Sommaire des motifs de décision portant sur Nextstellis
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Nextstellis est accessible ci-dessous.
Activité récente relative à Nextstellis
Les SMD relatifs aux médicaments autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que la présentation de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.
Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Nextstellis, un produit dont les ingrédients médicinaux est estétrol monohydraté et drospirénone. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la liste des abréviations qui se trouvent dans les TAPA.
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez le document intitulé Gestion des présentations et des demandes de drogues.
Mise à jour : 2023-07-21
Identification numérique de drogue (DIN) :
DIN 02513218 – 15 mg estétrol monohydraté et 3 mg drospirénone, comprimés, administration orale
Tableau des activités postautorisation (TAPA)
| Type et numéro d’activité ou de présentation | Date de présentation | Décision et date | Sommaire des activités |
|---|---|---|---|
| Avis de mise en marché d’un produit pharmaceutique (DIN 02513218) | Sans objet | Date de la première vente : 2021-06-15 | Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues. |
| PDN Nº 236197 | 2020-02-18 | Délivrance d’un AC 2021-03-05 | Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle. |
Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Nextstellis
SMD émis le : 2021-06-16
L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Nextstellis.
Estétrol monohydraté et drospirénone
Identification(s) numérique(s) de drogue(s):
- DIN 02513218 - 15 mg estétrol monohydraté et 3 mg drospirénone, comprimés, administration orale
Searchlight Pharma Inc.
Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 236197
Le 5 mars 2021, Santé Canada a émis à l’intention de Searchlight Pharma Inc. un avis de conformité pour le produit pharmaceutique Nextstellis.
L’autorisation de mise en marché s’appuie sur l’information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D’après l’évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages-effets nocifs-incertitudes de Nextstellis est considéré comme étant favorable pour la prévention de la grossesse.
1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?
Nextstellis, un contraceptif oral, été autorisé pour la prévention de la grossesse.
L’innocuité et l’efficacité de Nextstellis ont été étudiées chez des femmes âgées de 16 à 50 ans. Aucune donnée sur les femmes de moins de 16 ans n’était à la disposition de Santé Canada au moment de l’autorisation. Par conséquent, aucune indication d’utilisation pédiatrique n’a été autorisée. L’utilisation de ce produit avant la ménarche n’est pas indiquée. De plus, Santé Canada n’a autorisé aucune indication chez les femmes de plus de 50 ans. L’utilisation de Nextstellis n’est pas indiquée chez les femmes post-ménopausées.
Nextstellis est contre-indiqué chez les sujets qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à tout autre ingrédient dans la formulation, y compris tout ingrédient non médicinal ou composant du contenant.
Nextstellis ne devrait pas être utilisé chez les femmes qui présentent l’un des états suivants :
- État actuel ou antécédents de thrombophlébite ou de troubles thromboemboliques (comme une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire);
- Présence de facteurs de risque graves ou multiples de thrombose artérielle ou veineuse, comme :
- Hypertension
- Prédisposition héréditaire ou acquise à la thrombose veineuse ou artérielle, comme la mutation appelée facteur V de Leiden et la résistance à la protéine C activée, un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S, l’hyperhomocystéinémie et les anticorps antiphospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique) et la mutation G20210A de la prothrombine
- Dyslipoprotéinémie grave
- Diabète sucré avec atteinte vasculaire
- Augmentation de l’âge, en particulier au-delà de 50 ans
- Obésité
- Autres états de santé associés à la thromboembolie veineuse ou autres effets indésirables vasculaires
- Antécédents familiaux positifs (thromboembolie artérielle chez un frère ou une sœur ou un parent, surtout à un âge relativement jeune, p. ex., moins de 50 ans);
- Immobilisation prolongée, chirurgie majeure, toute chirurgie aux jambes ou au bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur
- Tabagisme, en particulier chez les femmes de plus de 35 ans;
- Épisode actuel ou antécédents de troubles cérébrovasculaires;
- Épisode actuel ou antécédents d’infarctus du myocarde ou de coronaropathie;
- Cardiopathie valvulaire avec complications;
- Épisode actuel ou antécédents de prodrome de thrombose (p. ex., accident ischémique transitoire, angine de poitrine);
- Maladie hépatique active, ou épisode actuel ou antécédents de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes;
- Carcinome du sein connu ou soupçonné;
- Carcinome de l’endomètre ou autre néoplasie œstrogéno-dépendante connue ou soupçonnée;
- Saignements vaginaux anormaux non diagnostiqués;
- Ictère cortico-dépendant, ictère cholestatique, antécédents d’ictère gravidique;
- Toute lésion oculaire attribuable à une affection vasculaire ophtalmique, telle qu’une perte partielle ou totale de la vue ou une altération des champs visuels;
- Grossesse confirmée ou soupçonnée;
- Épisode actuel ou antécédents de migraine avec aura focale;
- Épisode actuel ou antécédents de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie grave;
- Insuffisance rénale;
- Dysfonction hépatique;
- Insuffisance surrénale.
Nextstellis a été autorisé selon les conditions d’utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques associés à l’administration du médicament.
Nextstellis (15 mg estétrol monohydraté et 3 mg drospirénone) se présente sous forme de comprimés. En plus de l’ingrédient médicinal, chaque comprimé contient :
- Comprimés roses (actifs) : huile de coton (hydrogénée), hydroxypropylcellulose, hydroxypropylméthylcellulose, oxyde de fer rouge (E172), lactose monohydraté, stéarate de magnésium, amidon de maïs, polyvinylpyrrolidone, glycolate sodique d’amidon, talc et dioxyde de titane (E171)
- Comprimés blancs (inertes) : huile de coton (hydrogénée), hydroxypropylcellulose, hydroxypropylméthylcellulose, lactose monohydraté, stéarate de magnésium (E572), amidon de maïs, talc et dioxyde de titane (E171)
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter également la monographie de produit de Nextstellis approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
2 Pourquoi Nextstellis a-t-il été autorisé?
Santé Canada estime que Nextstellis a un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable pour la prévention de la grossesse.
Les contraceptifs oraux combinés représentent une méthode efficace de prévention de la grossesse et sont largement utilisés dans le monde industrialisé. Un contraceptif oral combiné comprend un progestatif et un œstrogène. Le progestatif empêche principalement la grossesse en diminuant la sécrétion de l’hormone lutéinisante par la glande pituitaire, ce qui entraîne l’inhibition de l’ovulation. L’œstrogène, quant à lui, contribue à l’activité contraceptive en inhibant la sécrétion de l’hormone folliculo-stimulante, affectant ainsi le développement du follicule ovarien. L’œstrogène assure la stabilité de l’endomètre (en équilibre avec le progestatif) et, par conséquent, permet le contrôle du cycle et un profil des saignements acceptable.
