Sommaire des motifs de décision portant sur Qinlock

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.

Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Qinlock est accessible ci-dessous.

Activité récente relative à Qinlock

Les SMD relatifs aux éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.

Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Qinlock, un produit dont l’ingrédient médicinal est riprétinib. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la Liste des abréviations qui se trouvent dans les Tableaux des activités postautorisation (TAPA).

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez la Ligne Directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.

Mise à jour : 2025-10-16

Identification numérique de drogue (DIN) :

  • DIN 02500833 - 50 mg riprétinib, comprimé, voie orale

Tableau des activités postautorisation (TAPA)

Type et numéro d’activité ou de présentation

Date de présentation

Décision et date

Sommaire des activités

SPDN Nº 278324

2023-08-18

Délivrance d’un AC 2024-07-09

Présentation déposée en tant que Niveau I – Supplément afin de mettre à jour la MP en ajoutant de nouveaux renseignements sur l'innocuité et l’efficacité. La présentation a été examinée et est considérée acceptable. À cause du SPDN, des modifications ont été effectuées aux sections suivantes de la MP : Mises en gardes et précautions, Effets indésirables et Posologie et administration. Des modifications correspondantes ont été effectuées à la partie III intitulée Renseignements pour les patients sur les médicaments et à l’encart d’accompagnement. Un AC a été délivré.

SPDN Nº 268000

2022-09-20

Délivrance d’un AC 2023-03-16

Présentation déposée en tant que Niveau I - Supplément afin de ajouter un site de fabrication de la substance médicamenteuse. Les renseignements ont été examinés et sont considérées acceptables. Un AC a été délivré.

SPDN Nº 252308

2021-04-30

Délivrance d’un AC 2022-05-10

Présentation déposée en tant que Niveau I – Supplément afin de mettre à jour la MP en ajoutant de nouveaux renseignements sur l'innocuité d’une étude clinique de Phase I DCC-2618-01-006 et d’une étude de modélisation pharmacocinétique basée sur la physiologie (PBPK). La présentation a été examinée et est considérée acceptable. À cause du SPDN, des modifications ont été effectuées aux sections suivantes de la MP : Interactions médicamenteuses et Posologie et administration. Des modifications correspondantes ont été effectuées à la partie III intitulée Renseignements pour les patients sur les médicaments et à l’encart d’accompagnement. Un AC a été délivré.

SPDN Nº 255882

2021-08-19

Délivrance d’un AC 2022-03-30

Présentation déposée en tant que Niveau I - Supplément afin de ajouter un site de fabrication de la substance médicamenteuse. Les renseignements ont été examinés et sont considérées acceptables. Un AC a été délivré.

Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DIN 02500833)

Sans objet

Date de la première vente 2020-12-10

Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues.

PDN Nº 234688

2019-12-23

Délivrance d’un AC 2020-06-19

Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle.

Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Qinlock

SMD émis le : 2020-09-22

L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Qinlock.

Riprétinib

Identification(s) numérique(s) de drogue(s):

  • DIN 02500833 - 50 mg riprétinib, comprimé, administration orale

Deciphera Pharmaceuticals, LLC

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 234688

 

Le 19 juin 2020, Santé Canada a émis à l'intention de Deciphera Pharmaceuticals, LLC un avis de conformité pour le produit pharmaceutique Qinlock.

L'autorisation de mise en marché s'appuie sur l'information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D'après l'évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages‑effets nocifs‑incertitudes de Qinlock est considéré comme étant favorable pour le traitement de patients adultes atteints d'une tumeur stromale gastro‑intestinale (TSGI) avancée qui ont déjà pris de l'imatinib, du sunitinib et du regorafenib.

Qinlock devrait être prescrit et supervisé par un professionnel de la santé qualifié qui a de l'expérience avec les produits médicinaux anticancéreux.

 

1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?

 

Qinlock, un agent antinéoplasique, a été autorisé pour le traitement de patients adultes atteints d'une tumeur stromale gastro‑intestinale (TSGI) avancée qui ont déjà pris de l'imatinib, du sunitinib et du regorafenib.

Qinlock devrait être prescrit et supervisé par un professionnel de la santé qualifié qui a de l'expérience avec les produits médicinaux anticancéreux.

Aucune donnée n'est disponible à Santé Canada au sujet de l'administration de Qinlock chez les patients pédiatriques (< 18 ans). Par conséquent, il n'a pas été autorisé aux fins d'administration dans cette population.

Des données cliniques limitées sont disponibles sur l'utilisation de Qinlock chez les patients gériatriques (≥ 65 ans). Même si les données sont limitées, on n'a observé aucune différence importante sur le plan clinique en ce qui concerne l'innocuité ou l'efficacité entre les patients âgés de 65 ans ou plus et les patients plus jeunes.

