Sommaire des motifs de décision portant sur Anzupgo
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)
Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l’autorisation initiale d’un produit. Le SMD portant sur Anzupgo est accessible ci-dessous.
Activité récente relative à Anzupgo
Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d’inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.
Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Anzupgo, un produit dont l’ingrédient médicinal est le delgocitinib. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la Liste des abréviations qui se trouvent dans les Tableaux des activités postautorisation (TAPA).
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez la Ligne directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.
Mise à jour : 2025-12-19
Identification numérique de drogue (DIN) :
DIN 02560704 - 20 mg/g delgocitinib, crème, administration topique
Tableau des activités postautorisation (TAPA)
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Type et numéro d’activité ou de présentation |
Date de présentation |
Décision et date |
Sommaire des activités |
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Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DIN02560704) |
Sans objet |
Date de la première vente 2025-08-28 |
Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues. |
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PDN Nº 282015 |
2023-12-13 |
Délivrance d’un AC 2025-08-25 |
Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle. |
Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Anzupgo
SMD émis le : 2025-12-19
L’information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Anzupgo.
Delgocitinib
Identification numérique de drogue (DIN) : 02560704 - 20 mg/g delgocitinib, crème, administration topique
LEO Pharma Inc.
Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 282015
Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle (Nouvelle substance active)
Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : D11 Autres préparations dermatologiques
Date de présentation : 2023-12-13
Date d’autorisation : 2025-08-25
Le 25 août 2025, Santé Canada a émis à l’intention de LEO Pharma Inc. un Avis de conformité pour le produit médicamenteux Anzupgo.
L’autorisation de mise en marché de Anzupgo s’appuie sur l’information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D’après l’évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages-effets nocifs-incertitudes de Anzupgo est considéré comme étant favorable pour le traitement de l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez les adultes qui n’ont pas répondu adéquatement aux corticostéroïdes topiques ou pour lesquels ces derniers ne sont pas recommandés.
1 Sur quoi l’autorisation porte-t-elle?
Anzupgo, un inhibiteur de la pan Janus kinase, a été autorisé pour le traitement de l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez les adultes qui n’ont pas répondu adéquatement aux corticostéroïdes topiques ou pour lesquels ces derniers ne sont pas recommandés.
Anzupgo n’est pas autorisé à être utilisé chez les patients pédiatriques (âgés de moins de 18 ans), car aucune donnée clinique sur l’innocuité ou l’efficacité n’est disponible pour cette population.
L’expérience clinique signalée chez les patients gériatriques (âgés de 65 ans et plus) suggère qu’il n’y a pas de différences cliniquement pertinentes en matière d’innocuité et d’efficacité entre les patients gériatriques et les patients adultes âgés de moins de 65 ans.
Anzupgo (20 mg/g de delgocitinib) se présente sous forme de crème pour application topique. En plus de l’ingrédient médicinal delgocitinib, la crème contient également les ingrédients non médicinaux suivants : alcool benzylique, butylhydroxyanisole, alcool cétostéarylique, acide citrique monohydraté, édétate disodique, acide chlorhydrique, paraffine liquide, éther cétostéarylique de macrogol et eau purifiée.
L’utilisation d’Anzupgo est contre‑indiquée chez les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament, à un ingrédient de sa présentation, y compris à un ingrédient non médicinal, ou à un composant du contenant.
Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d’utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques associés à son administration. La monographie de produit de Anzupgo est accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).
2 Pourquoi Anzupgo a-t-il été autorisé?
Santé Canada estime que le profil avantages-effets nocifs-incertitudes pour Anzupgo est favorable pour le traitement de l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez les adultes qui n’ont pas répondu adéquatement aux corticostéroïdes topiques ou pour lesquels ces derniers ne sont pas recommandés.
L’eczéma des mains est un trouble cutané inflammatoire chronique hétérogène qui touche les mains et les poignets. L’eczéma chronique des mains fait référence à un processus eczémateux qui dure plus de trois mois ou qui récidive deux fois ou plus au cours d’une période de 12 mois. L’eczéma chronique des mains présente une morphologie variable, habituellement accompagnée d’érythème, d’œdème, de vésicules et d’un suintement dans la phase aiguë, suivi d’un érythème, de xérose, de squames, de lichénification, d’hyperkératose et de fissures lorsqu’il devient chronique.
L’eczéma chronique des mains est présent chez environ 10 % de la population générale, avec une occurrence de 1,5 à 2 fois plus élevée chez les femmes par rapport aux hommes. L’eczéma chronique des mains est plus fréquemment signalé chez les adultes que chez les enfants et les adolescents.
L’eczéma chronique des mains peut être léger à grave et peut être divisé en sous‑types étiologiques (par exemple, dermatite de contact irritante, dermatite de contact allergique, eczéma des mains atopique, dermatite de contact protéinique) et en sous‑types cliniques (par exemple, eczéma hyperkératosique des mains, eczéma vésiculaire aigu récurrent des mains et pulpite). Les facteurs de risque de l’eczéma des mains comprennent les déclencheurs environnementaux, la dermatite atopique pendant l’enfance, l’allergie de contact, l’exposition à un travail humide, les conditions météorologiques froides et sèches et une faible humidité intérieure.
