Sommaire des motifs de décision portant sur Pavblu

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)

Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l’autorisation initiale d’un produit. Le SMD portant sur Pavblu est accessible ci-dessous.

Activité récente relative à Pavblu

Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d’inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit. À l’heure actuelle, aucun TAPA n’est disponible pour Pavblu. Lorsqu’un TAPA sera disponible pour Pavblu, il sera incorporé dans ce SMD.

Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Pavblu

SMD émis le : 2025-09-12

L’information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Pavblu.

Aflibercept

Identification numérique de drogue (DIN) :

  • DIN 02550628 - 2 mg/0,05 ml, aflibercept, solution, administration intravitréenne, seringue préremplie

  • DIN 02550636 - 2 mg/0,05 ml, aflibercept, solution, administration intravitréenne, flacon

Amgen Canada Inc.

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 276955

Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle

Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : S01 Médicaments ophtalmologiques

Date de présentation : 2023-08-24

Date d’autorisation : 2025-07-08

Le 8 juillet 2025, Santé Canada a émis à l’intention d’Amgen Canada Inc. un Avis de conformité (AC) pour Pavblu, un médicament biosimilaire d’Eylea (le médicament biologique de référence). Les termes « Médicament biologique biosimilaire » et « médicament biosimilaire » sont utilisés par Santé Canada pour décrire les versions ultérieures d’un produit biologique innovateur dont la similarité à un médicament biologique de référence a été démontrée. Pavblu contient l’ingrédient médicinal aflibercept, qui s’est avéré très similaire au aflibercept contenu dans Eylea, le médicament biologique de référence.

Autorisation d’un médicament comme médicament biosimilaire signifie que le produit est fortement similaire au médicament biologique de référence sur le plan de la qualité et qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative entre les deux produits sur les plans de l’efficacité et de l’innocuité. Le poids de la preuve en matière de similarité avec le médicament biologique de référence est fourni par les études structurelles et fonctionnelles, tandis que les programmes non cliniques et cliniques sont conçus pour couvrir les zones potentielles d’incertitude résiduelles. La détermination finale de la similarité est fondée sur l’ensemble de la présentation, notamment sur les données issues d’études comparatives structurelles, fonctionnelles, non cliniques, et cliniques. La démonstration de la similarité entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence permet au promoteur d’appuyer la présentation du médicament biosimilaire sur les données d’innocuité et d’efficacité du médicament biologique de référence relativement aux indications proposées. Pour de plus amples renseignements sur l’autorisation des produits biologiques similaires, veuillez consulter le site Web de Santé Canada consacré aux Médicaments biologiques similaires.

Dans cette présentation de drogue, Eylea est le médicament biologique de référence. La similarité entre Pavblu et Eylea a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. Le promoteur a demandé autorisation pour Pavblu relative à toutes les indications actuellement autorisées pour Eylea au moment du dépôt de la PDN.

L’autorisation de mise en marché de Pavblu s’est appuyée sur les données soumises sur la qualité (chimie et fabrication) et sur la similarité démontrée entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La similarité a été établie à la lumière de données issues d’études comparatives structurelles, fonctionnelles, non cliniques et cliniques. Après avoir examiné les données reçues, Santé Canada estime que le profil avantages-risques de Pavblu est jugé similaire au profil avantages-risques du médicament biologique de référence et est donc vu comme favorable pour le traitement de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR), l’œdème maculaire diabétique (OMD) et la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.

1 Sur quoi l’autorisation porte-t-elle?

Pavblu, un médicament ophtalmologique/contre la néovascularisation, a été autorisé pour la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR), l’œdème maculaire diabétique (OMD) et la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.

Selon les données présentées à Santé Canada aux fins d’évaluation, l’innocuité et l’efficacité de l’aflibercept n’ont pas été établies chez les enfants (âgés de moins de 18 ans). Santé Canada n’a donc pas autorisé d’indication chez les enfants.

On n’a constaté aucune différence globale quant à l’efficacité ou à l’innocuité entre les patients âgés (âgés de 65 ans ou plus) et les patients plus jeunes lors des essais cliniques.

Pavblu est un médicament biologique similaire d’Eylea. Ces deux médicaments contiennent le même ingrédient médicinal, aflibercept. L’aflibercept est produit dans des cellules ovariennes de hamster chinois à l’aide de la technologie de l’acide désoxyribonucléique (ADN) recombinant.

