Sommaire des motifs de décision portant sur Bylvay

Décisions d'examen

Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).


Type de produit:

Médicament
  • Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)

Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Bylvay est accessible ci-dessous.

Activité récente relative à Bylvay

Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit.

Le tableau suivant décrit les activités postautorisation menées à l’égard de Bylvay, un produit dont l’ingrédient médicinal est l’odévixibat. Pour en savoir plus sur le type de renseignements présentés dans les TAPA, veuillez consulter la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision (SMD) et à la Liste des abréviations qui se trouvent dans les Tableaux des activités postautorisation (TAPA).

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogues, consultez la Ligne Directrice : Gestion des présentations et des demandes de drogues.

Mise à jour : 2024-04-17

Identification numérique de drogue (DIN) :

  • DIN 02542641 – 200 mcg odévixibat, capsule, administration orale

  • DIN 02542676 – 400 mcg odévixibat, capsule, administration orale

  • DIN 02542684 – 600 mcg odévixibat, capsule, administration orale

  • DIN 02542692 – 1 200 mcg odévixibat, capsule, administration orale

Tableau des activités postautorisation (TAPA)

Type et numéro d’activité ou de présentation

Date de présentation

Décision et date

Sommaire des activités

Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DIN 02542684)

Sans objet

Date de la première vente : 2024-03-06

Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues.

Avis de mise en marché d’un produit médicamenteux (DINs 02542641, 02542676, and 02542692)

Sans objet

Date de la première vente : 2024-02-07

Le fabricant a informé Santé Canada de la date de la première vente conformément à la disposition C.01.014.3 du Règlement sur les aliments et drogues.

PDN Nº 273741

2023-03-28

Délivrance d’un AC : 2023-10-30

Délivrance d’un AC relatif à une Présentation de drogue nouvelle.

Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Bylvay

SMD émis le : 2024-04-17

L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Bylvay.

Odévixibat

Identification numérique de drogue (DIN) :

  • DIN 02542641 – 200 mcg odévixibat, capsule, administration orale

  • DIN 02542676 – 400 mcg odévixibat, capsule, administration orale

  • DIN 02542684 – 600 mcg odévixibat, capsule, administration orale

  • DIN 02542692 – 1 200 mcg odévixibat, capsule, administration orale

Medison Pharma Canada Inc.

Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 273741

Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle (Nouvelle substance active) - Évaluation prioritaire

Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical

Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : A05 Traitement de la bile et du foie

Date de présentation : 2023-03-28

Date d’autorisation : 2023-10-30

Le 30 octobre, 2023 Santé Canada a émis à l'intention de Medison Pharma Canada Inc. un Avis de conformité pour le produit médicamenteux Bylvay.

L'autorisation de mise en marché s'appuie sur l'information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D'après l'évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages-effets nocifs-incertitudes de Bylvay est considéré comme étant favorable pour le traitement du prurit chez les patients âgés de 6 mois ou plus atteints de cholestase intrahépatique familiale progressive (CIFP). Bylvay pourrait ne pas être efficace chez un sous-groupe de patients atteints de CIFP de type 2 porteurs de variants ABCB11 spécifiques entraînant un dysfonctionnement ou l’absence complète de la protéine BSEP (pompe d’exportation des sels biliaires).

1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?

Bylvay, un traitement de la bile et du foie, a été autorisé pour le traitement du prurit chez les patients âgés de 6 mois ou plus atteints de cholestase intrahépatique familiale progressive (CIFP). Bylvay pourrait ne pas être efficace chez un sous-groupe de patients atteints de CIFP de type 2 porteurs de variants ABCB11 spécifiques entraînant un dysfonctionnement ou l’absence complète de la protéine BSEP (pompe d’exportation des sels biliaires).

D’après les données soumises à Santé Canada et examinées par l’organisme, l’innocuité et l’efficacité de Bylvay ont été établies chez les enfants âgés de 6 mois ou plus. Par conséquent, Santé Canada a autorisé une indication pour cette population. L’innocuité et l’efficacité de Bylvay n’ont pas été établies chez les enfants âgés de moins de 6 mois.

L’innocuité et l’efficacité de Bylvay dans le traitement de la CIFP n’ont pas été établies chez les adultes, y compris les patients âgés de 65 ans ou plus.

Bylvay (200 mcg, 400 mcg, 600 mcg, et 1 200 mcg odévixibat) se présente sous forme de capsules. En plus de l'ingrédient médicinal, chaque capsule contient : oxyde de fer noir, hypromellose, cellulose microcristalline, propylèneglycol, oxyde de fer rouge (capsules de 400 mcg et de 1 200 mcg seulement), gomme-laque, dioxyde de titane, et oxyde de fer jaune.

L'utilisation de Bylvay est contre-indiquée chez les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament, à un ingrédient de sa préparation, y compris à un ingrédient non médicinal, ou à un composant du contenant.

Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit de Bylvay est accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).

2 Pourquoi Bylvay a-t-il été autorisé?

Santé Canada estime que Bylvay a un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable pour le traitement du prurit chez les patients âgés de 6 mois ou plus atteints de cholestase intrahépatique familiale progressive (CIFP). Bylvay pourrait ne pas être efficace chez un sous-groupe de patients atteints de CIFP de type 2 porteurs de variants ABCB11 spécifiques entraînant un dysfonctionnement ou l’absence complète de la protéine BSEP (pompe d’exportation des sels biliaires).

La cholestase intrahépatique familiale progressive (Progressive Familial Intrahepatic Cholestasis; PFIC) est un groupe de maladies hépatiques pédiatriques rares et héréditaires causées par des mutations génétiques qui entraînent une insuffisance de la sécrétion biliaire. L’accumulation des composants de la bile dans le foie peut conduire à de l’hypertension portale, à de l’insuffisance hépatique, à la cirrhose et au carcinome hépatocellulaire. À mesure que les niveaux hépatiques des composants de la bile augmentent, ils sont excrétés dans la circulation systémique menant au développement de la jaunisse et du prurit grave, qui peut souvent être débilitant et est la principale raison d’intervention chirurgicale, y compris la transplantation du foie. Les options de traitement actuelles sont toutes utilisées hors indication avec un succès limité pour traiter les manifestations de la PFIC, ce qui met en évidence des besoins médicaux non satisfaits.

