouvant être traité au moyen de traitements curatifs) ou métastatique dont les tumeurs présentent des délétions dans l’exon 19 de l’EGFR ou des mutations de substitution dans l’exon 21 (L858R).
Lazcluze contient du lazertinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase de l’EGFR de troisième génération administré par voie orale. Il inhibe sélectivement à la fois les principales mutations d’activation de l’EGFR (délétions dans l’exon 19 et mutations de substitution L858R dans l’exon 21).
L’amivantamab n’avait pas d’indication pour le traitement de première ligne du CPNPC au moment de l’homologation de Lazcluze. Cependant il est actuellement autorisé pour le traitement des patients atteints d’un CPNPC localement avancé ou métastatique présentant des mutations d’insertion dans l’exon 20 de l’EGFR après progression pendant ou après une chimiothérapie à base de platine.
On a évalué l’efficacité clinique de Lazcluze en association avec l’amivantamab au cours de l’étude pivot de phase III MARIPOSA. Cette étude était une étude multicentrique, randomisée et à contrôle actif qui visait à comparer l’efficacité et l’innocuité de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à la monothérapie au moyen de l’osimertinib en tant que traitement de première ligne chez des patients atteints d’un CPNPC localement avancé (non susceptible d’être traité au moyen d’un traitement curatif) ou métastatique présentant des mutations de l’EGFR (délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21). L’étude comprenait également un bras de monothérapie Lazcluze. On a évalué la polythérapie par rapport au traitement à l’aide de l’osimertinib, la norme de soins au Canada pour l’indication proposée au moment de l’étude.
Un total de 1 074 patients n’ayant jamais reçu de traitement ont été répartis aléatoirement (2:2:1) pour recevoir un traitement ouvert au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (nombre total [n] = 429), un traitement à double insu à l’aide d’une monothérapie par osimertinib (n = 429) ou un traitement par monothérapie à l’aide de Lazcluze (n = 216).
On a évalué l’efficacité de la polythérapie au moyen du paramètre principal de la survie sans progression (SSP), défini comme étant le temps écoulé depuis la répartition aléatoire jusqu’à la date de progression objective de la maladie ou du décès, selon la première éventualité, basée l’examen central indépendant à l’insu (ECII) à l’aide de la version 1.1 des critères d’évaluation de la réponse dans les tumeurs solides (RECIST). Les principaux paramètres secondaires étaient le taux de réponse objective (TRO), la durée de la réponse (DR) et la survie globale (SG).
La survie sans progression, basée sur l’ECII, a démontré un effet de traitement amélioré statistiquement significatif et cliniquement important dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (rapport des risques [RR] = 0,70 [intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,58, 0,85]; p = 0,0002). La SSP médiane correspondante était de 23,7 mois (IC à 95 % : 19,12, 27,66) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à 16,6 mois (IC à 95 % : 14,78, 18,46) pour le groupe traité à l’aide de l’osimertinib.
La TRO dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab était semblable à la TRO dans le groupe traité avec l’osimertinib, mais la DR médiane a été prolongée (25,8 mois [IC à 95 % : 20,14, non estimable]) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab comparativement au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (16,7 mois [IC à 95 % : 14,75, 18,53]).
On n’a pu déterminé la contribution exacte de Lazcluze à l’efficacité de la polythérapie au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab en raison de l’absence d’un groupe traité par une monothérapie par l’amivantamab. Cependant, les données non cliniques soutiennent une contribution du lazertinib dans l’efficacité de Lazcluze en association avec l’amivantamab.
L’ensemble d’analyse de l’innocuité comprenait des participants répartis aléatoirement qui ont reçu au moins une dose du traitement à l’étude (421 participants dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab, 429 participants dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib et 216 participants dans le groupe traité par Lazcluze).
L’ajout de l’amivantamab au traitement par Lazcluze a entraîné un augmentation de l’incidence des réactions indésirables comparativement à l’osimertinib. Les réactions indésirables les plus fréquemment signalées chez 20 % ou plus des patients du groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab étaient la paronychie (68,4 %), l’éruption cutanée (61,8 %), l’augmentation du taux de transaminase alanine (ALT; 36,1 %), l’œdème périphérique (35,6 %), la constipation (29,2 %), la diarrhée (29,2 %), la dermatite acnéiforme (29,0 %), la stomatite (29,0 %), l’augmentation du taux d’aspartate aminotransférase (AST; 28,7 %), la maladie à coronavirus 2019 (COVID‑19; 26,4 %), la diminution de l’appétit (24,5 %), le prurit (23,5 %), l’anémie (22,8 %), les nausées (21,4 %) et l’hypocalcémie (20,9 %). D’autres réactions indésirables cliniquement pertinentes ou de réactions indésirables groupées signalées dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab étaient la thromboembolie veineuse, la toxicité ophtalmologique, la maladie pulmonaire interstitielle ou la pneumonite et la paresthésie.