La similarité entre Pavblu et le médicament de référence Eylea a été établie à partir d’études comparatives structurelles et fonctionnelles, d’études comparatives non cliniques, d'études comparatives de biodisponibilité, d’études comparatives d’immunogénicité et d’études cliniques menées auprès de patients atteints de DMLA humide conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Pavblu (2 mg/0,05 ml aflibercept) se présente sous forme de solution. En plus de l’ingrédient médicinal, la solution contient polysorbate 80, saccharose et α,α-tréhalose dihydraté et de l’eau pour injection.

L’utilisation de Pavblu est contre-indiquée chez les patients présentant une infection oculaire ou périoculaire, une inflammation intraoculaire active ou qui sont hypersensibles à ce médicament, à tout ingrédient de la formulation ou à tout composant du contenant.

Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d’utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques associés à son administration. La monographie de produit de Pavblu est accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.

2 Pourquoi Pavblu a-t-il été autorisé?

D’après l’examination de Santé Canada, Pavblu est considéré comme un médicament biologique similaire d’Eylea, le médicament biologique de référence. La similarité entre Pavblu et Eylea a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

Sur la base des études comparatives structurelles et fonctionnelles soumises, Pavblu et Eylea ont été jugés très similaires en ce qui a trait aux attributs qualitatifs.

Les données de l’étude 20170542, une étude multicentrique de phase III randomisée, à double insu et à contrôle actif ont fourni des données probantes sur la similarité de Pavblu avec son médicament biologique de référence Eylea en ce qui a trait à la pharmacocinétique, à l’efficacité, à l’innocuité et à l’immunogénicité lorsqu’il est utilisé pour traiter des patients atteints de DMLA humide.

L’analyse pharmacocinétique a démontré que le niveau sérique d’aflibercept était faible après l’administration par voie intravitréenne. On n’a observé aucune différence significative dans l’exposition systémique à l’aflibercept entre les patients traités au moyen de Pavblu et ceux traités à l’aide d’Eylea. Selon les marges d’équivalence prédéfinies, l’étude a démontré la similarité entre Pavblu et Eylea en ce qui concerne le paramètre principal du changement de la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) à la huitième semaine par rapport au niveau de référence. Comme pour Eylea, les principales préoccupations cernées en matière d’innocuité comprennent des événements indésirables apparus en cours de traitements oculaires (par exemple, endophtalmie, décollements de rétine, cataractes et augmentation de la pression intraoculaire) et non oculaires (par exemple, hypersensibilité, événements thromboemboliques et hémorragies non oculaires). On n’a relevé aucun nouveau signal mettant en cause l’innocuité. L’incidence globale des anticorps anti‑médicaments était similaire pour Pavblu par rapport à Eylea.

Amgen Canada Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Pavblu. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d’innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable.

Les étiquettes interne et externe, la notice d’accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Pavblu qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l’étiquetage, à l’utilisation d’un langage clair et aux éléments de conception.

Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Pavblu a été accepté.

La Présentation de drogue nouvelle (PDN) déposée pour Pavblu visait à demander et à recevoir une autorisation pour toutes les indications et utilisations cliniques autorisées pour Eylea au moment du dépôt, à savoir : le traitement de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR), l’œdème maculaire diabétique (OMD) et la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique. L’extrapolation vers d’autres indications recherchées repose sur des justifications scientifiques, c’est‑à‑dire le même mode d’action de l’aflibercept et les constatations concernant les profils d’innocuité cohérents dans les indications actuellement autorisées pour Eylea.

Tout comme Eylea, des avertissements et des précautions appropriés sont présents dans la monographie de produit de Pavblu pour répondre aux préoccupations d’innocuité cernées. La section Effets indésirables de la monographie de produit de Pavblu est fondée sur l’expérience clinique acquise avec Eylea.

Cette Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l’Avis de conformité prévu à l’article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication), non clinique, et clinique.

3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Pavblu?

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.

Étapes importantes de la présentation : Pavblu

Étapes importantes de la présentation

Date

Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle

2023-08-24

Examen préliminaire

Réponse d’Avis de mise jour déposée

2023-10-13

Examen

Évaluation du plan de gestion des risques terminée

2024-07-08

Évaluation de la qualité terminée

2024-07-24

Évaluation non clinique terminée

2024-08-01

Évaluation clinique/médicale terminée

2024-08-01

Examen de l’étiquetage terminé

2024-08-06

Octroi du statut en suspens pour des motifs relatifs à la propriété intellectuelle

2024-08-08

Délivrance de l’Avis de conformité par la directrice générale, Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques

2025-07-08

4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?

Les exigences en matière d’activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.