La qualité de vie peut être considérablement affectée par l’eczéma chronique des mains en raison des lésions cutanées visibles et de la stigmatisation, de la fonction manuelle limitée et des conséquences négatives sur la capacité à travailler ou à effectuer des tâches quotidiennes, ce qui peut entraîner une réduction du travail dans certains milieux professionnels.
La gestion de l’eczéma chronique des mains comprend des stratégies de prévention pour réduire l’incidence de l’eczéma chronique des mains et inclut une protection adéquate de la peau contre les irritants, ainsi que l’évitement des déclencheurs de l’eczéma chronique des mains, comme les allergènes, afin de diminuer l’aggravation et les poussées. Les options de traitement disponibles pour l’eczéma chronique des mains sont les émollients et les corticostéroïdes topiques pour traiter les poussées.
Actuellement, il n’y a aucun produit approuvé pour le traitement de l’eczéma chronique modéré des mains. L’alitrétinoïne, un rétinoïde systémique, est autorisé pour le traitement de l’eczéma chronique des mains sévère chez les adultes qui sont réfractaires aux corticostéroïdes topiques de grande puissance. Cependant, l’alitrétinoïne présente plusieurs préoccupations en matière d’innocuité et est contre‑indiquée pendant la grossesse.
Anzupgo est une crème contenant 20 mg/g de delgocitinib pour application topique. Le delgocitinib est un inhibiteur de la pan Janus kinase (JAK) qui cible l’activité des quatre membres de la famille des enzymes JAK, à savoir JAK1, JAK2, JAK3 et la tyrosine kinase 2. Les Janus kinases sont associées aux voies des récepteurs de cytokines qui agissent sur les cytokines pour réguler un large éventail de processus physiologiques et pathologiques. Au cours de l’activation par des cytokines, la signalisation JAK active des transducteurs de signal et des activateurs de transcription (STAT) qui, à leur tour, activent l’expression des gènes réactifs aux cytokines pour induire des réponses biologiques dans les cellules cibles. L’inhibition de l’activité de JAK avec le delgocitinib empêche l’activation des STAT et bloque plusieurs voies de signalisation des cytokines impliquées dans la pathogénie de l’eczéma chronique des mains.
On a évalué l’autorisation de commercialisation d’Anzupgo sur la base de deux études pivots de Phase III, les études DELTA 1 et DELTA 2, ainsi qu’une étude de prolongation à long terme, l’étude DELTA 3.
Les études DELTA 1 et DELTA 2 avaient une conception clinique identique, consistant en des études randomisées, à double insu, contrôlées par excipient et à groupes parallèles réalisées dans plusieurs sites sur une période de 16 semaines. Dans les deux études, le paramètre principal était la proportion de participants ayant atteint la réussite du traitement, défini par un score de « 0 » (aucun symptôme) ou de « 1 » (presque aucun symptôme) à l’évaluation globale de l’investigateur pour l’eczéma chronique des mains (IGA‑CHE), avec au moins une amélioration de deux étapes par rapport au niveau de référence jusqu’à la 16e semaine. L’IGA‑CHE est une échelle de 5 points signalée par le clinicien (0 = aucun symptôme, 1 = presque aucun symptôme, 2 = maladie légère, 3 = maladie modérée et 4 = maladie grave). Après avoir terminé la période de traitement de 16 semaines, les participants étaient ensuite éligibles à prendre part à une étude de prolongation de l’innocuité à long terme, l’étude DELTA 3, dans laquelle ils recevaient de la crème Anzupgo 20 mg/g au besoin, lorsque des signes et symptômes réapparaissaient, pendant une durée allant jusqu’à 36 semaines.
Pour évaluer davantage l’efficacité du traitement, on a évalué des paramètres secondaires supplémentaires, y compris le « Hand Eczema Severity Index » (HECSI), le « Hand Eczema Symptom Diary » (HESD) et l’indice dermatologique de qualité de vie (DLQI), mesurés à différents moments. Le HECSI évalue la gravité de six signes cliniques (érythème, infiltration et papulation, vésicules, fissures, desquamation et œdème) et l’étendue des lésions dans chacune des cinq régions de la main (bout des doigts, doigts, paume des mains, dos des mains et poignets). Le HESD est un signalement quotidien de six éléments signalés par le participant, conçu pour évaluer la gravité maximale des signes et symptômes de l’eczéma chronique des mains (démangeaisons, douleur, fissures, rougeur, sécheresse et desquamation) au moyen d’une échelle numérique de 11 points. Le DLQI est un questionnaire autoadministré de 10 questions qui mesure l’incidence des maladies de la peau sur la qualité de vie liée à la santé d’une personne. Le questionnaire couvre six domaines, y compris les symptômes et les émotions, les activités quotidiennes, les loisirs, le travail et l’école, les relations personnelles et le traitement. Les scores varient de « 0 » à « 30 », les scores plus élevés indiquant une incidence négative plus importante sur la qualité de vie.
