Sommaire des motifs de décision portant sur Kavigale
Décisions d'examen
Le sommaire des motifs de décision explique les raisons pour lesquelles un produit a reçu une autorisation de vente au Canada. Le document comprend les considérations portant sur la réglementation, l’innocuité, l’efficacité et la qualité (sur le plan de la chimie et de la fabrication).
Type de produit:
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- Ce document est une traduction française du document anglais approuvé.
Sommaire des motifs de décision (SMD)
Les sommaires des motifs de décision (SMD) présentent des renseignements sur l'autorisation initiale d'un produit. Le SMD portant sur Kavigale est accessible ci-dessous.
Activité récente relative à Kavigale
Les SMD relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 seront mis à jour afin d'inclure des renseignements sous forme de tableau des activités postautorisation (TAPA). Le TAPA comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Les TAPA seront mis à jour régulièrement en ce qui a trait aux activités postautorisation tout au long du cycle de vie du produit. À l'heure actuelle, aucun TAPA n'est disponible pour Kavigale. Lorsqu'un TAPA sera disponible pour Kavigale, il sera incorporé dans ce SMD.
Sommaire des motifs de décision (SMD) portant sur Kavigale
SMD émis le : 2025-06-05
L'information suivante concerne la Présentation de drogue nouvelle pour Kavigale.
Sipavibart
Identification numérique de drogue (DIN) : DIN 02556332 – 150 mg/ml sipavibart, solution pour administration par voie intraveineuse ou intramusculaire
AstraZeneca Canada Inc.
Présentation de drogue nouvelle, numéro de contrôle : 283047
Type de présentation : Présentation de drogue nouvelle (Nouvelle substance active) (COVID-19)
Domaine thérapeutique (Classification anatomique, thérapeutique, chimique [Anatomical Therapeutic Chemical], deuxième niveau) : J06 Sérums immunisants et immunoglobulines Date de présentation : 2024-01-23
Date d’autorisation : 2025-03-21
Le 21 mars 2025, Santé Canada a émis à l’intention d’AstraZeneca Canada Inc. un Avis de conformité pour le produit médicamenteux Kavigale.
Le Règlement sur les aliments et drogues a été modifié le 18 mars 2021 afin d’intégrer une certaine souplesse à la voie réglementaire actuelle des présentations de drogues nouvelles (PDN), facilitant ainsi le processus réglementaire d’autorisation de nouvelles drogues qui traitent ou préviennent la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Les exigences modifiées permettent qu’une PDN pour une drogue contre la COVID-19 désignée soit déposée au moyen d’un processus continu de présentation, c’est-à-dire au fur et à mesure que l’information devient disponible. Il incombe aux promoteurs de remplir les documents requis et de fournir les données probantes nécessaires à Santé Canada. Santé Canada délivrera un AC pour un médicament COVID-19 s’il est déterminé que les avantages et les risques du produit sont étayés par des preuves de l’innocuité, de l’efficacité et la qualité constante du médicament.
L'autorisation de mise en marché de Kavigale s'appuie sur l'information portant sur la qualité (chimie et fabrication), ainsi que les études non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (pharmacologie, innocuité et efficacité) présentées. D'après l'évaluation des données reçues effectuée par Santé Canada, le profil avantages-risques de Kavigale est considéré comme étant favorable pour la prophylaxie préexposition (prévention) de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) chez les adultes et les adolescents (âgés de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg) :
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qui sont immunodéprimés en raison d’une affection médicale ou de l’administration de médicaments ou traitements immunosuppresseurs, ou
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chez qui la vaccination contre la COVID-19 n’est pas recommandée.
Kavigale est autorisé conformément au Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements sur la voie réglementaire modifiée, consulter la Ligne directrice sur les modifications apportées au Règlement sur les aliments et drogues pour les médicaments contre la COVID-19.
1 Sur quoi l'autorisation porte-t-elle?
Kavigale, un anticorps monoclonal, a été autorisé pour la prophylaxie préexposition (prévention) de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) chez les adultes et les adolescents (âgés de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg) :
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qui sont immunodéprimés en raison d’une affection médicale ou de l’administration de médicaments ou traitements immunosuppresseurs, ou
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chez qui la vaccination contre la COVID-19 n’est pas recommandée.
Les variants du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2) circulant peuvent être associés à une résistance aux anticorps monoclonaux. Les professionnels de la santé doivent consulter régulièrement l’information apparaissant à la rubrique Résistance antivirale dans la section Microbiologie, conjointement avec la littérature et les lignes directrices locales, pour des détails sur les variants spécifiques et la résistance, étant donné que ces renseignements peuvent être périodiquement mis à jour.
Il existe peu de données sur l’innocuité du produit et aucune donnée pharmacocinétique chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Le profil d’innocuité chez les 15 participants de plus de 12 ans évalués et pesant au moins 40 kg était semblable à celui des adultes.
Il n’y avait pas de différences d’importance clinique quant à l’exposition sérique au sipavibart (l’ingrédient médicinal en Kavigale) en fonction de l’âge. Aucun ajustement posologique n’est requis chez les patients âgés de 65 ans et plus.
Kavigale (150 mg/ml sipavibart) se présente sous forme de solution injectable ou en perfusion. En plus de l'ingrédient médicinal, la solution contient L-histidine, chlorhydrate de L-histidine monohydraté, chlorhydrate de L-arginine, polysorbate 80, et eau pour injection.
L'utilisation de Kavigale est contre-indiquée chez les personnes ayant des antécédents de réactions d’hypersensibilité graves, y compris l’anaphylaxie, à ce médicament ou à l’un des ingrédients de sa préparation, y compris les ingrédients non médicinaux, ou à un composant du contenant.
Le produit médicamenteux a été autorisé selon les conditions d'utilisation décrites dans sa monographie de produit, en tenant compte des risques potentiels associés à son administration. La monographie de produit de Kavigale est accessible par l’intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques et sur le Portail des vaccins et traitements pour la COVID-19 de Santé Canada.
Pour de plus amples renseignements sur la justification de la décision de Santé Canada, veuillez consulter les sections Motifs d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et de fabrication).
2 Pourquoi Kavigale a-t-il été autorisé?
Santé Canada estime que Kavigale a un profil avantages-risques favorable pour la prophylaxie préexposition (prévention) de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) chez les adultes et les adolescents (âgés de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg) :
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qui sont immunodéprimés en raison d’une affection médicale ou de l’administration de médicaments ou traitements immunosuppresseurs, ou
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chez qui la vaccination contre la COVID-19 n’est pas recommandée.