Qinlock est contre‑indiqué chez les patients qui présentent une hypersensibilité à l'ingrédient médicinal, le riprétinib, ou à tout ingrédient de la formulation, y compris tout ingrédient non médicinal, ou à tout composant du contenant.

Qinlock a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à l'administration du médicament.

Qinlock (50 mg riprétinib) se présente sous forme d'un comprimé. En plus de l'ingrédient médicamenteux, le comprimé contient du crospovidone, du succinate d'acétate d'hydromellose, du lactose monohydraté, du stéarate de magnésium, de la cellulose microcristalline et du dioxyde de silicium.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter également la monographie de produit de Qinlock approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

 

2 Pourquoi Qinlock a-t-il été autorisé?

 

Santé Canada estime que Qinlock a un profil avantages‑effets nocifs‑incertitudes favorable pour le traitement de patients adultes atteints d'une tumeur stromale gastro‑intestinale (TSGI) avancée qui ont déjà pris de l'imatinib, du sunitinib et du regorafenib.

Qinlock devrait être prescrit et supervisé par un professionnel de la santé qualifié qui a de l'expérience avec les produits médicinaux anticancéreux.

Les tumeurs stromales gastro‑intestinales sont la forme la plus courante de sarcome des tissus mous, un sous‑ensemble relativement rare de cancers provenant des cellules mésenchymateuses du corps. Elles se produisent principalement chez les patients plus âgés, avec une incidence annuelle de 11,0 à 19,6 personnes par million dans le monde. Environ 500 cas de TSGI sont diagnostiqués au Canada chaque année.

Les mutations primaires dans les TSGI sont le plus souvent localisées dans le proto‑oncogène récepteur tyrosine kinase (KIT) (de 80 % à 85 % des cas) et moins fréquemment dans la kinase récepteur A du facteur de croissance dérivé de plaquettes (PDGFRA) (de 5 % à 10 % des cas). Ces mutations perturbent les formes autoinhibées des kinases KIT et PDGFRA, provoquant une croissance et une transformation incontrôlées des cellules, menant finalement à la croissance des tumeurs et à l'apparition des métastases. Les sites les plus courants de métastases sont le foie et les membranes abdominales.

Le pronostic pour les patients atteints de TSGI dépend de la taille, du taux mitotique, de l'emplacement et de l'état de mutation de la tumeur au moment du diagnostic. La résection chirurgicale est le seul traitement curatif possible, mais elle est associée à un taux de récurrence de 50 %. La radiothérapie et la chimiothérapie traditionnelle ne sont pas efficaces contre une TSGI à un stade avancé. En moyenne, le taux de survie sur cinq ans est de 54 % et le taux de survie sans maladie est de 45 %, avec des taux plus faibles pour les patients dans les catégories à risque plus élevé.

Avant l'approbation des thérapies ciblées à KIT, le taux de survie médian pour une TSGI métastatique était de 14 à 19 mois. Au moment de l'autorisation de Qinlock, trois inhibiteurs de la tyrosine kinase (le mésylate d'imatinib, le malate de sunitinib et le regorafenib) ont été approuvés au Canada pour le traitement de la TSGI avancée. Il n'y avait pas d'autres options pour les patients qui ont connu une progression de la maladie après un traitement avec chacun des trois médicaments approuvés. Qinlock est une option de traitement de quatrième ligne pour les patients atteints d'une TSGI métastatique ou inopérable.

L'efficacité clinique de Qinlock a été démontrée principalement par l'étude pivot randomisée de phase III INVICTUS (DCC‑2618‑03‑001). Les patients participant à cette étude avaient des TSGI inopérables, localement avancées ou métastatiques et avaient déjà été traités avec du mésylate d'imatinib, du malate de sunitinib et du regorafenib. L'étude était contrôlée par placebo, car il n'y avait pas de traitement de quatrième ligne disponible pour les patients atteints de TSGI avancée au début de l'étude. L'insu individuel des participants a été rompu au moment de la progression de la maladie. À ce moment‑là, les patients initialement dans le groupe recevant un placebo ont eu l'option de recevoir un traitement par Qinlock.

Le paramètre principal d'efficacité, la survie sans progression (SSP), a été atteint avec un rapport de risque de SSP de 0,15 (intervalle de confiance [IC] de 95 % : 0,09, 0,25, valeur p < 0,0001). La SSP médiane était de 6,3 mois dans le groupe recevant Qinlock (IC de 95 % : 4,6, 6,9) et de 1,0 mois dans le groupe recevant un placebo (IC à 95 % : 0,9, 1,74). À la 26e semaine, le taux estimé de SSP était de 51,0 % dans le groupe recevant Qinlock et de 3,2 % dans le groupe recevant un placebo.