Dans les études DELTA 1 et DELTA 2, on a recruté 960 sujets âgés de 18 ans et plus présentant un eczéma chronique des mains modéré (score sur l’IGA‑CHE de 3) à sévère (score sur l’IGA‑CHE de 4). L’eczéma chronique des mains a été défini comme étant un eczéma qui persiste pendant plus de trois mois ou qui est réapparu au moins deux fois au cours des 12 derniers mois. Au cours du recrutement, on a réparti aléatoirement les participants selon un rapport de 2:1 pour recevoir soit la crème Anzupgo à 20 mg/g (639 participants), soit un excipient en crème (321 participants). Les caractéristiques démographiques au niveau de référence et les caractéristiques de la maladie étaient habituellement comparables entre les deux études. Au début de l’étude, on a déterminé les zones touchées des mains et des poignets des participants. Au cours de l’étude, les participants ont reçu la directive d’appliquer Anzupgo deux fois par jour sur les zones touchées pendant l’ensemble des 16 semaines, peu importe si les symptômes disparaissent. Si de nouvelles zones étaient touchées pendant l’étude, elles étaient également traitées jusqu’à la fin de l’étude.
Les résultats d’efficacité des deux études de Phase III ont constamment démontré que la crème Anzupgo à 20 mg/g était plus efficace que l’excipient en crème (c’est‑à‑dire, le placebo) pour le traitement des adultes atteints d’eczéma chronique des mains modéré à sévère pour le paramètre principal (c’est‑à‑dire, la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE à la 16e semaine). Pour le paramètre principal, la proportion de participants ayant atteint la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE à la 16e semaine, la différence (intervalle de confiance [IC] à 95 %) entre Anzupgo et l’excipient en crème était de 9,8 % (IC à 95 % : de 3,6 à 16,1) avec une valeur p = 0,006 dans l’étude DELTA 1 et de 22,2 % (IC à 95 % : de 15,8 à 28,5) avec une valeur de p < 0,001 dans l’étude DELTA 2. La proportion de répondants dans le groupe traité au moyen d’Anzupgo était plus élevée dans l’étude DELTA 2 (29,1 %) que dans l’étude DELTA 1 (19,7 %), avec une proportion légèrement inférieure de répondants dans le groupe traité à l’aide de l’excipient en crème dans l’étude DELTA 2 (6,9 %) par rapport à l’étude DELTA 1 (9,9 %).
Les résultats observés pour les principaux paramètres secondaires ont également appuyé le paramètre principal. Tout au long de la période de traitement de 16 semaines, la proportion de participants atteignant la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE avec une amélioration de 75 % ou 90 % sur l’HECSI, une amélioration de quatre points ou plus sur l’HESD, l’irritation sur l’HESD, la douleur sur l’HESD et le DLQI était systématiquement plus élevée chez les participants traités au moyen d’Anzupgo par rapport à ceux traités à l’aide de l’excipient en crème. Pour la majorité des mesures du paramètre, la proportion de répondants était similaire à la huitième semaine qu’à la 16e semaine. Cela indique que les participants qui ne constatent pas d’améliorations des signes et symptômes de l’eczéma chronique des mains entre la huitième et la 16e semaine de traitement peuvent ne pas répondre au traitement au moyen d’Anzupgo. Selon l’analyse du promoteur, la recommandation posologique dans la monographie de produit d’Anzupgo comprend une recommandation selon laquelle les participants qui ne constatent pas d’amélioration après 12 semaines de traitement devraient demander une réévaluation par un professionnel de la santé.
Dans l’étude de prolongation à long terme de l’innocuité DELTA 3, dans laquelle les participants appliquaient Anzupgo deux fois par jour au besoin, les données d’efficacité ont démontré que le pourcentage de participants ayant un score sur l’IGA‑CHE de « 0 » (aucun symptôme) ou de « 1 » (presque aucun symptôme) est resté constant jusqu’à la 36e semaine parmi les participants précédemment traités au moyen d’Anzupgo (25 %) et a augmenté de 9,1 % au niveau de référence à 26 % à la 36e semaine pour les participants précédemment traités à l’aide de l’excipient en crème. De même, pour les scores de mesure du paramètre secondaire, la proportion de répondants est restée constante tout au long de la période de traitement « au besoin » pour les participants précédemment traités au moyen d’Anzupgo et a augmenté pour les participants précédemment traités à l’aide de l’excipient en crème.
L’innocuité clinique d’Anzupgo a été évaluée chez 691 participants âgés de 18 ans et plus présentant un eczéma chronique des mains modéré à sévère. L’évaluation de l’innocuité s'est principalement appuyée sur deux études similaires de Phase III d’une durée de 16 semaines, DELTA 1 et DELTA 2, et sur une étude de Phase IIb portant sur la détermination de la dose, 1273. L’innocuité à long terme a été évaluée sur la base de l’étude de prolongation, DELTA 3.