L’incidence de la PFIC au cours de la vie est d’environ un cas sur 50 000 à 100 000 naissances, ce qui se traduit par environ cinq nouveaux cas par année au Canada. Les types de la PFIC les plus courants sont la PFIC des types 1, 2 et 3 (PFIC1, PFIC2 et PFIC3). La maladie affecte les deux sexes de la même façon et se manifeste à la petite enfance. La survie chez les patients sans intervention chirurgicale (dérivation biliaire ou transplantation hépatique) est de 50 % à l’âge de 10 ans et de moins de 10 % à l’âge de 20 ans. À l’heure actuelle, l’âge médian déclaré à la transplantation hépatique est de 50 mois, et le taux de survie global sur cinq ans est de 98,5 %. La qualité de vie liée à la santé chez les receveurs pédiatriques de transplantation hépatique est comparable à la vie avec une maladie chronique. Elle comporte également des risques tout au long de la vie tels que immunosuppression et le rejet de la greffe.

Bylvay (odévixibat) est un médicament administré par voie orale qui agit localement dans la lumière iléale pour inhiber de manière apicale le transporteur d’acide biliaire dépendant du sodium (IBAT), qui est la principale voie physiologique de la réabsorption bile-acide. Après administration orale, Bylvay se lie réversiblement à l’IBAT, diminuant la réabsorption des acides biliaires dans le foie et augmentant l’élimination des acides biliaires par le côlon.

Il a été démontré que Bylvay était efficace chez les patients atteints de la PFIC. L’autorisation de mise sur le marché était principalement fondée sur les résultats de l’étude pivot, randomisée, à double insu et contrôlée par placebo de phase III PEDFIC1 (A4250-005) et de l’étude complémentaire à long terme et ouverte PEDFIC2 (A4250-008). L’étude PEDFIC1 était une étude de groupe parallèle multicentrique de 24 semaines qui a randomisé 62 patients pédiatriques 1:1:1 pour recevoir 40 mcg/kg/jour de Bylvay (nombre total [n] = 23), 120 mcg/kg/jour de Bylvay (n = 19), ou placebo (n = 20). Les participants étaient admissibles s’ils étaient âgés de six mois à 17 ans, étaient atteints de la PFIC1 ou de la PFIC2 génétiquement confirmée, présentaient un prurit important et avaient un niveau élevé d’acides biliaires sériques.

Le paramètre principal de l’étude était la proportion de patients ayant au moins 70 % de réduction des taux d’acide biliaire sérique à jeun ou ayant atteint un niveau de 70 μmol/L ou moins à la semaine 24, soit la fin du traitement. Ce paramètre principal a été choisi pour toutes les régions et accepté par l’Agence européenne des médicaments. Le Canada était considéré comme faisant partie de l’Europe et du « reste du monde » pour qui le paramètre principal représentait une diminution significative des acides biliaires sériques. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a utilisé le paramètre principal de la proportion d’évaluations positives du prurit, défini comme étant la proportion de scores de prurit (évalués deux fois par jour). Une évaluation positive du prurit était une note d’amélioration de 1 ou moins ou d’au moins 1 point par rapport au niveau de référence. On considérait que c’était un paramètre secondaire pour le Canada.

Les paramètres principaux pour le « reste du monde » et la FDA des États-Unis étaient statistiquement significatifs. Voici la proportion de réponses à l’acide bile sérique à la fin de l’étude, c’est-à-dire celles qui ont obtenu une réduction de l’acide bile sérique de 70 % ou plus ou un niveau post-traitement inférieur ou égal à 70 μmol/L : 43,5 % dans le groupe 40 mcg/kg/jour de Bylvay (p = 0,0015 contre placebo), 21,1 % dans le groupe 120 mcg/kg/jour de Bylvay (p = 0,017 contre placebo) et 33 % dans l’ensemble des patients traités au moyen de Bylvay (p = 0,0015 contre placebo) comparativement à 0 % des patients du groupe placebo.

En ce qui concerne le paramètre secondaire (le paramètre principal de la FDA des États-Unis), la proportion à la fin de l’étude des évaluations positives du prurit, définie comme une cote d’évaluation du prurit 1 ou inférieure, ou une diminution par rapport à la référence de 1 ou plus sur l’échelle à cinq points, était la suivante : 58,3 % dans le groupe 40 mcg/kg/jour de Bylvay (p = 0,0019 contre placebo), 47,7 % dans le groupe 120 mcg/kg/jour (p = 0,016 contre placebo) et 53,5 % dans l’ensemble des patients traités avec Bylvay (p = 0,0019 contre placebo) comparativement à 28,7 % des patients du groupe placebo.

L’étude de suivi ouverte de 72 semaines (étude A4250-008) a utilisé une dose de 120 mcg/kg/jour. Elle comprenait 56 patients qui ont effectué l’étude A4250-005 (« cohorte 1 ») et 56 patients qui ont un type quelconque de PFIC (« cohorte 2 »), y compris les patients avec la PFIC1 (n = 35), la PFIC2 (n = 66), la PFIC3 (n = 7), la PFIC4 (n = 2), la PFIC6 (n = 2), mais pas la PFIC5 (n = 0). L’interprétation des données sur l’efficacité de cette étude a été limitée par l’absence d’un contrôle simultané et l’ajustement des médicaments simultanés; cependant, elle a fourni des preuves à l’appui de l’efficacité de Bylvay chez les patients atteints de la PFIC3, de la PFIC4 et de la PFIC6.

Dans la cohorte 2, la proportion moyenne des évaluations positives du prurit des semaines 0 à 72 était de 92,4 % chez les patients atteints de la PFIC3. Chez les deux patients de la cohorte 2 avec le PFIC4, les notes pour les démangeaisons ont diminué d’une note de base de 4 à une note de 2,8 aux semaines 13 à 16 pour un patient, et d’une note de base de 2,8 à une note de 1,4 aux semaines 1 à 4 pour l’autre patient (les dernières évaluations rapportées à la date limite). Chez les patients atteints de la PFIC6 (n = 2), les notes pour les démangeaisons ont diminué, passant de 3 et 2,1 au niveau de référence à 0 et < 1 aux semaines 71 et 72. L’acceptation de l’indication de Bylvay pour tous les sous-types de la PFIC a été appuyée par ces données et par des aspects partagés de la pathophysiologie de la PFIC parmi tous les sous-types de la PFIC, dans le contexte de la rareté de la PFIC (en particulier les sous-types autres que PFIC1, PFIC2 et PFIC3) et des besoins médicaux non satisfaits.