Le profil d'innocuité de Qinlock a été caractérisé à partir des données de l'étude INVICTUS ainsi que d'une étude de soutien de phase I (DCC‑2816‑01‑001).

Dans l'étude INVICTUS, les effets indésirables les plus courants (≥ 20 %) observés chez les patients traités avec Qinlock (tous les grades) étaient l'alopécie, la fatigue, les nausées, les douleurs abdominales, la constipation, la myalgie, la diarrhée, une diminution de l'appétit, le syndrome d'érythrodysesthésie palmaire plantaire et les vomissements. Des effets indésirables graves se sont produits chez 31 % des patients qui ont reçu Qinlock. Les effets indésirables graves qui se sont produits chez > 2 % des patients étaient la douleur abdominale (4,7 %), l'anémie (3,5 %), les nausées (2,4 %) et les vomissements (2,4 %). Les effets indésirables graves considérés comme liés au médicament étaient l'anémie, l'insuffisance cardiaque, la mort, la dyspnée, le fécalome, la maladie du reflux gastro‑œsophagien, l'hyperkaliémie, l'hypophosphatasémie, la nausée et l'hémorragie gastro‑intestinale supérieure; tous ces cas ont chacun été signalés chez un patient (1,2 %).

L'étude de soutien de phase I (DCC‑2816‑01‑001) a été menée chez des patients atteints de différents types de tumeurs malignes, y compris la TSGI, qui ont reçu au moins une dose de Qinlock, peu importe la concentration ou le type de cancer. Les effets indésirables courants comprenaient l'anémie, l'alopécie, la fatigue, la myalgie, l'arthralgie, les spasmes musculaires, les maux de tête, la dyspnée, la constipation, les nausées, les douleurs abdominales, la diarrhée, les vomissements, la stomatite, l'œdème périphérique, l'asthénie, la perte de poids, la diminution de l'appétit, la peau sèche, le prurit, l'hypertension et le syndrome d'érythrodysesthésie palmaire plantaire.

Un encadré « Mises en garde et précautions importantes » dans la monographie de produit de Qinlock souligne les risques de dysfonction cardiaque, d'hypertension et de nouvelles tumeurs malignes cutanées primaires (carcinome et mélanome des cellules squameuses), qui sont des effets indésirables cliniquement importants. Il précise en outre que seuls les professionnels de la santé qualifiés qui ont de l'expérience avec les produits médicinaux anticancéreux devraient prescrire et superviser le traitement avec Qinlock.

Deciphera Pharmaceuticals, LLC a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Qinlock. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d'innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit.

Les étiquettes interne et externe, la notice d'accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Qinlock qui ont été présentées répondent aux exigences réglementaires relatives à l'étiquetage, à l'utilisation d'un langage clair et aux éléments de conception.

Après évaluation des marques nominatives à présentation et à consonance semblables, le nom proposé de Qinlock a été accepté.

D'après les données non cliniques et les études cliniques, Qinlock présente un profil d'innocuité acceptable. Les problèmes d'innocuité relevés peuvent être gérés à l'aide de l'étiquetage d'une surveillance adéquate, et des modifications de la dose. La monographie de produit de Qinlock comporte des mises en garde et des précautions appropriées pour répondre aux préoccupations d'innocuité identifiées.

Cette présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).

 

3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Qinlock?

 

La présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Qinlock a été examinée dans le cadre du Projet Orbis. Le Projet Orbis fournit un cadre pour la présentation et l'examen simultanés de produits d'oncologie ainsi que pour l'échange de renseignements entre plusieurs compétences réglementaires. Santé Canada, la Food and Drug Administration (FDA) des États‑Unis et la Therapeutic Goods Administration (TGA) de l'Australie ont participé à l'examen de la PDN pour Qinlock. Même si l'examen de la présentation était mené en collaboration, chaque compétence a pris sa décision réglementaire de façon indépendante. La décision réglementaire canadienne portant sur l'examen de Qinlock est fondée sur une évaluation critique du dossier présenté à Santé Canada. Les examens effectués à l'étranger par la FDA ont servi de référence supplémentaire.

En raison de la nature collaborative des présentations examinées dans le cadre du Projet Orbis et de la nécessité d'harmoniser le plus possible les dates de dépôt des présentations avec les partenaires internationaux en matière de réglementation, Santé Canada a permis à Deciphera Pharmaceuticals, LLC de présenter la PDN pour Qinlock pendant que la demande d'examen prioritaire était toujours à l'étude.