La proportion globale de participants ayant éprouvé des événements indésirables était similaire entre les groupes traités au moyen d’Anzupgo et ceux traités à l’aide d’un excipient en crème, à 48 % et à 49 %, respectivement. Des événements indésirables graves et sérieux se sont produits dans des proportions et des taux similaires dans les groupes traités au moyen d’Anzupgo et ceux traités à l’aide d’un excipient en crème. La majorité des événements indésirables étaient sans gravité et légers ou modérés. Au cours de l’étude de prolongation de 36 semaines (l’étude DELTA 3), on a signalé trois décès. Cependant, aucun n’a été considéré comme étant lié au traitement à l’étude.
On n’a signalé aucun événement indésirable chez plus de 10 % des patients traités au moyen d’Anzupgo. À la première semaine, des problèmes de tolérabilité locale ont été observés chez une proportion plus faible de participants traités au moyen d’Anzupgo (4,9 %) par rapport à ceux traités à l’aide de l’excipient en crème (11,1 %) et ces problèmes se sont améliorés au fil du temps au cours des études.
Dans l’ensemble, les réactions au site d’application étaient moins fréquentes avec Anzupgo (1,0 %) qu’avec l’excipient en crème (2,5 %).
Anzupgo n’a pas été étudié en combinaison avec d’autres produits systémiques pour le traitement de l’eczéma chronique des mains ou d’autres produits topiques. Par conséquent, il n’est pas recommandé de l’utiliser en même temps que d’autres traitements sur la même zone de peau. Si un participant ne présente pas de réponse au traitement au moyen d’Anzupgo d’ici la 12e semaine, il est conseillé qu’il soit réévalué par son professionnel de la santé, en fonction des résultats d’efficacité.
LEO Pharma Inc. a présenté un Plan de gestion des risques (PGR) pour Anzupgo à Santé Canada. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d’innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit. Après examen, le PGR a été jugé acceptable.
Les étiquettes internes et externes, l’encart informatif et la section de Renseignements sur les médicaments pour les patients de la monographie de produit d’Anzupgo satisfont aux exigences réglementaires d’étiquetage, de langage simple et d’éléments de conception nécessaires.
Le promoteur a présenté une évaluation de marque nominative qui comprenait des tests sur la présentation et la consonance semblables. Après examen, le nom proposé Anzupgo a été accepté.
Dans l’ensemble, Anzupgo a démontré avoir un profil avantages‑risques favorable selon les études non cliniques et cliniques.
Cette Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l’Avis de conformité prévu à l’article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs de décision d’ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication).
3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation d’Anzupgo?
Une réunion préalable pour la présentation de drogue nouvelle (PDN) d’Anzupgo a eu lieu le 14 septembre 2023. On a ensuite déposé la PDN auprès de Santé Canada le 13 décembre 2023. Le 9 décembre 2024, un avis de non‑conformité (ANC) a été émis en raison de problèmes de qualité. Le promoteur a présenté une réponse à l’ANC le 6 mars 2025 et toutes les préoccupations ont été traitées de façon satisfaisante. Le dossier de données présenté a été évalué de manière critique et la révision a été effectuée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui a été consultée comme référence supplémentaire conformément à la Méthode 3 décrite dans l’ébauche de la ligne directrice : L’utilisation d’examens étrangers par Santé Canada. Un avis de conformité (AC) a été émis sur la base de l’examen canadien.
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : gestion des présentations et des demandes de drogues.
Étapes importantes de la présentation : Anzupgo
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Étape importante de la présentation |
Date |
|---|---|
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Réunion préalable à la présentation |
2023-09-14 |
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Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle |
2023-12-13 |
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Examen préliminaire 1 |
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Avis d’insuffisance émis lors de l’examen préliminaire |
2024-02-02 |
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Réponse d’Avis d’insuffisance émis lors de l’examen préliminaire déposée |
2024-02-05 |
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Lettre d’acceptation à l’issue de l’examen préliminaire émise |
2024-02-13 |
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Examen 1 |
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Évaluation biostatistique terminée |
2024-10-07 |
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Évaluation du plan de gestion des risques terminée |
2024-11-18 |
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Évaluation de la qualité inactif |
2024-12-05 |
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Examen de l’étiquetage inactif |
2024-12-06 |
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Évaluation non clinique terminée |
2024-12-08 |
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Évaluation clinique/médicale inactif |
2024-12-09 |
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Avis de non-conformité émis par la directrice générale, Direction des produits pharmaceutiques (problèmes sur la qualité) |
2024-12-09 |
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Réponse d’Avis de non-conformité déposée |
2025-03-06 |
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Examen préliminaire de la réponse de l’Avis de non-conformité (Examen préliminaire 2) |
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Lettre d’Acceptation à l’issue de l’examen préliminaire émise |
2025-03-28 |
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Examen de la réponse de l’Avis de non-conformité (Examen 2) |
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Évaluation de la qualité terminée |
2025-07-31 |
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Examen de l’étiquetage terminé |
2025-08-22 |
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Évaluation clinique/médicale terminée |
2025-08-25 |
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Délivrance de l’Avis de conformité par la directrice générale, Direction des produits pharmaceutiques |
2025-08-25 |
4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?
Les exigences en matière d’activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.
5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l’égard d’Anzupgo?
Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d’activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d’être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.
Le TAPA relatif à Anzupgo est accessible ci-dessus.
Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.
6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?
Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :
-
Consulter MedEffet Canada pour connaître les derniers avis, mises en garde et retraits concernant les produits commercialisés.
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Voir la Base de données des Avis de conformité (AC) pour accéder à la liste des dates d’autorisation de tous les médicaments ayant reçu un AC depuis 1994.
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Consulter la Base de données sur les produits pharmaceutiques (BDPP) pour obtenir la dernière monographie de produit. La BDPP contient des renseignements précis sur les médicaments dont l’utilisation a été approuvée au Canada.
-
Voir les documents relatifs à l’Avis de conformité avec conditions (AC-C) pour les produits ayant reçu un AC en vertu de la Ligne directrice : Avis de conformité avec conditions (AC-C), le cas échéant. En cliquant sur les liens correspondant au nom du produit (selon le cas), vous pouvez accéder à la fiche de renseignements, partie III - Renseignements pour les patients sur les médicaments, à l’avis d’admissibilité, et/ou à la « Lettre aux professionnels de santé ».
-
Consulter le Registre des brevets pour obtenir la liste des brevets déposés relativement à des ingrédients médicinaux, le cas échéant.
-
Consulter le Registre des drogues innovantes pour obtenir la liste des drogues admissibles à la protection des données en vertu de l’article C.08.004.1 du Règlement sur les aliments et drogues, le cas échéant.
7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s’est fondé Santé Canada?
Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Anzupgo? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.
7.1 Motifs cliniques de la décision
Pharmacologie clinique
Anzupgo est une crème contenant 20 mg/g de delgocitinib qui est utilisée pour une application topique. Le delgocitinib est un inhibiteur de la pan Janus kinase (JAK) qui cible l’activité des quatre membres de la famille des enzymes JAK, à savoir JAK1, JAK2, JAK3 et la tyrosine kinase 2. Ces quatre kinases sont essentielles aux voies des récepteurs de cytokines, qui régulent un large éventail de processus physiologiques et pathologiques.
Lorsqu’elles sont activées par des cytokines, les JAK débutent une cascade de signalisation qui active des transducteurs de signal et des activateurs de transcription (STAT) qui, à leur tour, activent l’expression des gènes réactifs aux cytokines pour induire des réponses biologiques dans les cellules cibles. En inhibant l’activité des JAK, le delgocitinib bloque l’activation des STAT, perturbant ainsi plusieurs voies de signalisation des cytokines impliquées dans la pathogénie de l’eczéma chronique des mains.
Le programme de développement pharmacocinétique d’Anzupgo chez les adultes comprenait des études chez des participants présentant de l’eczéma chronique des mains léger, modéré et sévère. Il comprenait également des doses topiques variant de 1 à 30 mg/g, ainsi que deux études impliquant l’administration orale chez des participants en santé à des doses variant de 1 mg à 100 mg.
Dans l’ensemble, l’exposition systémique à Anzupgo était faible lorsqu’il était appliqué localement sur les poignets et les mains (représentant moins de 5 % de la surface corporelle totale) chez des adultes atteints d’eczéma chronique des mains modéré à sévère. La quantité de crème appliquée varie en fonction de la gravité et de l’étendue de l’affection. Cependant, la moyenne d’utilisation était habituellement inférieure à 10 g par semaine. L’exposition systémique a augmenté avec la puissance de la dose (1, 3, 8 et 20 mg/g) et l’étendue de la zone d’application, tel qu’évalué par le score HECSI de référence. En fonction des données disponibles, on ne prévoit pas d’accumulation d’Anzupgo au fil du temps.
On a déterminé la biodisponibilité relative de la crème d’Anzupgo à 20 mg/g à 0,6 % par rapport à l’administration orale.
Anzupgo est principalement éliminé par excrétion rénale, car environ 71 % à 81 % du médicament a été retrouvé inchangé dans l’urine dans l’intervalle de doses de 1 mg à 100 mg. Cela indique qu’Anzupgo n’est pas largement métabolisé. À la suite de l’application topique répétée d’Anzupgo, on a estimé la demi‑vie moyenne à 20,3 heures.
La modélisation pharmacocinétique fondée sur la physiologie suggère que l’exposition plasmatique des nourrissons à Anzupgo par le lait maternel devrait représenter une fraction (moins de 10 %) des niveaux plasmatiques maternels correspondants, qui devraient être faibles (0,46 ng/ml).
On n’a réalisé aucune étude sur les interactions entre les médicaments. En raison de la faible exposition systémique après l’application topique sur les mains et les poignets, le risque d’interactions médicamenteuses cliniquement pertinentes est faible.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit de Anzupgo approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Efficacité clinique
On a évalué l’efficacité d’Anzupgo sur la base de deux études pivots de Phase III, les études DELTA 1 et DELTA 2, ainsi qu’une étude de prolongation à long terme (l’étude DELTA 3).