L’analyse de l’innocuité a porté sur un total de 117 patients atteints de la PFIC traités au moyen de Bylvay au cours des deux études PEDFIC1 et PEDFIC2. La durée de l’essai contrôlé et randomisé (PEDFIC1) était de 24 semaines. La durée médiane de l’exposition à 120 mcg/kg/jour de Bylvay dans l’étude de suivi à long terme (PEDFIC2) était de 78,6 semaines.

Les événements indésirables en cours de traitement les plus courants (chez 10 % ou plus des patients) étaient des symptômes gastro-intestinaux, y compris la diarrhée (chez 31 % des patients traités au moyen de Bylvay contre 5 % des patients traités à l’aide d’un placebo), les vomissements (17 % des patients traités au moyen de Bylvay contre 0 % des patients traités à l’aide d’un placebo) et les douleurs abdominales (14 % des patients traités au moyen de Bylvay contre 0 % des patients traités à l’aide d’un placebo).

Un patient traité avec Bylvay (2,4 %) a connu une fracture du membre inférieur, bien que la causalité soit incertaine. Il n’y a eu aucun décès au cours des études et aucun événement indésirable en cours de traitements sérieux ou grave n’est clairement attribuable au traitement au moyen de Bylvay.

L’alanine aminotransférase (ALT) a augmenté chez 14 % des patients traités au moyen de Bylvay et chez 5 % des patients traités à l’aide d’un placebo. Le taux de bilirubine a augmenté chez 12 % des patients traités au moyen de Bylvay et chez 10 % des patients traités à l’aide d’un placebo. Le taux d’aspartate aminotransférase (AST) a augmenté de 7 % chez les patients traités au moyen de Bylvay et chez 5 % chez les patients à l’aide d’un placebo.

Bylvay pourrait présenter de légers effets hépatotoxiques et protecteurs. On ne sait pas si la variation observée dans la biochimie du foie et sa causalité étaient liées à Bylvay ou non. Pour répondre au risque d’hépatoxicité, la monographie de produit indique qu’on peut s’attendre à une augmentation de l’ALT, de l’AST et de la bilirubine comme résultats anormaux de laboratoire avec le traitement avec Bylvay. D’autres résultats anormaux de laboratoire comprenaient des carences en vitamine A et en vitamine E, qui se sont produites chez un patient traité au moyen de Bylvay (2 %). Aucun de ces cas n’était réfractaire à la supplémentation.

Bylvay devrait être pris avec de la nourriture. D’après les données pharmacologiques cliniques, l’apport alimentaire peut être associé à un effet pharmacodynamique plus important et à une toxicité moins systémique que si le médicament est pris à jeun.

Medison Pharma Canada Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Bylvay. Le PGR est conçu de manière à décrire les problèmes d'innocuité connus et potentiels, à présenter le plan de surveillance prévu et, au besoin, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques associés au produit. Après examen, le PGR a été jugé acceptable. 

Le promoteur sera invité à présenter des rapports périodiques de pharmacovigilance (RPPV) et des rapports périodiques d’évaluation des avantages et des risques (RPEAR) aux fins d’examen après deux ans et après quatre ans de commercialisation au Canada, afin de permettre une caractérisation plus poussée du profil d’innocuité associé à l’utilisation du médicament dans la population ciblée dans le monde réel. En outre, le promoteur sera invité à présenter les résultats provisoires et finaux découlant des études en cours, des études prévues et des études de postcommercialisation (y compris l’étude permanente de prolongation ouverte A4250-008 et les études de postcommercialisation demandées par la Food and Drug Administration des États-Unis et par l’Agence européenne des médicaments) aux fins d’examen par Santé Canada.

Les étiquettes interne et externe, la notice d'accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Bylvay qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l'étiquetage, à l'utilisation d'un langage clair et aux éléments de conception.

Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Bylvay a été accepté. 

Dans l’ensemble, il y a des données probantes substantielles démontrant une réduction du prurit chez les patients atteints de PFIC traités au moyen du traitement avec Bylvay. Compte tenu de la population visée, Bylvay a un profil d’innocuité acceptable fondé sur les données et les études cliniques non cliniques. La monographie de produit de Bylvay comporte des mises en garde et des précautions appropriées pour répondre aux préoccupations d'innocuité identifiées. Les données non cliniques et les études cliniques ont démontré que Bylvay présente un profil avantages-effets nocifs-incertitudes favorable. 

Cette Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'Avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs de décision d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication). 

3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Bylvay?

La Présentation de drogue nouvelle de Bylvay a fait l'objet d'un processus d'examen accéléré en vertu de la Politique sur l'évaluation prioritaire des présentations de drogues. Le promoteur a présenté des preuves substantielles de l'efficacité clinique pour démontrer que Bylvay offre un traitement efficace d'une maladie rare, grave, mettant la vie en danger, et sévèrement débilitante pour laquelle aucun médicament n'est actuellement mis sur le marché au Canada. Les données présentées suggèrent que Bylvay offre une option de traitement efficace pour le prurit cholestatique débilitant subi par les patients atteints de PFIC, ce qui peut améliorer considérablement leur qualité de vie et possiblement réduire le besoin de chirurgie et le potentiel d’immunosuppression et de complications à vie associés à la transplantation du foie.

L'examen de la Présentation de drogue nouvelle (PDN) pour Bylvay était fondé sur une évaluation critique du dossier de données présenté à Santé Canada. Les examens effectués par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis et l'Agence européenne des médicaments (EMA) ont été utilisés comme références ajoutées, conformément à la méthode 3 décrite dans l'ébauche de la ligne directrice : L'utilisation d'examens étrangers par Santé Canada. La décision réglementaire canadienne sur la PDN de Bylvay a été prise de manière indépendante sur la base de l'examen canadien. 

Pour de plus amples renseignements sur le processus de présentation de drogue, consulter la Ligne directrice : gestion des présentations et des demandes de drogues.

Étapes importantes de la présentation : Bylvay

Étape importante de la présentation

Date

Réunion préalable à la présentation

2023-01-27

Demande de traitement prioritaire déposée

2023-02-24

Demande de traitement prioritaire approuvée

2023-03-23

Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle

2023-03-28

Examen préliminaire

Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire émise

2023-05-04

Examen

Évaluation de la qualité terminée

2023-09-15

Évaluation du plan de gestion des risques terminée 

2023-10-10

Évaluation biopharmaceutique terminée

2023-10-17

Évaluation non clinique terminée

2023-10-17

Évaluation clinique/médicale terminée

2023-10-25

Examen de l'étiquetage terminé

2023-10-27

Délivrance de l'Avis de conformité par la directrice générale, Direction des produits pharmaceutiques

2023-10-30

4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?