La PDN pour Qinlock a été examinée en vertu de la Politique sur l'évaluation prioritaire. La PDN pour Qinlock répondait aux critères pour le statut d'examen prioritaire, car des données probantes importantes de l'efficacité clinique ont été fournies pour le traitement d'une maladie qui n'est pas gérée adéquatement par des médicaments commercialisés au Canada. La radiothérapie et la chimiothérapie traditionnelle ne sont pas efficaces contre les tumeurs stromales gastro‑intestinales (TSGI) avancées. À la suite du traitement avec les trois inhibiteurs de la tyrosine kinase actuellement autorisés pour utilisation dans les cas de TSGI avancées au Canada, il n'y a pas d'autres options de traitement pour les patients atteints de TSGI avancées qui ont connu une progression de la maladie. Les données présentées ont montré que Qinlock offre un avantage significatif en retardant la progression de la maladie ou le décès comme traitement de quatrième ligne pour les patients atteints de TSGI avancées, en raison d'un profil d'innocuité acceptable.

 

Étapes importantes de la présentation: Qinlock

Étape importante de la présentation Date
Demande de traitement prioritaire  
Déposée : 2019-12-04
Approuvée par le directeur, Bureau des sciences médicales : 2020-01-07
Dépôt de la présentation : 2019-12-23
Examen préliminaire  
Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire : 2020-01-13
Réponse déposée : 2020-01-30
Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire : 2020-03-11
Examen  
Évaluation biostatistique terminée : 2020-04-22
Évaluation du plan de gestion des risques terminée : 2020-05-13
Examen de l'étiquetage terminé, comprenant l'évaluation des marques nominatives à présentation et à consonance semblables : 2020-05-15
Évaluation de la qualité terminée : 2020-06-09
Évaluation clinique/médicale terminée : 2020-06-18
Délivrance de l'Avis de conformité par le directeur général, Direction des produits thérapeutiques : 2020-06-19

 

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice de l'industrie : gestion des présentations de drogues.

 

4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?

 

Les exigences en matière d'activités post‑commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement connexe.

 

6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?

 

Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits pharmaceutiques, veuillez suivre les liens suivants :

 

7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
7.1 Motifs cliniques de la décision

 

Pharmacologie clinique

Riprétinib, l'ingrédient médicinal dans Qinlock, est un inhibiteur de la tyrosine kinase qui inhibe le proto‑oncogène récepteur de la tyrosine kinase (KIT) et la signalisation par la kinase récepteur A du facteur de croissance dérivé de plaquettes (PDGFRA). Riprétinib inhibe l'activité de KIT et du PDGFRA, y compris le type sauvage et les mutations primaires et secondaires multiples. Riprétinib inhibe également d'autres kinases in vitro, comme le PDGFRB, la kinase endothéliale tunica interna 2 (TIE2), le récepteur du facteur de croissance endothélial vasculaire 2 (VEGFR2) et le proto‑oncogène BRAF.

La pharmacocinétique de Qinlock et de son métabolite principal, le DP‑5439, ont été évaluées à la suite de l'administration de doses uniques de Qinlock à des volontaires sains et de doses multiples à des patients atteints de tumeurs malignes avancées. On a administré des doses allant jusqu'à 250 mg une fois par jour et 200 mg deux fois par jour aux patients atteints de tumeurs malignes avancées.

L'exposition a été évaluée en fonction de la concentration maximale (Cmax) et de l'exposition systémique au cours des 24 premières heures suivant l'administration, mesurée par la surface sous la courbe des concentrations en fonction du temps (SSC0‑24). L'exposition au riprétinib, l'ingrédient médicinal de Qinlock, était proportionnelle à la dose de 20 mg à 150 mg, et moins que proportionnelle à la dose en dehors de cette plage. L'exposition au DP‑5439 était moins que proportionnelle à la dose dans la plage de 20 mg à 250 mg. On a atteint un état d'équilibre au 15e jour au moyen de doses quotidiennes de 150 mg de riprétinib. Le riprétinib et le DP‑5439 se sont accumulés avec des rapports moyens géométriques de 1,66 (coefficient de variation [CV] de 55,3 %) et de 5,29 (CV de 48,7 %), respectivement, sur la base de la SSC.

On peut prendre Qinlock avec ou sans nourriture. Un repas riche en graisses et en calories administré aux patients avant une dose de riprétinib de 150 mg a augmenté l'exposition au riprétinib et au DP‑5439 comparativement à l'administration de la dose dans des conditions de jeûne modifiées. Cependant, l'augmentation de l'exposition n'a pas été considérée comme cliniquement pertinente. Qinlock a été administré sans égard à la nourriture dans les études pivots et de soutien.