Les études DELTA 1 et DELTA 2 avaient une conception clinique identique, consistant en des études randomisées, à double insu, contrôlées par excipient et à groupes parallèles réalisées dans plusieurs sites sur une période de 16 semaines. Dans les deux études, le paramètre principal était la proportion de participants ayant atteint la réussite du traitement, défini par un score de « 0 » (aucun symptôme) ou de « 1 » (presque aucun symptôme) à l’évaluation globale de l’investigateur pour l’eczéma chronique des mains (IGA‑CHE), avec au moins une amélioration de deux étapes par rapport au niveau de référence jusqu’à la 16e semaine. L’IGA‑CHE est une échelle de 5 points des mesures des résultats signalées par le clinicien (0 = aucun symptôme, 1 = presque aucun symptôme, 2 = maladie légère, 3 = maladie modérée et 4 = maladie grave).
Pour évaluer davantage l’efficacité du traitement, on a évalué des paramètres secondaires supplémentaires, y compris le « Hand Eczema Severity Index » (HECSI), le « Hand Eczema Symptom Diary » (HESD) et l’indice dermatologique de qualité de vie (DLQI), mesurés à différents moments. Le HECSI évalue la gravité de six signes cliniques (érythème, infiltration et papulation, vésicules, fissures, desquamation et œdème) et l’étendue des lésions dans chacune des cinq régions de la main (bout des doigts, doigts, paume des mains, dos des mains et poignets). Le HESD est un signalement quotidien de six éléments signalés par le participant, conçu pour évaluer la gravité maximale des signes et symptômes de l’eczéma chronique des mains (démangeaisons, douleur, fissures, rougeur, sécheresse et desquamation) au moyen d’une échelle numérique de 11 points. L’analyse statistique des principaux paramètres secondaires a été contrôlée pour tenir compte de la multiplicité. Le DLQI est un questionnaire autoadministré de 10 questions qui mesure l’incidence des maladies de la peau sur la qualité de vie liée à la santé d’une personne. Le questionnaire couvre six domaines, y compris les symptômes et les émotions, les activités quotidiennes, les loisirs, le travail et l’école, les relations personnelles et le traitement. Les scores varient de « 0 » à « 30 », les scores plus élevés indiquant une incidence négative plus importante sur la qualité de vie.
Dans les études DELTA 1 et DELTA 2, on a recruté 960 sujets âgés de 18 ans et plus présentant un eczéma chronique des mains modéré (score sur l’IGA‑CHE de 3) à sévère (score sur l’IGA‑CHE de 4). L’eczéma chronique des mains a été défini comme étant un eczéma qui persiste pendant plus de trois mois ou qui est réapparu au moins deux fois au cours des 12 derniers mois. Au cours du recrutement, on a réparti aléatoirement les participants selon un rapport de 2:1 pour recevoir soit la crème Anzupgo à 20 mg/g (639 participants), soit un excipient en crème (321 participants). Les caractéristiques démographiques au niveau de référence et les caractéristiques de la maladie étaient habituellement comparables entre les deux études. Au début de l’étude, on a déterminé les zones touchées des mains et des poignets des participants. Au cours de l’étude, les participants ont reçu la directive d’appliquer Anzupgo deux fois par jour sur les zones touchées pendant l’ensemble des 16 semaines, peu importe si les symptômes disparaissent. Si de nouvelles zones étaient touchées pendant l’étude, elles étaient également traitées jusqu’à la fin de l’étude.
Dans chacune des études de Phase III, l’âge moyen était de 44,1 ans, 7,6 % des participants avaient 65 ans ou plus, 64 % étaient des femmes, 90 % étaient Blancs, 3,5 % étaient Asiatiques et 0,7 % étaient Noirs. La fréquence de l’eczéma chronique des mains par sous‑type principal était de 36 % d’eczéma des mains atopique, 21 % d’eczéma hyperkératosique, 20 % de dermatite de contact irritante, 14 % de dermatite de contact allergique, 9 % d’eczéma vésiculaire des mains (pompholyx) et 0,1 % d’urticaire de contact ou dermatite de contact protéinique. Dans l’ensemble, 72 % des participants présentaient un eczéma chronique des mains modéré et 28 % des participants avaient un eczéma chronique des mains sévère. Le score de l’HECSI moyen au niveau de référence était de 71,6 et le score de démangeaison de l’HESD moyen était de 7,1. Il y avait légèrement plus de patients avec un score à l’IGA‑CHE de 4 (grave) dans l’étude DELTA 1 (33 %) par rapport à l’étude DELTA 2 (24 %).
Les résultats d’efficacité des deux études de Phase III ont constamment démontré que la crème Anzupgo à 20 mg/g était plus efficace que l’excipient en crème (c’est‑à‑dire, le placebo) pour le traitement des adultes atteints d’eczéma chronique des mains modéré à sévère pour le paramètre principal (la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE à la 16e semaine). Pour le paramètre principal, la proportion de participants ayant atteint la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE à la 16e semaine, la différence (intervalle de confiance [IC] à 95 %) entre Anzupgo et l’excipient en crème était de 9,8 % (IC à 95 % : de 3,6 à 16,1) avec une valeur p = 0,006 dans l’étude DELTA 1 et de 22,2 % (IC à 95 % : de 15,8 à 28,5) avec une valeur de p < 0,001 dans l’étude DELTA 2. La proportion de répondants dans le groupe traité au moyen d’Anzupgo était plus élevée dans l’étude DELTA 2 (29,1 %) que dans l’étude DELTA 1 (19,7 %), avec une proportion légèrement inférieure de répondants dans le groupe traité à l’aide de l’excipient en crème dans l’étude DELTA 2 (6,9 %) par rapport à l’étude DELTA 1 (9,9 %).