La maladie à coronavirus 2019 est la maladie infectieuse causée par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2), qui s’est propagé rapidement et mondialement depuis son apparition à la fin de 2019. Le SRAS‑CoV‑2 est un coronavirus pathogène hautement transmissible. La majorité des patients infectés par le SRAS‑CoV‑2 sont atteints d’une maladie respiratoire légère à modérée et se remettent sans avoir besoin de traitement particulier. Cependant, après l’infection, certains patients développent une maladie grave qui nécessite un apport en oxygène ou une maladie critique avec des complications comme une insuffisance respiratoire, une septicémie et un choc septique, une thromboembolie et une défaillance de plusieurs organes, y compris une insuffisance rénale et une insuffisance cardiaque aiguës. Les conditions médicales ou d’autres facteurs qui placent les patients à risque élevé de progression vers une COVID‑19 grave comprennent l’âge avancé, l’obésité, le tabagisme actif, la maladie rénale chronique, le diabète, la maladie immunosuppressive ou le traitement immunosuppressif, les maladies cardiovasculaires, la maladie pulmonaire chronique, la drépanocytose, les troubles neurodéveloppementaux, le cancer évolutif et l’état de dépendance à l’égard d’un dispositif médical. D’autres conditions ou facteurs médicaux (p. ex., la race ou l’origine ethnique) peuvent également exposer les patients à un risque élevé de progression vers une COVID‑19 grave. Certaines personnes continuent de subir une série d’effets (appelés la COVID longue) pendant des mois après le rétablissement et on a observé des dommages aux organes.
Le déploiement de vaccins efficaces pour protéger contre les maladies graves associées à la COVID‑19 a considérablement réduit la morbidité et la mortalité associées à l’infection par le SRAS‑CoV‑2. Cependant, environ de 2 % à 3 % de la population mondiale demeure à risque d’une infection grave et mortelle à la COVID‑19 en raison de leur incapacité à avoir une réponse adéquate à une immunisation active complète ou en raison de leur inéligibilité à être vaccinés pour diverses raisons. Comparée à la population générale, l’ampleur de la réponse immunitaire qu’un vaccin génère au fil du temps dans la population immunodéprimée est limitée en raison de maladies sous‑jacentes ou de l’effet des traitements immunosuppressifs. Par conséquent, les patients immunodéprimés continuent d’être touchés de manière disproportionnée par la COVID‑19, ils ont souvent de mauvais résultats cliniques comme des maladies graves, des hospitalisations, des admissions en soins intensifs et des décès par rapport aux personnes immunocompétentes.
Le sipavibart, l’ingrédient médicinal dans Kavigale, est un anticorps monoclonal recombinant de l’immunoglobuline humaine G1 (IgG1) qui fournit une immunisation passive en se liant au domaine de liaison du récepteur (DLR) de la protéine de spicule du SRAS‑CoV‑2 (sous‑variant BA.2). C’est un anticorps monoclonal à action prolongée, avec des substitutions d’acides aminés qui prolongent sa demi‑vie et permettent de réduire la fonction effectrice de l’anticorps et le risque de facilitation de l’infection par des anticorps. Au moyen de sa liaison au DLR du SRAS‑CoV‑2 (sous‑variant BA.2), le sipavibart bloque la liaison du DLR au récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA2) humain. Cela entraîne un blocage de l’entrée du virus et une neutralisation efficace des souches du virus SRAS‑CoV‑2 sensibles.
L’étude pivot SUPERNOVA a démontré que Kavigale est efficace. Cette étude clinique de phase III randomisée, à double insu et contrôlée par des médicaments comparateurs a évalué le traitement au moyen de Kavigale pour la prophylaxie préexposition à la COVID‑19 chez les adultes et les adolescents immunodéprimés âgés de 12 ans et plus. L’analyse d’efficacité était basée sur 3 280 participants qui ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1 pour recevoir soit une dose de 300 mg de Kavigale (nombre total de patients [n] = 1 649), soit les médicaments comparateurs (placebo ou tixagevimab-cilgavimab; n = 1 631) tous les six mois. L’étude a exclu les participants qui avaient reçu un vaccin contre la COVID‑19 ou qui avaient des antécédents d’infection par le SRAS‑CoV‑2 confirmée en laboratoire ou par test de dépistage rapide dans les trois mois précédant la première visite. Les caractéristiques démographiques initiales étaient bien équilibrées entre les groupes traités au moyen de Kavigale et ceux à l’aide des médicaments comparateurs.
Les deux paramètres principaux d’efficacité suivants ont comparé l’efficacité de Kavigale à celle du tixagevimab-cilgavimab ou d’un placebo dans la prévention de la COVID‑19 symptomatique :
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causée par les variants prévalents du virus SRAS‑CoV‑2 durant le déroulement de l’étude jusqu’à 181 jours après l’administration de la dernière dose et confirmée par transcription inverse suivie d’une réaction en chaîne de la polymérase (RT‑PCR);
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attribuable à des variants appariés (variants qui ne sont pas porteurs de la mutation F456L d’après les données du séquençage viral et qui devraient être sensibles au sipavibart) jusqu’à 181 jours après l’administration de la dernière dose et confirmée par RT‑PCR.
Pour chacun des deux paramètres principaux d’efficacité, on a effectué une analyse de supériorité afin de comparer le risque relatif de COVID‑19 symptomatique entre les groupes de traitement. Il y a eu une réduction du risque relatif de 34,9 % (intervalle de confiance [IC] à 97,5 % : 15,0, 50,1) au sein du groupe traité au moyen de Kavigale par rapport au tixagevimab-cilgavimab ou au placebo pour les variants sensibles de la COVID‑19 symptomatique (qui ont été analysés au moment de l’étude). Les taux d’événements étaient de 122 (7,4 %) pour Kavigale et de 178 (10,9 %) pour les médicaments comparateurs. L’administration de Kavigale a entraîné une réduction du risque relatif de 42,9 % (IC à 95 % : 19,9, 59,3) dans l’incidence de la COVID-19 symptomatique attribuée aux variantes appariées par rapport au comparateur.
Les variants évalués avant et pendant la réalisation de l’étude SUPERNOVA à l’aide de l’épreuve in vitro de neutralisation du pseudovirus étaient le XBB.1.5, le XBB.1.5.10 (XBB.1.5 + F456L), le BA.2.86, le JN.1 et le JN.1.11.1/JN.1.16 (JN.1 + F456L). In vitro, Kavigale ne conserve pas d’activité neutralisante contre les variants Omicron contenant la mutation F456L (comme le KP.2 et le KP.3). On a inclus les renseignements dans la monographie de produit pour Kavigale.
La principale cohorte d’innocuité de l’étude pivot comprenait 1 671 participants adultes et adolescents immunodéprimés âgés de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg qui ont été exposés à une dose initiale de 300 mg de Kavigale administrée par injection intramusculaire. La durée médiane du suivi de l’innocuité était de 183,0 jours pour le groupe traité au moyen de Kavigale et pour le groupe traité à l’aide de médicaments comparateurs.
Environ 50 % des participants ont eu au moins un événement indésirable (EI) jusqu’au 91e jour dans tous les groupes de traitement, les EI les plus courants étaient la COVID‑19, la toux, le mal de tête et la fatigue. Le chercheur a considéré que moins d’EI dans le groupe traité au moyen de Kavigale que dans le groupe traité à l’aide des médicaments comparateurs étaient liés au traitement administré. La plupart des EI étaient de gravité légère à modérée et ceux qui étaient de grade 3 ou plus se sont produits à une fréquence similaire dans l’ensemble des groupes de traitement.