Nextstellis est un nouveau contraceptif oral combiné contenant de l’œstrogène (estétrol monohydraté, 15 mg) et un progestatif (drospirénone, 3 mg). L’estétrol monohydraté est une nouvelle substance active. Il s’agit d’une forme synthétique d’œstrogène naturel produit par le foie du fœtus humain pendant la grossesse. La drospirénone est un progestatif contraceptif bien caractérisé et largement utilisé. Au Canada, la drospirénone est disponible en association avec l’éthinylestradiol comme contraceptif oral depuis 2004.
Il a été démontré que Nextstellis est efficace pour prévenir la grossesse. L’autorisation de mise sur le marché était principalement fondée sur deux études cliniques pivots de phase III multicentriques, ouvertes et à volet unique (étude C302 et étude C301). L’étude C302, menée aux États-Unis et au Canada, comprenait 1 864 femmes en bonne santé âgées de 16 à 50 ans. L’étude C301, menée en Europe et en Russie, comprenait 1 553 femmes en bonne santé âgées de 18 à 50 ans. Le paramètre principal d’efficacité pour les deux études était le nombre de grossesses pendant le traitement dans la population ITT (intention de traiter) de femmes âgées de 16 à 35 ans pour l’étude C302 et de 18 à 35 ans pour l’étude C301. Les grossesses pendant le traitement ont été évaluées à l’aide de l’indice de Pearl (IP), une mesure validée et fiable du taux de grossesse. L’analyse des tables de survie a fourni des taux cumulatifs de grossesse pendant le traitement sur un an. Le paramètre secondaire d’efficacité pour les deux études était l’IP dans l’ensemble de la population ITT.
Au cours de l’étude C302, l’analyse primaire a été effectuée sur 12 763 cycles à risque auprès de 1 524 femmes âgées de 16 à 35 ans. Les résultats de cette analyse ont permis de déterminer que l’IP pour ce groupe était de 2,65 (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 1,73-3,88) et le taux cumulatif de grossesse pendant le traitement était de 2,06 % (IC à 95 % : 1,40-3,04 %), ce qui correspond à environ 97,9 % de protection contraceptive sur une période d’un an. L’IP global pour les sujets âgés de 16 à 50 ans était de 2,52 (IC à 95 % : 1,68-3,64) avec un taux cumulatif de grossesse pendant le traitement de 2,00 % (IC à 95 % : 1,38-2,91 %).
Pour l’étude C301, l’analyse primaire a été effectuée sur 13 692 cycles à risque auprès de 1 313 femmes de 18 à 35 ans. Les résultats de cette analyse ont permis de déterminer que l’IP pour ce groupe était de 0,47 (IC à 95 %) : 0,15-1,11) et le taux cumulatif de grossesse pendant le traitement était de 0,45 % (IC à 95 % : 0,19-1,09 %), ce qui correspond à environ 99,6 % de protection contraceptive sur une période d’un an. L’IP global pour les femmes âgées de 18 à 50 ans était de 0,41 (IC à 95 % : 0,13-0,96) avec un taux cumulatif de grossesse pendant le traitement de 0,39 % (IC à 95 % : 0,16-0,94%).
Les données de ces deux études pivots ont été regroupées afin d’obtenir un IP pour les femmes de 16 à 35 ans. L’IP combiné était de 1,52 (IC à 95 %, 1,04, 2,16) et le taux cumulatif combiné de grossesse pendant le traitement était de 1,28 % (IC à 95 %, 0,83, 1,73 %), ce qui correspond à environ 98,8 % de protection contraceptive sur une période d’un an.
Pour évaluer l’innocuité de Nextstellis, les données de ces deux études de phase III et de trois études de phase II ont été regroupées. Ces études ont été menées dans la population ciblée (c.‑à‑d. les femmes préménopausées en bonne santé âgées de 16 à 50 ans) et leur durée était d’au moins trois cycles de 28 jours. L’analyse de l’innocuité comprenait des données provenant de 3 790 sujets. Au total, 2 212 sujets ont terminé 13 cycles de traitement lors des deux études de phase III. Les sujets traités représentaient un total de 2 735 années-femmes, ou 35 677 cycles d’exposition.
Environ 50 % des sujets ont déclaré un événement indésirable apparu en cours de traitement (EIT), dont environ la moitié étaient liés à Nextstellis. Moins de 10 % des EIT ont entraîné une interruption prématurée du traitement. Les réactions indésirables les plus fréquemment signalées (≥1 %) étaient la métrorragie (4,3 %), la céphalée (3,2 %), l’acné (3,2 %), l’hémorragie vaginale (2,7 %), la dysménorrhée (2,4 %), des douleurs aux seins (2,1 %), un gain de poids (2,0 %), la douleur/sensibilité des seins (1,8 %), une diminution de la libido (1,5 %), des nausées (1,4 %), la ménorragie (1,3 %) et des sautes d’humeur (1,3 %). Chez les sujets âgés de 16 à 35 ans, les taux de EIT déclarés étaient semblables à ceux observés chez tous les sujets. Quarante-cinq EIT graves (sans égard à la relation de cause à effet) ont été signalées par 41 sujets (1,1 %) de la population soumise à l’évaluation de l’innocuité. Il s’agissait notamment de neuf cas d’avortement spontané, de deux cas de grossesse ectopique, de sept cas de troubles psychiatriques, de deux cas de dépression, d’un cas de trouble vasculaire et d’un cas de thrombose veineuse. Trois des EIT graves (grossesse ectopique, dépression et thrombose veineuse) ont été associées au traitement avec Nextstellis.
Les préoccupations soulevées en matière d’innocuité comprennent un risque accru d’événements cardiovasculaires graves associés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux et au tabagisme. Le risque augmente avec l’âge, en particulier chez les femmes de plus de 35 ans, et avec le nombre de cigarettes fumées. Pour cette raison, les fumeuses de plus de 35 ans ne devraient pas utiliser Nextstellis. En outre, les sujets devraient être informés que les contraceptifs oraux ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)/syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Ces deux préoccupations figurent dans un encadré « Mises en garde et précautions importantes » dans la monographie de produit de Nextstellis.
L’innocuité de Nextstellis n’a pas été évaluée chez les femmes souffrant d’hypertension, ayant des antécédents ou des facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV) ou de thromboembolie artérielle (TEA), et au-delà de 13 cycles. Le potentiel d’interactions entre les médicaments n’a pas été évalué (sauf lors d’une étude qui a évalué l’effet d’un inhibiteur puissant de l’uridine 5'-diphospho-glucuronosyltransférase 2B7 [UGT2B7]). Toutes les interactions potentielles entre médicaments sont adéquatement identifiées. Les risques d’événements indésirables graves, comme la grossesse ectopique, la dépression/les troubles psychiatriques et la TEV/TEA, devraient être caractérisés davantage lors des activités de surveillance suivant la mise en marché.
