Sommaire des motifs de décision portant sur Yesafili
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
Contact:
- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)
Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant portant sur Yesafili est accessible ci-dessous.
Activité récente relative à Yesafili
Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.
Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Yesafili, un produit dont l’ingrédient médicinal est aflibercept. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la Liste des abréviations qui se trouvent dans les Tableaux des activités postautorisation (TAPA).
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez la Ligne Directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.
Mise à jour : 2025-08-22
Identification numérique de drogue (DIN) :
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DIN 02535858 – aflibercept 2 mg/0,05 ml, solution, administration intravitréenne (fiole à usage unique)
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DIN 02558238 – aflibercept 2 mg/0,05 ml, solution, administration intravitréenne (seringue préremplie à usage unique)
Tableau des activités postautorisation (TAPA)
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Type et numéro d’activité ou de présentation |
Date de présentation |
Décision et date |
Sommaire des activités |
|---|---|---|---|
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Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DINs 02535858 and 02558238) |
Sans objet |
Date de la première vente 2025-07-01 |
Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues. |
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SPDN Nº 291460 |
2024-10-18 |
Délivrance d’un AC 2025-06-26 |
Présentation déposée en tant que Niveau I – Supplément pour l’ajout d’une nouvelle présentation de seringue préremplie (2 mg/0,05 ml) et d’un nouveau site de fabrication d’un produit médicamenteux. La présentation a été examinée et est considérée acceptable, et un avis de conformité a été délivré. Un nouveau DIN (02558238) a été émis pour la nouvelle présentation. |
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PDN Nº 259183 |
2022-03-16 |
Délivrance d’un AC 2025-06-26 |
Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle. |
Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Yesafili
SMD émis le : 2025-08-22
L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Yesafili.
Aflibercept
Identification numérique de drogue (DIN) : DIN 02535858 – aflibercept 2 mg/0,05 ml, solution, administration intravitréenne
Biosimilar Collaborations Ireland Limited
Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 259183
Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle
Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : S01 Médicaments ophtalmologiques
Date de présentation : 2022-03-16
Date d’autorisation : 2025-06-26
Le 26 juin 2025, Santé Canada a émis à l'intention de Biosimilar Collaborations Ireland Limited un Avis de conformité (AC) pour Yesafili, un médicament biosimilaire d’Eylea (le médicament biologique de référence). Les termes « Médicament biologique biosimilaire » et « médicament biosimilaire » sont utilisés par Santé Canada pour décrire les versions ultérieures d'un produit biologique innovateur dont la similarité à un médicament biologique de référence a été démontrée. Yesafili contient l'ingrédient médicinal aflibercept, qui s'est avéré très similaire au aflibercept contenu dans Eylea, le médicament biologique de référence.
Autorisation d’un médicament comme médicament biosimilaire signifie que le produit est fortement similaire au médicament biologique de référence sur le plan de la qualité et qu'il n'existe aucune différence cliniquement significative entre les deux produits sur les plans de l'efficacité et de l'innocuité. Le poids de la preuve en matière de similarité avec le médicament biologique de référence est fourni par les études structurelles et fonctionnelles, tandis que les programmes non cliniques et cliniques sont conçus pour couvrir les zones potentielles d'incertitude résiduelles. La détermination finale de la similarité est fondée sur l'ensemble de la présentation, notamment sur les données issues d'études comparatives structurelles, fonctionnelles, non cliniques, et cliniques. La démonstration de la similarité entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence permet au promoteur d'appuyer la présentation du médicament biosimilaire sur les données d'innocuité et d'efficacité du médicament biologique de référence relativement aux indications proposées. Pour de plus amples renseignements sur l'autorisation des produits biologiques similaires, veuillez consulter le site Web de Santé Canada consacré aux Médicaments biologiques similaires.
Dans cette présentation de drogue, Eylea est le médicament biologique de référence. La similarité entre Yesafili et Eylea a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. Le promoteur a demandé autorisation de Yesafili pour toutes les indications qui avaient été autorisées pour Eylea au moment où la PDN a été déposée.
L'autorisation de mise en marché de Yesafili s'est appuyée sur les données soumises sur la qualité (chimie et fabrication) et sur la similarité démontrée entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La similarité a été établie à la lumière de données issues d'études comparatives structurelles, fonctionnelles, et cliniques. Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que le profil avantages-risques de Yesafili est jugé similaire au profil avantages-risques du médicament biologique de référence et est donc considéré comme étant favorable lorsqu’indiqué pour le traitement de :
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la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA);
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la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR);
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la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR);
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l’œdème maculaire diabétique (OMD); et
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la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.
1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?
Yesafili, un agent ophtalmologique/antinéovasculaire, a été autorisé pour le traitement de :
-
la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA);
-
la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR);
-
la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR);
-
l’œdème maculaire diabétique (OMD); et
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la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.