Il incombe au promoteur de Pavblu de surveiller le profil d’innocuité de ce médicament biosimilaire après sa mise en marché. Il devra également surveiller la monographie de produit du médicament biologique de référence à la recherche de signaux d’alarme en matière d’innocuité qui pourraient avoir des répercussions sur le médicament biosimilaire ainsi que mettre à jour la monographie de produit de Pavblu afin de tenir compte de ces alarmes, le cas échéant. Les nouveaux problèmes d’innocuité initialement détectés avec le médicament biosimilaire, le médicament biologique de référence ou d’autres agents biologiques contenant le même ingrédient médicinal ne concerneront pas nécessairement à la fois le médicament biosimilaire et le médicament de référence. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter la Médicaments biologiques biosimilaires au Canada : Fiche d’information.

5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l’égard de Pavblu?

Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d’être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.

À l’heure actuelle, aucun TAPA n’est disponible pour Pavblu. Lorsque le TAPA sera disponible, il sera incorporé dans ce SMD.

Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.

6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?

Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :

7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s’est fondé Santé Canada?

Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Pavblu? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.

7.1 Motifs d’ordre qualitatif

Pavblu a été développé comme médicament biosimilaire du médicament biologique de référence, Eylea. Le poids des preuves de la similarité entre un médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence est fourni par des études structurelles et fonctionnelles. Les médicaments biosimilaires sont fabriqués selon les mêmes normes réglementaires que les autres médicaments biologiques. En plus d’un ensemble typique de données sur la chimie et la fabrication soumis pour un nouveau médicament biologique normalisé, les présentations de médicaments biosimilaires comprennent des données complètes démontrant les similarités avec le médicament biologique de référence.

Études comparatives structurelles et fonctionnelles

L’évaluation de la biosimilarité a été effectuée sous la forme d’une évaluation analytique à trois voies en utilisant Pavblu, Eylea autorisé dans l’Union européenne et Eylea autorisé aux États-Unis. Santé Canada considère que l’Eylea autorisé dans l’Union européenne est un substitut approprié pour l’Eylea autorisé au Canada, puisqu’il satisfait à toutes les exigences relatives à un médicament biologique de référence non canadien énoncées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

L’évaluation de la similarité analytique entre Pavblu et Eylea est fondée sur des données provenant d’un large éventail d’essais physicochimiques et biologiques qualifiés qui ont évalué l’activité biologique, la structure primaire et d’ordre supérieur, la glycosylation, les substances et les impuretés liées au produit, les propriétés générales, ainsi que les profils de stabilité thermique et de dégradation des produits au moyen des analyses côte à côte, des analyses indépendantes et des analyses fondées sur l’âge.

Les résultats de l’évaluation de la biosimilarité démontrent que Pavblu est très similaire à Eylea. Comparé au produit biologique de référence, Pavblu présente des niveaux inférieurs de mannose élevée, d’espèces ayant un poids moléculaire élevé et de fragments présents au moment de la mise en circulation, et les études de dégradation soutiennent que Pavblu a une stabilité améliorée pour les variantes liées à la taille. On a observé des différences mineures dans les profils de glycosylation et des différences plus importantes dans les profils de charge. Les études d’enrichissement et de caractérisation prolongées soutiennent l’attente que les différences observées ne sont pas cliniquement significatives et n’auront pas d’incidence sur l’innocuité ou l’efficacité. Des attributs comme la teneur en protéines et le volume indiquent que Pavblu et le médicament biologique de référence respectent de manière similaire à l’allégation sur l’étiquette. Dans l’ensemble, les résultats de l’évaluation de la biosimilarité confirment la conclusion que Pavblu est un médicament biosimilaire à Eylea et que les différences observées ne devraient pas être cliniquement significatives.

Caractérisation de la substance médicamenteuse

Des études de caractérisation détaillées ont été effectuées pour garantir que aflibercept présente systématiquement la structure caractéristique et l’activité biologique désirées.

Les résultats des études de validation du procédé indiquent que les méthodes utilisées permettent de contrôler adéquatement les quantités d’impuretés liées au produit et au procédé. Les impuretés qui ont été signalées et caractérisées ne dépassaient pas les limites établies et acceptables.

Procédé de fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux et contrôles du processus

Substance médicamenteuse

La substance médicamenteuse de Pavblu est fabriquée dans des cellules ovariennes de hamster chinois. Le procédé de fabrication commence par la décongélation d’une fiole de la banque de cellules de travail, suivie de l’expansion cellulaire. Le liquide de culture cellulaire récolté est ensuite purifié au moyen d’une série d’étapes de chromatographie, d’inactivation virale et de filtration, d’ultrafiltration et de diafiltration, d’ajout de polysorbate et de filtration finale avant le remplissage dans des sacs d’entreposage.