Searchlight Pharma Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Nextstellis. Après examen, ce PGR a été jugé acceptable. Le PGR est destiné à décrire les problèmes d’innocuité connus ou possibles, à présenter le plan de surveillance prévu et, le cas échéant, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques liés au produit.
Dans le PGR, la TEV et la TEA ont été considérées comme des risques importants. En ce qui a trait à ces risques, le promoteur a proposé des activités de pharmacovigilance systématiques et des mesures d’atténuation des risques systématiques (étiquetage). L’Agence européenne des médicaments (EMA) a demandé qu’une étude de sécurité post-autorisation (PASS) non interventionnelle soit réalisée afin de mieux caractériser le risque de TEV et de TEA associé à Nextstellis comparativement à un contraceptif oral combiné commercialisé. À cet égard, Santé Canada a recommandé que les constatations relatives à l’innocuité découlant des engagements post-commercialisation en matière de pharmacovigilance, y compris l’étude d’innocuité suivant l’autorisation requise par l’EMA, lui soient présentées.
Les étiquettes interne et externe, la notice d’accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Nextstellis qui ont été présentées répondent aux exigences réglementaires relatives à l’étiquetage, à l’utilisation d’un langage clair et aux éléments de conception.
Un examen de l’évaluation de la marque présentée, y compris des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables, a été effectué et le nom proposé de Nextstellis a été accepté.
Les données non cliniques et les études cliniques ont démontré que Nextstellis présente un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable. Les problèmes d’innocuité relevés peuvent être gérés à l’aide de l’étiquetage et d’une surveillance adéquate. La monographie de produit de Nextstellis comporte des mises en garde et des précautions appropriées pour répondre aux préoccupations d’innocuité identifiées.
Cette présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l’avis de conformité prévu à l’article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs d’ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).
3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Nextstellis?
Étapes importantes de la présentation: Nextstellis
| Étape importante de la présentation | Date |
|---|---|
| Réunion préalable à la présentation | 2019-10-10 |
| Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle | 2020-02-18 |
| Examen préliminaire | |
| Avis d'insuffisance émis lors de l'examen préliminaire | 2020-04-01 |
| Réponse déposée | 2020-04-17 |
| Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire | 2020-05-12 |
| Examen | |
| Évaluation du plan de gestion des risques terminée | 2020-12-15 |
| Évaluation biopharmaceutique terminée | 2021-02-03 |
| Évaluation non clinique terminée | 2021-02-23 |
| Évaluation de la qualité terminée | 2021-02-26 |
| Examen de l'étiquetage terminé | 2021-03-01 |
| Évaluation clinique/médicale terminée | 2021-03-05 |
| Délivrance de l'Avis de conformité par le directeur général, Direction des produits thérapeutiques | 2021-03-05 |
Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice de l'industrie : gestion des présentations de drogues et demandes.
4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?
Les exigences en matière d’activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement connexe. Dans le cadre de l’autorisation de mise en marché de Nextstellis, Santé Canada a demandé que le promoteur s’engage à prendre plusieurs mesures suivant la mise en marché, ce que le promoteur a accepté. Dans le plan de gestion des risques, la thromboembolie veineuse (TEV) et la thromboembolie artérielle (TEA) ont été considérées comme des risques importants. En ce qui a trait à ces risques, le promoteur a proposé des activités de pharmacovigilance systématiques et des mesures d’atténuation des risques systématiques (étiquetage). L’Agence européenne des médicaments (EMA) a demandé qu’une étude de sécurité post-autorisation (PASS) non interventionnelle soit réalisée afin de mieux caractériser le risque de TEV et de TEA associé à Nextstellis comparativement à un contraceptif oral combiné commercialisé. À cet égard, Santé Canada a recommandé que les constatations relatives à l’innocuité découlant des engagements post-commercialisation en matière de pharmacovigilance, y compris l’étude d’innocuité suivant l’autorisation requise par l’EMA, lui soient présentées.
6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?
Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits pharmaceutiques, veuillez suivre les liens suivants :
- Consulter MedEffet Canada pour connaître les derniers avis, mises en garde et retraits concernant les produits commercialisés.
- Voir la Base de données des avis de conformité (AC) pour accéder à la liste des dates d'autorisation de tous les médicaments ayant reçu un AC depuis 1994.
- Consulter la Base de données sur les produits pharmaceutiques (BDPP) pour obtenir la dernière monographie de produit. La BDPP contient des renseignements précis sur les médicaments dont l'utilisation a été approuvée au Canada.
- Voir l'Avis de conformité avec conditions (AC-C) et les documents connexes pour les produits ayant reçu un AC en vertu de la Ligne directrice sur les avis de conformité avec conditions (AC-C), le cas échéant. En cliquant sur les liens correspondant au nom du produit (selon le cas), vous pouvez accéder la fiche de renseignements, partie III - Renseignements pour les patients sur les médicaments, l'avis d'admissibilité, et/ou la « Lettre aux professionnels de santé ».
- Consulter le Registre des brevets pour obtenir la liste des brevets déposés relativement à des ingrédients médicinaux, le cas échéant.
- Consulter le Registre des drogues innovantes pour obtenir la liste des drogues admissibles à la protection des données en vertu de l'article C.08.004.1 du Règlement sur les aliments et drogues, le cas échéant.
7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
7.1 Motifs cliniques de la décision
Pharmacologie clinique
Nextstellis est un contraceptif oral combiné monophasique qui contient 15 mg d’œstrogène estétrol monohydraté et 3,0 mg de progestatif drospirénone. Les contraceptifs oraux combinés agissent en supprimant la libération de gonadotrophines. Bien que le principal mécanisme d’action soit l’inhibition de l’ovulation, les combinaisons d’œstrogènes et de progestatifs produisent également une modification de la glaire cervicale, de l’endomètre utérin, ainsi que de la motilité et de la sécrétion dans la trompe utérine.
La drospirénone est un analogue de la spironolactone avec une activité antiminéralocorticoïde. Chez l’humain, l’estétrol n’est produit que par le foie fœtal pendant la grossesse et atteint la circulation maternelle à travers le placenta. L’estétrol monohydraté dans Nextstellis est synthétisé à partir d’une source végétale.
L’estétrol présente une sélectivité élevée pour les récepteurs d’œstrogènes (ER) et se lie à la fois à ERα et à ERβ, avec une affinité 4 à 5 fois plus élevée pour ERα par rapport à ERβ. Les propriétés estrogéniques de l’estétrol ont été confirmées dans plusieurs profils pharmacodynamiques in vivo. L’estétrol agit comme agoniste des œstrogènes sur le vagin, l’utérus et l’endomètre, les os et le cerveau, et comme antagoniste dans les tissus mammaires. L’estétrol comme monothérapie supprime l’activité ovarienne et inhibe l’ovulation en fonction de la dose; cependant, la suppression ovarienne complète n’est obtenue que lorsque l’estétrol est combiné à un progestatif.