D’après les données présentées et examinées par Santé Canada, l’innocuité et l’efficacité de Yesafili chez les patients pédiatriques (âgés de moins de 18 ans) n’ont pas été établies. Par conséquent, Santé Canada n’a pas autorisé d’indication pour un usage pédiatrique.
On n'a constaté aucune différence cliniquement significative quant à l'efficacité ou à l'innocuité entre les patients âgés (≥ 65 ans) et les patients plus jeunes lors des essais cliniques.
Yesafili est un médicament biologique similaire d’Eylea. Ces deux médicaments contiennent l’ingrédient médicinal aflibercept, qui est une protéine de fusion homodimérique dans laquelle chaque chaîne est composée des fragments du deuxième et du troisième domaine des récepteurs de type 1 et 2 du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (le VEGFR-1 et le VEGFR-2), fusionnés au fragment Fc d’une chaîne lourde d’immunoglobuline G (IgG)1. L’aflibercept est produit par la technologie de l’acide désoxyribonucléique recombinant (ADNr) dans un système d’expression cellulaire de mammifères (cellules ovariennes de hamster chinois). L’aflibercept se lie à la fois au VEGF de type A (VEGF-A) et au facteur de croissance placentaire (PlGF) avec une forte affinité et peut ainsi inhiber la liaison et l’activation de ces récepteurs cognats du VEGF. Cette action a été démontrée pour réduire l’angiogenèse pathologique et favoriser la perméabilité vasculaire.
La similarité entre Yesafili et le médicament de référence Eylea a été établie à partir d'études comparatives structurelles et fonctionnelles, d'études comparatives de biodisponibilité, et d’études cliniques menées auprès de patients avec d’œdème maculaire diabétique, conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.
Yesafili (aflibercept 2 mg/0,05 ml) se présente sous forme de solution. En plus de l'ingrédient médicinal, la solution contient : de l’histidine, du chlorhydrate d'histidine monohydraté, du polysorbate 20, du tréhalose dihydraté et de l'eau pour injection.
L’utilisation de Yesafili est contre‑indiquée chez les patients atteints d’une infection oculaire ou périoculaire, d’une inflammation intraoculaire active, ainsi que chez les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament, à tout ingrédient qui entre dans sa formulation ou à tout composant du contenant.
Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit de Yesafili est accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.
2 Pourquoi Yesafili a-t-il été autorisé?
D’après l’examination de Santé Canada, Yesafili est considéré comme un médicament biologique similaire d’Eylea, le médicament biologique de référence. La similarité entre Yesafili et Eylea a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.
Les études comparatives structurelles et fonctionnelles présentées ont fourni des données probantes sur la similarité physicochimique et fonctionnelle entre Yesafili et Eylea, le produit biologique de référence, autorisé aux États-Unis (ci-après désigné par Eylea-ÉU). Eylea-ÉU a été considéré comme un substitut indiqué pour Eylea autorisé au Canada, parce qu’il remplit les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien énoncées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.
L’étude multicentrique MYL-1701P-3001, qui est une étude pivot de phase III, randomisée, à double insu et en groupes parallèles, a fourni des données probantes sur la similarité entre Yesafili et son médicament biologique de référence Eylea-ÉU en ce qui a trait à la pharmacocinétique, à l’efficacité, à l’innocuité et à l’immunogénicité lorsqu’ils sont utilisés pour traiter des patients atteints d’œdème maculaire diabétique.
Les médicaments Yesafili et Eylea sont tous deux administrés par injection intravitréenne, ce qui entraîne une exposition systémique limitée au médicament. Les résultats d’une sous-étude pharmacocinétique de l’étude MYL-1701P-3001 ont démontré des concentrations sériques maximales du médicament comparables après l’administration de Yesafili ou d’Eylea-ÉU. Les concentrations plasmatiques moyennes deux jours après la première et la cinquième dose étaient également comparables, sans accumulation d’aflibercept libre après des doses intravitréennes répétées.
Selon les marges d’équivalence prédéfinies, l’étude pivot a démontré la similarité entre Yesafili et Eylea-ÉU en ce qui a trait au paramètre principal de changement par rapport aux données de référence de la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) à la huitième semaine, sur la base du score obtenu lors de l’évaluation au moyen de l’échelle ETDRS-Lettres (Early Treatment Diabetic Retinopathy Study). Cet instrument mesure la capacité de l’œil à distinguer les détails et les formes des objets (la lucidité et l’acuité visuelle) à une distance donnée. La différence moyenne de traitement ajustée en termes de changement par rapport aux données de référence de la MAVC entre Yesafili et Eylea-ÉU à la huitième semaine était de -0,04 lettres (IC à 95 % : -1,40, 1,47), ce qui était entièrement contenu dans les marges d’équivalence prédéfinies (un IC à 95 % : -3 lettres, 3 lettres).
Yesafili a présenté un profil d'innocuité comparable à celui d’Eylea-ÉU, le médicament biologique de référence. Par conséquent, la section Effets indésirables de la monographie de médicament biosimilaire est fondée sur l'expérience clinique acquise avec le médicament biologique de référence.