Le riprétinib est métabolisé principalement par le cytochrome P450 (CYP) 3A4/5. Le principal métabolite, le DP‑5439, a une puissance similaire et est présent dans un rapport de 1:1 par rapport au riprétinib. Après une seule dose de 150 mg chez des sujets en bonne santé, la demi‑vie moyenne (t½) était de 14,8 heures pour le riprétinib et de 17,8 heures pour le DP‑5439.

Les patients traités à l'aide du riprétinib et d'un inhibiteur puissant du CYP3A de manière concomitante devraient être surveillés plus fréquemment pour détecter les effets indésirables. L'administration concomitante du riprétinib et d'un inhibiteur puissant du CYP3A a augmenté l'exposition au riprétinib et au DP‑5439, comme mesurée par la surface sous la courbe des concentrations en fonction du temps (SSC0-∞; de 99 % chacun pour le riprétinib et le DP‑5439) et la Cmax (de 36 % pour le riprétinib et de 6 % pour le DP‑5439). Toutefois, en se fondant sur le profil d'innocuité tolérable démontré du riprétinib, il n'est pas nécessaire de procéder à un ajustement de la dose.

Il faut éviter l'utilisation concomitante du riprétinib avec un puissant inducteur du CYP3A. Le riprétinib et le DP‑5439 sont tous deux métabolisés par le CYP3A, et une exposition réduite peut entraîner une diminution de l'efficacité fondée sur l'analyse de l'exposition‑réponse.

Dans une étude de phase I non contrôlée chez des patients atteints de tumeurs malignes avancées, l'administration du riprétinib n'a pas causé d'augmentation moyenne importante de l'intervalle QTc (c'est‑à‑dire, > 20 ms) par rapport aux valeurs de base.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit de Qinlock approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Efficacité clinique

Les données probantes sur l'efficacité clinique de Qinlock sont fondées principalement sur les résultats de l'étude INVICTUS (DCC‑2618‑03‑001), une étude pivot de phase III menée chez des patients atteints de tumeurs stromales gastro‑intestinales (TSGI) inopérables, localement avancées ou métastatiques. Avant leur participation, les patients avaient déjà été traités avec du mésylate d'imatinib, du malate de sunitinib et du regorafenib.

Les patients ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 2:1 pour recevoir soit 150 mg de Qinlock (nombre de patients [n] = 85), soit un placebo (n = 44), qui ont été administrés oralement une fois par jour, selon des cycles consécutifs de 28 jours. Cette étude a été contrôlée par placebo, puisqu'il n'y a actuellement aucun traitement de quatrième ligne autorisé pour les patients atteints d'une TSGI avancée. La randomisation a été stratifiée en fonction du nombre de traitements anticancéreux antérieurs (3 par rapport à ≥ 4) et de l'état de rendement du Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) (0 par rapport à 1 ou 2). Le traitement a continué jusqu'à ce que les patients aient connu une progression de la maladie ou un niveau inacceptable de toxicité. L'insu individuel des participants a été rompu au moment de la progression de la maladie (comme évalué par un examen central indépendant à l'aveugle [ECIA]). À ce moment‑là, tous les patients qui se trouvaient initialement dans le groupe recevant un placebo ont eu l'option de recevoir un traitement par Qinlock.

Le paramètre principal d'efficacité, la survie sans progression (SSP), a été atteint avec un risque relatif de 0,15, le test log‑rank stratifié p < 0,0001. La SSP médiane était de 6,3 mois dans le groupe recevant Qinlock (intervalle de confiance [IC] de 95 % : 4,6, 6,9) et de 1,0 mois dans le groupe recevant un placebo (IC à 95 % : 0,9, 1,74). À la 26e semaine, le taux estimé de SSP était de 51,0 % dans le groupe recevant Qinlock et de 3,2 % dans le groupe recevant un placebo. Des analyses de sensibilité ont également été effectuées et ont produit des résultats conformes à l'analyse primaire de la SSP. Pour l'analyse primaire, la survie sans progression a été fondée sur l'évaluation de la maladie par l'ECIA, à l'aide de la version 1.1 des critères RECIST (Response Evaluation Criteria in Solid Tumors, Critères d'évaluation de la réponse des tumeurs solides). Dans les critères modifiés, les ganglions lymphatiques et les lésions osseuses n'étaient pas des lésions cibles, et un nouveau nodule tumoral en croissance progressive avec une masse tumorale préexistante devait répondre à des critères précis pour être considéré comme étant une preuve sans équivoque de progression.