Pharmacodynamique
Des essais biochimiques ont montré que l’estétrol est un œstrogène faible qui présente une liaison très sélective à l’ER et une puissance inférieure à celle de l’estradiol et de l’éthinylestradiol. L’estétrol a démontré une activité antigonadotrope caractérisée par une diminution en fonction de la dose des taux d’hormones folliculostimulantes et d’hormones lutéinisantes sériques, tandis qu’il stimulait l’endomètre. Les deux principaux métabolites, le estétrol-3-glucuronide et le estétrol-16-glucoronide, ont montré une activité œstrogénique négligeable avec des puissances plusieurs centaines de fois inférieures à celles de l’estétrol. D’après les ouvrages scientifiques, la drospirénone est un analogue de la spironolactone avec une activité antiminéralocorticoïde mais sans propriétés androgéniques, œstrogéniques, glucocorticoïdes ou antiglucocorticoïdes.
Pharmacocinétique
L’estétrol et la drospirénone ont tous deux étés absorbés rapidement après l’ingestion, environ 1 à 3 heures et 0,5 à 2 heures, respectivement. La biodisponibilité a été estimée à environ 70 % pour l’estétrol et à 76 à 85 % pour la drospirénone. L’état stable de l’estétrol et de la drospirénone a été atteint après environ 5 à 6 jours et 8 à 10 jours, respectivement, après l’administration d’une dose de 15/3 mg d’estétrol/de drospirénone. La concentration plasmatique maximale (Cmax) et la surface sous la courbe de concentration en fonction du temps (SSC) de l’estétrol seul ou en combinaison avec la drospirénone ont augmenté de façon proportionnelle à la dose au-dessus de l’intervalle de 15 mg à 75 mg d’estétrol après une dose multiple de 15/3 mg à 75/15 mg une fois par jour. On a calculé que la demi-vie d’élimination de l’estétrol et de la drospirénone était d’environ 25,0 h ± 6,6 et 35,7 h respectivement dans des conditions stables. Le volume apparent de distribution (Vd) de l’estétrol et de la drospirénone à l’état stable était d’environ 6 000 à 10 000 L et de 3,7 L, respectivement. Le volume de distribution élevé de l’estétrol indique que le composant est largement distribué dans les tissus et qu’une quantité limitée se retrouve dans le plasma.
Le niveau de globuline spécifique (SHBG) était un indicateur prédictif du risque de thromboembolie veineuse. L’étude d’affinité de liaison in vitro a montré que l’estétrol ne se liait pas à la SHBG. L’estétrol présentait une liaison modérée aux protéines plasmatiques humaines (45,5 %-50,4 %) et l’albumine sérique humaine (58,6 %), alors que la drospirénone était connue pour être liée à 97 % aux protéines plasmatiques. La distribution de l’estétrol dans les globules rouges était limitée.
Après l’administration orale chez les humains, il a été démontré que l’estétrol subit un métabolisme de phase II important afin de former des conjugués de glucuronide et de sulfate. L’isoforme UGT2B7 de l’uridine 5'‑diphospho-glucuronosyltransférase (UGT) est l’isoforme UGT dominant impliqué dans la biotransformation de l’estétrol en glucuronide direct. L’estétrol subit une sulfatation, principalement par l’œstrogène sulfotransférase (SULT1E1). Environ 69 % de la dose d’estétrol administrée a été éliminée dans l’urine en tant que métabolites inactifs. Par conséquent, une grande partie de l’estétrol a été excrétée sous forme de métabolites avec une activité œstrogénique négligeable. D’après les ouvrages scientifiques, il est bien établi que la drospirénone est abondamment métabolisée, car seules des traces de celle-ci demeurent inchangées dans l’urine et les fèces. La drospirénone est également soumise à un métabolisme oxydatif catalysé par le cytochrome P450 (CYP) 3A4 (CYP3A4).
Interactions médicamenteuses
Les résultats d’études in vitro ont montré que l’estétrol présentait de faibles propriétés inhibitrices envers les UGT1A9 et UGT2B7 humains. Une étude sur les interactions entre médicaments a été présentée. L’objectif de l’étude était de déterminer si un inhibiteur UGT2B7 puissant affectait les paramètres pharmacocinétiques de l’estétrol/la drospirénone. Les résultats de cette étude ont montré que l’acide valproïque inhibiteur augmentait la concentration maximale moyenne (Cmax) de l’estétrol de 35,5 %, la SSC du temps 0 jusqu’à la dernière concentration mesurable (SSC0-tlast) de 25,5 % et la SSC du temps infini (AUC0-inf) de 13,1 %, tandis qu’aucun effet n’a été observé pour la drospirénone. L’augmentation des paramètres pharmacocinétiques de l’estétrol n’a pas été considérée comme cliniquement pertinente.
Les résultats d’études de métabolisme in vitro ont indiqué que l’estétrol n’inhibait pas les principaux isoformes du CYP450. Ainsi, l’effet de l’estétrol sur les médicaments métabolisés principalement par le CYP450 devrait être limité, mais le risque ne peut être exclu.
Des études de perméabilité et d’absorption/de transporteurs d’efflux in vitro ont montré qu’un signal inhibiteur a été détecté pour le transporteur d’anion organique 3 (OAT3) avec l’estétrol. Bien qu’il ne puisse être entièrement exclu que l’estétrol agisse à titre de substrat pour l’OAT3, le risque d’une interaction médicamenteuse avec d’autres médicaments affectant le transporteur d’OAT3 ne peut être ignoré. De plus, l’effet de l’estétrol comme substrat potentiel pour les transporteurs ABC d’efflux a été évalué et les résultats laissent croire que l’estétrol agit comme substrat de la glycoprotéine P et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP). Comme l’estétrol est hautement perméable et hautement soluble, il ne devrait pas être affecté de façon significative par l’efflux induit par la BCRP, mais le risque ne peut être exclu.
Il existe un étiquetage par classe pour tous les contraceptifs oraux combinés afin d’indiquer les interactions possibles entre les médicaments, y compris celles qui ne sont pas bien établies. Cet étiquetage par classe s’applique également à Nextstellis, car le promoteur n’a pas effectué d’études pertinentes sur l’interaction entre médicaments.
Populations spéciales
Aucune étude spécialisée n’a été menée pour évaluer la pharmacocinétique de l’estétrol chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou hépatique. Nextstellis est contre-indiqué chez les sujets atteints d’insuffisance rénale et de maladie du foie. Selon une analyse pharmacocinétique, aucun ajustement de dose de Nextstellis n’est recommandé en fonction de l’âge, de l’ethnicité, du poids corporel ou du sexe.