Les exigences en matière d'activités post-commercialisation sont décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues.

5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l'égard de Bylvay?

Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d'être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.

Le TAPA relatif à Bylvay est accessible ci-dessus.

Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.

6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?

Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :

7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
7.1 Motifs cliniques de la décision

Comme indiqué dans la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Bylvay?, l'examen de l'élément clinique de la Présentation de drogue nouvelle (PDN) de Bylvay a été effectué selon la méthode 3 décrite dans l'ébauche de la ligne directrice : L'utilisation d'examens étrangers par Santé Canada

Pharmacologie clinique

L’odévixibat est un inhibiteur sélectif réversible du transporteur d’acide biliaire iléal (IBAT). Il agit localement dans l’iléon distal pour diminuer la réabsorption des acides biliaires de l’iléon terminal et augmenter la clairance des acides biliaires par le côlon, réduisant ainsi la concentration des acides biliaires dans le sérum.

La pathophysiologie du prurit, un symptôme commun chez les patients atteints de cholestase intrahépatique hépatique progressive (PFIC), n’est pas complètement comprise. Bien que le mécanisme complet par lequel l’odévixibat améliore le prurit chez les patients atteints de PFIC soit inconnu, il peut impliquer une inhibition de l’IBAT.

Le profil pharmacologique clinique de l’odévixibat a été principalement caractérisé chez des adultes volontaires en santé et des patients pédiatriques (6 mois à 17 ans) atteints de prurit cholestatique.

L’odévixibat est absorbé de façon minimale après administration buccale chez les adultes en santé et les patients pédiatriques. Chez les adultes en santé traités avec une seule dose de 7,2 mg, la concentration maximale de plasma d’odévixbat a été atteinte en 1 à 5 heures et la demi-vie moyenne a été de 2,36 heures après l’administration. Chez les patients pédiatriques ayant reçu des doses orales de 10 à 200 mcg/kg d’odévixibat, les concentrations plasmatiques résultantes, lorsqu’elles étaient quantifiables, étaient faibles et variables. La proportionnalité de la dose n’a pas pu être évaluée de manière fiable. On n’a observé aucune accumulation d’odévixibat après une dose journalière.

L’odévixibat est métabolisé de façon minimale et est principalement éliminé comme médicament parent inchangé par clairance fécale, avec une clairance rénale mineure. On ne s’attend pas à ce que l’insuffisance hépatique ou rénale ait un effet significatif sur la pharmacocinétique de l’odévixibat.

Étant donné que l’odévixibat agit localement dans l’iléon distal, son effet pharmacodynamique n’a aucun rapport avec son exposition systémique. Après 42 jours d’une dose journalière de 10 à 200 mcg/kg d’odévixibat chez les patients pédiatriques, la diminution des acides biliaires sériques moyens et les changements dans les biomarqueurs pharmacodynamiques (c.-à-d., diminution du facteur de croissance de fibroblaste 19 [FGF19] et augmentation du 7α-hydroxy-4-cholensten-3-one [C4]) des données de référence ont été observés pour toutes les doses. Aucune relation dose-réponse n’a été observée pour ces effets. L’ampleur de la diminution des acides biliaires sériques était semblable de façon continue entre 40 et 120 mcg/kg chez les patients pédiatriques atteints de la PFIC.

Les résines fixatrices des acides biliaires peuvent lier l’odévixibat dans l’intestin, ce qui peut réduire l’efficacité de l’odévixibat. La monographie de produit Bylvay recommande l’administration de résines fixatrices des acides biliaires au moins 4 heures avant ou 4 heures après avoir pris Bylvay. Le traitement avec Bylvay peut affecter l’absorption de vitamines liposolubles et de produits médicaux lipophiles à la suite de l’augmentation de l’excrétion d’acide biliaire dans les matières fécales.

On n’a pas effectué d’étude dédiée au QT. Les résultats des études cliniques de la phase I et de la pharmacologie de l’innocuité non clinique chez des volontaires en santé indiquent un faible risque d’allongement du QT.

L’administration de Bylvay à la suite d’un repas riche en graisses et en calories a diminué le taux et l’ampleur de l’absorption et prolongé le temps pour atteindre les concentrations maximales, par rapport aux conditions à jeun. De même, l’administration de Bylvay, ouverte et saupoudrée sur la compote de pommes, a entraîné une diminution du taux et de l’ampleur de l’absorption et a prolongé le temps pour atteindre les concentrations maximales par rapport aux capsules entières administrées dans des conditions à jeun. Toutefois, l’effet des aliments sur l’exposition systémique de l’odévixibat n’a pas eu d’incidence négative sur ses effets pharmacodynamiques. Un effet pharmacodynamique plus important, mesuré par les changements des concentrations plasmatiques du biomarqueur C4, a été observé à la suite d’un repas riche en graisses par rapport à des conditions à jeun. D’après les données pharmacologiques cliniques, l’apport alimentaire peut être associé à un effet pharmacodynamique plus important et à une toxicité moins systémique que si le médicament est pris à jeun. Compte tenu de ce qui précède, Bylvay devrait être administré le matin avec un repas.

Dans l’ensemble, les données pharmacologiques cliniques appuient l’utilisation de Bylvay pour l’indication recommandée. Les principales conclusions de pharmacologie clinique, les risques pertinents et les incertitudes sont traités correctement dans la monographie de produit de Bylvay approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Efficacité clinique

L’efficacité clinique de Bylvay pour le traitement du prurit chez les patients atteints de la cholestase intrahépatique hépatique progressive (CIHP) a été évaluée principalement dans deux études de phase III : l’étude PEDFIC1, randomisée, pivot, à double insu et contrôlée par placebo (A4250-005) et l’étude PEDFIC2, d’extension en ouvert et à long terme, qui est favorable (A4 250-008).

Étude pivot

L’étude PEDFIC1 était une étude de 24 semaines, randomisée, à double insu et contrôlée par placebo, menée chez 62 patients pédiatriques. Les participants admissibles étaient âgés de 6 mois à 17 ans avec une PFIC de type 1 ou 2 (PFIC1 ou PFIC2) confirmé génétiquement, un prurit significatif (une note moyenne pour les démangeaisons supérieure ou égale à 2) et des acides biliaires sériques élevés (≥ 100 µmol/L). Parmi les patients inscrits, 73 % avaient la PFIC2 et 27 % avaient la PFIC1. Au début de l’étude, 89 % prenaient soit de l’acide ursodésoxycholique, soit de la rifampicine. L’âge moyen du patient était de 3,2 ans (intervalle de 0,5 à 15,9 ans) et il y avait un nombre égal de participants masculins et féminins. Trois patients étaient âgés de plus de 12 ans et le plus âgé de 15,9 ans.