On a signalé des réactions indésirables de grade 3 et plus avec une incidence accrue dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (75,1 %) par rapport au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (42,8 %). Il y avait également une incidence plus élevée de réactions indésirables entraînant des modifications de dose dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à celui traité à l’aide de l’osimertinib. Chez 71 % des patients, il a été nécessaire d’effectuer une interruption de dose de Lazcluze en raison de réactions indésirables, tandis que 42 % des patients ont nécessité une réduction de dose de Lazcluze en raison de réactions indésirables. Chez 20 % des patients, les réactions indésirables ont entraîné l’interruption de la dose de Lazcluze.
Il y a eu une incidence plus élevée d’événements indésirables graves (EIG) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (48,7 % des participants) par rapport au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (33,4 % des participants).
Bien que la fréquence globale des événements indésirables apparus en cours de traitements (EIT) de grade 5 soit similaire dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab et dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib, une incidence plus élevée de décès soudains et d’effets indésirables cardiovasculaires mortels a été observée pendant le traitement ou dans les 30 jours suivant la dernière dose de Lazcluze + amivantamab comparativement à l’osimertinib.
La maladie pulmonaire interstitielle (MPI) ou la pneumonite est un effet de classe des inhibiteurs de l’EGFR. On a signalé des cas de MPI ou de pneumonite, y compris des événements mortels, avec le traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab. On a inclus un encadré « Mises en garde et précautions importantes » de la monographie de produit de Lazcluze décrivant le risque de MPI (p. ex., la pneumonite), y compris les cas mortels.
L’avantage clinique du traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab dans le sous‑groupe de patients âgés de 65 ans ou plus n’était pas clair.
Janssen Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Lazcluze. Le PGR est conçu de manière à décrire les problèmes d'innocuité connus et potentiels, à présenter le plan de surveillance prévu et, au besoin, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques associés au produit. Après examen, le PGR a été jugé acceptable.
Les étiquettes interne et externe, la notice d'accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Lazcluze qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l'étiquetage, à l'utilisation d'un langage clair et aux éléments de conception.
Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Lazcluze a été accepté.
Dans l'ensemble, les avantages thérapeutiques du traitement avec Lazcluze en association avec le traitement par amivantamab constatés dans l'étude pivot sont positifs l'emportent sur les risques potentiels. D'après les données non cliniques et les études cliniques, Lazcluze présente un profil d'innocuité acceptable. Les problèmes d'innocuité relevés peuvent être gérés à l'aide de l'étiquetage et la surveillance. La monographie de produit de Lazcluze comporte des mises en garde et des précautions appropriées pour répondre aux préoccupations d'innocuité identifiées.
Cette Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'Avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs de décision d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication).
3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Lazcluze?
Le promoteur a déposé une demande de prise en considération préalable en vertu de la Politique sur l’évaluation prioritaire des présentations de drogues pour l’examen de la Présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Lazcluze. Une évaluation a été effectuée afin de déterminer si des preuves suffisantes ont été fournies démontrant que Lazcluze offre une augmentation significative de l’efficacité et/ou une diminution significative du risque de sorte que le profil complet avantages-risques est amélioré par rapport à celui des thérapies actuelles pour une maladie grave, mettant la vie en danger ou sévèrement débilitante qui ne sont pas traités adéquatement par un médicament mis sur le marché au Canada. Les données fournies à l’appui de la demande d’examen prioritaire n’ont pas répondu aux critères définis. La demande a été refusée et la présentation a ensuite été déposée et examinée sous forme de PDN régulière.
La PDN de Lazcluze a été classée comme une présentation de projet Orbis de type B. Pour cette PDN, Santé Canada a collaboré avec la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, l'Institute suisse des produits thérapeutiques (Swissmedic) et la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency du Royaume-Uni. La décision réglementaire canadienne sur la PDN de Lazcluze a été prise de manière indépendante sur la base de l'examen canadien/une évaluation critique du dossier de données présenté à Santé Canada.
La PDN comprenait les demandes de dérogation d’étude pédiatrique qui ont été présentées à la FDA des États‑Unis et à l’Agence européenne des médicaments (EMA) dans le cadre du Programme pilote sur les plans de développement pédiatrique et les études pédiatriques de Santé Canada. On a examiné les demandes de dérogation et on les a jugées conformes aux recommandations énoncées dans les Lignes directrices sur la présentation de plans de développement pédiatrique et d’études pédiatriques. Santé Canada a accepté la justification du promoteur que des études dans tous les sous‑ensembles d’âge de la population pédiatrique seraient impossibles ou très difficilement réalisables.
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : gestion des présentations et des demandes de drogues.
Étapes importantes de la présentation : Lazcluze
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Étape importante de la présentation |
Date |
|---|---|
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Réunion préalable à la présentation |
2024-01-16 |
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Demande de traitement prioritaire déposée |
2024-02-13 |
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Demande de traitement prioritaire rejetée |
2024-03-12 |
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Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle |
2024-03-15 |
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Examen préliminaire |
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Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire |
2024-04-11 |
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Réponse d'Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire déposée |
2024-04-19 |
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Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire émise |
2024-04-23 |
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Examen |
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Une demande a été accordée pour interrompre l'examen (extension pour répondre à une demande de clarification) |
19 jours au total |
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Évaluation biopharmaceutique terminée |
2024-08-23 |
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Évaluation du plan de développement pédiatrique terminée |
2025-01-15 |
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Évaluation du plan de gestion des risques terminée |
2025-01-22 |
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Évaluation biostatistique terminée |
2025-02-05 |
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Évaluation de la qualité terminée |
2025-02-20 |
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Évaluation non clinique terminée |
2025-03-04 |
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Évaluation clinique/médicale terminée |
2025-03-04 |
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Examen de l'étiquetage terminé |
2025-03-04 |
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Délivrance de l'Avis de conformité par le directeur général/la directrice générale, Direction des produits pharmaceutiques |
2025-03-06 |
4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?