Comme dans le cas d’Eylea, des mises en garde et des précautions formelles sont établies dans la monographie de produit de Yesafili afin de répondre aux préoccupations en matière d’innocuité. Les problèmes d’innocuité qui ont été relevés peuvent être résolus par l’étiquetage et la surveillance.
Biosimilar Collaborations Ireland Limited a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Yesafili. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d'innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable.
Les étiquettes interne et externe, la notice d'accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Yesafili qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l'étiquetage, à l'utilisation d'un langage clair et aux éléments de conception.
Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Yesafili a été accepté.
La Présentation de drogue nouvelle (PDN) déposée pour Yesafili demandait et recevait l'autorisation pour toutes des indications et des utilisations cliniques qui sont actuellement autorisées au moment de l’autorisation, à savoir, pour le traitement de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine, la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne, l’œdème maculaire diabétique, et la néovascularisation choroïdienne myopique. Le promoteur a fourni une justification scientifique à l’appui de sa demande d’autorisation d’indications qui n’ont pas été directement étudiées dans le cadre du programme d’élaboration clinique de Yesafili. Étant donné que le mode d’action de l’aflibercept, sa structure et les interactions médicamenteuses sont considérées comme identiques pour chacune des indications recherchées, l’extrapolation du concept de biosimilarité démontrée chez les patients atteints d’œdème maculaire diabétique à d’autres indications autorisées chez Eylea a été jugée acceptable conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires de Santé Canada.
Cette PDN répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'Avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.
3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Yesafili?
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.
Étapes importantes de la présentation : Yesafili
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Étapes importantes de la présentation |
Date |
|---|---|
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Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle |
2022-03-16 |
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Examen préliminaire |
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Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire émise |
2022-05-09 |
|
Examen |
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Évaluation du plan de gestion des risques terminée |
2022-11-07 |
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Évaluation biostatistique terminée |
2023-02-08 |
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Évaluation de la qualité terminée |
2023-02-22 |
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Évaluation clinique/médicale terminée |
2023-03-01 |
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Examen de l'étiquetage terminé |
2023-03-02 |
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Octroi du statut en suspens pour des motifs relatifs à la propriété intellectuelle |
2023-03-02 |
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Délivrance de l'Avis de conformité par la directrice générale, Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques |
2025-06-26 |
4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?
Les exigences en matière d'activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.
Il incombe au promoteur de Yesafili de surveiller le profil d'innocuité de ce médicament biosimilaire après sa mise en marché. Il devra également surveiller la monographie de produit du médicament biologique de référence à la recherche de signaux d'alarme en matière d'innocuité qui pourraient avoir des répercussions sur le médicament biosimilaire ainsi que mettre à jour la monographie de produit de Yesafili afin de tenir compte de ces alarmes, le cas échéant. Les nouveaux problèmes d'innocuité initialement détectés avec le médicament biosimilaire, le médicament biologique de référence ou d'autres agents biologiques contenant le même ingrédient médicinal ne concerneront pas nécessairement à la fois le médicament biosimilaire et le médicament de référence. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter la Médicaments biologiques biosimilaires au Canada : Fiche d’information.
5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l'égard de Yesafili?
Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d'être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.
Le TAPA relatif à Yesafili est accessible ci-dessus.
Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.
6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?
Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :
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Consulter MedEffet Canada pour connaître les derniers avis, mises en garde et retraits concernant les produits commercialisés.
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Voir la Base de données des Avis de conformité (AC) pour accéder à la liste des dates d'autorisation de tous les médicaments ayant reçu un AC depuis 1994.
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Consulter la Base de données sur les produits pharmaceutiques (BDPP) pour obtenir la dernière monographie de produit. La BDPP contient des renseignements précis sur les médicaments dont l'utilisation a été approuvée au Canada.
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Voir les documents relatifs à l'Avis de conformité avec conditions (AC-C) et les documents connexes pour les produits ayant reçu un AC en vertu de la Ligne directrice : Avis de conformité avec conditions (AC-C), le cas échéant. En cliquant sur les liens correspondant au nom du produit (selon le cas), vous pouvez accéder à la fiche de renseignements, partie III - Renseignements pour les patients sur les médicaments, à l'avis d'admissibilité, et/ou à la « Lettre aux professionnels de santé ».
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Consulter le Registre des brevets pour obtenir la liste des brevets déposés relativement à des ingrédients médicinaux, le cas échéant.
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Consulter le Registre des drogues innovantes pour obtenir la liste des drogues admissibles à la protection des données en vertu de l'article C.08.004.1 du Règlement sur les aliments et drogues, le cas échéant.
7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Yesafili? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.
7.1 Motifs d'ordre qualitatif
Yesafili a été développé comme médicament biosimilaire du médicament biologique de référence, Eylea. Le poids des preuves de la similarité entre un médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence est fourni par des études structurelles et fonctionnelles. Les médicaments biosimilaires sont fabriqués selon les mêmes normes réglementaires que les autres médicaments biologiques. En plus d'un ensemble typique de données sur la chimie et la fabrication soumis pour un nouveau médicament biologique normalisé, les présentations de médicaments biosimilaires comprennent des données complètes démontrant les similarités avec le médicament biologique de référence.