Les raisons de l’exclusion du patient comprenaient des variations pathologiques du gène ABCB11 qui prédisent l’absence complète de la protéine de la pompe à exportation des sels biliaires (BSEP), la greffe du foie, l’histoire d’autres maladies du foie, la décompensation hépatique, la motilité ou la malabsorption intestinale anormale, l’infection active, le ratio international normalisé (INR) supérieur à 1,4, l’alanine aminotransférase (ALT) supérieure à dix fois la limite supérieure à la normale (LSN), ou la bilirubine plus de dix fois la LSN. Parmi les patients inscrits, 13 % avaient déjà subi une chirurgie de dérivation biliaire. Les patients qui ont terminé l’étude PEDFIC1 étaient admissibles à s’inscrire à l’étude PEDFIC2 de prolongation ouverte de 72 semaines.

Les 62 patients ont été randomisés 1:1:1 pour recevoir 40 mcg/kg/jour de Bylvay (nombre total [n] = 23), 120 mcg/kg/jour de Bylvay (n = 19), ou placebo (n = 20). Les patients ont été stratifiés selon le type de PFIC (1 ou 2) et l’âge (6 mois à 5 ans, 6 à 12 ans et 13 à 17 ans).

Le paramètre principal de l’étude était la proportion de patients ayant au moins 70 % de réduction des taux d’acide biliaire sérique à jeun ou ayant atteint un niveau de 70 μmol/L ou moins à la semaine 24, soit la fin du traitement. Ce paramètre principal a été choisi pour toutes les régions et accepté par l’Agence européenne des médicaments. Le Canada était considéré comme faisant partie de l’Europe et du « reste du monde » pour qui le paramètre principal représentait une diminution significative des acides biliaires sériques. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a recommandé que le paramètre principal soit modifié en fonction d’un paramètre symptomatique, notamment parce que le prurit conduit les patients à une chirurgie de dérivation biliaire ou à une transplantation hépatique. En réponse à ces commentaires, le paramètre principal pour les États-Unis a été modifié en fonction de la proportion d’évaluations positives du prurit au niveau du patient au cours de la période de traitement de 24 semaines, sur la base d’un instrument de résultats rapportés par un observateur. Compte tenu du jeune âge des patients, un instrument de résultats rapportés par un observateur a été utilisé pour mesurer les démangeaisons des patients comme observés par leur soignant deux fois par jour (une fois le matin et une fois le soir). Les notes pour les démangeaisons vont de 0 (aucune démangeaison) à 4 (pires démangeaisons possible). Une évaluation positive du prurit était une note d’amélioration de 1 ou moins ou d’au moins 1 point par rapport au niveau de référence. On considérait que c’était un paramètre secondaire pour le Canada.

Les paramètres principaux pour le « reste du monde » et la FDA des États-Unis étaient statistiquement significatifs. La proportion de réponses à l’acide biliaire sérique à la fin de l’étude était la suivante : 43,5 % dans le groupe 40 mcg/kg/jour de Bylvay (p = 0,0015 contre placebo), 21,1 % dans le groupe 120 mcg/kg/jour de Bylvay (p = 0,017 contre placebo) et 33 % dans l’ensemble des patients traités au moyen de Bylvay (p = 0,0015 contre placebo) comparativement à 0 % des patients du groupe placebo. En ce qui concerne le paramètre secondaire (le paramètre principal de la FDA des États-Unis), la proportion à la fin de l’étude des évaluations positives du prurit était la suivante : 58,3 % dans le groupe 40 mcg/kg/jour de Bylvay (p = 0,0019 contre placebo), 47,7 % dans le groupe 120 mcg/kg/jour (p = 0,016 contre placebo) et 53,5 % dans l’ensemble des patients traités au moyen de Bylvay (p = 0,0019 contre placebo) comparativement à 28,7 % des patients du groupe placebo.

Étude à l'appui

L’étude PEDFIC2 était ouverte et d’une durée de 72 semaines de PEDFIC1 pour fournir des données sur l’efficacité et l’innocuité à long terme. Cette étude comprenait 56 patients qui ont effectué l’étude PEDFIC1 (cohorte 1) et 56 autres patients qui ont un type quelconque de PFIC (cohorte 2), y compris avec la PFIC1 (n = 35), la PFIC2 (n = 66), la PFIC3 (n = 7), la PFIC4 (n = 2), la PFIC6 (n = 2), mais pas la PFIC5 (n = 0). Tous les patients ont été traités au moyen de 120 mcg/kg/jour de Bylvay. L’âge médian du patient était de 3,6 ans et 44 % des patientes étaient des femmes. L’interprétation des données sur l’efficacité dans l’étude de suivi à long terme a été limitée par l’absence d’un contrôle simultané et l’ajustement des médicaments potentiellement efficaces qui sont généralement jugés insatisfaisants par eux-mêmes (ursodiol, rifampicine et antihistaminiques).

Chez les patients atteints de PFIC1 ou de PFIC2 qui ont commencé dans l’étude PEDFIC1 randomisée et contrôlée par placebo, la proportion moyenne d’évaluations positives du prurit provenant de la base de l’étude PEDFIC2 a augmenté après le traitement avec Bylvay, passant de 31,4 % au cours des semaines 0 à 24 à 38,6 % au cours des semaines 0 à 72.

Dans la cohorte 2, la proportion moyenne des évaluations positives du prurit des semaines 0 à 72 était de 92,4 % chez les patients atteints de la PFIC3. Chez les deux patients de la cohorte 2 avec le PFIC4, les notes pour les démangeaisons ont diminué d’une note de base de 4 à une note de 2,8 aux semaines 13 à 16 pour un patient, et d’une note de base de 2,8 à une note de 1,4 aux semaines 1 à 4 pour l’autre patient (les dernières évaluations rapportées à la date limite). Chez les patients atteints de la PFIC6 (n = 2), les notes pour les démangeaisons ont diminué, passant de 3 et 2,1 au niveau de référence à 0 et < 1 aux semaines 71 et 72. L’acceptation de l’indication de Bylvay pour tous les sous-types de la PFIC a été appuyée par ces données et par des aspects partagés de la pathophysiologie de la PFIC parmi tous les sous-types de la PFIC, dans le contexte de la rareté de la PFIC (en particulier les sous-types autres que PFIC1, PFIC2 et PFIC3) et des besoins médicaux non satisfaits.