Les exigences en matière d'activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.
5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l'égard de Lazcluze?
Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d'être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.
Le TAPA relatif à Lazcluze est accessible ci-dessus.
Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.
6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?
Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :
-
Consulter MedEffet Canada pour connaître les derniers avis, mises en garde et retraits concernant les produits commercialisés.
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Voir la Base de données des Avis de conformité (AC) pour accéder à la liste des dates d'autorisation de tous les médicaments ayant reçu un AC depuis 1994.
-
Consulter la Base de données sur les produits pharmaceutiques (BDPP) pour obtenir la dernière monographie de produit. La BDPP contient des renseignements précis sur les médicaments dont l'utilisation a été approuvée au Canada.
-
Voir les documents relatifs à l'Avis de conformité avec conditions (AC-C) pour les produits ayant reçu un AC en vertu de la Ligne directrice : Avis de conformité avec conditions (AC-C), le cas échéant. En cliquant sur les liens correspondant au nom du produit (selon le cas), vous pouvez accéder à la fiche de renseignements, partie III - Renseignements pour les patients sur les médicaments, à l'avis d'admissibilité, et/ou à la « Lettre aux professionnels de santé ».
-
Consulter le Registre des brevets pour obtenir la liste des brevets déposés relativement à des ingrédients médicinaux, le cas échéant.
-
Consulter le Registre des drogues innovantes pour obtenir la liste des drogues admissibles à la protection des données en vertu de l'article C.08.004.1 du Règlement sur les aliments et drogues, le cas échéant.
7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Lazcluze? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.
7.1 Motifs cliniques de la décision
Pharmacologie clinique
Le lazertinib est un inhibiteur de troisième génération de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR). Il inhibe de façon sélective les principales mutations activatrices de l’EGFR (délétions dans l’exon 19 et mutations de substitution L858R dans l’exon 21) tout en étant moins actif contre l’EGFR de type sauvage.
La formulation des comprimés de lazertinib utilisés au cours des études cliniques diffère de celle des comprimés commerciaux proposés. Le promoteur a fourni les résultats d’une étude clinique comparative de biodisponibilité essentielle pour lier les comprimés utilisés au cours de l’étude clinique de phase III à ceux proposés sur le marché. Les résultats de l’étude ont réussi à établir le lien entre les comprimés commerciaux proposés (comprimés de 80 mg et comprimés de 240 mg) et la formulation utilisée au cours des études cliniques pivots d’innocuité et d’efficacité (comprimés de 80 mg).
Aucune étude spécifique visant à analyser l’intervalle QT n’a été réalisée avec Lazcluze. Afin de remplacer cette étude, une analyse de la réponse en fonction de l’exposition a été réalisée à partir des données cliniques d’une étude de phase I/II. Cette analyse semble indiquer qu’il n’y a aucune relation cliniquement pertinente entre la concentration plasmatique de lazertinib et la variation de l’intervalle QT corrigé.
À la suite de l’administration par voie orale unique et multiple une fois par jour de Lazcluze, la concentration maximale (Cmax) et la surface sous la courbe de concentration (SSC) plasmatique du lazertinib ont augmenté de manière approximativement proportionnelle à la dose dans l’intervalle de doses allant de 20 à 320 mg. On a atteint une exposition plasmatique à l’état d’équilibre au 15e jour suivant l’administration de 240 mg de Lazcluze une fois par jour et on a observé que l’accumulation de lazertinib a presque doublé. L’exposition plasmatique au lazertinib était comparable lorsqu’il était administré soit en association avec l’amivantamab, soit en monothérapie.
Les délais médians avant d’atteindre la Cmax de lazertinib après l’administration d’une dose unique ou de doses uniquotidiennes multiples de Lazcluze par voie orale étaient comparables et variaient de deux à quatre heures. Après l’administration de 240 mg de lazertinib avec un repas riche en matières grasses, la Cmax et la SSC du lazertinib étaient comparables à celles du lazertinib observées à jeun, ce qui semble indiquer que le lazertinib peut être pris avec ou sans aliments.
Le lazertinib est largement distribué, avec un volume de distribution apparent moyen (coefficient de variation [CV] en %) de 4 264 l (43,2 %) après l’administration d’une dose unique de 240 mg. Le taux moyen (CV en %) de liaison du lazertinib aux protéines plasmatiques était d’environ 99,2 % (0,13 %) chez l’humain.