Études comparatives structurelles et fonctionnelles
L’évaluation de la biosimilarité a été effectuée sous la forme d’une évaluation analytique par paires en utilisant Yesafili et Eylea autorisé autorisé aux États-Unis (Eylea-ÉU). Santé Canada considère que Eylea-ÉU est un substitut approprié pour Eylea autorisé au Canada, puisqu’il satisfait à toutes les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien énoncées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.
La biosimilarité a été évaluée par une série de méthodes analytiques orthogonales afin de comparer le contenu en protéines, la séquence, la structure de haut niveau, les glycanes, les variantes de charge et de taille, les modifications post-traductionnelles, la puissance ainsi que la liaison aux cibles. Une approche de test côte à côte a été utilisée pour chacun des tests effectués. Les attributs biologiques ont été testés en évaluant la liaison au facteur de croissance de l’endothélium vasculaire A165 (VEGF-A165) et l’inhibition de la liaison de VEGF-A165 aux récepteurs de VEGF 1 et 2 (VEGFR-1 et VEGFR-2), qui constitue le principal mode d’action de l’aflibercept. De plus, deux études de dégradation forcée ont été réalisées et ont montré des profils de dégradation similaires pour Yesafili et Eylea-ÉU sous diverses conditions de stress.
Dans l’ensemble, les données obtenues à partir de ces études ont permis de démontrer des attributs physico-chimiques similaires entre Yesafili et Eylea-ÉU. Les deux produits avaient une structure primaire identique, des structures secondaires et tertiaires très similaires, et des profils de pureté/impureté similaires; ils présentaient de légères différences dans les variantes de charge et les profils de glycanes, mais ces différences n’avaient aucune incidence sur la fonctionnalité. De plus, des résultats très similaires ont été observés pour les essais fonctionnels, la puissance et l’affinité de liaison. Les profils de dégradation forcée étaient comparables après une exposition à des conditions de stress. Collectivement, les résultats ont démontré que Yesafili est très semblable à Eylea-ÉU et répond aux exigences de qualité qui font en sorte que Yesafili soit considéré comme un médicament biosimilaire d’Eylea.
Caractérisation de la substance médicamenteuse
Des études de caractérisation détaillées ont été effectuées pour garantir que l’aflibercept présente systématiquement la structure caractéristique et l'activité biologique désirées.
Les résultats des études de validation du procédé indiquent que les méthodes utilisées permettent de contrôler adéquatement les quantités d'impuretés liées au produit et au procédé. Les impuretés qui ont été signalées et caractérisées ne dépassaient pas les limites établies et acceptables. Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Les risques liés à la présence potentielle d’impuretés de nitrosamine dans la substance médicamenteuse ou le produit médicamenteux sont considérés comme négligeables ou faible; par conséquent, aucun essai de confirmation n’est requis.
Procédé de fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux et contrôles du processus
La substance médicamenteuse est fabriquée en utilisant la technologie de l'acide désoxyribonucléique (ADN) recombinant. La fabrication est basée sur un système de banque de cellules maîtresses et à une banque de cellules de travail, où les banques de cellules maîtresses et de cellules de travail ont été soigneusement caractérisées et testées pour les contaminants adventices et les virus endogènes, conformément aux lignes directrices de l'International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (ICH). Les résultats des études de caractérisation génétique ont également montré la stabilité de ces banques de cellules.
Le procédé de fabrication de la substance médicamenteuse consiste en la décongélation d’une seule fiole de la banque de cellules de travail, suivie de l’expansion cellulaire, de la culture cellulaire et de la récolte. Après la récolte et la clarification du fluide de culture, il est soumis à des étapes de procédé en aval, y compris la chromatographie, l’inactivation virale et la neutralisation, la filtration, la filtration virale, l’ultrafiltration et la diafiltration. La formulation finale est congelée et entreposée sous forme de substance médicamenteuse, en vrac.
La fabrication du produit médicamenteux est le processus standard de remplissage aseptique d’un produit injectable stérile. Il consiste en la décongélation, au regroupement et au mélange de la substance médicamenteuse, en la réduction de la charge biologique et en la filtration stérile, au remplissage et à l’arrêt aseptiques des fioles, suivis de l’inspection visuelle. Il n’y a pas d’étape de formulation ou de dilution, et aucun autre excipient n’est ajouté à la substance médicamenteuse pendant le processus de fabrication du produit médicamenteux.
Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation tout au long de l'élaboration du produit médicamenteux ont été examinées et sont jugées acceptables. Des études de comparabilité ont été réalisées pour évaluer l’incidence que pourraient avoir les changements apportés tout au long de l’élaboration des processus. Dans l’ensemble, les données de comparabilité ont permis de démontrer que les changements apportés aux processus de fabrication du produit médicamenteux n’ont eu aucune incidence néfaste sur la qualité du produit pharmaceutique final.