Les données pharmacologiques cliniques appuient l’usage de Nextstellis pour l’indication recommandée. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit de Nextstellis approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Efficacité clinique
L’autorisation de mise sur le marché pour Nextstellis a principalement été fondée sur les résultats de deux études pivots de phase III (étude C302 et étude C301) et sur des données à l’appui provenant des études de phase II ES‑C02, C202 et C201.
Études pivots
L’efficacité contraceptive de Nextstellis (15 mg d’estétrol [E4] monohydraté/3 mg de drospirénone [DRSP]) a été évaluée lors de deux études cliniques de phase III, multicentriques, ouvertes et à un seul volet (étude C302 et étude C301) menées chez des femmes préménopausées en bonne santé et hétérosexuelles actives. Certains sujets ont été exclus des études s’ils étaient des fumeurs ≥ 35 ans; avaient un indice de masse corporelle > 35 kg/m2; souffraient d’hypertension ou avaient des antécédents de thrombose veineuse profonde, d’embolie pulmonaire, d’angine de poitrine, de cardiopathie ischémique ou d’accident vasculaire cérébral; présentaient des facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV) ou de thromboembolie artérielle (TEA); ou avaient des antécédents de malignité liée aux hormones.
Les participants des deux études ont reçu Nextstellis (E4/DRSP 15/3 mg) sous forme de plaquettes alvéolaires contenant 24 comprimés roses actifs (contenant des hormones) et 4 comprimés inertes blancs (sans hormones). Nextstellis a été administré par voie orale une fois par jour pendant 13 cycles consécutifs de 28 jours. Le traitement a été pris à peu près au même moment de la journée selon un schéma posologique de 24/4 jours (un comprimé rose actif pris chaque jour pendant 24 jours consécutifs, suivi d’un comprimé blanc inerte pris pendant 4 jours).
Le paramètre principal d’efficacité pour les deux études était le nombre de grossesses en cours de traitement évalué par l’indice Pearl (IP) dans la population ITT de femmes de 16 à 35 ans pour l’étude C302 et de 18 à 35 ans pour l’étude C301. L’analyse primaire a été effectuée chez des sujets ayant au moins un cycle à risque (cycles lors desquels aucune autre méthode de contraception n’a été utilisée et pour lesquels les sujets ont confirmé que des rapports sexuels avaient eu lieu). L’IP est une mesure validée et fiable du taux de grossesse et comprend les femmes qui n’ont pas pris le médicament correctement. L’analyse de la table de survie a indiqué un taux cumulatif de grossesse en cours de traitement sur une période d’un an. Le paramètre secondaire d’efficacité clé pour les deux études était l’IP dans l’ensemble de la population ITT.
L’étude C302 comprenait des femmes de 16 à 50 ans et se déroulait aux États-Unis et au Canada. Au total, 1 864 sujets ont reçu le traitement, dont 1 674 femmes âgées de 16 et 35 ans. L’analyse primaire a été effectuée sur 12 763 cycles à risque auprès de 1 524 femmes âgées de 16 à 35 ans. Dans ce groupe, vingt-six grossesses ont eu lieu en cours de traitement, ce qui a donné lieu à un IP de 2,65 (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 1,73‑3,88). L’analyse des tables de survie correspondait à l’IP, ce qui a entraîné un taux cumulatif de grossesse en cours de traitement de 2,06 % (IC à 95 % : 1,40‑3,04 %), correspondant à environ 97,9 % de protection contraceptive sur une période d’un an. Parmi les femmes âgées de 36 et 50 ans, deux grossesses ont eu lieu en cours de traitement, ce qui a donné un IP global de 2,52 (IC à 95 % : 1,68‑3,64) pour les femmes de 16 à 50 ans (ensemble de la population ITT), sur un total de 14 437 cycles à risque. Selon les tables de survie, le taux de grossesse des femmes de 16 à 50 ans était de 2,00 % (IC à 95 % : 1,38‑2,91 %).
L’étude C301 comprenait des femmes de 18 à 50 ans et se déroulait en Europe et en Russie. Au total, 1 553 femmes ont reçu le traitement, dont 1 353 femmes âgées de 18 à 35 ans. L’analyse primaire pour l’étude C301 a été effectuée sur 13 692 cycles à risque auprès de 1 313 femmes de 18 à 35 ans. Dans ce groupe, cinq grossesses ont eu lieu en cours de traitement, ce qui a donné un IP de 0,47 (IC à 95 % : 0,15‑1,11). L’analyse des tables de survie correspondait à l’IP, ce qui a donné lieu à un taux cumulatif de grossesse en cours de traitement de 0,45 % (IC à 95 % : 0,19‑1,09%) pour les sujets âgés de 18 et 35 ans, correspondant à environ 99,6 % de protection contraceptive sur une période d’un an. Il n’y a pas eu de grossesses en cours de traitement chez les femmes âgées de 36 et 50 ans, ce qui a donné lieu à un IP global de 0,41 (IC à 95 % : 0,13‑0,96) pour les femmes de 18 à 50 ans (ensemble de la population ITT) sur un total de 15 849 cycles à risque. Selon les tables de survie, le taux de grossesse des femmes de 18 à 50 ans était de 0,39 % (IC à 95 % : 0,16‑0,94%).
L’indice de Pearl mis en commun des deux études pivots pour les femmes de 16 à 35 ans était de 1,52 (IC à 95 % : 1,04, 2,16) sur un total de 2 837 sujets avec 26 455 cycles à risque et 31 grossesses en cours de traitement. Le taux cumulatif mis en commun de grossesse en cours de traitement pour les femmes de 16 à 35 ans était de 1,28 % (IC à 95 % 0,83, 1,73%), ce qui correspond à environ 98,8 % de protection contraceptive sur une période de 1 an.
Les profils de contrôle du cycle et des saignements ont été évalués à titre d’objectifs secondaires des études pivots. Dans les données regroupées des études C301 et C302, après une incidence initiale de 27,1 % au cycle 1, l’incidence globale de métrorragies et/ou microrragies imprévues variait entre 15 % et 20 % par cycle. La majorité des épisodes de métrorragies et/ou microrragies n’étaient que des saignements légers, c’est-à-dire qu’à chaque cycle, environ 90 % des sujets n’ont connu aucun saignement imprévu nécessitant l’utilisation d’une protection hygiénique. La prévisibilité des saignements vaginaux peut s’exprimer par l’apparition de saignements prévus, ou par l’absence complémentaire non désirée de saignements prévus. L’absence de saignements prévus est survenue chez 9,7 % à 11,3 % des sujets par cycle, ce qui signifie que, pour 88,7 % à 90,3 % des femmes, l’hémorragie par privation est survenue comme prévu. En moyenne, il y a eu entre 4,9 et 5,6 jours de métrorragies et/ou microrragies prévus dans un cycle, soit un nombre égal de jours de métrorragie et de microrragie. Le nombre médian de jours de métrorragies et de microrragies dans les épisodes prévus était de 4,0 à 5,0 jours.