Des réactions d’hypersensibilité sont survenues dans les 14 jours suivant l’administration de la dose. Ces réactions étaient de gravité légère à modérée et la plupart se sont résorbées en quelques jours. Aucune des réactions d’hypersensibilité n’était grave. Les réactions au site d’injection sont survenues dans les sept jours suivant l’administration de la dose; elles étaient légères et la plupart se sont résorbées en quelques jours. Des réactions au site de perfusion se sont également produites dans les sept jours suivant l’administration de la dose; elles étaient légères à modérées et se sont résorbées en quelques jours. Des réactions liées à la perfusion se sont produites pendant la perfusion ou le même jour. Ces réactions étaient de faible gravité et disparaissaient en quelques jours.
AstraZeneca Canada Inc. a présenté à Santé Canada un plan de gestion des risques (PGR) relativement à Kavigale. Le PGR est conçu de manière à décrire les problèmes d'innocuité connus et potentiels, à présenter le plan de surveillance prévu et, au besoin, à décrire les mesures qui seront mises en place pour réduire les risques associés au produit. Pour Kavigale, les résultats significatifs pour la section des caractéristiques d’innocuité comprenaient l’exclusion des patientes enceintes dans les études cliniques. Par conséquent, «l’usage pendant la grossesse » était la seule préoccupation importante en matière d’innocuité (information manquante) qui a été mentionnée dans le PGR. Santé Canada n’a cerné aucune nouvelle préoccupation en matière d’innocuité. Après examen, le PGR a été jugé acceptable.
Les étiquettes interne et externe, la notice d'accompagnement et la section des renseignements pour les patients sur les médicaments de la monographie de produit de Kavigale qui ont été présentées ont répondu aux exigences réglementaires relatives à l'étiquetage, à l'utilisation d'un langage clair et aux éléments de conception.
Le promoteur a soumis une évaluation de la marque nominative qui comprenait des évaluations des attributs nominatifs à présentation et à consonance semblables. Après examen, le nom proposé de Kavigale a été accepté.
Dans l'ensemble, les avantages thérapeutiques du traitement avec Kavigale constatés dans l'étude pivot sont favorables et l'emportent sur les risques potentiels. D'après les données non cliniques et les études cliniques, Kavigale présente un profil d'innocuité acceptable. Les problèmes d'innocuité relevés peuvent être gérés à l'aide de l'étiquetage et la surveillance. La monographie de produit de Kavigale comporte des mises en garde et des précautions appropriées pour répondre aux préoccupations d'innocuité identifiées.
Cette Présentation de drogue nouvelle répond aux exigences des articles C.08.002 et C.08.005.1; par conséquent, Santé Canada a émis l'Avis de conformité prévu à l'article C.08.004 du Règlement sur les aliments et drogues. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections Motifs de décision d'ordre clinique, non clinique et qualitatif (caractéristiques chimiques et fabrication).
3 Quelles sont les étapes qui ont mené à l'autorisation de Kavigale?
Le Règlement sur les aliments et drogues a été modifié le 18 mars 2021 afin d’intégrer une certaine souplesse à la voie réglementaire actuelle des présentations de drogues nouvelles (PDN), facilitant ainsi le processus réglementaire d’autorisation de nouvelles drogues qui traitent ou préviennent la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Par exemple, afin d’accélérer le processus d’examen, les exigences modifiées permettent qu’une PDN pour une drogue contre la COVID-19 désignée soit déposée au moyen d’un processus continu de présentation, c’est-à-dire au fur et à mesure que l’information devient disponible. Cela permet à Santé Canada d’amorcer un processus continu d’examen des renseignements soumis. Comme indiqué dans la Ligne directrice sur les modifications apportées au Règlement sur les aliments et drogues pour les médicaments contre la COVID-19, Santé Canada commencera son examen à l’aide des renseignements fournis par le fabricant et acceptera de nouvelles données probantes lorsqu’elles seront disponibles jusqu’à ce que la présentation soit jugée complète. Ce processus en continu peut réduire le temps qu’il faut pour autoriser ces drogues nouvelles essentielles tout en maintenant des normes appropriées d’innocuité, d’efficacité et de qualité. Il incombe aux promoteurs de remplir les documents requis et de fournir les données probantes nécessaires à Santé Canada. Santé Canada délivrera un AC pour un médicament COVID-19 s’il est déterminé que les avantages et les risques du produit sont étayés par des preuves de l’innocuité, de l’efficacité et la qualité constante du médicament.
Les renseignements pour cette PDN ont été fournis sur une base continue. À la suite d’un examen accéléré des données présentées, Santé Canada a déterminé qu’il y avait suffisamment de données probantes à l’appui de la conclusion que les avantages de Kavigale l’emportent sur les risques dans les conditions d’utilisation recommandées, en tenant compte des incertitudes liées à ces avantages et risques ainsi que des besoins en santé publique liés à la COVID-19. Santa Canada a émis un AC pour Kavigale le 21 mars 2025.
Pour de plus amples renseignements sur la voie réglementaire pour la PDN modifiée, consulter la Ligne directrice sur les modifications apportées au Règlement sur les aliments et drogues pour les médicaments contre la COVID-19.
Étapes importantes de la présentation : Kavigale
|
Étape importante de la présentation |
Date |
|---|---|
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Réunion préalable à la présentation |
2023-08-01 |
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Dépôt de la Présentation de drogue nouvelle |
2024-01-23 |
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Données non cliniques initiales soumises par le promoteur |
2024-01-23 |
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Données qualitatives initiales soumises par le promoteur |
2024-05-08 |
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Données cliniques initiales soumises par le promoteur |
2024-07-03 |
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Plan de gestion des risques soumis par le promoteur |
2024-07-03 |
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Examen préliminaire |
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Lettre d'acceptation à l'issue de l'examen préliminaire émise |
2024-03-05 |
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Examen |
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Évaluation non clinique terminée |
2024-10-22 |
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Évaluation du plan de gestion des risques terminée |
2024-12-20 |
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Évaluation clinique/médicale terminée |
2024-12-27 |
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Examen de l'étiquetage terminé |
2025-02-14 |
|
Évaluation de la qualité terminée |
2025-02-14 |
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Délivrance de l'Avis de conformité par la directrice générale, Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques |
2025-03-21 |
4 Quelles mesures de suivi le promoteur prendra-t-il?
Dans le cadre de l'autorisation de mise en marché de Kavigale, le promoteur s'est engagé à mener plusieurs activités post-commercialisation à la demande de Santé Canada. Outre les exigences décrites dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues, les engagements comprennent les suivants (sans s'y limiter) :
-
la présentation d’un rapport sommaire annuel de toutes les réactions indésirables graves à un médicament survenues au Canada et des réactions indésirables graves et inattendues à un médicament qui se sont produites à l’extérieur du Canada pour Kavigale après un an de commercialisation au Canada. Ceci doit être présenté sous forme de Rapport périodique d’évaluation des avantages et des risques (RPEAR), conformément au format E2C (R2) de l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (ICH).