En raison de la tendance inexpliquée à la supériorité de la dose de 40 mcg/kg/jour, la dose initiale recommandée est de 40 mcg/kg/jour. Toutefois, une augmentation de 120 mcg/kg/jour peut être envisagée après 3 mois suivant une réponse inadéquate, puisque 13 des 16 intervenants à 40 mcg/kg/jour ont répondu dans les 12 semaines suivant le début du traitement, et 6 des 7 patients qui n’ont pas répondu à 40 mcg/kg/jour ont répondu à une dose de 120 mcg/kg/jour.

Indication

La Présentation de drogue nouvelle relative à Bylvay a été initialement déposée par le promoteur pour l'indication proposée suivante :

Bylvay (odévixibat) est indiqué pour le traitement de cholestase intrahépatique familiale progressive (CIFP) chez les patients âgés de 6 mois.

Pour favoriser une utilisation sécuritaire et efficace du produit, Santé Canada a approuvé l'indication suivante : 

Bylvay (odévixibat) est indiqué pour le traitement du prurit chez les patients âgés de 6 mois ou plus atteints de cholestase intrahépatique familiale progressive (CIFP).

Limites d’utilisation :

Bylvay pourrait ne pas être efficace chez un sous-groupe de patients atteints de CIFP de type 2 porteurs de variants ABCB11 spécifiques entraînant un dysfonctionnement ou l’absence complète de la protéine BSEP (pompe d’exportation des sels biliaires).

L’indication de traitement a été modifiée pour le traitement du prurit causé par la PFIC afin de tenir compte de la nature des participants à l’étude qui devaient avoir des antécédents de prurit important et pour prendre en compte le résultat qui définissait cliniquement l’avantage pertinent du traitement au moyen de Bylvay concernait le prurit : une caractéristique cardinale, souvent débilitante de la PFIC qui est la principale raison du traitement chirurgical invasif des enfants atteints de PFIC.

En raison de la rareté de la PFIC, en particulier de la PFIC préchirurgicale à un âge plus avancé et de la pathophysiologie commune de la PFIC chez les enfants, les adolescents et les adultes, l’extrapolation des données de la plupart des enfants préadolescents à adolescents et des adultes a été jugée acceptable.

Les patients ayant des variants de PFIC2 et d’ABCB11 spécifiques qui ont entraîné une absence totale ou non fonctionnelle de la protéine de la pompe d’exportation des sels biliaires ont été exclus des études de phase III, car on ne s’attendait pas à ce que Bylvay soit efficace dans leur traitement. Pour la même raison, une limitation de l’utilisation de Bylvay a été incluse dans l’indication de Bylvay.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Bylvay approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Innocuité clinique

L’innocuité clinique de Bylvay a été évaluée chez 117 patients de la PFIC qui étaient inscrits aux deux études cliniques de phase III (PEDFIC1 et PEDFIC2) décrites dans la section Efficacité clinique.

L’étude pivot PEDFIC1 était une étude randomisée, à double insu, contrôlée par placebo, de 24 semaines portant sur deux doses de Bylvay (40 mcg/kg et 120 mcg/kg) administrées une fois par jour. L’étude PEDFIC2 était une étude d’extension en ouvert de 72 semaines du traitement continu à 120 mcg/kg/jour de Bylvay pour les patients de l’étude PEDFIC1 ainsi que l’inscription d’une cohorte additionnelle de patients atteints de la PFIC (n = 56). La durée médiane de l’exposition à 120 mcg/kg/jour de Bylvay dans l’étude PEDFIC2 était de 78,6 semaines.

Étude pivot

L’incidence d’événement indésirable apparu en cours de traitement et d’événement grave indésirable apparu en cours de traitement était similaire dans les trois branches de traitement de l’étude PEDFIC1. Dans le groupe placebo, 85 % des patients ont subi un événement indésirable apparu en cours de traitement, comparativement à 83 % des patients traités au moyen de 40 mcg/kg/jour de Bylvay et à 84 % des patients traités au moyen de 120 mcg/kg/jour de Bylvay. Les événements indésirables apparus en cours de traitement se sont produits chez 10 % des patients traités à l’aide d’un placebo, 4 % des patients traités au moyen de 40 mcg/kg/jour de Bylvay et 11 % traités au moyen de 120 mcg/kg/jour de Bylvay.

Chez les patients traités avec Bylvay, il était plus fréquent d’observer des événements indésirables apparus en cours de traitement qui étaient liés au médicament, ou associés à l’interruption ou à l’arrêt du traitement. Les événements indésirables apparus en cours de traitement liés au médicament ont été observés chez 15 % des patients traités à l’aide d’un placebo, 30 % des patients traités au moyen de 40 mcg/kg/jour de Bylvay et 37 % des patients traités au moyen de 120 mcg/kg/jour de Bylvay. Les événements indésirables apparus en cours de traitement qui ont entraîné une interruption du traitement ont été observés chez 5 % des patients traités à l’aide d’un placebo, 13 % des patients traités au moyen de 40 mcg/kg/jour de Bylvay et 32 % des patients traités au moyen de 120 mcg/kg/jour de Bylvay. Des événements indésirables apparus en cours de traitement qui ont entraîné l’interruption du traitement ont été observés chez 5 % des patients traités au moyen de 120 mcg/kg/jour de Bylvay et 0 % chez les autres groupes.

Les événements indésirables apparus en cours de traitement les plus courants qui se sont produits avec une incidence de 10 % ou plus étaient les symptômes gastro-intestinaux, y compris la diarrhée (chez 31 % des patients traités au moyen de Bylvay contre 5 % des patients traités à l’aide d’un placebo), les vomissements (17 % des patients traités au moyen de Bylvay contre 0 % des patients traités à l’aide d’un placebo) et la douleur abdominale (14 % traités au moyen de Bylvay contre 0 % des patients traités à l’aide d’un placebo).

Un patient souffrait probablement de gastro-entérite qui provoquait une déshydratation sévère et une forte augmentation des transaminases. Étant donné que Bylvay peut potentialiser la diarrhée et les vomissements, la monographie de produit de Bylvay recommande d’envisager d’interrompre le traitement de Bylvay pendant les épisodes aigus de diarrhée et de vomissements à risquent de déshydratation.

Un patient traité au moyen de Bylvay (2,4 %) a connu une fracture du membre inférieur, bien que la causalité soit incertaine. Il n’y a eu aucun décès au cours des études et aucun événement indésirable apparu en cours de traitement sérieux ou grave n’est clairement attribuable au traitement au moyen de Bylvay.