On a établi des intervalles acceptables pour les paramètres du procédé et des étapes critiques de contrôle du procédé de fabrication de la substance médicamenteuse au cours de l’élaboration, fondés sur l’évaluation des attributs de qualité du produit, de l’évaluation des risques du procédé et des études de caractérisation du procédé. On a validé le procédé de validation de la substance médicamenteuse et il démontre que la méthode de travail permet de fabriquer de façon constante une substance médicamenteuse ayant une qualité de produit désirée.

Produit médicamenteux

Le produit pharmaceutique est fourni dans une fiole en verre ou dans une seringue préremplie sous forme de solution destinée à l’administration par voie intravitréenne. Les procédés de fabrication du produit médicamenteux consistent en la décongélation de la substance médicamenteuse, la conservation optionnelle de la substance médicamenteuse, la formulation, la filtration de réduction de la charge biochimique, la conservation du produit médicamenteux formulé et filtré, la filtration stérile, le remplissage aseptique, l’inspection et l’entreposage. Le procédé de fabrication des seringues préremplies comprend des étapes d’assemblage supplémentaires, le scellage dans des plaquettes alvéolaires et la stérilisation de la surface externe.

Les modifications apportées au procédé de fabrication tout au long de l’élaboration du produit médicamenteux ont été examinées et sont jugées acceptables.

On a mis au points des contrôles des étapes critiques des procédés de fabrication de la substance médicamenteuse au cours de l’élaboration de la fabrication, selon une évaluation des risques et des résultats des études de caractérisation du procédé. On a établi et validé des contrôles en cours de processus et des analyses de mise en circulation de lots pour le produit médicamenteux.

Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) dans le produit médicamenteux n’est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. Les données sur la stabilité présentées à l’appui de la formulation commerciale proposée attestent la compatibilité de l’ingrédient médicinal avec les excipients.

Contrôle de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux

La substance médicamenteuse et le produit médicamenteux sont testés au moyen de normes de référence acceptables pour que l’on puisse vérifier s’ils respectent les spécifications approuvées. Les procédures d’analyse sont validées et conformes aux lignes directrices de l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (ICH).

Chaque lot est analysé pour son apparence, son contenu, son identité, sa puissance, sa pureté, ses impuretés et son innocuité (endotoxines et contamination microbienne ou stérilité). Les spécifications d’analyse établies et les méthodes d’analyse validées sont considérées comme étant acceptables.

Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Les risques liés à la présence potentielle d’impuretés de nitrosamine dans la substance médicamenteuse ou le produit médicamenteux sont considérés comme négligeables ou ont été traités adéquatement (p. ex., avec des limites admissibles et une stratégie de contrôle appropriée).

Pavblu est une drogue visée à l’annexe D (produits biologiques) et est donc assujettie au Programme d’autorisation de mise en circulation des lots de Santé Canada avant d’être vendue conformément à la Ligne directrice à l’intention des promoteurs : Programme d’Autorisation de Mise en Circulation des Lots de Drogues Visées à l’Annexe D (Produits Biologiques).

Stabilité de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux

Sur la base des données sur la stabilité présentées, la durée de conservation et les conditions d’entreposage proposées pour la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été adéquatement étayées et jugées satisfaisantes. La durée de conservation proposée de 36 mois à une température de 2 °C à 8 °C pour les deux présentations de Pavblu est jugée acceptable lorsqu’elles sont protégées de la lumière, entreposées à une température ambiante à court terme (à une température allant jusqu’à 30 °C) pour une seule période maximale de trois jours lorsqu’elles sont protégées de la lumière.

La compatibilité du produit médicamenteux avec le système récipient-fermeture a été établie au moyen de tests officinaux et d’études de stabilité. Le système récipient-fermeture satisfait à tous les critères d’acceptation des tests de validation.

Les composantes proposées pour l’emballage sont considérées comme acceptables.

Installations et équipement

Sur la base d’un score d’évaluation des risques déterminé par Santé Canada, une évaluation sur place des installations de fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux n’a pas été jugée nécessaire.

Évaluation de l’innocuité des agents adventifs

Le procédé de fabrication de la substance médicamenteuse fait appel à des mesures de contrôle adéquates afin de prévenir les contaminations et de maintenir un contrôle microbien. Des analyses d’échantillons liquides de culture pré-récolte sont effectuées sur chaque lot pour vérifier l’absence de microorganismes adventifs (biocontamination, mycoplasmes et virus) et des limites appropriées sont fixées. Les différentes étapes du procédé de purification visant à éliminer et rendre inactifs les virus sont adéquatement validées.