Le lazertinib est principalement métabolisé par la conjugaison au glutathion, soit par voie enzymatique par l’intermédiaire de la glutathion S transférase (GST) ou par voie non enzymatique, ainsi que par le P450 (CYP)3A4 à un moindre degré. Les métabolites les plus abondants sont les catabolites du glutathion, qui sont considérés comme inactifs sur le plan clinique. L’exposition plasmatique au lazertinib a été influencée par le métabolisme médié par la glutathion S transférase mu 1 (GSTM1), ce qui a entraîné une exposition plus importante (jusqu’à deux fois supérieures) chez les patients porteurs du génotype non nul de GSTM1. On n’a observé aucune différence cliniquement importante en ce qui concerne l’innocuité et l’efficacité en fonction du génotype GSTM1 chez les patients recevant Lazcluze en association avec de l’amivantamab.
La clairance apparente moyenne (CV en %) et la demi‑vie d’élimination terminale (CV en %) du lazertinib à la dose de 240 mg étaient respectivement de 44,5 l/h (29,5 %) et de 64,7 heures (32,8 %).
Après l’administration d’une dose orale unique de lazertinib radiomarqué, environ 86 % de la dose a été récupérée dans les fèces (moins de 5 % sous forme inchangée) et 4 % dans l’urine (moins de 0,2 % sous forme inchangée).
Le lazertinib est un inhibiteur du CYP3A4 et peut augmenter l’exposition des substrats CYP3A4 coadministrés et le risque de toxicité liée à l’exposition. Le lazertinib est un inhibiteur du transporteur de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP) et peut augmenter l’exposition aux substrats de la BCRP coadministrés ainsi que le risque de toxicité liée à l’exposition. On a inclus les modifications de dose appropriées liées à l’innocuité dans la monographie de produit de Lazcluze.
Les données de pharmacologique clinique appuient l'usage de Lazcluze pour l'indication recommandée. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit de Lazcluze approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Efficacité clinique
On a évalué l’efficacité clinique de Lazcluze en association avec l’amivantamab au cours de l’étude pivot de phase III MARIPOSA. Cette étude était une étude multicentrique, randomisée et à contrôle actif qui visait à comparer l’efficacité et l’innocuité du traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à la monothérapie au moyen de l’osimertinib en tant que traitement de première ligne chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé (non susceptible d’être traité au moyen d’un traitement curatif) ou métastatique présentant des mutations de l’EGFR (délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21).
Un total de 1 074 patients n’ayant jamais reçu de traitement ont été répartis aléatoirement (2:2:1) pour recevoir un traitement ouvert au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (groupe A – nombre total [n] = 429), un traitement à double insu à l’aide d’une monothérapie par osimertinib (groupe B – n = 429) ou un traitement par monothérapie à l’aide de Lazcluze (groupe C – n = 216). À noter que la monothérapie au moyen de Lazcluze n’est pas autorisée pour le traitement du CPNPC. La répartition aléatoire a été stratifiée par type de mutation de l’EGFR (délétion dans l’exon 19 ou mutation de substitution L858R dans l’exon 21), par race (asiatique ou non asiatique) et par antécédents de métastases cérébrales (oui ou non). L’évaluation de l’efficacité reposait sur la comparaison entre le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab et le groupe traité à l’aide de l’osimertinib. Le groupe témoin était acceptable puisque l’osimertinib était la norme de soins au Canada pour l’indication proposée au moment de l’étude. Il a été administré à la dose recommandée, conformément à sa monographie de produit.
Dans le groupe A, les patients ont reçu une dose de 240 mg de Lazcluze une fois par jour en association avec une dose de 1 050 mg d’amivantamab (ou 1 400 mg si le poids corporel était de 80 kg ou plus) par perfusion intraveineuse selon des cycles de 28 jours (une fois par semaine pendant les quatre premières semaines [avec une dose fractionnée le premier et le deuxième jour] et ensuite une fois toutes les deux semaines à partir de la cinquième semaine). Dans le groupe B, les patients ont reçu une dose de 80 mg d’osimertinib une fois par jour, tandis que dans le groupe C, les patients ont reçu une dose de 240 mg de Lazcluze en monothérapie une fois par jour. Les patients ont reçu un traitement jusqu’à la progression de la maladie ou à une toxicité inacceptable.
Les caractéristiques démographiques et pathologiques initiales étaient équilibrées entre les groupes de traitement. L’âge médian des patients des groupes traités au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab était de 64 ans (tranche d’âge : de 25 à 88 ans); l’âge médian des patients du groupe traité à l’aide de l’osimertinib était de 63 ans (tranche d’âge : de 28 à 88 ans). Dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab, 45 % des patients avaient au moins 65 ans, 64 % étaient des femmes, 58 % étaient asiatiques et 38 % étaient blancs. Dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib, 45 % des patients avaient au moins 65 ans, 59 % étaient des femmes, 59 % étaient asiatiques et 38 % étaient blancs. Dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab, l’indice fonctionnel ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) au début de l’étude était de 0 (patients pleinement actifs, capables de maintenir l’ensemble de leur performance antérieure à la maladie sans restriction; 33 %) ou de 1 (limités dans leur activité physique, mais ambulatoires et capables d’effectuer un travail léger ou sédentaire; 67 %); 70 % des patients n’avaient jamais fumé; 41 % avaient déjà présenté des métastases cérébrales et 97 % présentaient un cancer de stade IV au moment de la sélection. Dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib, l’indice fonctionnel ECOG au début de l’étude était de 0 (35 %) ou de 1 (65 %), 69 % des patients n’avaient jamais fumé, 40 % avaient déjà présenté des métastases cérébrales et 97 % présentaient un cancer de stade IV au moment de la sélection. En ce qui concerne le statut mutationnel de l’EGFR, dans 60 % des cas, il s’agissait de délétions dans l’exon 19 et dans 40 % des cas, de mutations de substitution L858R dans l’exon 21, et ce, dans les deux groupes de traitement.