L’alanine aminotransférase (ALT) a augmenté chez 14 % des patients traités au moyen de Bylvay et chez 5 % des patients traités à l’aide d’un placebo. Le taux de bilirubine a augmenté chez 12 % des patients traités au moyen de Bylvay et chez 10 % des patients traités à l’aide d’un placebo. L’aspartate aminotransférase (AST) a augmenté de 7 % chez les patients traités au moyen de Bylvay et chez 5 % chez les patients à l’aide d’un placebo. Dans un cas, l’augmentation de bilirubine était sévère, mais probablement pas due à Bylvay.

Dans l’étude PEDFIC1, on a aussi noté des tendances vers une diminution des scores moyens d’ALT, d’AST, de gamma-glutamyl transpeptidase (GGT), de bilirubine et du modèle des maladies hépatiques en phase terminale (MELD) et des maladies hépatiques en phase terminale pédiatriques (PELD) de la référence à la fin de l’étude. On ne savait pas si la variation observée dans la biochimie du foie et sa causalité était reliée à Bylvay. Pour pallier le risque d’hépatoxicité, la monographie de produit de Bylvay mentionne l’augmentation de l’ALT, de l’AST et de la bilirubine comme résultats de laboratoire anormaux possibles qui pourraient survenir lors d’un traitement avec Bylvay.

D’autres résultats anormaux de laboratoire comprenaient des carences en vitamine A et en vitamine E, qui se sont produites chez un patient traité au moyen de Bylvay (2 %). Aucun de ces cas n’était réfractaire à la supplémentation. En outre, 7 % des patients traités au moyen de Bylvay et 0 % des patients traités à l’aide d’un placebo ont connu des changements de calcium à des niveaux faibles; toutefois, on n’a pas considéré que ces niveaux étaient significativement faibles sur le plan clinique.

Aucune chirurgie de dérivation biliaire ou greffe du foie n’a eu lieu au cours de l’étude pivot PEDFIC1.

Étude à l'appui

Les résultats de l’étude de suivi à long terme PEDFIC2 sur l’innocuité étaient conformes à ceux de l’étude PEDFIC1. Deux patients ont eu de graves événements indésirables de transaminases élevées en cours de traitement; un patient a eu une GGT accrue. Les chercheurs ont jugé que les deux événements indésirables apparus en cours de traitements étaient potentiellement liés, mais ils ont jugé qu’ils n’étaient pas dus à Bylvay. La monographie de produit de Bylvay reflète l’incertitude résiduelle quant au risque d’augmentation des transaminases. De même, un patient suivi à long terme a présenté un événement indésirable grave en cours de traitement de cholestase sévère et considérée sans lien avec le médicament à l’étude, de sorte que la monographie de produit de Bylvay inclut les risques de jaunisse et d’augmentation de la bilirubine sanguine. La monographie de produit suggère également d’envisager l’arrêt de Bylvay si un patient progresse vers l’hypertension portale, la cirrhose ou la décompensation hépatique démontrée étant donné les données limitées disponibles chez ces patients.

La monographie de produit approuvée de Bylvay présente les mises en garde et les mesures de précaution appropriées concernant les problèmes d'innocuité relevés. 

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Bylvay approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

7.2 Motifs non cliniques de la décision

Comme indiqué dans la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Bylvay?, l'examen de l'élément non clinique de la Présentation de drogue nouvelle (PDN) de Bylvay a été effectué selon la méthode 3 décrite dans l'ébauche de la ligne directrice : L'utilisation d'examens étrangers par Santé Canada

Pharmacodynamique

Des études in vitro ont démontré que l’odévixibat est un inhibiteur très puissant et sélectif du transporteur d’acide biliaire iléal humain (IBAT) (concentration pour une inhibition de 50 % de l’effet [IC50] de 0,13 nmol/L).

In vivo, l’odévixibat a montré un effet inhibiteur significatif sur l’absorption des acides biliaires intestinaux. Après une seule administration d’odévixibat (0,463 mg/kg) à des souris d’ablation de l’apolipoprotéine E (ApoE), on a observé une inhibition d’environ 81 % pendant une période pouvant aller jusqu’à 3 heures. Cela est tombé à 28 % d’inhibition à 10 heures après l’administration.

Chez les souris à double invalidation par ApoE/lipoprotéine à faible densité (LDL), l’odévixibat (0,463 mg/kg) a réduit le cholestérol plasmatique de 40 %. Ceci est corrélé avec une réduction des lipoprotéines de très faible densité (VLDL) et de la LDL. Les lipoprotéines à haute densité (HDL) ne sont pas affectées.

Dans un modèle murin de cholestase à 2 protéines multirésistantes aux médicaments (Mdr2-/-), l’odévixibat administré à 0,03 % poids dans l’alimentation pendant 4 semaines a réduit les ratios du foie et du poids corporel, les marqueurs sériques de dommages hépatiques (alanine aminotransférase [ALT], l’aspartate aminotransférase [AST] et la phosphatase alcaline [ALP]), ainsi que la cholestase.

Une étude transversale a été menée pour évaluer les excréments de 4 chiens après l’administration orale de l’odévixibat (30 mg/kg les jours 1 et 4) en combinaison avec l’administration rectale de la suspension cholestyramine ou un placebo. L’étude a démontré que l’administration de cholestyramine rectale tendait à normaliser les augmentations induites par l’odevixbat dans les cas et le nombre de défécations et la cohérence fécale par rapport aux essais contrôlés par placebo. Par conséquent, les effets de l’odévixibat sur le système gastro-intestinal étaient en grande partie réversibles.

Chez les rats mâles, une seule administration d’odévixibat (≤ 100 µmol/kg [≤ 74,09 mg/kg]) n’a eu aucun effet sur le transit intestinal total, tel qu’évalué par la longueur intestinale parcourue et le temps de transit (évalué par propulsion au charbon de bois).

En ce qui concerne la pharmacodynamique secondaire, l’odévixibat (1 µM [740,9 mcg/L]) n’a eu aucun effet inhibiteur dans 17 modèles enzymatiques et récepteurs étudiés in vitro et aucun effet lors d’une évaluation dans deux modèles tissulaires isolés (canaux calciques de type L ou site de canaux sodiques).

Pharmacologie d’innocuité

Dans l’essai cellulaire transfecté de l’IBAT humain, il n’y a eu aucun effet négatif sur la conductance du canal du gène Ether-à-go-go humain (hERG) à une concentration allant jusqu’à 1 µM (740,9 mcg/L), qui était 7 700 fois plus élevée que l’IC50 (0,13 nM).