Études à l’appui
L’étude ES-C02 multicentrique, à répartition aléatoire, ouverte et destinée à l’établissement de la dose visait à trouver la combinaison optimale de E4 et de DRSP ou de lévonorgestrel pour le programme clinique de phase III, mené chez un groupe utilisant l’estradiol Qlaira (valérate/diénogest) comme traitement de référence. Au total, 389 jeunes femmes volontaires en bonne santé (âge médian de 24,1 ans, tranche d’âges : 18 à 35 ans) ont reçu l’un des cinq traitements pendant six cycles de traitement de 28 jours chacun. Les paramètres principaux de l’étude étaient d’évaluer les profils de saignement vaginaux (contrôle du cycle) en mesurant l’incidence de métrorragies et/ou microrragies imprévus et l’absence d’hémorragie par privation. Les résultats de cette étude ont montré que l’incidence des métrorragies et/ou microrragies imprévues était généralement plus faible chez les groupes E4/DRSP dans l’ensemble des cycles primaires que dans les autres groupes de traitement. Au cycle 6, le groupe qui prenait 15 mg/3 mg de E4/DRSP présentait l’incidence la plus faible (33,8 %) de métrorragies et/ou microrragies imprévues parmi tous les groupes. Une absence d’hémorragie par privation s’est produite chez < 20 % des sujets de tous les groupes de traitement E4. Au cycle 6, le groupe qui prenait 15 mg/3 mg de E4/DRSP présentait l’incidence la plus faible (3,5 %) d’absence d’hémorragie par privation de tous les groupes.
L’étude C202 était une étude à deux volets, unicentrique, à répartition aléatoire et ouverte visant à évaluer les effets de la combinaison de 15 mg/3 mg de E4/DRSP et 20 µg d’éthinylestradiol/3 mg de DRSP comme référence sur l’inhibition de la fonction ovarienne au cycle de traitement 1 et au cycle de traitement 3. Au total, 82 femmes de 19 à 35 ans et dont l’indice de masse corporelle se situait entre 18,6 et 34,9 kg/m2 ont participé à l’étude. La paramètre principal était le score d’Hoogland (une mesure de l’activité ovarienne) au cycle de traitement 1 et au cycle de traitement 3 en fonction de la taille folliculaire évaluée par échographie transvaginale et selon les taux d’hormones endogènes : l’estradiol et la progestérone sériques. Les résultats de l’étude C202 ont montré que l’inhibition de la fonction ovarienne était adéquate dans les deux groupes de traitement. Au cycle de traitement 1, les scores d’Hoogland globaux des deux traitements étaient semblables. Au 3e cycle de traitement, un pourcentage supérieur (20 %) des sujets traités avec 15 mg de E4/3 mg de DRSP ont obtenu un score d’Hoogland de 4, comparativement à ceux traités avec 20 µg d’éthinylestradiol/3 mg de DRSP (4,9 %).
L’étude C201 était une étude à trois volets, unicentrique, à répartition aléatoire et ouverte visant à évaluer l’effet de 15 mg de E4/3 mg de DRSP et de deux contraceptifs oraux combinés de référence contenant soit de l’éthinylestradiol (30 µg) et du lévonorgestrel (150 µg) ou de l’éthinylestradiol (20 µg) et du DRSP (3 mg) sur la fonction endocrinienne, le contrôle métabolique et l’hémostase pendant 6 cycles de traitement. Au total, 101 femmes en bonne santé ont été réparties aléatoirement. Aucune variation claire n’a été observée entre le niveau de référence et le cycle 6 pour les paramètres endocriniens tels que le sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEAS), la dihydrotestostérone (DHT), la testostérone, la prolactine, la triiodothyronine libre, la thyroxine et la thyréostimuline libres, et le cortisol. Le traitement avec 15 mg de E4/3 mg de DRSP n’a pas entraîné de diminution apparente des taux d’hormones folliculostimulantes et d’hormones lutéinisantes. Il y a eu de légères augmentations du niveau de référence au cycle 6 en ce qui concerne les protéines hépatiques comme l’angiotensinogène. Il n’y a pas eu de variation apparente concernant la protéine C réactive. De plus, les paramètres du profil lipidique tels que le cholestérol, le cholestérol à lipoprotéines de haute densité, le cholestérol à lipoprotéines de faible densité, la lipoprotéine-a et les triglycérides ont peu changé du niveau de base au cycle 6. Il n’y a pas non plus eu de variation évidente du niveau de référence au cycle 6 en ce qui concerne les paramètres de métabolisation du glucose comme l’insuline et le taux de glycémie. Chez les sujets traités avec 15 mg de E4/3 mg de DRSP, aucune variation évidente n’a été observée du niveau de base au cycle 6 pour les paramètres d’hémostase tels que le fibrinogène, l’activité du facteur VIII, le facteur Willebrand, l’activateur du plasminogène‑1 (PAI‑1), la sélectine E soluble, les fragments de prothrombine 1+2, l’activité de la prothrombine (facteur II), l’antithrombine, l’activité de la protéine C (factor XIV), l’inhibiteur de la voie du facteur tissulaire (TFPI), la résistance à la protéine C activée, le temps de thromboplastine partielle activée et le D‑dimère.
Indication
La Présentation de drogue nouvelle relative à Nextstellis a été initialement déposée par le promoteur pour l’indication suivante :
- Nextstellis (estétrol monohydraté et drospirénone) est indiqué pour la prévention de la grossesse.
- Pédiatrie (< 16 ans) : Santé Canada ne dispose d'aucune donnée à ce sujet. Par conséquent, Santé Canada n'a pas autorisé d'indication pour usage pédiatrique.
- Gériatrie (> 65 ans) : Nextstellis n'est pas indiqué chez les femmes post-ménopausées.
Santé Canada a approuvé l'indication suivante :
- Nextstellis (estétrol monohydraté et drospirénone) est indiqué pour la prévention de la grossesse.
- Pédiatrie (< 16 ans) : L'innocuité et l'efficacité ont été étudiées chez des femmes de 16 à 50 ans. Santé Canada ne dispose d'aucune donnée sur les femmes de moins de 16 ans. Par conséquent, Santé Canada n'a pas autorisé d'indication pour usage pédiatrique. L'utilisation de ce produit avant la ménarche n'est pas indiquée.
- Gériatrie : Santé Canada ne dispose d'aucune donnée à ce sujet; par conséquent, Santé Canada n'a pas autorisé d'indication pour les femmes de plus de 50 ans. Nextstellis n'est pas indiqué chez les femmes post-ménopausées.