Le paramètre principal d’efficacité de l’étude MARIPOSA était la survie sans progression (SSP), définie comme le temps écoulé entre la randomisation et la date de progression objective de la maladie ou de décès, si celui-ci survenait avant, selon une évaluation centrale indépendante à l’insu (ECII) utilisant les critères RECIST (Response Evaluation Criteria in Solid Tumors), version 1.1. Les paramètres secondaires clés étaient la survie globale (SG), le taux de réponse objective (TRO) et la durée de la réponse (DR).
La survie sans progression, basée sur l’ECII, a démontré un effet de traitement amélioré statistiquement significatif et cliniquement important dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (rapport des risques [RR] = 0,70 [intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,58, 0,85]; p = 0,0002). La SSP médiane correspondante était de 23,7 mois (IC à 95 % : 19,12, 27,66) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à 16,6 mois (IC à 95 % : 14,78, 18,46) pour le groupe traité à l’aide de l’osimertinib.
La TRO dans le bras de traitement Lazcluze + amivantamab était semblable à la TRO dans le bras d’osimertinib. Le traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab n’a pas entraîné d’amélioration du TRO. Dans l’analyse de la population en intention de traiter (IT), la proportion de patients ayant eu une réponse confirmée était de 78,3 % (IC à 95 % : 71,4 %, 82,1 %) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab et de 73,4 % (IC à 95 % : 69,0 %, 77,5 %) dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib. La DR médiane a été prolongée (25,8 mois [IC à 95 % : 20,14, non estimable]) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab comparativement au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (16,7 mois [IC à 95 % : 14,75, 18,53]).
Le TRO intracrânien basé sur les réponses confirmées était de 67,8 % (IC à 95 % : 60,4, 74,5) dans le groupe traité au moyen de Lacluze en association avec l’amivantamab et de 69,0 % (IC à 95 % : 61,8 %, 75,5 %) dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib. On n’a pas atteint la DR intracrânienne médiane dans le groupe traité au moyen de Lacluze en association avec l’amivantamab ou le groupe traité à l’aide de l’osimertinib. Ces résultats ont suggéré un TRO intracrânien similaire avec la combinaison de Lacluze avec l’amivantamab par rapport à l’osimertinib.
Les résultats de la SG présentés à Santé Canada étaient prématurés. Dans l’ensemble complet de l’analyse, on n’a observé aucune tendance vers un préjudice.
On a observé des différences dans les analyses de sous-groupes pour l’efficacité chez les patients gériatriques (patients âgés de 65 ans et plus). Cependant, on ne prévoit aucune analyse statistique officielle de l’efficacité pour les analyses de sous-groupes par âge et l’interprétation de ces différences était limitée.
On n’a inclus aucun patient âgé de moins de 18 ans et aucune femme enceinte dans l’étude.
On n’a pas évalué l’avantage clinique du traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab chez les patients atteints d’un CPNPC de stade III pouvant bénéficier d’un traitement curatif.
La plupart des patients inscrits avaient un CPNPC de stade IV présentant des délétions dans l’exon 19 de l’EGFR ou des mutations de substitution L858R dans l’exon 21. Par conséquent, on n’a pas évalué l’efficacité de la polythérapie chez les patients ne présentant pas de mutation de l’EGFR.
Indication
La Présentation de drogue nouvelle relative à Lazcluze a été initialement déposée par le promoteur pour l'indication proposée suivante :
Les comprimés de Lazcluze (lazertinib) en association avec de l’amivantamab sont indiquées dans le traitement de première intention des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé ou métastatique avec délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21 du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).
Santé Canada a approuvé l'indication suivante :
Lazcluze (lazertinib) est indiqué en association avec de l’amivantamab dans le traitement de première intention des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé (ne se prêtant pas à un traitement curatif) ou métastatique avec délétions dans l’exon 19 ou mutations de substitution L858R dans l’exon 21 du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Lazcluze approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Innocuité clinique
On a évalué l’innocuité clinique de Lazcluze en association avec l’amivantamab au cours de l’étude pivot MARIPOSA. L’ensemble d’analyse de l’innocuité comprenait des participants répartis aléatoirement qui ont reçu au moins une dose du traitement à l’étude (421 participants dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab, 429 participants dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib et 216 participants dans le groupe traité par Lazcluze). La durée médiane du traitement était similaire dans chaque groupe : 18,5 mois dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (15,2 mois pour l’amivantamab et 18,5 mois pour Lazcluze), 18,0 mois dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib et 17,1 mois dans le groupe traité par Lazcluze.