Les résultats observés pour les principaux paramètres secondaires ont également appuyé le paramètre principal. Tout au long de la période de traitement de 16 semaines, la proportion de participants atteignant la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE avec une amélioration de 75 % ou 90 % sur l’HECSI, une amélioration de quatre points ou plus sur l’HESD, l’irritation sur l’HESD, la douleur sur l’HESD et le DLQI était systématiquement plus élevée chez les participants traités au moyen d’Anzupgo par rapport à ceux traités à l’aide de l’excipient en crème. Pour la majorité des mesures du paramètre, la proportion de répondants était similaire à la huitième semaine qu’à la 16e semaine. Cela indique que les participants qui ne constatent pas d’améliorations des signes et symptômes de l’eczéma chronique des mains entre la huitième et la 16e semaine de traitement peuvent ne pas répondre au traitement au moyen d’Anzupgo. Selon l’analyse du promoteur, la recommandation posologique dans la monographie de produit d’Anzupgo comprend une recommandation selon laquelle les participants qui ne constatent pas d’amélioration après 12 semaines de traitement devraient demander une réévaluation par un professionnel de la santé.
On a réalisé une analyse de sous‑groupe avec les données groupées des études DELTA 1 et DELTA 2. En général, il n’y avait pas de différences importantes entre les sous‑groupes en fonction de l’âge, du sexe, de la région, du score à l’IGA‑CHE au niveau de référence (3 ou 4), du score à l’HECSI au niveau de référence, du score de démangeaison à l’HESD, ou de la durée de l’eczéma chronique des mains et des traitements précédents de l’eczéma chronique des mains, bien qu’il y ait une incertitude quant à la pertinence des résultats pour les sous‑groupes en raison du faible nombre de participants. Il est noté pour la réussite du traitement sur l’IGA‑CHE que le pourcentage de répondants traités au moyen d’Anzupgo était plus élevé pour les participants ayant un score de 3 (27,0 %) par rapport aux participants ayant un score de 4 (17,6 %). Pour le sous‑type d’eczéma hyperkératosique chronique des mains, la proportion de répondants traités au moyen d’Anzupgo était inférieure (11 %) à celle des autres sous‑types (intervalle de 24 % à 32 %).
Dans l’étude de prolongation à long terme de l’innocuité DELTA 3, dans laquelle les participants appliquaient Anzupgo deux fois par jour au besoin, les données d’efficacité intermédiaires ont démontré que le pourcentage de participants ayant un score à l’IGA‑CHE de « 0 » (aucun symptôme) ou de « 1 » (presque aucun symptôme) est resté constant jusqu’à la 36e semaine parmi les participants précédemment traités au moyen d’Anzupgo (24 %) et a augmenté de 9,1 % au niveau de référence à 26 % à la 36e semaine pour les participants précédemment traités à l’aide de l’excipient en crème. De même, pour les scores de mesure du paramètre secondaire, la proportion de répondants est restée constante tout au long de la période de traitement « au besoin » pour les participants précédemment traités au moyen d’Anzupgo et a augmenté pour les participants précédemment traités à l’aide de l’excipient en crème.
En fonction des résultats observés dans les deux études pivots de Phase III (les études DELTA 1 et DELTA 2), ainsi que dans l’étude de prolongation à long terme (l’étude DELTA 3), la crème d’Anzupgo à 20 mg/g appliquée deux fois par jour est considérée comme appropriée pour les adultes présentant un eczéma chronique des mains modéré à sévère pour lesquels les corticostéroïdes topiques sont inadéquats ou ne sont pas conseillés.
Anzupgo n’a pas été étudié en combinaison avec d’autres produits systémiques pour le traitement de l’eczéma chronique des mains ou d’autres produits topiques. Par conséquent, il n’est pas recommandé de l’utiliser en même temps que d’autres traitements sur la même zone de peau. Si un participant ne présente pas de réponse au traitement au moyen d’Anzupgo d’ici la 12e semaine, il est conseillé qu’il soit réévalué par son professionnel de la santé, en fonction des résultats d’efficacité.
Indication
La Présentation de drogue nouvelle relative à Anzupgo a été initialement déposée par le promoteur pour l’indication proposée suivante :
Anzupgo (crème de delgocitinib) est indiqué pour le traitement de l’eczéma chronique des mains modéré à sévère, y compris le soulagement de la douleur et du prurit, chez les adultes qui n’ont pas répondu adéquatement aux corticostéroïdes topiques ou pour lesquels ces derniers ne sont pas recommandés.