Analyse globale de l’efficacité
Au cours de l’examen de la présentation, une divergence a été relevée dans les résultats des études pivots. Dans l’étude C302, qui a été menée aux États-Unis et au Canada, l’IP pour les femmes de 16 à 35 ans était de 2,65 (IC à 95 % : 1,73‑3,88). Dans l’étude C301, menée en Europe et en Russie, l’IP pour les femmes de 18 à 35 ans était de 0,47 (IC à 95 % : 0,15‑1,11). Des tendances semblables existaient pour l’IP global et les taux cumulatifs de grossesse en cours de traitement (analyse de la table de survie). Il est possible que la conformité plus faible parmi les sujets de l’étude aux États-Unis et au Canada par rapport à celles des participants à l’étude en Europe et en Russie ait contribué de façon significative à ces écarts. Il est également possible que les différences de nature démographique entre les deux études pivots aient eu une incidence importante. Dans la population primaire, la proportion de sujets afro-américains/noirs était de 19,5 % et de 0,6 % pour les études C302 et C301, respectivement; et la proportion de sujets hispaniques/latinos était de 26 % et 0,8 %, respectivement. Les ouvrages publiés ont fait état d’une plus faible conformité relativement aux contraceptifs oraux chez les sujets hispaniques et latinos. De plus, les sujets de l’étude menée aux États-Unis et au Canada étaient plus susceptibles d’être des débutants (58 % par rapport à 38 %) et avaient un indice de masse corporelle plus élevé (médiane de 25,3 par rapport à 22,3) que les sujets de l’étude menée en Europe et en Russie. Ces deux facteurs pourraient avoir eu une incidence sur les résultats de l’IP.
La totalité des éléments de preuve présentés appuie l’efficacité de Nextstellis pour l’indication de la prévention de la grossesse chez les femmes de 16 à 50 ans. Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Nextstellis approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
Innocuité clinique
L’innocuité de Nextstellis pour l’indication proposée a été évaluée au cours des études cliniques décrites dans la section « Efficacité clinique ». Les données des deux études de phase III (étude C301 et C302) et des trois études de phase II (études C201, C202 et ES-C02) ont été regroupées. Ces études ont été menées auprès de la population ciblée (c.-à-d. les femmes préménopausées en bonne santé âgées de 16 à 50 ans) sur au moins trois cycles de 28 jours et comportaient le schéma posologique de Nextstellis (15 mg de E4/3 mg de DRSP). L’analyse de l’innocuité comprenait des données provenant de 3 790 sujets. Au total, 2 212 sujets ont terminé 13 cycles de traitement lors des deux études de phase III. Les sujets traités représentaient un total de 2 735 années-femmes, ou 35 677 cycles d’exposition. Au sein de la population traitée, 3 181 femmes âgées de 16 et 35 ans ont participé à 31 412 cycles, tandis que 394 femmes âgées de 36 et 50 ans ont participé à 4 266 cycles. La population soumise à l’évaluation de l’innocuité (nombre [n] = 3 790) comprenait également 215 sujets qui ont reçu le médicament d’étude, mais pour lesquels la prise réelle du médicament d’étude n’a pas été confirmée.
Environ 50 % des sujets ont déclaré un événement indésirable apparu en cours de traitement (EIT), dont environ la moitié étaient liés à Nextstellis. Moins de 10 % des EIT ont entraîné une interruption prématurée du traitement. Les réactions indésirables les plus fréquemment signalées (≥1 %) étaient la métrorragie (4,3 %), la céphalée (3,2 %), l’acné (3,2 %), l’hémorragie vaginale (2,7 %), la dysménorrhée (2,4 %), des douleurs aux seins (2,1 %), un gain de poids (2,0 %), la douleur/sensibilité des seins (1,8 %), une diminution de la libido (1,5 %), les nausées (1,4 %), la ménorragie (1,3 %) et les sautes d’humeur (1,3 %). Chez les sujets de 16 à 35 ans, les taux de EIT déclarés étaient semblables à ceux observés chez tous les sujets. Quarante-cinq EIT graves (sans égard à la relation de cause à effet) ont été signalées par 41 sujets (1,1 %) de la population soumise à l’évaluation de l’innocuité. Il s’agissait notamment de neuf cas d’avortement spontané, de deux cas de grossesse ectopique, de sept cas de troubles psychiatriques, de deux cas de dépression, d’un cas de trouble vasculaire et d’un cas de thrombose veineuse. Trois des EIT graves (grossesse ectopique, dépression et thrombose veineuse) ont été associées au traitement avec Nextstellis.
L’innocuité de Nextstellis n’a pas été évaluée chez les femmes souffrant d’hypertension ou ayant des antécédents ou des facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV) ou de thromboembolie artérielle (TEA). De plus, l’innocuité n’a pas été évaluée au-delà de 13 cycles. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a demandé qu’une étude de sécurité post-autorisation (PASS) non interventionnelle soit réalisée après la mise en marché afin de mieux caractériser le risque de TEV et de TEA associé à Nextstellis comparativement à un contraceptif oral combiné commercialisé. À cet égard, Santé Canada a recommandé que les constatations relatives à l’innocuité découlant des engagements post-commercialisation en matière de pharmacovigilance, y compris l’étude de sécurité post-autorisation (PASS) suivant l’autorisation requise par l’EMA, lui soient présentées.
Le potentiel d’interactions entre les médicaments n’a pas été évalué (sauf lors d’une étude qui a évalué l’effet d’un inhibiteur puissant de UGT2B7). Toutes les interactions potentielles entre médicaments sont adéquatement identifiées. Les risques d’événements indésirables graves, comme la grossesse ectopique, la dépression/les troubles psychiatriques et la TEV/TEA, devraient être caractérisés davantage lors des activités de surveillance suivant la mise en marché.
Les préoccupations soulevées en matière d’innocuité comprennent un risque accru d’événements cardiovasculaires graves associés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux et au tabagisme. Ce risque augmente avec l’âge, en particulier chez les femmes de plus de 35 ans, et avec le nombre de cigarettes fumées. Pour cette raison, les fumeuses de plus de 35 ans ne devraient pas utiliser Nextstellis. En outre, les sujets devraient être informés que les contraceptifs oraux ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)/syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Ces deux préoccupations préoccupations figurent dans un encadré « Mises en garde et précautions importantes » dans la monographie de produit de Nextstellis.