Les matières utilisées dans la fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux (dont les matières d'origine biologique) sont jugées appropriées et/ou conformes aux normes s'appliquant à l'usage prévu. Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) dans le produit médicamenteux n'est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. Les données sur la stabilité présentées à l’appui de la formulation commerciale proposée attestent la compatibilité de l’aflibercept avec les excipients.
La méthode de fabrication et les contrôles appliqués durant la fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux sont valides et sont considérés comme dûment contrôlés à l'intérieur des limites justifiées.
Contrôle de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux
Une stratégie de contrôle intégrée a été élaborée afin de s’assurer que les procédés de fabrication permettent d’obtenir de façon constante la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux de qualité requise. La stratégie de contrôle reflétait la connaissance des attributs de qualité du produit et de son incidence sur la sécurité des patients et l’efficacité du produit, ainsi qu’une compréhension de la façon dont ces attributs sont contrôlés pendant la fabrication. Les attributs de qualité du produit ont été définis grâce aux résultats des études sur l’élaboration des processus et la caractérisation. Des approches axées sur les risques, qui comprenaient l’identification des attributs de qualité critiques et l’évaluation de la criticité des attributs de performance et des paramètres de fonctionnement, ont également été utilisées lors de l’établissement de la stratégie de contrôle. De plus, la stratégie de contrôle comprenait l’essai des matières premières et du produit de départ afin de s’assurer de leur adéquation à l’usage lors de la fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux. Le contrôle efficace du procédé de fabrication a également été évalué par des tests en cours de processus, par des tests de libération et de stabilité des lots de substance médicamenteuse et de produit médicamenteux (y compris les lots cliniques et les lots de qualification de performance de processus), ainsi que par la vérification permanente du processus.
La substance médicamenteuse et le produit médicamenteux sont testés au moyen de normes de référence acceptables pour que l'on puisse vérifier s'ils respectent les spécifications approuvées. Les procédures d'analyse sont validées et conformes aux lignes directrices de l’ICH.
Conformément au programme de contrôle et d'évaluation de Santé Canada avant l'autorisation de mise en circulation d'un lot, des lots de produit final fabriqués consécutivement ont été testés à l'aide d'un sous-ensemble de méthodes de mise en circulation. Le processus d'analyse a confirmé que les méthodes utilisées à l'interne sont acceptables pour l'usage prévu et qu'elles appuient la recommandation d'examen de la qualité.
Yesafili est une drogue visée à l'annexe D (produits biologiques) et est donc assujettie au Programme d'autorisation de mise en circulation des lots de Santé Canada avant d'être vendue conformément à la Ligne directrice à l'intention des promoteurs : Programme d'Autorisation de Mise en Circulation des Lots de Drogues Visées à l'Annexe D (Produits Biologiques).
Stabilité de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux
Sur la base des données sur la stabilité présentées, la durée de conservation et les conditions d'entreposage proposées pour la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été adéquatement étayées et jugées satisfaisantes. La durée de conservation proposée (24 mois) est jugée acceptable lorsque Yesafili est à l’abri de la lumière et entreposé à une température de 2 °C à 8 °C à une humidité relative ambiante. Avant utilisation, la fiole non ouverte de Yesafili peut être entreposée à température ambiante (25 °C) pendant un maximum de 4 heures.
La compatibilité du produit médicamenteux avec le système récipient-fermeture a été établie au moyen de tests officinaux et d'études de stabilité. Le système récipient-fermeture satisfait à tous les critères d'acceptation des tests de validation.
Les composantes proposées pour l'emballage sont considérées comme acceptables.
Installations et équipement
L'aménagement, le fonctionnement et les mécanismes de contrôle de toutes les installations et de l'équipement servant à la production sont jugés acceptables.
Une évaluation sur place de l’installation ayant servi à la fabrication et à l’analyse de la substance médicamenteuse n’était pas justifiée puisque l’installation a récemment subi une évaluation sur place en mode virtuel et a reçu une cote conforme. Les évaluations sur place en mode virtuel sont effectuées afin d’assurer une surveillance réglementaire supplémentaire et d’atténuer les risques résiduels cernés au cours de l’examen. Les renseignements obtenus grâce à cette évaluation virtuelle des installations ont motivé la délivrance d’un avis de conformité. En outre, l’installation a récemment subi une inspection pré-homologation par la Food and Drug Administration des États-Unis, qui s’est soldée par un résultat positif.
Sur la base d'un score d'évaluation des risques déterminé par Santé Canada, une évaluation sur place de l'installation de fabrication du produit médicamenteux n'a pas été jugée nécessaire.
Les deux installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.