Santé Canada a approuvé l’indication suivante :
Anzupgo (crème de delgocitinib) est indiqué pour le traitement de l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez les adultes qui n’ont pas répondu adéquatement aux corticostéroïdes topiques ou pour lesquels ces derniers ne sont pas recommandés.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Anzupgo approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Innocuité clinique
L’innocuité clinique d’Anzupgo a été évaluée chez 691 participants âgés de 18 ans et plus présentant un eczéma chronique des mains modéré à sévère. L’évaluation de l’innocuité s'est principalement appuyée sur deux études similaires de Phase III d’une durée de 16 semaines, DELTA 1 et DELTA 2, et sur une étude de Phase IIb portant sur la détermination de la dose, 1273. L’innocuité à long terme a été évaluée sur la base de l’étude de prolongation, DELTA 3.
La proportion globale de participants ayant éprouvé des événements indésirables était similaire entre les groupes traités au moyen d’Anzupgo et ceux traités à l’aide d’un excipient en crème, à 48 % et à 49 %, respectivement. Des événements indésirables graves et sérieux sont survenus dans des proportions et à une fréquence similaires pour les deux groupes de traitement. La majorité des événements indésirables étaient sans gravité et légers à modérés. Dans l’étude de prolongation à long terme, on a signalé trois décès. Cependant, aucun n’a été considéré comme étant lié au traitement à l’étude.
On n’a signalé aucun événement indésirable chez plus de 10 % des patients traités au moyen de la crème d’Anzupgo. Au cours de la première semaine, on a observé des problèmes de tolérabilité locale chez une proportion plus faible de participants traités au moyen d’Anzupgo (4,9 %) par rapport à ceux traités à l’aide de l’excipient en crème (11,1 %) et ces problèmes se sont améliorés au fil du temps au cours des études. Dans l’ensemble, on a signalé des réactions au site d’application à une proportion et une fréquence plus faibles avec Anzupgo (1,0 %) par rapport à l’excipient en crème (2,5 %).
Dans l’ensemble, le profil avantages‑effets nocifs‑incertitudes de la crème d’Anzupgo à 20 mg/g a été jugé favorable pour l’indication approuvée lorsqu’il est utilisé dans les conditions d’utilisation recommandées dans la monographie de produit approuvée. Un avis de conformité a donc été recommandé.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Anzupgo approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.2 Motifs non cliniques de la décision
Anzupgo, qui contient l’ingrédient médicinal delgocitinib, est une crème topique pour le traitement de l’eczéma chronique des mains. On n’a observé aucun résultat important lorsque le delgocitinib a été évalué par voie topique dans des études d’irritation, de sensibilisation et de photosensibilisation cutanées, des études de phototoxicité cutanée, ainsi que dans des études de toxicité cutanée d’une durée d’un mois et de neuf mois. L’étude de carcinogénicité cutanée de deux ans réalisée chez des souris n’a pas révélé de tumeurs liées au traitement. L’exposition systémique au delgocitinib topique est minimale par rapport à l’administration orale. Le profil de toxicologie du delgocitinib, dans des études orales, comprend des changements hématologiques, une réduction du poids des organes lymphoïdes, des infections opportunistes chez les chiens et une suppression de la production d’anticorps chez les rats. Ces résultats sont associés à l’action pharmacologique du delgocitinib. Dans les études de toxicité reproductive et développementale, l’administration orale de delgocitinib a entraîné une diminution de la fertilité féminine et de la viabilité fœtale, une diminution du poids fœtal, une augmentation des incidences de variations squelettiques et un prolongement de la durée du travail. Cependant, on a établi des marges d’innocuité adéquates en fonction des faibles expositions cliniques observées chez des participants atteints d’eczéma chronique des mains.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Anzupgo approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.3 Motifs d’ordre qualitatif
L’information soumise sur la qualité (les caractéristiques chimiques et la fabrication) de Anzupgo montre que la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études de développement pharmaceutique et d’appui appropriées ont été menées et une stratégie de contrôle adéquate est en place pour les procédés commerciaux. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation (le cas échéant) effectuées tout au long du développement du produit médicamenteux ont été examinées et jugées acceptables, lorsque le produit médicamenteux est conservé à une température inférieure à 30 ºC et utilisé dans les 12 mois suivant la première ouverture du tube. Le produit ne doit également pas être exposé au gel.
Les limites d’impuretés proposées liées aux médicaments ont été suffisamment qualifiées (p. ex., elles se situent dans les limites établies par l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use et/ou qu’elles sont qualifiées à partir d’études toxicologiques, selon le cas).
Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Les risques liés à la présence potentielle d’impuretés de nitrosamine dans la substance médicamenteuse ou le produit médicamenteux sont considérés comme négligeables ou ont été traités adéquatement (p. ex., avec des limites admissibles et une stratégie de contrôle appropriée).
Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.
Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) dans le produit médicamenteux n’est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues.
Aucun excipient d’origine humaine ou animale n’est utilisé dans la formulation d’Anzupgo.
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| ANZUPGO | 02560704 | LEO PHARMA INC | Delgocitinib 20 MG / G |