Les matières brutes d’origine animale ou de recombinaison de l’ADN ayant servi à la fabrication ont subi des tests permettant de garantir l’absence d’agents adventifs. Les excipients utilisés dans la formulation du produit médicamenteux ne sont pas d’origine animale ni humaine.

7.2 Motifs non cliniques de la décision

En ce qui concerne les médicaments biosimilaires, le degré de similarité au médicament biologique de référence sur le plan de la qualité détermine la portée et l’étendue des données non cliniques requises. Les études non cliniques permettent de compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et de clarifier les zones potentielles d’incertitude résiduelles.

La base de données non cliniques se composait d’une étude comparative de distribution par voie oculaire chez des lapins en santé et d’une étude comparative de toxicité à doses répétées sur une période d’un mois chez des singes cynomolgus en santé. Ces études comparaient la distribution, la toxicologie et la toxicocinétique de Pavblu par rapport à celles d’Eylea. Chez les lapins, les expositions à Pavblu et à Eylea dans l’humeur aqueuse et l’humeur vitrée étaient habituellement comparables après une dose intravitréenne unique d’environ 1 mg par œil. Chez les singes cynomolgus, on n’a observé aucun événement indésirable lié à Pavblu ou à Eylea, y compris dans les tissus oculaires et connexes ou pertinents, après deux doses intravitréennes de 1 mg par œil administrées à un mois d’intervalle. Il n’y avait également aucune différence claire entre Pavblu et Eylea au niveau des paramètres de toxicité évalués. De plus, on n’a observé aucune toxicité unique à la suite de l’administration de Pavblu par rapport à Eylea, et les expositions systémiques et les concentrations dans l’humeur vitrée étaient habituellement comparables entre Pavblu et Eylea.

La base de données non cliniques soumise pour Pavblu satisfait aux exigences relatives aux études non cliniques sur les médicaments biosimilaires qui sont énoncées dans la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires.

À la lumière de l’utilisation prévue de Pavblu, la présentation n’indique aucun problème pharmacologique ou toxicologique qui empêcherait l’autorisation du produit.

Toxicology

7.3 Motifs cliniques de la décision

L’objectif du programme clinique d’un médicament biosimilaire est de démontrer qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative entre le médicament biosimilaire et le médicament biologique de référence. La complexité structurelle du médicament biologique et la disponibilité d’un paramètre pharmacodynamique pertinent et sensible déterminent la portée et l’étendue des données cliniques requises. Le programme d’études cliniques vise à compléter les données des études structurelles et fonctionnelles et à clarifier les zones potentielles d’incertitude résiduelles.

Pharmacocinétiques et pharmacodynamiques comparatives

Le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire de type A (VEGF‑A) et le facteur de croissance placentaire (PlGF) sont des facteurs proangiogéniques qui peuvent agir comme des facteurs mitogènes, chimiotactiques et de perméabilité vasculaire puissants pour les cellules endothéliales. Le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire agit au moyen de deux récepteurs tyrosine‑kinase, le récepteur VEGF 1 et le récepteur VEGF 2 (VEGFR‑1 et VEGFR‑2), qui sont présents à la surface des cellules endothéliales. Le facteur de croissance placentaire se lie uniquement au VEGFR‑1, qui est également présent à la surface des leucocytes. L’activation excessive de ces récepteurs par le VEGF‑A peut entraîner une néovascularisation pathologique et une perméabilité vasculaire excessive, ce qui est considéré comme contribuant à la perte de vision dans une variété de maladies oculaires. L’aflibercept agit comme un récepteur leurre soluble dont l’affinité de liaison pour le VEGF‑A et le PlGF est plus grande que celle de leurs récepteurs naturels, ce qui inhibe la liaison et l’activation de ces récepteurs cognats du VEGF.