Évaluation de l'innocuité des agents adventifs
Le procédé de fabrication de l’aflibercept fait appel à des mesures de contrôle adéquates afin de prévenir les contaminations et de maintenir un contrôle microbien. Des analyses d'échantillons liquides de culture pré-récolte sont effectuées sur chaque lot pour vérifier l'absence de microorganismes adventifs (biocontamination, mycoplasmes et virus) et des limites appropriées sont fixées. Les différentes étapes du procédé de purification visant à éliminer et rendre inactifs les virus sont adéquatement validées.
Les matières brutes d'origine animale ou de recombinaison de l'ADN ayant servi à la fabrication ont subi des tests permettant de garantir l’absence d'agents adventifs. Les matériaux biologiques bruts proviennent de sources n'ayant peu ou pas de risque d'agents d'encéphalopathie spongiforme transmissible ou d'autres pathogènes humains et ont été jugés conformes à la Note explicative concernant la réduction du risque de transmission des agents des encéphalopathies spongiformes animales par les médicaments à usage humain et vétérinaire (EMEA/410/01 Révision 3). Les excipients utilisés dans la formulation du produit médicamenteux ne sont pas d'origine animale ni humaine.
7.2 Motifs non cliniques de la décision
En ce qui concerne les médicaments biosimilaires, le degré de similarité au médicament biologique de référence sur le plan de la qualité détermine la portée et l'étendue des données non cliniques requises. Les études non cliniques permettent de compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et de clarifier les zones potentielles d'incertitude résiduelles. Selon la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires, lorsque la similitude est bien établie par des études structurales et fonctionnelles et que des études mécanistiques in vitro poussées indiquent une similitude, il peut ne pas être nécessaire de procéder à des non-études cliniques in vivo.
Les résultats de l’évaluation de la similitude analytique (voir Études comparatives structurelles et fonctionnelles) ont démontré un niveau élevé de similitude entre Yesafili et Eylea. On n’a indiqué aucune incertitude résiduelle qui devait être résolue par d’autres études comparatives non clinique in vivo de pharmacodynamique, de pharmacocinétique et de toxicologie.
7.3 Motifs cliniques de la décision
L’objectif du programme clinique d'un médicament biosimilaire est de démontrer qu'il n'existe aucune différence cliniquement significative entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La complexité structurelle du médicament biologique et la disponibilité d'un paramètre pharmacodynamique pertinent et sensible déterminent la portée et l'étendue des données cliniques requises. Le programme d'études cliniques vise à compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et à clarifier les zones potentielles d'incertitude résiduelles.
La révision de cette présentation s’est principalement concentrée sur la comparaison de l’efficacité et de l’innocuité puisque Yesafili et Eylea sont administrés par injection intravitréenne, ce qui entraîne une exposition systémique limitée au médicament. L’étude multicentrique MYL-1701P-3001, qui est une étude pivot de Phase III, randomisée, à double insu et en groupes parallèles, contrôlée par un traitement actif, a fourni des données probates sur la similarité en comparant l’efficacité, l’innocuité, l’immunogénicité et la pharmacocinétique de Yesafili et d’Eylea autorisés aux États-Unis (Eylea-ÉU) chez des patients adultes (âgés de plus de 18 ans) atteints d’œdème maculaire diabétique. Santé Canada estime qu’Eylea‑ÉU est un substitut adéquat pour Eylea autorisé au Canada, puisqu’il remplit toutes les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien énoncées dans la Ligne directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. Une justification a été fournie pour l’extrapolation des données aux autres indications qui ont été autorisées en ce qui a trait à Eylea, ce qui a été jugé acceptable.
Pharmacocinétique et pharmacodynamique comparatives
Le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire de type A (VEGF-A) et le facteur de croissance placentaire (PlGF) sont des membres de la famille des VEGF de facteurs proangiogéniques. Ces facteurs constituent de puissants facteurs mitogènes, chimiotactiques et de perméabilité vasculaire pour les cellules endothéliales. Le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire agit au moyen de deux récepteurs tyrosine‑kinase, à savoir le récepteur VEGF 1 et le récepteur VEGF 2 (VEGFR‑1 et VEGFR‑2), que l’on retrouve à la surface des cellules endothéliales. Le facteur de croissance placentaire se lie uniquement au VEGFR‑1, que l’on retrouve également à la surface des leucocytes. L’activation exagérée de ces récepteurs par le VEGF‑A peut entraîner une néovascularisation pathologique et une perméabilité vasculaire excessive, lesquelles sembleraient contribuer à la perte de vision associée à diverses maladies oculaires.
L’aflibercept agit comme un leurre soluble de récepteur dont l’affinité de liaison pour le VEGF‑A et le PlGF est plus grande que celle de leurs récepteurs naturels, ce qui inhibe la liaison et l’activation de ces récepteurs cognats du VEGF.