-
la conduite d’une évaluation globale de l’innocuité de Kavigale afin de formuler une conclusion sur son innocuité. Santé Canada a mis en œuvre un ensemble de préoccupations minimales en matière d’innocuité à surveiller pour tous les anticorps monoclonaux destinés à traiter l’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2) en 2022. Par conséquent, le promoteur est prié de fournir une analyse supplémentaire de ce qui suit dans le RPEAR demandé :
-
le risque d’événements cardiovasculaires;
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l’utilisation hors indication chez les enfants de moins de 12 ans;
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le dosage hors indication – doses supérieures à 300 mg;
-
les données d’innocuité à long terme, y compris les données des études cliniques en cours;
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les effets sur la réponse immunitaire à la vaccination/immunisation contre le SRAS‑CoV‑2 (interaction du vaccin);
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l’utilisation chez les patients immunodéprimés, y compris les problèmes d’altération de la clairance virale, les ajustements de dose hors indication et les variants apparus en cours de traitement dans cette population;
-
et l’échec du traitement en raison des variants du SRAS‑CoV‑2, y compris les variants préoccupants et les variants apparus en cours de traitement.
-
5 Quelles activités postautorisation ont été menées à l'égard de Kavigale?
Les Sommaires des motifs de décision (SMD) relatifs aux médicaments éligibles (tels que décrits dans la Foire aux questions : Phase II du projet de sommaires des motifs de décision [SMD]) autorisés après le 1er septembre 2012 incluront des renseignements sur les activités postautorisation sous forme de tableau. Le tableau des activités postautorisation (TAPA) comprendra de brefs résumés d'activités telles que les présentations de demandes de nouvelles utilisations, ainsi que les décisions de Santé Canada (positives ou négatives). Le TAPA continuera d'être actualisé durant tout le cycle de vie du produit.
À l'heure actuelle, aucun TAPA n'est disponible pour Kavigale. Lorsque le TAPA sera disponible, il sera incorporé dans ce SMD.
Pour consulter les derniers avis, mises en garde et retraits concernant des produits commercialisés, consultez MedEffet Canada.
6 Quels sont les autres renseignements disponibles à propos des médicaments?
Pour obtenir des renseignements à jour sur les produits médicamenteux, veuillez suivre les liens suivants :
-
Consulter le Portail des vaccins et traitements pour la COVID-19 pour les renseignements sur les vaccins et traitements autorisés pour la COVID019, ainsi que ceux dont l’examen est actuellement en cours.
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Consulter MedEffet Canada pour connaître les derniers avis, mises en garde et retraits concernant les produits commercialisés.
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Voir la Base de données des Avis de conformité (AC) pour accéder à la liste des dates d'autorisation de tous les médicaments ayant reçu un AC depuis 1994.
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Consulter la Base de données sur les produits pharmaceutiques (BDPP) pour obtenir la dernière monographie de produit. La BDPP contient des renseignements précis sur les médicaments dont l'utilisation a été approuvée au Canada.
-
Voir les documents relatifs à l'Avis de conformité avec conditions (AC-C) pour les produits ayant reçu un AC en vertu de la Ligne directrice : Avis de conformité avec conditions (AC-C), le cas échéant. En cliquant sur les liens correspondant au nom du produit (selon le cas), vous pouvez accéder à la fiche de renseignements, partie III - Renseignements pour les patients sur les médicaments, à l'avis d'admissibilité, et/ou à la « Lettre aux professionnels de santé ».
-
Consulter le Registre des brevets pour obtenir la liste des brevets déposés relativement à des ingrédients médicinaux, le cas échéant.
-
Consulter le Registre des drogues innovantes pour obtenir la liste des drogues admissibles à la protection des données en vertu de l'article C.08.004.1 du Règlement sur les aliments et drogues, le cas échéant.
7 Quelle est la justification scientifique sur laquelle s'est fondé Santé Canada?
Consultez la section Quelles sont les étapes qui ont mené à l’autorisation de Kavigale? pour plus de renseignements sur le processus d’examen de cette présentation.
7.1 Motifs cliniques de la décision
Pharmacologie clinique
Le sipavibart, l’ingrédient médicinal dans Kavigale, est un anticorps monoclonal recombinant de l’immunoglobuline humaine G1 (IgG1) qui fournit une immunisation passive en se liant au domaine de liaison du récepteur (DLR) de la protéine de spicule du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2; BA.2). Il s’agit d’un anticorps monoclonal à action prolongée, avec des substitutions d’acides aminés qui prolongent sa demi‑vie et permettent de réduire la fonction effectrice de l’anticorps et le risque de facilitation de l’infection par des anticorps. Au moyen de sa liaison au DLR du SRAS‑CoV‑2 (BA.2), le sipavibart bloque la liaison du DLR au récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA2) humain. Cela entraîne un blocage de l’entrée du virus et une neutralisation efficace du virus SRAS‑CoV‑2.
Dans les études pharmacologiques, on a observé une biodisponibilité plus élevée avec l’injection intramusculaire sur la face antérolatérale de la cuisse par rapport à l’administration dans le muscle fessier, ce qui a conduit à sa recommandation préférentielle pour l’administration.
On a bien décrit la pharmacologie générale et la pharmacocinétique du sipavibart en termes de concentration maximale (Cmax), de temps jusqu’à la concentration maximale (Tmax), de surface sous la courbe (SSC) de concentration, (absorption, distribution, métabolisme et élimination [ADME]), de demi‑vie (t1/2), de biodisponibilité (F), etc. Cela a permis l’élaboration d’un modèle pharmacocinétique (PK) de la population. Le modèle PK de la population a fourni une caractérisation adéquate du sipavibart et la capacité de simuler l’exposition sérique prévue à cet ingrédient médicamenteux chez les participants adultes. Ce modèle a été validé par des simulations et des parcelles de qualité d’ajustement (QA) et d’essais prédictifs virtuels de pronostic vrai (pcVPC). L’analyse exposition‑réponse n’a pas cerné de relation claire et compatible entre l’exposition‑réponse sérique au sipavibart et l’efficacité. Cependant, en raison du nombre limité d’événements, d’un intervalle d’exposition relativement étroit provenant de la dose étudiée de 300 mg et de la disponibilité des données PK pour seulement un sous‑ensemble du groupe traité au moyen de sipavibart dans la cohorte principale de l’étude pivot SUPERNOVA (abordé dans la section Efficacité clinique), la possibilité d’une relation importante non détectée ne pouvait pas être complètement écartée. Aucune conclusion définitive ne pouvait être tirée sur la relation exposition‑efficacité.