La présentation de drogue nouvelle pour Pavblu n’incluait pas d’étude de bioéquivalence chez des participants en santé au moyen des paramètres pharmacocinétiques traditionnels de la surface sous la courbe (SSC) de concentration et de la concentration maximale (Cmax). Cela a été jugé acceptable étant donné qu’aflibercept est administré directement dans l’œil par injection intravitréenne, ce qui entraîne des expositions systémiques très faibles et variables, et également en raison de la faisabilité et des raisons éthiques associées à l’invasivité des injections intravitréennes. Ainsi, des données pharmacocinétiques ont été collectées dans un sous‑groupe de 49 patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge néo vasculaire (humide) (DMLA; 8,5 % du total des patients randomisés) dans l’étude pivot de phase III (l’étude 20170542) dans le but d’évaluer l’exposition systémique à l’aflibercept libre. Parmi ceux‑ci, 19 patients ont été traités au moyen de Pavblu et 30 ont été traités à l’aide d’Eylea. Les concentrations sériques d’aflibercept libre ont été mesurées avant l’administration de la première dose, 24 heures après l’administration de la première dose et à la huitième semaine. Dans l’ensemble, les niveaux sériques d’aflibercept étaient faibles après l’administration intravitréenne (injection intravitréenne de 2 mg toutes les quatre semaines pendant les 12 premières semaines, suivie d’une injection intravitréenne de 2 mg toutes les huit semaines jusqu’à la 48e semaine). On n’a observé aucune différence significative dans l’exposition systémique à l’aflibercept entre les patients traités au moyen de Pavblu comparativement à ceux traités à l’aide d’Eylea.

Études cliniques comparatives d’évaluation de l’efficacité et de l’innocuité

Les données cliniques pour soutenir la biosimilarité de Pavblu par rapport à Eylea proviennent principalement des résultats de l’étude 20170542, une étude de phase III multicentrique, randomisée, à double insu et à contrôle actif. Dans l’ensemble d’analyse complet, un total de 576 patients âgés de 50 ans et plus atteints de DMLA humide ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1 pour recevoir soit Pavblu (288 patients), soit Eylea (288 patients) conformément aux recommandations posologiques autorisées pour l’aflibercept dans cette population de patients (2 mg administrés par injection intravitréenne aux semaines 0, 4 et 8, puis toutes les huit semaines par la suite jusqu’à la dose finale à la 48semaine). Les patients qui ont reçu Eylea pendant les 16 premières semaines de traitement ont été de nouveau répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1 pour recevoir soit Pavblu (Eylea/Pavblu), soit poursuivre le traitement à l’aide d’Eylea (Eylea/Eylea) de la 16e semaine à la 52e semaine, tandis que les patients qui avaient été initialement répartis aléatoirement pour recevoir Pavblu poursuivait ce traitement (Pavblu/Pavblu). À la 16e semaine, il y avait 273, 134 et 136 patients dans les groupes de traitement Pavblu/Pavblu, Eylea/Pavblu et Eylea/Eylea, respectivement.

Environ 92 % des patients dans l’ensemble des groupes de traitement ont terminé l’étude. Les patients étaient composés de 56 % de femmes, avaient un âge moyen de 76 ans (intervalle : de 51 à 95 ans) et 91,5 % avaient 65 ans ou plus. La majorité des patients étaient des Blancs (86,5 %) ou des Asiatiques (13,0 %). La durée moyenne de la maladie au moment de l’entrée dans l’étude était d’environ sept semaines.

Le principal paramètre d’efficacité était la variation par rapport au niveau de référence de la variation moyenne de meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) à la huitième semaine. On a démontré la biosimilarité entre Pavblu et Eylea par la variation moyenne de la MAVC du niveau de référence jusqu’à la huitième semaine, qui était de +6,4 lettres pour Pavblu et de +6,5 lettres pour Eylea, pour une différence de traitement de +0,1 (intervalle de confiance [IC] à 90 % : de -1,1 à +1,3). Cette différence se trouve bien dans la marge de similarité préspécifiée de ±3 lettres. Les analyses préplanifiées de sensibilité et des sous‑groupes étaient conformes à l’analyse primaire.

Les paramètres secondaires soutenaient également la similarité entre Pavblu et Eylea. Les valeurs de MAVC au niveau de référence étaient de 59,0, de 57,8 et de 57,2 lettres dans les groupes de traitement Pavblu/Pavblu, Eylea/Pavblu et Eylea/Eylea au niveau de référence par rapport à 66,6, à 66,2 et à 67,0 lettres à la 52e semaine, respectivement. À la huitième semaine, 29,4 % des patients traités au moyen de Pavblu et 32,7 % des patients traités à l’aide d’Eylea ont gagné au moins 10 lettres. À la 52e semaine, 41,8 %, 51,2 % et 49,6 % des patients dans les groupes de traitement Pavblu/Pavblu, Eylea/Pavblu et Eylea/Eylea ont gagné au moins 10 lettres et 95,6 %, 95,9 % et 97,6 % des patients ont maintenu leur vision (une perte de moins de 15 lettres), respectivement.