La conception ouverte du groupe traitement combiné pourrait avoir introduit un certain niveau de subjectivité dans l’évaluation de la gravité des événements indésirables émergents du traitement (EIT). L’incidence de ce biais potentiel sur l’évaluation du profil d’innocuité du groupe traitement combiné n’est pas claire, mais ne peut pas être écartée. L’incapacité de mener un groupe témoin placebo dans cette population de patients a compliqué l’évaluation de la relation entre un événement indésirable (EI) et le traitement combiné Lazcluze + amivantamab. Par conséquent, à moins qu’il n’y ait des données probantes démontrant le contraire, tout EIT survenant dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab à une fréquence et ayant une gravité au moins similaires par rapport à ceux du groupe traité à l’aide de l’osimertinib était considéré comme étant lié au traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab.
Les réactions indésirables les plus fréquemment (signalées chez 20 % ou plus des participants) du groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab étaient la paronychie (68,4 %), l’éruption cutanée (61,8 %), l’augmentation du taux de transaminase alanine (ALT; 36,1 %), l’œdème périphérique (35,6 %), la constipation (29,2 %), la diarrhée (29,2 %), la dermatite acnéiforme (29,0 %), la stomatite (29,0 %), l’augmentation du taux d’aspartate aminotransférase (AST; 28,7 %), la maladie à coronavirus 2019 (COVID‑19; 26,4 %), la diminution de l’appétit (24,5 %), le prurit (23,5 %), l’anémie (22,8 %), les nausées (21,4 %) et l’hypocalcémie (20,9 %). Les réactions liées à la perfusion et à l’hypoalbuminémie étaient liées à l’amivantamab uniquement et ont été signalées par 62,9 % et 48,5 % des patients. D’autres réactions indésirables cliniquement pertinentes ou de réactions indésirables groupées signalées dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab étaient la thromboembolie veineuse, la toxicité ophtalmologique, la maladie pulmonaire interstitielle ou la pneumonite et la paresthésie.
L’ajout d’amivantamab à Lazcluze a entraîné une augmentation de l’incidence des réactions indésirables par rapport à l’osimertinib. On a signalé des réactions indésirables de grade 3 et plus avec une incidence accrue dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (75,1 %) par rapport à l’osimertinib (42,8 %). Il y avait également une incidence plus élevée de réactions indésirables entraînant des modifications de dose dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à celui traité à l’aide de l’osimertinib. Des interruptions de dose de Lazcluze attribuables à des réactions indésirables sont survenues chez 71 % des patients. Parmi ces réactions indésirables, voici celles qui sont survenues chez 5 % ou plus des patients : éruption cutanée, paronychie, COVID‑19, dermatite acnéiforme, augmentation du taux d’ALT et augmentation du taux d’AST. Il y a eu 42 % des patients qui ont dû procéder à des réductions de dose de Lazcluze en raison d’une réaction indésirable. Parmi ces réactions indésirables, voici celles qui sont survenues chez 5 % ou plus des patients : paronychie, éruption cutanée, et dermatite acnéiforme. Des interruptions de dose de Lazcluze attribuables à des réactions indésirables sont survenues chez 20 % des patients. Parmi ces réactions indésirables, voici celles qui sont survenues chez 1 % ou plus des patients : la maladie pulmonaire interstitielle (MPI) ou pneumonite, pneumonie et embolie pulmonaire.
Il y a eu une incidence plus élevée d’événements indésirables graves (EIG) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab (48,7 % des participants) par rapport au groupe traité à l’aide de l’osimertinib (33,4 % des participants). Voici les événements indésirables graves qui ont été signalés chez plus de 2 % des participants dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab : l’embolie pulmonaire (6,2 %), la pneumonie (4,0 %), la thrombose veineuse profonde (2,9 %), la MPI ou la pneumonite (2,9 %), la COVID‑19 (2,4 %), la réaction liée à la perfusion (2,1 %), l’épanchement pleural (2,1 %).
Bien que la fréquence globale des EIT de grade 5 (événements mortels) soit similaire dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab et dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib, les résultats en matière d’innocuité suggèrent un risque accru de mort subite ou de réactions indésirables cardiovasculaires mortelles pendant le traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab ou dans les 30 jours suivant l’administration de la dernière dose de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à l’osimertinib.
Dans l’étude MARIPOSA, l’incidence de la réduction de la fraction d’éjection du ventricule gauche et de la cardiomyopathie dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab était semblable à celle du bras osimertinib. Étant donné que Lazcluze et l’osimertinib partagent un mécanisme d’action semblable et que la cardiotoxicité est un risque connu associé à l’osimertinib, il est difficile d’écarter un risque de cardiotoxicité lié au traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab qui serait au moins semblable au risque associé à l’osimertinib.