Les effets des anticorps anti‑médicaments sur l’exposition sérique n’étaient pas bien caractérisés en raison du faible taux d’événements.
Étant donné que le sipavibart est un anticorps monoclonal, on ne prévoit aucune interaction médicamenteuse par le cytochrome P450, d’autres enzymes de métabolisation ou des transporteurs. Par conséquent, on n’a réalisé aucune étude officielle sur les interactions médicamenteuses.
On a évalué graphiquement les profils PK du sipavibart pour différents problèmes d’immunodépression. Ces profils semblaient similaires chez les participants de la cohorte principale de l’étude SUPERNOVA avec et sans tumeurs solides, maladies hématologiques et épuisement des cellules B. Aucun ajustement de dose n’est jugé nécessaire pour les populations immunodéprimées par rapport aux populations immunocompétentes.
Aucune donnée PK n’était disponible pour les participants adolescents. On a réalisé les simulations fondées sur le modèle PK de la population pour estimer l’exposition chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans. La simulation a démontré que l’exposition au sipavibart est comparable chez les adolescents et les adultes pesant au moins 40 kg, bien qu’elle soit environ 25 % plus élevée chez les adolescents.
Les données cliniques n’étaient disponibles que pour le schéma posologique de 300 mg administré tous les six mois. On a fourni des données provenant de simulations, comparant l’étendue de l’exposition (SSC pendant l’intervalle posologique [SSCtau]) entre une dose de 300 mg tous les six mois et une dose de 300 mg tous les trois mois. Les simulations effectuées pour le schéma posologique de 300 mg administré tous les trois mois par voie intramusculaire ou intraveineuse ont abouti à une SSCtau qui serait inférieure à celle de l’exposition toxicologique dans le pire des scénarios (1 200 mg administrés par voie intraveineuse) évaluée dans le cadre d’une étude clinique.
Les données de pharmacologique clinique appuient l'usage de Kavigale pour l'indication recommandée. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, consulter la monographie de produit de Kavigale approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques et sur le Portail des vaccins et traitements pour la COVID-19 de Santé Canada.
Efficacité clinique
L’efficacité clinique de Kavigale a été principalement évaluée au cours de l’étude pivot SUPERNOVA. Il s’agissait d’une étude clinique de phase III randomisée, à double insu et contrôlée par des comparateurs qui a évalué le traitement au moyen de Kavigale pour la prophylaxie préexposition à la maladie à coronavirus 2019 (COVID‑19) chez les adultes et les adolescents immunodéprimés âgés de 12 ans et plus. L’analyse d’efficacité était basée sur 3 280 participants qui ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1 pour recevoir soit une dose de 300 mg de Kavigale (nombre total de patients [n] = 1 649), soit le médicament comparateur (placebo ou tixagevimab-cilgavimab; n = 1 631) tous les six mois. L’étude a exclu les participants qui avaient reçu un vaccin contre la COVID‑19 ou qui avaient des antécédents d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2) confirmée en laboratoire ou par test de dépistage rapide dans les trois mois précédant la première visite.
Les caractéristiques démographiques initiales étaient bien équilibrées entre les groupes traités au moyen de Kavigale et ceux à l’aide des médicaments comparateurs. L’âge médian des participants était de 60 ans et 36,3 % d’entre eux avaient 65 ans ou plus. Il y avait 15 participants âgés de 12 ans à moins de 18 ans. Dans l’ensemble, 56,8 % des participants étaient des femmes, 43,2 % étaient des hommes, 74,1 % étaient de race blanche, 6,5 % étaient d’origine asiatique, 12,1 % étaient de race noire ou afro‑américaine et 21,5 % étaient d’origine hispanique ou latino‑américaine. Tous les participants présentaient une immunodéficience causée par au moins un état clinique.
Les deux paramètres principaux d’efficacité suivants ont comparé l’efficacité de Kavigale à celle du tixagevimab-cilgavimab ou d’un placebo dans la prévention de la COVID‑19 symptomatique :
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causée par les variants prévalents du virus SRAS‑CoV‑2 durant le déroulement de l’étude jusqu’à 181 jours après l’administration de la dernière dose et confirmée par transcription inverse suivie d’une réaction en chaîne de la polymérase (RT‑PCR);
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attribuable à des variants appariés (variants qui ne sont pas porteurs de la mutation F456L d’après les données du séquençage viral et qui devraient être sensibles au sipavibart) jusqu’à 181 jours après l’administration de la dernière dose et confirmée par RT‑PCR.
Pour chacun des deux paramètres principaux d’efficacité, on a effectué une analyse de supériorité afin de comparer le risque relatif de COVID‑19 symptomatique entre les groupes de traitement. Il y a eu une réduction du risque relatif de 34,9 % (intervalle de confiance [IC] à 97,5 % : 15,0, 50,1) au sein du groupe de traitement (Kavigale) par rapport au groupe traité à l’aide du tixagevimab-cilgavimab ou d’un placebo pour les variants sensibles de la COVID‑19 symptomatique (qui ont été analysés au moment de l’étude). Les taux d’événements étaient de 122 (7,4 %) pour Kavigale et de 178 (10,9 %) pour les médicaments comparateurs. L’administration de Kavigale a entraîné une réduction du risque relatif de 42,9 % (IC à 95 % : 19,9, 59,3) dans l’incidence de la COVID-19 symptomatique attribuée aux variantes appariées par rapport au comparateur.
Les variants évalués avant et pendant la réalisation de l’étude SUPERNOVA à l’aide de l’épreuve in vitro de neutralisation du pseudovirus étaient le XBB.1.5, le XBB.1.5.10 (XBB.1.5 + F456L), le BA.2.86, le JN.1 et le JN.1.11.1/JN.1.16 (JN.1 + F456L). In vitro, Kavigale ne conserve pas d’activité neutralisante contre les variants Omicron contenant la mutation F456L (comme le KP.2 et le KP.3). On a inclus les renseignements dans la monographie de produit pour Kavigale.
Indication
La Présentation de drogue nouvelle relative à Kavigale a été initialement déposée par le promoteur pour l'indication proposée suivante, que Santé Canada a ensuite approuvée :
Kavigale (sipavibart injectable) est indiqué pour la prophylaxie préexposition (prévention) de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) chez les adultes et les adolescents (âgés de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg) :
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qui sont immunodéprimés en raison d’une affection médicale ou de l’administration de médicaments ou traitements immunosuppresseurs, ou
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chez qui la vaccination contre la COVID-19 n’est pas recommandée.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Kavigale approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques et sur le Portail des vaccins et traitements pour la COVID-19 de Santé Canada.
Innocuité clinique
On a évalué l’innocuité clinique de Kavigale au cours de l’étude pivot SUPERNOVA (décrite dans la section Efficacité clinique). Dans cette étude, la principale cohorte comprenait 1 671 participants adultes et adolescents immunodéprimés âgés de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg qui ont été exposés à une dose initiale de Kavigale de 300 mg administrée par injection intramusculaire. La durée médiane du suivi de l’innocuité était de 183,0 jours pour le groupe traité au moyen de Kavigale et pour le groupe traité à l’aide de médicaments comparateurs.