Après l’administration orale d’odévixibat (≤ 100 µmol/kg [≤ 74,09 mg/kg]) à des rats, aucun effet nocif sur le système nerveux central, la respiration, la fonction rénale ou les paramètres cardiovasculaires, y compris la pression artérielle et la fréquence cardiaque, n’a été observé.

Aucun effet lié aux médicaments n’a été observé sur l’hémodynamique chez les chiens après l’administration intraveineuse d’odévixibat (≤ 0,1 µmol/kg [≤ 74,09 mcg/kg].

Pharmacocinétique

La pharmacocinétique et le métabolisme de l’odévixibat ont été étudiés chez la souris, le rat, le chien et les tissus humains in vitro et chez les souris, les rats, les chiens, les marmousets et les hommes in vivo. Les études ont démontré que l’odévixibat a une absorption minimale après une dose orale, une perméabilité passive faible in vitro et une faible biodisponibilité orale absolue. L’odévixibat a été rapidement absorbé avec un temps total à la concentration maximale (Tmax) qui variait de 1 à 4 heures chez toutes les espèces non cliniques évaluées (souris, rat, lapin, chien et marmouset). L’odévixibat était fortement lié aux protéines à 98,0 % chez le lapin et à plus de 99,2 % chez toutes les autres espèces.

Trois métabolites oxydatifs, monohydroxylés (M2, M3 et M6), ont été caractérisés par chromatographie en phase liquide-spectrométrie de masse pendant l’étude in vitro, cependant, seul le médicament parent a été observé dans les excréments humains. Aucun métabolite n’a été formé par les hépatocytes humains qui n’ont pas été observés dans les hépatocytes d’au moins une autre espèce.

Toxicologie

Le profil d’innocuité non clinique de l’odévixibat a été exploré chez les espèces de rongeurs (souris et rat) et non-rongeurs (chien et marmouset). Chez toutes les espèces, le traitement avec l’odévixibat était généralement bien toléré, avec des résultats dans la vie (diarrhée périodique, vomissements, salivation, réduction du poids corporel, du gain de poids, ou de la consommation alimentaire) et des altérations de pathologie clinique (réduction de HDL, LDL et cholestérol total).

Dans les essais à dose unique chez les souris et les rats, la dose maximale tolérée d’odevixbat dépassait 2 000 mg/kg sans résultats pathologiques. Les souris ont souffert de diarrhée et de perte de poids temporaire, tandis que les rats sont restés asymptomatiques.

Dans les études à doses répétées, il n’y a pas eu de décès liés aux médicaments chez les souris, les rats, les chiens et les marmousets, à l’exception des souris mâles ayant reçu 300 mg/kg/jour par voie orale, qui présentaient une détérioration clinique avant l’euthanasie. La cause de cette détérioration n’était pas claire, mais elle s’est produite à un niveau d’exposition systémique 490 fois supérieur à l’équivalent humain. Les signes cliniques courants comprenaient des vomissements après l’administration, des excréments mous et une salivation accrue. Des changements microscopiques importants liés aux médicaments ont été observés principalement chez les rats. La dose sans effet nocif observé (NOAEL) était de 300 mg/kg/jour chez le rat et de 150 mg/kg/jour chez le chien, soit beaucoup plus élevée que les doses humaines recommandées.

Odévixibat n’a montré aucun potentiel génotoxique, avec des effets mutagènes négatifs dans les souches bactériennes et aucun dommage direct à l’acide désoxyribonucléique (ADN). L’essai de micronoyau de rat a confirmé des propriétés non clastogéniques et non aneugéniques in vivo.

Dans les études de cancérogénicité sur deux ans, l’odévixibat n’était pas tumorigène chez les rats ou les souris à des doses orales allant jusqu’à 100 mg/kg/jour.

Chez les lapines en gestation, l’accouchement et l’avortement précoce et les anomalies cardiovasculaires fœtales ont été observés à des niveaux d’exposition élevés, ce qui indique un risque pour le développement fœtal. Sept fœtus (1,3 % de tous les fœtus exposés à l’odevixbat) de tous les groupes de doses présentaient des défauts cardiovasculaires. Ces malformations n’ont pas été observées chez les rates en gestation. L’odévixibat a été excrété dans le lait de rat, mais sa signification clinique reste incertaine. Chez les rats juvéniles, une NOAEL de 100 mg/kg/jour a été établie, avec seulement des excréments mous notés à la dose la plus élevée.

Les résultats des études non cliniques ainsi que les risques pour les humains ont été inclus dans la monographie de produit de Bylvay. Compte tenu de l’utilisation prévue de Bylvay, il n’y a aucun problème pharmacologique ou toxicologique dans cette présentation qui empêche l’autorisation du produit. Des avertissements et des mesures de précaution appropriées sont en place dans la monographie de produit de Bylvay pour répondre aux préoccupations en matière d’innocuité.

Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Bylvay approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

7.3 Motifs d'ordre qualitatif

Comme indiqué dans la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Bylvay?, l'examen de l'élément qualité de la Présentation de drogue nouvelle de Bylvay a été effectué selon la méthode 3 décrite dans l'ébauche de la ligne directrice : L'utilisation d'examens étrangers par Santé Canada

L'information soumise sur les caractéristiques chimiques et la fabrication de Bylvay montre que la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux peuvent être fabriqués de façon à répondre systématiquement aux spécifications approuvées. Des études appropriées au développement et à la validation ont été menées, et des contrôles adéquats sont en place pour les procédés commerciaux. Les modifications apportées au procédé de fabrication et à la formulation effectuées tout au long du développement du produit médicamenteux ont été examinées et jugées acceptables. D'après les données sur la stabilité soumises, la durée de conservation proposée de 36 mois est jugée acceptable lorsque le produit est entreposé à la température ambiante (entre 15 ºC et 30 ºC) dans l'emballage d'origine pour le protéger de la lumière.

On estime que les limites proposées concernant les impuretés liées au médicament ont été suffisamment qualifiées, c'est-à-dire qu'elles se situent dans les limites établies par l'International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (l'ICH) et/ou qu'elles sont qualifiées à partir d'études toxicologiques.

Toutes les installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.

Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients, décrits précédemment) présents dans le produit médicamenteux n'est interdit par le Règlement sur les aliments et drogues.

Aucun excipient d'origine humaine ou animale n'est utilisé pour la fabrication du Bylvay.