Il existe un certain niveau d’incertitude concernant le risque de prolongation de l’intervalle QT avec Lazcluze, car on n’a pas réalisé les études appropriées pour évaluer ce risque.
On recommande d’effectuer un traitement prophylactique au moyen d’anticoagulants pendant au moins les quatre premiers mois du traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab afin d’atténuer le risque de thromboembolie veineuse.
La maladie pulmonaire interstitielle ou la pneumonite est un effet de classe des inhibiteurs de l’EGFR. On a signalé des cas de MPI ou de pneumonite, y compris des événements mortels, avec le traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab. Ce risque a été mis en évidence dans un encadré « Mises en garde et précautions importantes » de la monographie de produit de Lazcluze.
Il n’y a pas de données sur l’effet du lazertinib sur la fertilité humaine. Cependant, des études effectuées chez les animaux ont démontré que le lazertinib pourrait nuire à la fertilité des femelles et des mâles.
Il n’y a pas de données cliniques pour les femmes enceintes, mais, sur la base d’études non cliniques, le lazertinib peut nuire au fœtus. On ne peut exclure un risque de tératogénicité lié au lazertinib.
L’âge semble être un facteur de risque intrinsèque pour un taux accru de toxicité grave chez les patients traités au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab. Dans l’ensemble, l’incidence de la toxicité grave (EIT de grade 4 et 5, EIG et EIT entraînant l’abandon du traitement) dans le groupe traité au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab avait considérablement augmentée chez les patients âgés de 65 ans ou plus par rapport au groupe de patients plus jeunes. En revanche, il n’y a eu aucune différence de toxicité grave entre les groupes d’âge dans le groupe traité à l’aide de l’osimertinib. Ces résultats suggèrent que les patients âgés peuvent présenter un risque accru de toxicité grave lorsqu’ils sont traités au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab par rapport à ceux traités à l’aide de l’osimertinib.
On n’a réalisé aucune étude des effets sur la capacité à conduire ou à utiliser des machines. Cependant, on a signalé des toxicités oculaires, y compris la kératite, ainsi que des étourdissements chez des patients traités au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab, ce qui pourrait avoir une incidence sur leur capacité à conduire ou à utiliser des machines.
Selon l’analyse pharmacocinétique de la population, aucun ajustement de dose n’est requis pour des patients atteints d’une insuffisance hépatique légère ou modérée. Au moment de l’obtention de l’autorisation, il y avait un nombre limité de données sur les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. Étant donné que le métabolisme hépatique par le CYP3A4 est l’une des principales voies d’élimination, il est nécessaire d’effectuer une surveillance étroite des effets indésirables. On ne dispose d’aucune donnée sur les patients atteints d’insuffisance hépatique grave.
D’après une analyse pharmacocinétique de la population, aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée dont le taux de filtration glomérulaire estimé (TFGe) se situe entre 15 et 89 ml/min. Les données sur les patients atteints d’insuffisance rénale grave (TFGe de 15 à 29 ml/min) sont limitées. On ne dispose d’aucune donnée sur les patients atteints d’insuffisance rénale terminale (TFGe inférieur à 15 ml/min).
En conclusion, le traitement au moyen de Lazcluze en association avec l’amivantamab a été associé à une toxicité importante. Cependant, des mises en garde et des précautions appropriées sont prévues dans la monographie de produit approuvée pour Lazcluze afin de répondre aux préoccupations en matière d’innocuité. Lorsque le médicament est utilisé dans les conditions d’utilisation proposées, avec les mesures de surveillance et d’atténuation des risques recommandées, le profil d’innocuité de Lazcluze devrait être gérable. Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Lazcluze approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.2 Motifs non cliniques de la décision
In vivo, le lazertinib a démontré de puissants effets antitumoraux dans des modèles de xénogreffes de CPNPC, en particulier dans les tumeurs présentant une mutation de l’EGFR, y compris les métastases cérébrales. Le traitement en association avec l’amivantamab a amélioré l’efficacité, en particulier dans les modèles de résistance induits par le gène de transition épithéliale mésenchymateuse (MET).
Dans des modèles non cliniques, on n’a observé aucune interaction pharmacocinétique avec l’amivantamab, ce qui soutient un faible risque d’interactions médicamenteuses.
Au cours du test d’Ames, le lazertinib ne s’est pas révélé être mutagène ni clastogène au cours d’autres essais de génotoxicité. On n’a pas réalisé d’études de carcinogénicité, car elles ne sont pas requises pour l’indication proposée concernant le CPNPC.
Dans des études de toxicologie orale de 13 semaines effectuées chez des rats et des chiens traités au moyen du lazertinib, on a observé des toxicités prévues liées à l’inhibiteur de l’EGFR, affectant la peau, les yeux, le tractus gastro‑intestinal, le foie, les reins, le cœur, les poumons, les organes reproducteurs et la moelle osseuse, avec des signes d’inflammation multiorganique. La toxicité cutanée chez les rats comprenait une peau squameuse, des gales et une dégénérescence des follicules, tandis que les chiens présentaient une atrophie épidermique; les deux espèces ont démontré une récupération partielle à complète.