Environ 50 % des participants ont eu au moins un événement indésirable (EI) jusqu’au 91e jour dans tous les groupes de traitement, les EI les plus courants étaient la COVID‑19, la toux, le mal de tête et la fatigue. Le chercheur a considéré que moins d’EI dans le groupe traité au moyen de Kavigale que dans le groupe traité à l’aide des médicaments comparateurs étaient liés au traitement administré. La plupart des EI étaient de gravité légère à modérée et ceux qui étaient de grade 3 ou plus se sont produits à une fréquence similaire dans l’ensemble des groupes de traitement. Les EI immédiats signalés dans l’heure suivant l’administration de la première dose de traitement l’ont été dans des proportions similaires entre le groupe traité au moyen de Kavigale (3,1 %) et celui traité à l’aide de médicaments comparateurs (2,9 %).
Il y a 20 participants (1,2 %) du groupe traité au moyen de Kavigale et 13 participants (0,8 %) du groupe traité à l’aide des médicaments comparateurs, respectivement, qui ont signalé des événements indésirables graves (EIG) ayant entraîné la mort, et ce, jusqu’à la date limite des données. Le chercheur ne considère aucun des décès survenus dans le groupe traité au moyen de Kavigale comme étant lié au traitement. Il y a eu un décès dû à la COVID‑19, signalé dans le groupe traité à l’aide du tixagevimab-cilgavimab (médicaments comparateurs). Il n’y avait aucun schéma concernant les causes de décès ni le moment des décès en lien avec l’administration du traitement.
Jusqu’au 91e jour, 7,2 % des participants du groupe traité au moyen de Kavigale et 7,3 % des participants traités à l’aide de médicaments comparateurs, respectivement, ont signalé des EIGs. Il n’y a eu aucun événement indésirable présentant un intérêt particulier d’anaphylaxie ou d’autre réaction d’hypersensibilité grave dans le groupe traité au moyen de Kavigale. Le nombre d’événements cardiovasculaires et thrombotiques était trop faible pour effectuer une comparaison significative. Un examen approfondi n’a pas suggéré d’association causale entre ces événements et l’administration de Kavigale. Au cours de l’étude, on n’a cerné aucune tendance notable au niveau de l’hématologie, de la chimie clinique, des analyses d’urine ou des signes vitaux.
Des réactions d’hypersensibilité sont survenues dans les 14 jours suivant l’administration de la dose. Ces réactions étaient de gravité légère à modérée et la plupart se sont résorbées en quelques jours. Aucune des réactions d’hypersensibilité n’était grave. Les réactions au site d’injection sont survenues dans les sept jours suivant l’administration de la dose; elles étaient légères et la plupart se sont résorbées en quelques jours. Des réactions au site d’infusion se sont produites dans les sept jours suivant l’administration de la dose, étaient de nature légère à modérée et se sont résorbées en quelques jours. Des réactions liées à la perfusion se sont produites pendant la perfusion ou le même jour. Ces réactions étaient de faible gravité et disparaissaient en quelques jours.
Dans la cohorte principale de l’étude SUPERNOVA, 886 participants ont reçu une deuxième dose de 300 mg de Kavigale six mois après l’administration de la dose initiale de 300 mg de Kavigale. Le profil d’innocuité global des participants ayant reçu une deuxième dose de Kavigale est demeuré similaire à celui suivant la dose initiale.
Le traitement par une protéine thérapeutique, quelle qu'elle soit, s'accompagne d'un risque d'immunogénicité (développement d'anticorps anti‑médicaments [ADA], qui ont le potentiel de neutraliser l'activité biologique du médicament). Parmi les participants ayant reçu Kavigale, 4,8 % (29 participants sur 604) présentaient des anticorps anti‑médicaments (AAM) à tout moment et 0,8 % (cinq participants sur 604) avaient des AAM apparus en cours de traitement. Le faible taux de participants présentant des AAM ne permet pas une évaluation complète de l’incidence de ces anticorps sur la pharmacocinétique et l’innocuité de Kavigale.
La monographie de produit approuvée de Kavigale présente les mises en garde et les mesures de précaution appropriées concernant les problèmes d'innocuité relevés. Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Kavigale approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques et sur le Portail des vaccins et traitements pour la COVID-19 de Santé Canada.
7.2 Motifs non cliniques de la décision
L’ensemble de données non cliniques comprenait les résultats de onze études de pharmacologie, d’une étude de pharmacocinétique, d’une étude de toxicité à doses répétées et de deux études de réactivité croisée des tissus.
Les données pharmacologiques ont révélé que le sipavibart se lie à un épitope sur le domaine de liaison au récepteur (DLR) de la protéine de spicule BA.2 du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2) avec une affinité nanomolaire et est capable de bloquer stériquement l’interaction du DLR avec le récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2). Les résultats des études pharmacologiques ont indiqué que les hamsters ayant reçu du sipavibart avant d’être exposés à la souche du SRAS‑CoV‑2 USA‑WA1/2020 étaient protégés de la maladie.
La région cristallisable du fragment (Fc) du sipavibart a été modifiée pour inclure des substitutions d’acides aminés YTE et TM afin de prolonger la demi‑vie des anticorps et de réduire la fonction effectrice de Fc, respectivement. Les substitutions de YTE ont entraîné une augmentation prévue de l’affinité de liaison au récepteur Fc néonatal (FcRn) à un pH de 6,0 et ont prolongé la demi‑vie des anticorps chez des souris transgéniques exprimant le FcRn humain. Les substitutions de TM ont entraîné une diminution prévue des affinités de liaison aux récepteurs Fc gamma et au complément C1q. In vitro, le sipavibart n’a pas médié l’infection dépendante des anticorps des cellules et a démontré des fonctions effectrices dépendantes des anticorps réduites ou indétectables. De plus, in vitro, les substitutions n’ont pas modifié la puissance du sipavibart.
Le sipavibart a fait preuve d’une puissance élargie, avec des valeurs de concentration moyenne mi‑maximale effective (EC50) pour la neutralisation de pseudovirus allant de 3,6 ng/ml (variant XBB.1) à 25,0 ng/ml (variant BA.2.75). Cependant, une étude non conforme aux bonnes pratiques de laboratoire (BPL) pour élucider les variants résistants au sipavibart a révélé trois mutations d’échappement au sein du DLR : le T415I, le K458E et le F456L. Les sous‑variants Omicron KP.2, KP.3 et LB.1 du SRAS‑CoV‑2 contiennent la mutation F456L qui pourrait avoir un effet sur le potentiel de neutralisation du sipavibart contre ces variants. Les autres mutations identifiées (la T415I et la K458E) n’ont pas émergé jusqu’à présent dans la progression évolutive du virus. Cependant, si ces mutations apparaissent dans des variants viraux en circulation à venir, le sipavibart sera probablement inefficace contre les variants présentant ces mutations.