Aucune étude de bioéquivalence clinique n’a été réalisée, car l’aflibercept est administré par injection intravitréenne directement dans l’œil; par conséquent, l’exposition systémique est faible (c.-à-d. négligeable) et variable. C’est plutôt une une sous-étude pharmacocinétique qui a été réalisée dans le cadre de l’étude clinique comparative pivot MYL-1701P-3001. L’objectif de l’étude pharmacocinétique était de procéder à une comparaison descriptive des concentrations plasmatiques maximales des médicaments à l’étude. Des données ont été collectées dans un sous-ensemble de sujets (environ 23 % de ceux répartis de façon aléatoire) afin d’évaluer l’exposition systémique (c.-à-d. les concentrations plasmatiques d’aflibercept libre). Des concentrations plasmatiques maximales ont été observées deux jours après l’administration de la dose. Les concentrations plasmatiques moyennes au Jour 2 après l’administration de la première dose étaient de 25,2 ng/ml dans le groupe Yesafili (nombre total de sujets [n] = 42) et de 27,6 ng/ml dans le groupe Eylea-ÉU (n = 47). Les concentrations plasmatiques moyennes au Jour 2 après l’administration de la cinquième dose (Semaine 16) étaient également comparables : 34,4 ng/ml dans le groupe Yesafili et 30,8 ng/ml dans le groupe Eylea-ÉU. Il n’y a pas eu d’accumulation d’aflibercept libre après administration des doses intravitréennes répétées. Comme prévu, les concentrations obtenues au moment avant l’administration de la dose et à d’autres moments jusqu’à la semaine 52 pour les deux groupes de traitement étaient toutes inférieures à la limite inférieure de quantification (15 ng/ml).
Efficacité et innocuité cliniques comparatives
L’efficacité, l’innocuité, l’immunogénicité et la pharmacocinétique de Yesafili et d’Eylea-ÉU ont été comparées dans l’étude pivot MYL-1701P-3001, qui est une étude de Phase III, randomisée, à double insu, contrôlée par un traitement actif, en groupes parallèles, multicentrique, réalisée chez des patients adultes (âgés de plus de 18 ans) atteints d’œdème maculaire diabétique.
En somme, 355 sujets ont été répartis de façon aléatoire dans un rapport de 1:1 et ont reçu 2 mg (dans 0,05 ml) de Yesafili (n = 179) ou d’Eylea-ÉU (n = 176) administrés par injection intravitréenne dans l’œil étudié toutes les 4 semaines pour les 5 premières injections, suivies d’une fois toutes les 8 semaines pour les injections suivantes (avec la possibilité d’administrer des doses supplémentaires toutes les 4 semaines). Le nombre médian de doses reçues pour chaque groupe de traitement était de 9 injections (plage : 1 à 13) pendant la période d’étude de 52 semaines. L’âge moyen des patients dans le groupe Yesafili était de 62,8 ans (tranche d’âge : de 30 à 80 ans) par rapport à 61,6 ans (tranche d’âge : de 27 à 83 ans) pour le groupe Eylea-ÉU. De plus, 59,8 % des patients du groupe Yesafili étaient de sexe masculin et 40,2 % étaient de sexe féminin, comparativement au groupe Eylea-ÉU qui comprenait 61,9 % de patients de sexe masculin et 38,1 % de patients de sexe féminin.
Le paramètre principal de l’étude était le changement par rapport aux données de référence de la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) à la semaine 8, sur la base du score obtenu lors de l’évaluation au moyen de l’échelle ETDRS-Lettres. Cet instrument mesure la capacité de l’œil à distinguer les détails et les formes des objets (la lucidité et l’acuité visuelle) à une distance donnée. Les changements par rapport aux données de référencede de la MAVC à la semaine 24 et à la semaine 52 ont été évalués comme des paramètres secondaires. Au total 172 (96,1 %) sujets dans le groupe Yesafili et 173 (98,3 %) dans le groupe Eylea-ÉU ont subi l’étude jusqu’à la semaine 8, tandis que 161 (89,9 %) sujets dans le groupe Yesafili et 158 (89,8 %) sujets dans le groupe Eylea-ÉU ont subi l’étude jusqu’à la visite de la semaine 52 (fin de l’étude).
La différence moyenne (ajustée) de traitement en termes de changement par rapport aux données de référence de la MAVC entre Yesafili et Eylea-ÉU à la semaine 8 était de -0,04 lettres (intervalle de confiance [IC] à 95 % : -1,40, 1,47). L’IC à 95 % a respecté les marges d’équivalence prédéfinies [-3 lettres, 3 lettres]. Les changements par rapport aux données de référence de la MAVC à la semaine 24 et à la semaine 52 (paramètres secondaires) étaient également comparables entre les deux groupes de traitement (différence moyenne à la semaine 24 : 0,72 [IC à 95 % : -0,90, 2,35] et à la semaine 52 : 0,24 [IC à 95 % : -1,40, 1,88]).