En ce qui concerne les changements structurels de la maladie, le changement par rapport au niveau de référence de la taille de la zone de néovascularisation choroïdienne (NVC) était plus faible à la huitième semaine pour Pavblu (-4,863 mm2) par rapport à Eylea (-5,371 mm2), mais il était similaire à la 16e semaine (-4,002 mm2 pour Pavblu et -4,398 mm2 pour Eylea). Le changement par rapport au niveau de référence dans l’épaisseur du sous‑champ central (ESC) à la huitième semaine était de -136,0 µm pour Pavblu et de -145,8 µm pour Eylea et il est demeuré comparable entre les groupes de traitement jusqu’à la 52e semaine (-157,1 µm pour le groupe de traitement Pavblu/Pavblu, -177,4 µm pour le groupe de traitement Eylea/Pavblu et -159,1 µm pour le groupe de traitement Eylea/Eylea).

Le traitement à l’aide d’une protéine thérapeutique est accompagné du risque d’immunogénicité (le développement d’anticorps anti‑médicament [AAM], qui ont le potentiel de neutraliser l’activité biologique du médicament). À la 16e semaine, 0,3 % des patients traités au moyen de Pavblu et 1,4 % des patients traités au moyen d’Eylea avaient des AAM liés au traitement. Cependant, il y avait trop peu de patients pour en évaluer l’incidence sur l’innocuité ou l’efficacité.

On a observé des différences dans le profil d’innocuité entre les patients traités au moyen de Pavblu et ceux traités à l’aide d’Eylea. Au cours de l’ensemble de l’étude, il y avait plus de patients traités au moyen de Pavblu que de patients traités à l’aide d’Eylea qui ont présenté des événements indésirables apparus en cours de traitements (EIT) (66,3 % pour le groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 66,9 % pour le groupe de traitement Eylea/Pavblu et 59,6 % pour le groupe de traitement Eylea/Eylea), des EIT oculaires (31,1 % pour le groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 32,3 % pour le groupe de traitement Eylea/Pavblu et 27,2 % pour le groupe de traitement Eylea/Eylea), des interruptions de traitement en raison d’événements indésirables (10,6 % pour le groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 8,3 % pour le groupe de traitement Eylea/Pavblu et 5,1 % pour le groupe de traitement Eylea/Eylea) et des événements importants (5,1 % pour le groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 6,0 % pour le groupe de traitement Eylea/Pavblu et 1,5 % pour le groupe de traitement Eylea/Eylea). Le promoteur a fourni des explications concernant les déséquilibres et elles ont été jugées raisonnables lorsqu’elles sont prises en compte en conjonction avec l’absence de déséquilibres pour d’autres paramètres d’innocuité (par exemple, des événements indésirables graves oculaires et des augmentations de la pression intraoculaire), la composition et les facteurs de risque existants de la population de patients principalement âgés, ainsi que la similarité des taux par rapport aux taux dans la monographie de produit d’Eylea pour les principaux événements importants (par exemple, des événements cérébrovasculaires).

Au cours des 16 premières semaines de l’étude, 16,0 % des patients traités au moyen de Pavblu et 17,0 % des patients traités à l’aide d’Eylea ont présenté des EIT oculaires. Les EIT oculaires les plus courants dans l’œil étudié jusqu’à la 16e semaine étaient une hémorragie conjonctivale (4,2 % pour le groupe traité au moyen de Pavblu, 3,8 % pour le groupe traité à l’aide d’Eylea) et une douleur au site d’injection (1,4 % pour le groupe traité au moyen de Pavblu et 0,3 % pour le groupe traité à l’aide d’Eylea). Il n’y a eu aucun événement indésirable oculaire grave apparu en cours de traitement au cours des 16 premières semaines de l’étude.