Les paramètres secondaires clés étaient le taux de réponse objectif (TRO) évalué par l'ECIA et la survie globale (SG). L'ordre hiérarchique pour les analyses statistiques était la SSP, suivi du TRO, puis de la SG. On a signalé un TRO confirmé de 9,4 % pour le riprétinib, comparativement à 0 % pour le placebo. Les résultats de l'analyse du TRO n'ont pas atteint de signification statistique (p = 0,0504). Par conséquent, il n'a pas été possible de procéder à des essais officiels de la SG. Le risque relatif pour la SG était de 0,36 avec une SG médiane de 15,1 mois pour le riprétinib, comparativement à 6,6 mois pour le placebo. Les résultats de la survie globale pour les patients du groupe recevant un placebo comprennent le temps de survie des patients qui ont reçu le placebo à l'origine et qui ont été transférés au groupe de traitement par Qinlock après la progression de la maladie. Au moment de l'analyse finale, 29 patients (65,9 %) avaient changé de groupe et reçu au moins une dose de Qinlock.

Indication

L'indication proposée par le promoteur L'indication approuvée par Santé Canada
Qinlock (riprétinib) est un inhibiteur de la kinase indiqué pour :
  • le traitement de patients atteints d'une tumeur stromale gastro‑intestinale (TSGI) à un stade avancé qui ont déjà reçu un traitement au moyen d'imatinib, de sunitinib et de regorafenib.
Qinlock (riprétinib) est indiqué pour :
  • le traitement de patients adultes atteints d'une tumeur stromale gastro‑intestinale (TSGI) à un stade avancé qui ont déjà pris de l'imatinib, du sunitinib et du regorafenib.
  • Qinlock devrait être prescrit et supervisé par un professionnel de la santé qualifié qui a de l'expérience avec les produits médicinaux anticancéreux.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Qinlock approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Innocuité clinique

Le profil d'innocuité de Qinlock a été caractérisé à partir des données de l'étude pivot INVICTUS, décrite dans la section Efficacité clinique, ainsi que d'une étude de soutien de phase I (DCC‑2816‑01‑001).

La population d'innocuité de l'étude INVICTUS était composée de 128 patients qui avaient reçu au moins une dose de Qinlock ou d'un placebo. Même si 129 patients ont initialement participé à cette étude, un patient placé aléatoirement dans le groupe recevant un placebo n'a pas reçu de traitement. Les données cliniques sur l'innocuité ont été recueillies pendant la période à double insu de l'étude, au cours de laquelle la durée médiane de l'exposition était de 23,9 semaines (intervalle : de 1,3 à 59,4 semaines), et 45,9 % des patients ont reçu Qinlock pendant au moins six mois.

Les effets indésirables courants (≥ 10 %) observés chez les patients traités avec Qinlock (tous les grades) étaient l'alopécie, la fatigue, l'arthralgie, les spasmes musculaires, les maux de tête, la dyspnée, les douleurs abdominales, la stomatite, l'œdème périphérique, l'asthénie, les nausées, les douleurs abdominales, la constipation, la myalgie, la diarrhée, la perte de poids, une diminution de l'appétit, la peau sèche, le prurit, l'hypertension, le syndrome d'érythrodysesthésie palmaire plantaire et les vomissements.

Des effets indésirables graves se sont produits chez 31 % des patients qui ont reçu Qinlock. Les effets indésirables graves qui se sont produits chez > 2 % des patients étaient la douleur abdominale (4,7 %), l'anémie (3,5 %), les nausées (2,4 %) et les vomissements (2,4 %). Les effets indésirables graves considérés comme liés au médicament étaient l'anémie, l'insuffisance cardiaque, la mort, la dyspnée, le fécalome, la maladie du reflux gastro‑œsophagien, l'hyperkaliémie, l'hypophosphatasémie, la nausée et l'hémorragie gastro‑intestinale supérieure; tous ces cas ont chacun été signalés chez un patient (1,2 %).

L'étude de soutien de phase I (DCC‑2816‑01‑001) a été menée chez des patients atteints de différents types de tumeurs malignes, y compris la TSGI. Dans cette étude, 184 patients atteints de TSGI ont reçu Qinlock à des doses allant de 20 mg deux fois par jour à 200 mg deux fois par jour et 83 patients atteints de TSGI ont reçu 150 mg une fois par jour comme traitement de quatrième ligne ou plus.