On a évalué la pharmacocinétique (PK) du sipavibart chez des souris Tg32 qui expriment le récepteur Fc néonatal humanisé (huFcRn) à la place du FcRn des souris. Les animaux ont reçu une dose unique de 5 mg/kg par voie intraveineuse (IV) et on a prélevé des échantillons de sang jusqu’à 35 jours après l’administration de la dose. On a observé une concentration maximale (Cmax) de 127 mcg/ml à 0,0417 jours après l’administration et la surface sous la courbe de concentration du temps zéro jusqu’à la dernière mesure quantifiable (SSC0‑t) était d’environ 1 130 mcg·jour/ml. Les concentrations sériques ont diminué de manière multiphasique, avec des concentrations mesurables jusqu’au dernier point d’échantillonnage à 35 jours après l’administration de la dose pour tous les traitements. On estime la demi‑vie (t1/2) à 20,6 jours après l’administration du sipavibart. La PK du sipavibart était similaire aux anticorps de contrôle et similaire à ce qu’on a observé avec le cilgavimab au cours d’une étude précédente. On a observé une PK similaire pour le sipavibart chez les singes cynomolgus suite à une perfusion intramusculaire (IM) ou intraveineuse (IV) de 150 mg/kg de chaque anticorps monoclonal provenant de l’étude de toxicologie conforme aux BPL.
Au cours d’une étude de toxicité à doses répétées conforme aux BPL effectuée chez des singes cynomolgus, l’administration de l’AZD5156 (une combinaison de 1:1 du sipavibart et du cilgavimab) n’était associée à aucune constatation locale ou systémique indésirable. On considère que la dose sans effet nocif observé (DSENO) était de 300 mg/kg d’AZD5156 (ce qui incluait 150 mg/kg de sipavibart) administrée par voies IM et IV. Les données ont révélé un manque de constatations d’événements indésirables associés aux anticorps monoclonaux, le sipavibart et le cilgavimab. De plus, le sipavibart n’a pas coloré de tissus humains adultes ou fœtaux au cours de deux études distinctes de réactivité croisée des tissus conformes aux BPL. En se fondant sur la Cmax observée chez les singes au 15e jour, après l’administration de la troisième dose IM (4 470 mcg/ml ± 974 mcg/ml), la DSENO était d’environ 180 fois supérieure à la Cmax humaine prévue et après l’administration de la troisième dose par IV (6 390 mcg/ml ± 608 mcg/ml), la DSENO était d’environ 20 fois supérieure à la Cmax humaine prévue.
On n’a réalisé aucune étude de toxicologie de la reproduction et du développement (DART) conformément à la directive S6 (R1) de l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (ICH). Cependant, étant donné que les primates non humains utilisés dans l’étude de toxicité à doses répétées étaient considérés comme étant des jeunes ayant des systèmes reproducteurs immatures, on ne pouvait tirer aucune conclusion définitive concernant les effets sur les organes reproducteurs et les paramètres liés à la fertilité à partir des résultats de l’étude de toxicologie à doses répétées. De plus, on ne pouvait tirer aucune conclusion sur les répercussions potentielles sur la lactation ou le développement embryofœtal en l’absence d’une étude DART. Néanmoins, au cours de l’étude de toxicité à doses répétées, on n’a observé aucune anomalie histopathologique des testicules et de l’épididyme chez les mâles immatures, ni de l’utérus, des ovaires et du vagin chez les femelles immatures.
Dans l’ensemble, les données pharmacologiques non cliniques appuient la validation de principe que le sipavibart devrait démontrer un profil d’anticorps favorable par rapport à un large éventail de variants du SRAS‑CoV‑2 et devrait présenter peu de risque d’amélioration dépendante des anticorps de la maladie. Le sipavibart a également démontré qu’il protégeait les hamsters de la maladie causée par le SRAS‑CoV‑2 dans un cadre prophylactique. Le programme non clinique effectué pour le sipavibart est conforme aux recommandations des lignes directrices réglementaires pour les anticorps monoclonaux dirigés contre des cibles étrangères ou virales. En raison de la réduction de la sensibilité au sipavibart des variants du SRAS‑CoV‑2 qui portent la mutation F456L, il y a des préoccupations quant à l’inefficacité de Kavigale contre les souches actuellement en circulation comme la KP.2 et la KP.3. Le programme d’innocuité non clinique a été conçu en fonction de la nature du produit qui vise une cible étrangère qui n’est pas exprimée de manière endogène. Le profil d’innocuité non clinique est considéré comme étant favorable pour soutenir l’usage clinique proposé. On a inclus les résultats des études non cliniques ainsi que les risques pour les humains dans la monographie de produit de Kavigale. Compte tenu de l’utilisation prévue de Kavigale, aucun problème pharmacologique ou toxicologique dans cette présentation n’empêche l’homologation du produit. On a mis en place les mises en garde et les précautions appropriées dans la monographie de produit de Kavigale afin de répondre aux préoccupations en matière d’innocuité.
Pour de plus amples renseignements, consulter la monographie de produit de Kavigale approuvée par Santé Canada et accessible par l'intermédiaire de la Base de données sur les produits pharmaceutiques et sur le Portail des vaccins et traitements pour la COVID-19 de Santé Canada.
7.3 Motifs d'ordre qualitatif
Caractérisation de la substance médicamenteuse
Le sipavibart est un anticorps monoclonal de l’immunoglobuline humaine G1 (IgG1) exprimé dans des cellules ovariennes de hamster chinois (CHO). Le domaine CH2 de la chaîne lourde contient des substitutions d’acides aminés qui réduisent les fonctions effectrices médiées par la région cristallisable de fragment (Fc) et augmentent l’affinité pour le récepteur Fc néonatal. Le sipavibart cible le domaine de liaison des récepteurs du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS‑CoV‑2), empêchant la liaison du SRAS‑CoV‑2 à l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) humaine et l’infection virale subséquente.
Des études de caractérisation détaillées ont été effectuées pour garantir que sipavibart présente systématiquement la structure caractéristique et l'activité biologique désirée.
Les résultats des études de validation du procédé indiquent que les méthodes utilisées permettent de contrôler adéquatement les quantités d'impuretés liées au produit et au procédé. Les impuretés qui ont été signalées et caractérisées ne dépassaient pas les limites établies.
Procédé de fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux et contrôles du processus
Substance médicamenteuse
La substance médicamenteuse du sipavibart est fabriquée dans des cellules CHO. La fabrication du sipavibart consiste en un procédé en amont d’expansion cellulaire dans un bioréacteur de production par lots nourris, suivie d’un procédé en aval pour la purification par une série d’étapes de chromatographie, d’inactivation et d’élimination virales, et de filtration finale avant le remplissage dans des conteneurs d’entreposage en polycarbonate.