Il n’y avait aucune différence cliniquement significative entre les profils d’innocuité de Yesafili et d’Eylea-ÉU en ce qui concerne le type d’événements indésirables déclarés ou leur fréquence et gravité (pour les événements indésirables oculaires et non oculaires) au cours de l’étude de 52 semaines. Les résultats de l’étude relatifs à l’innocuité étaient conformes au profil d’innocuité précédemment déclaré pour Eylea. Aucun nouveau signal n’a été détecté qui soit lié à l’innocuité. La plupart des événements indésirables survenus durant le traitement (EIT) et qui ont été signalés n’ont pas été considérés comme étant liés au médicament à l’étude. L’incidence des EIT liés au médicament à l’étude était faible : Au total 5 (2,8 %) personnes du groupe Yesafili et 12 (6,8 %) personnes du groupe Eylea-ÉU ont éprouvé des EIT. Tous les EIT considérés comme étant liés au médicament à l’étude étaient d’origine oculaire et se sont produits dans l’œil étudié. Dans le groupe Yesafili, les EIT considérés comme étant liés au médicament à l’étude comprenaient une augmentation de la pression intraoculaire, une hémorragie conjonctivale, une abrasion cornéenne, une kératite et un œdème papillaire. Dans le groupe Eylea-ÉU, ces EIT comprenaient une augmentation de la pression intraoculaire, des hémorragies conjonctivales, des douleurs oculaires, des irritations oculaires, des corps flottants dans le vitré, un décollement du vitré, une épisklerite, une déficience visuelle, un œdème cornéen, une vision floue et une inflammation oculaire.
L’étude clinique pivot a indiqué qu’il n’y avait pas de différences cliniquement significatives entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. Étant donné qu’aflibercept présente le même mode d’action et le même profil d’innocuité pour toutes les différentes maladies cibles, l’extrapolation de ces données aux autres indications autorisées pour Eylea est acceptable.
Dans l’ensemble, le profil d’innocuité de Yesafili est considéré comme comparable à celui établi pour le médicament biologique de référence Eylea. Les préoccupations en matière d’innocuité qui ont été cernées sont traitées efficacement dans la monographie de produit de Yesafili, comme elles le sont dans la monographie de produit d’Eylea.
Immunogénicité comparative
Les résultats d’immunogénicité aux données de référence, et aux Semaines 8, 24 et 52 étaient similaires pour Yesafili et Eylea-ÉU. Le traitement par une protéine thérapeutique, quelle qu'elle soit, s'accompagne d'un risque d'immunogénicité (développement d'anticorps anti‑médicaments [ADA], qui ont le potentiel de neutraliser l'activité biologique du médicament). Dans l’étude pivot MYL-1701P3001, l’immunogénicité de Yesafili et d’Eylea-ÉU a été évaluée en mesurant les niveaux des anticorps anti-médicaments (AAM) dans des échantillons de sang prélevés au dénombrement de référence et à des moments post-dénombrement de référence. L’incidence des AAM en prétraitement variait de 9,6 % à 10,2 % selon les groupes de traitement. Après l’administration de Yesafili et d’Eylea-ÉU aux Semaines 8, 24 et 52, les taux de sujets déclarés positifs aux AAM étaient de 6,3 %, 9,3 % et 6,4 % dans le groupe de traitement Yesafili et de 9,3 %, 9,6 % et 9,9 % dans le groupe de traitement Eylea, respectivement, ce qui indique que la proportion globale de sujets positifs aux AAM est restée la même après le traitement avec Yesafili ou Eylea-ÉU.
Indications
La similarité entre Yesafili et Eylea a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. Le promoteur a soumis une demande d’autorisation relative à Yesafili pour toutes les indications qui étaient autorisées pour Eylea au moment où la présentation du nouveau médicament a été déposée. La démonstration de similarité entre un médicament biosimilaire proposé et son médicament biologique de référence permet au promoteur d'appliquer au médicament biosimilaire proposé les renseignements déjà générés relatifs à l'innocuité et à l'efficacité du médicament biologique de référence, ce qui fait en sorte qu'il n'est pas nécessaire de recourir à des essais cliniques pour valider chacune des indications déposées.Le promoteur a fourni une justification scientifique acceptable afin de demander l’autorisation d’indications qui n’ont pas été directement étudiées dans le cadre du programme d’élaboration clinique de Yesafili. La justification a abordé le mode d’action de l’aflibercept commun à toutes les indications et les profils pharmacocinétiques, d’efficacité, d’innocuité et d’immunogénicité comparables de l’aflibercept pour l’ensemble des indications approuvées et des populations de patients.
Après avoir examiné les éléments de preuve présentés, Yesafili a été autorisée pour toutes les indications actuellement détenues par Eylea au moment de l’autorisation, à savoir, pour le traitement de :
-
la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA);
-
la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR);
-
la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR);
-
l’œdème maculaire diabétique (OMD); et
-
la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| YESAFILI | 02558238 | BIOSIMILAR COLLABORATIONS IRELAND LIMITED | Aflibercept 2 MG / 0.05 ML |
| YESAFILI | 02535858 | BIOSIMILAR COLLABORATIONS IRELAND LIMITED | Aflibercept 2 MG / 0.05 ML |