La totalité des éléments de preuve présentés appuie l’innocuité de Nextstellis pour l’indication de la prévention de la grossesse chez les femmes de 16 à 50 ans. Le profil avantages-risques de Nextstellis pour l’indication et la posologie recommandées est favorable. Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Nextstellis approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.2 Motifs non cliniques de la décision
Au moment de l’examen, Nextstellis n’avait pas été approuvé ni commercialisé ailleurs dans le monde. Nextstellis est un contraceptif oral combiné contenant 15 mg de la nouvelle substance active estétrol monohydraté comme œstrogène, ainsi que 3 mg du progestogène drospirénone, lequel est déjà utilisé à cette dose dans les contraceptifs oraux combinés approuvés. Des études non cliniques sur l’estétrol seul ont été menées pour caractériser ses propriétés pharmacologiques, ses caractéristiques pharmacocinétiques et son profil d’innocuité. Aucune étude non clinique sur la drospirénone seule n’a été menée, à l’exception d’une étude de toxicité sur l’estétrol monohydraté/la drospirénone chez les guenons. D’autres données non cliniques et d’innocuité ont été présentées pour la drospirénone sous forme de sources publiées et de la monographie de produit de Yasmin.
Les études de toxicologie effectuées sur l’estétrol abordaient la toxicité à dose unique, la toxicité à dose répétée, la génotoxicité, la carcinogénicité et la toxicité pour la reproduction, et des études supplémentaires visant à étudier la production d’espèces réactives de l’oxygène ont également été menées. Compte tenu de l’utilisation établie de la drospirénone, aucune étude de toxicologie n’a été menée sur la drospirénone seule ou sur la combinaison d’estétrol et de drospirénone, à l’exception d’une étude de toxicité à dose orale répétée de 13 semaines chez des macaques de Buffon femelles menée auprès de groupes à qui on avait administré de l’estétrol/de la drospirénone,et de la drospirénone seule. La toxicité à long terme de l’estétrol seul a également été étudiée lors de plusieurs études à doses répétées.
Le profil de toxicité de l’estétrol a principalement été établi selon les propriétés œstrogéniques de la substance avec des changements dans les tissus reproducteurs, les tissus lymphoïdes, le foie (chez les rats), les glandes surrénales et l’hypophyse (chez le singe). Les changements observés à la suite de l’administration de l’estétrol seul comprenaient : des changements dans le poids des tissus reproducteurs, généralement accompagnés d’observations macroscopiques et/ou microscopiques (souris, rats, singes); une diminution minime à modérée des paramètres relatifs aux globules rouges (souris, rats, singes) et une diminution des paramètres relatifs aux globules blancs (rats); une diminution du poids du thymus, associé à l’atrophie lymphoïde (souris, rats, singes); une augmentation du poids du foie (souris, rats) accompagnée de changements microscopiques et d’une diminution du taux de glycogène (singes); des changements aux glandes surrénales (souris, rats, singes). Aucun décès lié au traitement n’est survenu. Toutes les observations correspondaient aux propriétés œstrogéniques de l’estétrol et présentaient des preuves de réversibilité à l’arrêt du traitement, bien que le rétablissement complet des valeurs de contrôle n’ait pas toujours été atteint.
La combinaison de l’estétrol et de la drospirénone a induit une hyperglycémie réversible mais indésirable chez les guenons. L’hyperglycémie a déterminé la dose sans effet nocif observé (DSENO) dans l’étude de toxicité à doses répétées avec la combinaison d’estétrol/de drospirénone (3/0,6 mg/kg/jour).
De plus, à des expositions excessivement élevées par rapport à la dose thérapeutique humaine, des variations histologiques ventriculaires, sans effets cliniques, ont été observées chez les singes après une administration répétée de la combinaison. Les changements ventriculaires spontanés sont couramment observés dans la souche de singe utilisée lors de l’étude et ces observations pourraient être liées au bagage génétique de ces singes.
La surveillance toxicocinétique a montré que, selon les valeurs de la surface sous la courbe de concentration plasmatique au cours du dernier intervalle posologique de 24 heures (SSC[0-24h]), les doses les plus élevées d’estétrol utilisées chez les rats après 26 semaines de traitement (5 mg/kg/jour) et chez les singes après 39 semaines de traitement (3 mg/kg/jour), qui n’ont pas occasionné de signes de toxicité apparents, ont entraîné une exposition systémique 12 fois (chez les rats) et 5,5 fois (chez les singes) plus élevée que l’exposition humaine à la dose thérapeutique. La DSENO établie chez les singes après 13 semaines de traitement avec la combinaison (3/0,6 mg/kg/jour) a mené à une exposition systémique 8 fois plus élevée que l’exposition humaine à l’estétrol à la dose thérapeutique.
De plus, lors des études de développement embryofœtal chez le rat (3 mg/kg/jour) et le lapin (≥ 0,15 mg/kg/jour), l’estétrol a induit la toxicité maternelle et l’embryotoxicité (perte embryofœtale totale ou avortement). Des retards dans le développement fœtal ont été observés chez les deux espèces, mais il n’y avait aucune preuve de propriétés tératogéniques.
Les études non cliniques effectuées à ce jour ont fourni un ensemble de données adéquat pour évaluer l’innocuité de l’estétrol en combinaison avec la drospirénone dans le contexte du schéma thérapeutique proposé de comprimés quotidiens de 15/3 mg d’estétrol/de drospirénone pendant 24 jours, suivi des comprimés quotidiens de placebo pendant 4 jours. Les résultats des études non cliniques ainsi que les risques pour les humains ont été inclus dans la monographie de produit de Nextstellis. Compte tenu de l’utilisation prévue de Nextstellis, il n’existe aucune préoccupation pharmacologique ou toxicologique dans cette présentation qui empêche l’autorisation du produit.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Nextstellis approuvée par Santé Canada et accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.
7.3 Motifs d'ordre qualitatif
L’information soumise sur les caractéristiques chimiques et la fabrication de Nextstellis montre que la substance médicamenteuse et le produit pharmaceutique peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées au développement et à la validation ont été menées, et des contrôles adéquats sont en place pour les procédés commerciaux. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation effectuées tout au long du développement du produit pharmaceutique ont été examinées et jugées acceptables. D’après les données sur la stabilité soumises, la durée de conservation proposée de 48 mois est jugée acceptable lorsque le produit est entreposé à la température ambiante (entre 15 °C et 30 °C).
On estime que les limites proposées concernant les impuretés liées au médicament ont été raisonnablement qualifiées, c’est-à-dire qu’elles se situent dans les limites établies par l’International Council for Harmonisation (l’ICH) et/ou qu’elles sont qualifiées à partir d’études toxicologiques.
Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.
Tous les ingrédients non médicinaux (décrits précédemment) présents dans le produit pharmaceutique sont autorisés en vertu du Règlement sur les aliments et drogues pour usage dans les médicaments. Les matières premières biologiques utilisées au cours de la fabrication proviennent de sources présentant un risque minimal ou nul d’encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) ou d’autres agents pathogènes connus chez l’humain.
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| NEXTSTELLIS | 02513218 | SEARCHLIGHT PHARMA INC | Drospirénone 3 MG Monohydrate d'estétrol 15 MG |