Les données regroupées sur l'innocuité recueillies auprès de 351 patients (les patients combinés des études INVICTUS et de phase I) qui ont reçu au moins une dose de Qinlock, peu importe la dose ou le type de cancer, ont été aussi évalué. On a signalé des cas de kératoacanthome et d'hypersensibilité. Les effets indésirables courants (≥10 %) comprenaient l'anémie, l'alopécie, la fatigue, la myalgie, l'arthralgie, les spasmes musculaires, les maux de tête, la dyspnée, la constipation, les nausées, les douleurs abdominales, la diarrhée, les vomissements, la stomatite, l'œdème périphérique, l'asthénie, la perte de poids, la diminution de l'appétit, la peau sèche, le prurit, l'hypertension, l'élévation de la concentration de lipase, la toux, les douleurs dorsales, l'élévation de la bilirubine sanguine, les étourdissements, l'hypokaliémie, l'hypophosphatémie, les éruptions, la kératose actinique, les douleurs dans les extrémités, et le syndrome d'érythrodysesthésie palmaire plantaire.

Un encadré « Mises en garde et précautions importantes » dans la monographie de produit de Qinlock souligne les risques de dysfonction cardiaque, d'hypertension et de nouvelles tumeurs malignes cutanées primaires (carcinome et mélanome des cellules squameuses), qui sont des effets indésirables cliniquement importants. Il précise en outre que seuls les professionnels de la santé qualifiés qui ont de l'expérience avec les produits médicinaux anticancéreux devraient prescrire et superviser le traitement avec Qinlock.

Qinlock a généralement été bien toléré. Les effets indésirables, y compris les effets indésirables graves, peuvent être traités au besoin au moyen d'une surveillance adéquate, d'une réduction ou d'une interruption de la dose, ou d'un arrêt du traitement.

Santé Canada a déterminé que les mesures de gestion des risques appropriées sont en place pour répondre aux préoccupations en matière d'innocuité soulevées pour Qinlock et pour promouvoir son utilisation sécuritaire et efficace. Dans l'ensemble, le profil avantages‑effets nocifs‑incertitudes de Qinlock est favorable pour l'indication approuvée.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Qinlock approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

 

 

 

7.2 Motifs non cliniques de la décision

 

Le riprétinib, l'ingrédient médicinal dans Qinlock, inhibe le récepteur tyrosine kinase (KIT) et la kinase récepteur A du facteur de croissance dérivé de plaquettes (PDGFRA) in vitro, affichant habituellement des niveaux élevés de puissance contre de nombreuses formes mutantes des deux types de kinases.

Le riprétinib et son principal métabolite actif, le DP‑5439, ont tous deux bloqué la prolifération cellulaire ou la phosphorylation par KIT/PDGFRA dans les lignées cellulaires des tumeurs stromales gastro‑intestinales (TSGI), de la leucémie myéloïde aiguë (LMA) et de la mastocytose entraînées par des mutations dans KIT. Le riprétinib et le DP‑5439 ont également induit l'apoptose dans les mastocytes mutantes de KIT et ont empêché l'émergence de la résistance aux médicaments dans les essais de mutagénèse de saturation cellulaire mutante de KIT. Dans les essais cellulaires, le riprétinib et le DP‑5439 ont également inhibé plusieurs kinases clés participant au microenvironnement tumoral. Une sélectivité élevée a été observée pour les kinases de la famille de KIT.

On a observé une régression de la tumeur in vivo dans les modèles de souris, y compris une régression complète de la tumeur dans certains cas, avec une recroissance lente après l'arrêt du traitement. Un effet additif sur la régression tumorale a été observé lorsque le riprétinib a été administré en association avec d'autres agents. L'activité hors cible semblait être minimale pour les expositions cliniquement pertinentes.

Dans les études à doses répétées, les incisives croissantes étaient soit manquantes, soit décolorées chez les rats, et on a observé une décoloration de la peau, des lésions cutanées et une alopécie ou un amincissement des poils de la fourrure chez les rats et les chiens. On a également observé une diminution de la consommation d'aliments et une diminution de poids corporel ainsi qu'une diminution de gain en poids corporel. Au cours de la phase de rétablissement, on a constaté que l'apparition de la peau écailleuse, de la couche de cheveux mince ou de plaies et de gales était réversible. Chez les rats, on a également observé des signes de toxicité dans les os et la rate à des doses de ≥ 30 mg/kg/jour et on a observé des effets minimes à modérés dans les vaisseaux sanguins du foie, des poumons et des ganglions lymphatiques mésentériques à des doses de ≥ 100 mg/kg/jour. On a observé des effets indésirables dans le tractus gastro‑intestinal chez les rats femelles à une dose de 300 mg/kg/jour.