Des contrôles des étapes critiques du processus de fabrication de la substance médicamenteuse ont été établis au cours de l’élaboration de la fabrication, sur la base d’une évaluation des risques et des résultats de la caractérisation du procédé. La validation du procédé a été effectuée sur plusieurs lots de substances médicamenteuses fabriquées à l’échelle commerciale. Les résultats de l’étude de validation du procédé démontrent que le procédé de fabrication est capable de fabriquer de façon constante une substance médicamenteuse avec la qualité de produit désirée.
Les caractéristiques de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux ont été établies selon la ligne directrice Q6B de l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use (ICH), les exigences réglementaires, l’expérience clinique, la capacité du procédé de fabrication, ainsi que les données de mise en circulation et de stabilité provenant des lots cliniques et commerciaux. Les méthodes d’analyse internes ont été validées conformément à la ligne directrice de l’ICH Q2 (R1) et les méthodes officinales se sont révélées conformes aux normes de la pharmacopée. Tous les lots de substances médicamenteuses répondaient aux critères de mise en circulation et d’acceptation de la stabilité tout au long de la durée de conservation proposée.
Produit médicamenteux
Le produit médicamenteux Kavigale (150 mg/ml) est une solution stérile, à dose unique, sans agent de conservation, pour injection intramusculaire ou perfusion intraveineuse et est fourni sous forme d’une dose de 300 mg/2 ml versée dans un flacon en verre de type I. Le procédé de fabrication consiste en la décongélation et le mélange de la substance médicamenteuse, la réduction de la charge biologique et de la filtration stérile, suivies par le remplissage et la pose du bouchon avant l’étiquetage et l’emballage.
Des contrôles des étapes critiques du processus de fabrication de la substance médicamenteuse ont été établis au cours du développement de la fabrication, sur la base d’une évaluation des risques et des résultats de la caractérisation du procédé. La validation du procédé comprenait trois lots consécutifs et englobait l’échelle de fabrication minimale et maximale proposée. Les résultats de l’étude de validation du procédé démontrent que le procédé de fabrication est capable de fabriquer de façon constante un produit médicamenteux avec la qualité de produit désirée.
Tous les lots de produits pharmaceutiques satisfont aux critères d’acceptation de la mise en circulation et de la stabilité pendant la durée de conservation proposée.
Les modifications apportées au procédé de fabrication tout au long de l'élaboration du produit médicamenteux ont été examinées et sont jugées acceptables. Les matières utilisées dans la fabrication de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux (dont les matières d'origine biologique) sont jugées appropriées et/ou conformes aux normes s'appliquant à l'usage prévu. Le procédé de fabrication est considéré comme dûment contrôlé à l'intérieur des limites justifiées.
Aucun des ingrédients non médicinaux (excipients) dans le produit médicamenteux n'est interdit d’utilisation dans les produits médicamenteux par le Règlement sur les aliments et drogues. Les données sur la stabilité présentées à l'appui de la formulation commerciale proposée attestent la compatibilité du sipavibart avec les excipients.
Contrôle de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux
La substance médicamenteuse et le produit médicamenteux sont testés au moyen de normes de référence acceptables pour que l'on puisse vérifier s'ils respectent les spécifications approuvées. Les procédures d'analyse sont validées et conformes aux lignes directrices de l’ICH.
Chaque lot de Kavigale est soumis à des tests pour en vérifier l'aspect, le contenu, l'identité, la puissance, la pureté et les impuretés. Les spécifications des tests établies et les méthodes d'analyse validées sont jugées acceptables.
Une évaluation des risques liés à la présence potentielle d’impuretés nitrosamines a été effectuée conformément aux exigences énoncées dans la Ligne directrice sur les impuretés de nitrosamine dans les médicaments de Santé Canada. Les risques liés à la présence potentielle d’impuretés de nitrosamine dans la substance médicamenteuse ou le produit médicamenteux sont considérés comme négligeables ou ont été traités adéquatement (p. ex., avec des limites admissibles et une stratégie de contrôle appropriée).
Conformément au programme de contrôle et d'évaluation de Santé Canada avant l'autorisation de mise en circulation d'un lot, des lots de produit final fabriqués consécutivement ont été testés à l'aide d'un sous-ensemble de méthodes de mise en circulation. Le processus d'analyse a confirmé que les méthodes utilisées à l'interne sont acceptables pour l'usage prévu et qu'elles appuient la recommandation d'examen de la qualité.
Kavigale est une drogue visée à l'annexe D (produits biologiques) et est donc assujettie au Programme d'autorisation de mise en circulation des lots de Santé Canada avant d'être vendue conformément à la Ligne directrice à l'intention des promoteurs : Programme d'Autorisation de Mise en Circulation des Lots de Drogues Visées à l'Annexe D (Produits Biologiques).
Stabilité de la substance médicamenteuse et du produit médicamenteux
Sur la base des données sur la stabilité présentées, la durée de conservation et les conditions d'entreposage proposées pour la substance médicamenteuse et le produit médicamenteux ont été adéquatement étayées et jugées satisfaisantes. La durée de conservation proposée de 24 mois est jugée acceptable lorsque Kavigale est entreposé entre 2 °C to 8 °C.
La compatibilité du produit médicamenteux avec le système récipient-fermeture a été établie au moyen de tests officinaux et d'études de stabilité. Le système récipient-fermeture satisfait à tous les critères d'acceptation des tests de validation.
Les composantes proposées pour l'emballage sont considérées comme acceptables.
Installations et équipement
L'aménagement, le fonctionnement et les mécanismes de contrôle de toutes les installations et de l'équipement servant à la production sont jugés acceptables.
On n’a pas recommandé d’évaluation sur place de l’installation effectuant la fabrication et l’analyse de la substance médicamenteuse (sipavibart), car en 2021, Santé Canada a effectué une évaluation virtuelle de l’installation et le Ministère n’a noté aucune observation.
Sur la base d'un score d'évaluation des risques déterminé par Santé Canada, une évaluation sur place de l'installation de fabrication du produit médicamenteux n'a pas été jugée nécessaire.
Les deux installations participant à la production sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication.
Évaluation de l'innocuité des agents adventifs
Les agents adventifs sont maîtrisés par le contrôle des matières premières, des installations et des procédés de fabrication, des tests viraux des banques de cellules et du vrac non transformé, et la capacité de clairance virale démontrée au cours du processus de purification.
Les excipients utilisés dans la formulation du produit médicamenteux ne sont pas d'origine animale ni humaine. Les matériaux biologiques bruts proviennent de sources n'ayant peu ou pas de risque d'agents d'encéphalopathie spongiforme transmissible ou d'autres pathogènes humains. Des lettres de certification à l'appui de ces allégations ont été fournies par le promoteur.
Produits pharmaceutiques connexes
| Nom du produit | DIN | Entreprise | Ingrédient(s) actif(s) & concentration |
|---|---|---|---|
| KAVIGALE | 02556332 | ASTRAZENECA CANADA INC | Sipavibart 150 MG / ML |