Le lazertinib a eu des effets indésirables sur les yeux des rats, y compris une atrophie épithéliale de la cornée, une érosion ou un ulcère de la cornée avec exsudat ou hyperplasie et une inflammation chronique ou active des paupières.
La toxicité hépatique chez les rats comprenait une augmentation de l’hématopoïèse extramédullaire et la nécrose des hépatocytes, une hypertrophie des cellules de Kupffer, des niveaux élevés d’alanine transaminase et d’aspartate transaminase, et une hyperplasie des canaux biliaires. Chez les chiens, on a observé des infiltrats au niveau des cellules mononucléaires. Il y a eu une récupération partielle ou complète de la toxicité hépatique. On a observé des élévations similaires des enzymes hépatiques chez des participants humains ayant reçu un traitement au moyen du lazertinib en association avec l’amivantamab.
La toxicité rénale chez les rats comprenait une augmentation du poids rénal, des concentrations plus élevées d’urée, de créatinine, de phosphore et de potassium, accompagnée de changements histologiques comme la nécrose papillaire et la dégénérescence tubulaire observés à des doses élevées (environ 4,6 fois l’exposition humaine). On a également noté une diminution du volume urinaire, la présence de sang dans les urines et une incidence accrue de bilirubine urinaire. La plupart des effets rénaux se sont résolus après huit semaines, bien que certains dommages rénaux et cardiaques aient persisté.
Dans une étude toxicologique de quatre semaines, l’administration de 20 mg/kg de lazertinib chez des chiens (environ 4,8 fois la SSC clinique à la dose humaine de 240 mg) a induit une toxicité cardiaque chez deux chiens. Cela a été caractérisé par des résultats histologiques cardiaques (dégénérescence ou nécrose du myocarde et des vaisseaux, fibrose, hémorragie, thrombus et inflammation mixte des cellules et des vaisseaux). Un de ces chiens présentait également une augmentation du taux cardiaque de troponine I et des complexes ventriculaires prématurés. On n’observait plus de dégénérescence du myocarde, d’inflammation vasculaire et de fibrose après une période de récupération de deux semaines.
Dans les études toxicologiques sur la reproduction et le développement, on a observé une augmentation de la perte post‑implantation et une diminution de la taille de la portée vivante chez les rats à environ l’exposition humaine recommandée. On a observé une diminution des poids corporels fœtaux en association avec une toxicité maternelle à une exposition systémique d’environ quatre fois supérieure à la dose humaine recommandée. Des études embryofœtales effectuées chez les rats n’ont démontré aucun effet tératogène à des doses allant jusqu’à 60 mg/kg (environ quatre fois la SSC clinique). Chez les lapins, des doses de lazertinib supérieures ou égales à 25 mg/kg ont causé une toxicité maternelle et une légère réduction du poids fœtal, accompagnées de malformations squelettiques à la dose la plus élevée. D’après ces résultats, le lazertinib peut causer des préjudices au fœtus lorsqu’il est administré à des patientes enceintes. Des mises en garde et des précautions appropriées sont en place dans la monographie de produit de Lazcluze afin de répondre aux préoccupations en matière d’innocuité. Cela inclut une recommandation d’utilisation d’une contraception efficace pendant le traitement et pendant les trois semaines suivant le traitement, ainsi qu’une recommandation déconseillant l’allaitement en raison de risques inconnus.
La monographie de produit de Lazcluze présente les résultats des études non cliniques ainsi que les risques potentiels pour l'être humain. À la lumière de l'utilisation prévue de Lazcluze, la présentation n'indique aucun problème pharmacologique ou toxicologique qui empêcherait l'autorisation du produit. Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Lazcluze approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.3 Motifs d'ordre qualitatif
L’information soumise sur la qualité (les caractéristiques chimiques et la fabrication) de Lazcluze montre que la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études de développement pharmaceutique et d’appui appropriées ont été menées et une stratégie de contrôle adéquate est en place pour les procédés commerciaux. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation (le cas échéant) effectuées tout au long du développement du produit médicamenteux ont été examinées et jugées acceptables. D'après les données sur la stabilité soumises, la durée de conservation proposée de 24 mois est jugée acceptable lorsque le produit est entreposé entre 15 ºC et 30 ºC).
Les limites d’impuretés proposées liées aux médicaments ont été suffisamment qualifiées (p. ex., elles se situent dans les limites établies par l'International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (l'ICH) et/ou qu'elles sont qualifiées à partir d'études toxicologiques, selon le cas.
Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Les risques liés à la présence potentielle d’impuretés de nitrosamine dans la substance médicamenteuse ou le produit médicamenteux sont considérés comme négligeables ou ont été traités adéquatement (p. ex., avec des limites admissibles et une stratégie de contrôle appropriée).
Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.
Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) dans le produit médicamenteux n'est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. En outre, aucun des matériaux utilisés dans la formulation de Lazcluze n’est d’origine humaine ou animale.
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| LAZCLUZE | 02555972 | JANSSEN INC | Lazertinib (Mésylate de lazertinib) 240 MG |
| LAZCLUZE | 02555964 | JANSSEN INC | Lazertinib (Mésylate de lazertinib) 80 MG |