Entre la 16e et la 52e semaine, 22,3 % des patients du groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 24,1 % des patients du groupe de traitement Eylea/Pavblu et 18,4 % des patients du groupe de traitement Eylea/Eylea ont éprouvé des EIT oculaires. Les événements indésirables oculaires les plus courants dans l’œil étudié entre la 16e et la 52e semaine étaient une réduction de l’acuité visuelle réduite (2,9 % des patients du groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 3,8 % des patients du groupe de traitement Eylea/Pavblu, 0,7 % des patients du groupe de traitement Eylea/Eylea), une cataracte (2,2 % des patients du groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 0,8 % des patients du groupe de traitement Eylea/Pavblu, 2,2 % des patients du groupe de traitement Eylea/Eylea), une hémorragie rétinienne (1,8 % des patients du groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 3,0 % des patients du groupe de traitement Eylea/Pavblu et 0,7 % des patients du groupe de traitement Eylea/Eylea) et une hémorragie conjonctivale (1,1 % des patients du groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 6,0 % des patients du groupe de traitement Eylea/Pavblu et 3,7 % des patients du groupe de traitement Eylea/Eylea). De la 16e à la 52e semaine, il y a eu 0 % des patients traités par Pavblu/Pavblu, 0 % des patients traités par Eylea/Pavblu et 1,5 % des patients traités par Eylea/Eylea qui ont éprouvé des EIT oculaires graves.

À part les EIT oculaires, les événements les plus courants au cours des 16 premières semaines étaient l’hypertension (1,7 % pour le groupe traité au moyen de Pavblu et 2,1 % pour le groupe traité à l’aide d’Eylea) et la maladie à coronavirus 2019 (COVID‑19) (0,7 % pour le groupe traité au moyen de Pavblu et 2,4 % pour le groupe traité à l’aide d’Eylea). Après la nouvelle répartition aléatoire à la 16e semaine, l’EIT non oculaire le plus courant était la COVID‑19 (5,1 % des patients du groupe de traitement Pavblu/Pavblu, 3,8 % des patients du groupe de traitement Eylea/Pavblu, 3,7 % des patients du groupe de traitement Eylea/Eylea).

Les résultats ont démontré qu’on n’a observé aucune différence cliniquement significative au niveau de l’efficacité, de l’innocuité et de l’immunogénicité entre Pavblu et Eylea chez les patients atteints de DMLA humide. L’extrapolation vers d’autres indications recherchées (c’est‑à‑dire déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine rétinienne centrale, déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne, œdème maculaire diabétique et néovascularisation choroïdienne myopique) repose sur des justifications scientifiques, c’est‑à‑dire le même mode d’action de l’aflibercept et les résultats de profils d’innocuité cohérents dans les indications actuellement autorisées pour Eylea.

La monographie de produit approuvée de Pavblu présente les mises en garde et les mesures de précaution appropriées concernant les problèmes d’innocuité relevés, tout comme dans la monographie de produit d’Eylea.

Indications

Pavblu est considéré comme étant un agent biologique similaire à Eylea, le médicament biologique de référence. Eylea est autorisé et commercialisé au Canada pour plusieurs indications et utilisations cliniques. Au moment du dépôt de cette Présentation de drogue nouvelle (PDN), les maladies particulières pour lesquelles Eylea a été autorisée comprenaient la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR), la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR), l’œdème maculaire diabétique (OMD) et la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.

Dans le cadre de la présente PDN, le promoteur a demandé l’autorisation de Pavblu pour toutes les indications qui étaient actuellement autorisées pour Eylea au moment du dépôt de cette présentation.

La similarité entre Pavblu et Eylea a été établie conformément à la Ligne Directrice : Exigences en matière de renseignements et de présentation relatives aux médicaments biologiques biosimilaires. La démonstration de similarité entre un médicament biosimilaire proposé et son médicament biologique de référence permet au promoteur d’appliquer au médicament biosimilaire proposé les renseignements déjà générés relatifs à l’innocuité et à l’efficacité du médicament biologique de référence, ce qui fait en sorte qu’il n’est pas nécessaire de recourir à des essais cliniques pour valider chacune des indications déposées.

Le promoteur a fourni des données provenant d’un essai clinique de comparaison effectué chez des patients adultes atteints de la DMLA humide, démontrant la biosimilarité entre Pavblu et Eylea en termes de pharmacocinétique, d’innocuité, d’efficacité et d’immunogénicité. En outre, le promoteur a fourni une justification scientifique acceptable pour demander l’autorisation d’indications qui n’ont pas été directement étudiées dans le programme de développement clinique de Pavblu. La justification portait sur chacun des points critiques pour l’extrapolation des données, y compris le mécanisme d’action et le profil d’innocuité général de l’aflibercept sur toutes les indications.

Après avoir examiné les éléments de preuve présentés, Pavblu a été autorisée pour toutes les indications actuellement détenues par Eylea au moment du dépôt de la PDN, comme suit :

Pavblu est indiqué chez les adultes pour le traitement :

  • de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA);

  • de la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR);

  • de la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne (OBVR);

  • de l’œdème maculaire diabétique (OMD);

  • de la néovascularisation choroïdienne (NVC) myopique.