Les études pharmacologiques sur l'innocuité chez les chiens ont révélé des augmentations importantes de la fréquence cardiaque dépendantes de la dose. Cela a été observé à des expositions semblables à l'exposition clinique chez les humains, tant pour le riprétinib que pour le DP‑5439. On a également détecté des diminutions secondaires des intervalles QT et PR. On n'a observé aucun effet sur les systèmes respiratoires ou nerveux central.

Le riprétinib est métabolisé principalement par le cytochrome P450 (CYP) 3A4/5, le CYP2C8 et le CYP2D6. D'autres métabolisations du DP‑5439 sont effectuées principalement par le CYP3A4 et le CYP2D6. Il existe un potentiel d'interactions médicamenteuses causées par le CYP en fonction du potentiel d'inhibition du riprétinib et du DP‑5439.

Le riprétinib était très tératogène chez les rats, à des expositions semblables à l'exposition prévue chez les humains à la dose clinique recommandée. Des malformations liées à la dose ont été observées au cours d'une étude de développement embryofœtal chez des rates gestantes, au cours de laquelle le riprétinib a été administré pendant l'organogenèse (jours gestationnels 6 à 18). On a observé des malformations touchant les systèmes cardiovasculaire et squelettique à une dose maternelle de 20 mg/kg/jour (correspondant à environ la moitié de l'exposition prévue à la dose recommandée). On a observé une incidence accrue des variations anatomiques, qui sont des signes de toxicité développementale, à une dose de 20 mg/kg/jour. On a aussi observé une réduction du poids corporel fœtal et des sites d'ossification réduits dans les fœtus à cette dose.

Lorsqu'on les a administrés à des lapines gestantes (une fois par jour, à partir des jours de gestation 7 à 19), on a observé une augmentation de la perte post‑implantation et une réduction du poids corporel du fœtus à une dose de 40 mg/kg/jour. Des avortements et une perte de poids corporel maternel liés au riprétinib ont été observés à une dose de 150 mg/kg/jour. On ignore si le riprétinib est excrété dans le lait.

Même si on n'a effectué aucune étude particulière de fertilité chez les animaux mâles, des effets indésirables ont été observés dans les organes reproducteurs au cours des études de toxicité à doses répétées chez les rats mâles. On a observé une dégénérescence ou une atrophie bilatérale des testicules et une augmentation des débris cellulaires de l'épididyme liées au riprétinib à des doses de 30 et 300 mg/kg/jour. Des diminutions correspondantes du poids des testicules et des épididymes ont également été observées à ces doses et n'ont pas été inversées à la fin de la période de rétablissement.

Le riprétinib n'a pas été déclaré génotoxique. On n'a pas effectué d'études de carcinogénicité pour le riprétinib, car elles n'étaient pas exigées par les lignes directrices pertinentes de l'International Council for Harmonisation (ICH). Dans des études in vitro, le riprétinib présentait un potentiel élevé de phototoxicité à des concentrations cliniquement pertinentes après exposition aux rayons ultraviolets A et B.

Les résultats des études non cliniques ainsi que les risques potentiels pour les humains sont abordés en détail dans la monographie de produit de Qinlock. Les mises en garde et mesures de précaution appropriées ont également été incluses afin de répondre aux préoccupations signalées en matière d'innocuité. Compte tenu de l'utilisation prévue de Qinlock, il n'existe aucun problème pharmacologique ou toxicologique dans cette présentation qui empêche l'autorisation du produit.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Qinlock approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

 

 

7.3 Motifs d'ordre qualitatif

 

L'information soumise sur les caractéristiques chimiques et la fabrication de Qinlock montre que la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées au développement et à la validation ont été menées, et des contrôles adéquats sont en place pour les procédés commerciaux. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation effectuées tout au long du développement du produit pharmaceutique ont été examinées et jugées acceptables. D'après les données sur la stabilité soumises, la durée de conservation proposée de 18 mois est jugée acceptable lorsque le produit est entreposé dans son contenant original à la température ambiante (entre 15ºC et 25ºC).

On estime que les limites proposées concernant les impuretés liées au médicament ont été raisonnablement qualifiées, c'est‑à‑dire qu'elles se situent dans les limites établies par l'International Council for Harmonisation [l'ICH].

Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.

Tous les ingrédients non médicinaux (décrits précédemment) présents dans le produit pharmaceutique sont autorisés en vertu du Règlement sur les aliments et drogues pour usage dans les médicaments.

Les matières premières biologiques utilisées au cours de la fabrication proviennent de sources présentant un risque minimal ou nul d'encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) ou d'autres pathogènes humains.